Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. AMOUR.

 

 

nini 054

 

Acrostiche de Nicole.

 

De la Nuit à l'Eveil. 


 

 

N     Nuit

             Le chat dort en rond sur une étoile jaune


I      Infini

              Une enfant d'Algérie saute à la corde avec les méridiens 


C     Couleur

              Au mois de mai  les lèvres jouent sur les cerises


O     Orage

               Un dragon chinois danse au milieu d'un troupeau d'oies

                

L      Lumière

                 Un tambour bleu bat dans ta poitrine

       

E      Eveil

                     Tu ouvres les rideaux

                                  Le jour nouveau

                                               S'étire

                                                        comme un chat

 

 

nini 083

                                                                                                                                        

..............................................................................................................................................................    

      Liens :  Liens : Tous mes poèmes d'amour .

...................................................................................................................................................................

 

....................................................................................................................................................................

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. AMOUR.

 

 

Les-Huttes.-Chassiron-029.jpg

 

7 mars  



Nous allons nous aimer

Sans voir tomber la pluie

Sans voir sous nos fenêtres

Les toits bleus de Paris

Les bateaux renversés

Partis à la dérive

Et qui en se heurtant

Essaiment les oiseaux


 

Nous allons nous aimer

Sans voir tanguer la ville

Sans voir le Sacré Coeur

Sur son îlot de neige

Avec les rois de bronze

Qui marchent sur les eaux

Et les arbres flottés

Où s'accrochent les chats


 

Nous allons nous aimer

Sans voir monter le fleuve

Nous aurons pour abri

Nos deux corps embrassés

Nous aurons pour rempart 

Le temps qu'il reste à vivre

Et notre amour debout

Dans un château de sable

 


2012_0219deuxnous0001-copie-1.JPG


..............................................................................................................

      Liens : poèmes d'amour.

Liens : Tous mes poèmes d'amour.

................................................................................................................

 

.................................................................................................................................................................

 

 


 




 


 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités, #Peintres

 

 Gustave-Moreau-017.JPG

C'est une des toiles les plus connues de Gustave Moreau, une des plus mystérieuses et des plus accomplies.

Elle attire et fascine. Elle séduit et questionne.

Il en est de cette oeuvre comme de tous les chefs d'oeuvre, il faut l'approcher et se laisser entraîner dans son mystère.

Gustave-Moreau-021.JPG    

Moreau s'inspire de l'amour tragique de Sémélé et de Jupiter. Junon, épouse éternellement jalouse, prend les traits de la nourrice de Sémélé pour la persuader de demander à son amant, comme preuve d'amour, de lui apparaître, non plus sous sa forme humaine mais dans sa gloire divine, sachant que nul ne peut supporter cette vue. Sémélé fait promettre à Jupiter de répondre à un voeu qu'elle formulera. Le dieu amoureux accepte sans se méfier et ayant donné sa parole doit s'éxécuter. Il se révèle dans sa puissance qui foudroie l'imprudente amoureuse.

Gustave-Moreau-038.JPG

Au sommet de la toile, Jupiter, le visage grave, le regard fixe, trône, la tête rayonnante de flammes. Il ressemble à une divinité de l'hindouisme, au sommet des tours de pierres sculptées.

Il a les traits d'un jeune homme, d'un prince oriental et non de l'homme mûr et barbu que la tradition lui prête. Il est à la fois Jupiter, Apollon, Orphée et le Christ.   

Gustave-Moreau-048.JPG

Sémélé saisie d'effroi est touchée à mort. Son corps en équilibre sur la jambe puissante du dieu se courbe, sa main droite s'accroche au vide. Elle perd la vie et elle perd l'amour qui lui donnait sens.

Un ange devant elle plane au-dessus du monde en se cachant les yeux.     Il est l'ange de l'amour et le fruit de l'amour.

Gustave-Moreau-040.JPG

Il est l'enfant que Sémélé portait en elle, le fils que le dieu a arraché du flanc de sa mère afin de le sauver et de le protéger dans sa cuisse afin qu'il y termine sa maturation.

C'est Bacchus, fils de l'amour de Jupiter et Sémélé.

Gustave-Moreau-047.JPG

Gustave-Moreau-028.JPG

Au pied du trône, devant l'aigle aux ailes dressées, "véhicule" de Jupiter, comme Garuda est "véhicule" de Vishnu, le dieu Pan est assis, avec entre ses jambes une semence de petits êtres blancs qui cherchent à se dégager de leurs liens.

Gustave-Moreau-029.JPG

Pan entre Jupiter qui a la tête dans le ciel et Hécate au bas du tableau, se tient, grave et attentif, entre le monde de la lumière et celui de la nuit. Il est avec ses instincts de vie dans un corps encore animal, le témoin des hommes confrontés au désir et à la souffrance.

Gustave-Moreau-030.JPG

A sa gauche se tient la Douleur, couronnée d'épines comme le Christ, une palme à la main. Elle est l'allégorie de la condition de l'humanité, le passage inéluctable. Son aspect christique donne une indication sur le sens profond du tableau. Ce passage peut être un passage vers une vie supérieure, vers ce ciel où rayonne le visage de la divinité. 

Gustave-Moreau-026.JPG  

A la droite de Pan, la mort drapée de violet tient le glaive sanglant. Elle ne triomphe pas, bien au contraire, elle est accablée, comme prise de compassion pour les humains qu'elle est chargée de tuer.

C'est une belle allégorie éloignée de la "Proserpine" antique et du squelette médiéval. C'est la mort telle qu'on la trouve sur les monuments funéraires de la fin du XIXème siècle. 

Gustave-Moreau-031.JPG

Gustave-Moreau-032.JPG

De part et d'autre, debout, les ailes montant comme des flammes, la tête penchée vers les êtres souffrants, veillent les anges douloureux...

Gustave-Moreau-043.JPG

Gustave-Moreau-024.JPG

Ces anges debout entre l'enfer et le ciel ont pour pendant, au bas du tableau les deux sphinx qui gardent le monde des ténèbres.

Gustave-Moreau-044.JPG

Hécate, couronnée d'un croissant de lune se détache sur un univers indistinct d'ombres et de visages vagues ou inachevés. Son regard halluciné suscite l'effroi. Il s'oppose au regard du Dieu, au sommet de la toile. 

Gustave-Moreau-050.JPG

 Les êtres de l'enfer sont pris dans un grouillement où se mêlent les teintes sombres qui attirent vers le fond et les rayons qui tentent de percer les ténèbres.

Gustave-Moreau-022.JPG

En bas et au centre de la toile, trois créatures monstrueuses forment une trinité coiffée d'un rayonnement qui éclate dans cet univers de nuit...

Ce lourd rayonnement au pied du dieu Pan fait remonter le regard du spectateur vers l'autre rayonnement divin, en haut de la toile.

Et c'est ainsi qu'après avoir été, au premier regard, saisi par le couple Jupiter-Sémélé, après avoir parcouru la toile pour en atteindre le "fond" (comme on parle de fonds sous-marins), on comprend que c'est en remontant vers le ciel  de la toile qu'il faut voyager dans ce tableau.

De la nuit vers l'éternité céleste. 

Gustave-Moreau-020.JPG

Au bas de la toile : le  monde encore informel, incréé, où des créatures incomplètes aspirent à la lumière.

Gustave-Moreau-053-copie-1.JPG

Au-dessus : le monde de l'humanité où douleur et mort sont présentes mais où la mort n'appartient plus aux enfers.

Gustave-Moreau-034.JPG

En haut : Le couple céleste, le monde spirituel qui échappe au temps et ouvre les yeux sur l'éternité.

C'est alors que l'on se rend compte que le corps pâle de Sémélé qui semblait attiré par la pesanteur de la mort, garde la souplesse de la vie, se redresse peut-être, la mort franchie, pour rejoindre son amant éternel, pour devenir le lys qu'il tient dans sa main droite tandis que sa main gauche caresse la lyre d'Orphée.

Gustave-Moreau-037.JPG

 

Il faut se laisser happer par ce tableau, en accepter les ombres et les lumières, en accepter le mystère.

Tout l'appareil critique, toutes les explications sont utiles mais réductrices.

Chacun l'interprétera comme il le ressentira.

Ce qui compte c'est la présence, l'évidente présence du peintre et du poète, de celui qui donne forme à la matière.

On est devant ce tableau comme au pied des temples de Maduraï ou des tours des cathédrales.

Croyant ou pas, on est impressionné par sa force et son mystère... 

Par la puissance de l'Art qui comme l'Amour est capable de triompher un moment (ou toujours ?) de la Mort.

.............................................................................................................

      La toile est visible dans le très beau musée qu'est la maison de Gustave Moreau, 14 rue de la Rochefoucauld, dans le 9ème arrondissement. (Métro Trinité, Saint-Georges, Pigalle)


..................................................................................................................................................................

Autres articles sur Gustave Moreau : Liens :

 Prométhée foudroyé Gustave Moreau

Les rois mages Gustave Moreau.

Le christ et les deux larrons.Gustave Moreau.

.............................................................................................................

Tous les articles sur les peintres et les artistes de Montmartre :

Liste et liens: Peintres et personnages de Montmartre. Classement alphabétique.

..............................................................................................................

 

 

...

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Saisons. Divers

dome-sacre-coeur-054.JPG

Des étudiants, des chômeurs, des comédiens se déguisent et se griment pour attirer l'attention des touristes.

Ils s'immobilisent et se pétrifient pour attirer l'attention des passants. Ils sont souvent photographiés et plus rarement gratifiés d'une pièce de monnaie. Je les vois souvent près du sacré Coeur. 

Ces quelques photos saisies au vol au cours des saisons...

Foyatier 032

dome sacré coeur 057

neige2 049

  Marches du Sacré-Coeur...

 Passe l'hiver et passent les saisons...

Les jours se meurent... Je demeure!  

Square-L.-Michel--2-.jpg

square-L.-Michel.jpg

  Square Louise Michel. Un ange doré prend son envol immobile...   

Foyatier 002

Foyatier 005

tholoze2-027.JPG

Place Saint-Pierre...

Personnage énigmatique : sceptre, couronne, globe terrestre... Tenue d'égoutier... Bouclier romain SPQR...

 Une tenue "improbable" comme on dit aujourd'hui !

Ravignan-creche-018.JPG

Ravignan-creche-019.JPG

A la tombée de la nuit... un étrange prodige... Le roi improbable est rejoint par son double...

printemps-montmartre-006.JPG

Croisement de Charlot et de Gelsomina, un autre personnage prend parfois leur place...

statue-therese-005.JPG     

statue-therese-004.JPG
Rue Azaïs...

Roi, évêque et spectre...

statue-therese-001.JPG

Rose pâle, rose vif... les fleurs aussi se figent..

perrine-statue-girardon-012.JPG

perrine-statue-girardon-003.JPG

Parfois les statues se reposent. Il leur arrive même de sourire...

perrine-statue-girardon-007.JPG

...et de fumer une cigarette...

perrine-statue-girardon-010.JPG

Avant de remettre les gants de marbre et de se figer de nouveau...

2011_0323rue-de-la-bonne0061.JPG

Un conquistador de bronze avec lunettes de soleil Armani!

2011_0323rue-de-la-bonne0057.JPG

BertheBarsaq 001

Celle-là s'allonge démesurément et s'envole vers la Vallée des rois...

... et je suis sûr que les statues de bronze scellées sur le Sacré-Coeur les envient !

neige2 012


 

 

Liens. montmartre.

MONTMARTRE Cimetière.

Montmartre. Peintre. Perrine Chartrain. Rue Girardon.

Montmartre.La Taverne des Truands.

Montmartre. Place des Abbesses.

Montmartre. Le cabaret du Chat Noir. (1). Boulevard Rochechouart.

Montmartre. Adolphe Willette.

Montmartre. Eugénie Buffet.

Montmartre. Rue du Mont Cenis. Maison de Berlioz.

Montmartre. Neige du 20 décembre. Photos.

 

Liste et liens: Peintres et personnages de Montmartre. Classement alphabetique.

Rues de Montmartre. Classement alphabétique.

..........................................................................................................

 

..


 


 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.

 

abbesses-ensemble.jpg

                                                        Rue des Abbesses 

II    De la rue Germain Pilon à la rue Lepic.

 

Brissot-Abbesses-045.JPG

            La rue Germain Pilon où les travestis sont de plus en plus rares, descend vers Pigalle en passant entre le Théâtre de la Ville et le bistro branché "Le Vrai Paris" au 33.

abbesses-abbaye-006.JPG

Le bistro est installé au rez de chaussée d'un immeuble de la première moitié du XIXème siècle, un de ceux qui précèdèrent la vogue de Montmartre dans les milieux bourgeois et la construction d'opulents immeubles de pierres de taille à la fin du XIXème et au début du XXème. 

abbesses-le-vrai-paris.jpg

                                                          Le Vrai Paris années 50

Brissot-Abbesses-043.JPG

La rue des Abbesses avec ses immeubles des deux époques est un exemple caractéristiques de la transformation de la Butte.

Brissot-Abbesses-047.JPG

Le vrai Paris a pour voisin, au 35, le Sancerre dont la terrasse est très recherchée...

Brissot-Abbesses-048.JPG

Le 32 est un petit immeuble assez banal auquel la fonte de la porte dans le goût néo Renaissance confère un peu de charme...

Brissot-Abbesses-055.JPG

              Le Grenier à Pain au 38... On y fait la queue pour acheter son pain, comme à Moscou au temps du communisme!

abbesses-bodian.jpg

Djibril Bodian (Jeune Français d'origine sénégalaise)..."Un étranger qui vient manger le pain de Français"?

Il faut dire que le boulanger, Djibril Bodian a remporté le prix de la meilleure baguette de Paris en 2010. Un prix qui pendant une année engage le lauréat à répondre aux commandes de l'Elysée. 

L'année dernière c'est son collègue de la même rue, au "Levain d'Antan" qui l'a supplanté.

Ainsi depuis deux ans, ce sont des boulangers de la rue des Abbesses qui font marcher notre président à la baguette!

Brissot-Abbesses-052.JPG

Le 39 est un de ces immeubles du début du XXème siècle construits pour une population plus aisée qui chasse peu à peu les petites gens du quartier. Il est signé de Jean Galopin (1903) un nom impertinent pour une façade classique...

Ce J. Galopin se retrouve sur diverses façades parisiennes et sur le mur de villas de stations à la mode....

abbesses-galopin.jpg

                                      Villa "Les Genêts" au Touquet. Architecte : J. Galopin.       

Brissot-Abbesses-060.JPG

Le 40 a une certaine élégance avec ses larges baies plein Sud... Il est signé de Ch. Lefebvre (1907) dont on peut voir à Paris quelques réalisations, avenue Foch, rue Lafayette etc...

abbesses-50-charcuterie.jpg

                                              Le 43 (carte postale 1903

  Brissot-Abbesses-066.JPG

          La boucherie du 43 s'est transformée en cave à vins mais a gardé la marquise et le décor du XIXème siècle.

abbesses-45.jpg

                                                    Le 45 (carte postale 1902)

Brissot-Abbesses-068.JPG

                                                            Le 45 aujourd'hui

           Le modeste 45 peut s'enorgueillir d'avoir abrité en 1891 Jean-Baptiste Clément, maire de Montmartre pendant la Commune et auteur immortel du Temps des Cerises.

Brissot-Abbesses-072.JPG

             La rue Audran se faufile  entre une boutique de fringues et un bistro "Le Chinon".

Avez-vous remarqué le nombre de bistros et de restaurants sur les 418 mètres de la rue des Abbesses? 

"Le St-Jean, le Sancerre, le Chinon, la Mascotte, le Vrai Paris, le Village, le Templier, la villa des Abbesses, le Naoko, le Relais Gascon, la Pignatta, le Bruant, l'Aristide, la Cave des Abbesses, la Rughetta, la Friterie..." Ouf ! et je suis sûr que j'en oublie!

Brissot-Abbesses-083.JPG

Le 51 est un petit immeuble typique du Montmartre encore populaire. 

abbesses-abbaye-011.JPG

                                                                    La Mascotte (52)

Abbesses-et-Passage-007.JPG

Abbesses-et-Passage-008.JPG

La Mascotte est toujours là, au 52, mais l'immeuble construit au-dessus n'est plus l'établissement accueillant aux couples de passage qu'il fut pendant les années chaudes de Montmartre. Il s'appelait le "Pompéa", ce qui est tout un programme. Par souci de respectabilité, il changea son nom et devint l'Antinéa. La mystérieuse reine de l'Atlantide ne veilla pas longtemps sur lui puisqu'il finit par faire faillite. 

Brissot-Abbesses-094.JPG

Il a abrité au début des années 30 Edith Piaf venue de Belleville avec Louis Dupont, son premier grand amour.

abbesses-piaf-17-ans.jpg

La petite Marcelle, leur enfant, mourra à l'âge de deux ans. Piaf ne reviendra pas à Montmartre...

Brissot-Abbesses-085.JPG

      La rue Burq commence dans la rue des Abbesses. Elle est dominée par la maison d'une autre chanteuse populaire : Dalida.

abbesses-abbaye-015.JPG

Le "Bazar des Abbesses" au coin de la rue Burq, véritable caverne d'Ali Baba pour ménagères avisées a disparu. Aucun sésame ne le fera réapparaître.

Brissot-Abbesses-080.JPG

Le 54.. immeuble construit en 1882 par l'architecte C. Naudy que nous avons déjà rencontré dans la rue Berthe voisine...

Brissot-Abbesses-086.JPG

Le 55. L'architecte Alfred Besnard a su utiliser l'étroit espace pour concevoir en 1896 de lumineux ateliers d'artistes, presque entièrement vitrés. L'immeuble qui s'intègre parfaitement entre des constructions plus classiques n'a pas pris une ride!  Il semble contemporain alors qu'il a plus de 120 ans!

abbesses-pissaro.jpg

                           Atelier et jardin de Pissaro (rue Pissaro) à eragny sur Epte.

Le même architecte, décidément ami des peintres est l'auteur de la maison, plus classique, de Pissaro à Eragny sur Epte.  Sisley, Cézanne ou Renoir y vinrent rendre visite à leur ami...

Brissot-Abbesses-095.JPG

Au 59, le Café Bruant, à l'angle avec la rue... Bruant!
abbesses-van-dongen.jpg
                                 Le Chapeau Bleu (Kees Van Dongen)
Il était très apprécié de Van Dongen qui était un de ses fidèles habitués et y venait en voisin quand il habitait le Bateau-Lavoir.
abbesses-tholoze.jpg
.
abbesses-abbaye-005.JPG
.
Brissot-Abbesses-104.JPG
La rue Tholozé sert de frontière, côté pair, entre la rue des Abbesses et la rue lepic.

abbesses-lepic.jpg

                                  La rue Lepic (dans la continuation de la rue des Abbesses)

Brissot-Abbesses-108.JPG 

Le dernier numéro de la rue, le 65 fut le premier siège de la célèbre Commune Libre de Montmartre en 1921, dont comme chacun sait, Jules Dépaquit fut le premier maire.

La grande poissonnerie Peppone y fait flotter aujourd'hui une odeur de marée... 

Si Duconnaud, repris par Ferdinand Lop proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer, à Montmartre, c'est la mer qui vient jusqu'à nous !

Ce dont étaient persuadés les membres de l'Union Maritime de la Butte Montmartre dont faisaient partie Modigliani et Max Jacob!

 

..............................................................................................................

Liens :

1ère partie de la rue : Montmartre: rue des Abbesses (1)

 

Les autres rues faisant l'objet d'un article dans ce blog :

Rues de Montmartre. Classement alphabétique.

 

 

...................................................................................................................................................................

 

 

....    

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.

abbesses

                                        Carte postale de la rue des Abbesses (1902)

La rue des Abbesses est le centre vivant de Montmartre plus que l'avenue Junot large et froide ou la rue Caulaincourt opulente et bourgeoise.

Brissot-Abbesses-038.JPG

Elle va de la rue des Martyrs à la rue Lepic, au coeur de ce quartier qui est resté "artiste" à défaut d'être resté populaire.

place des abbesses utrillo2

                                                   Rue des Abbesses (utrillo)

L'étroit chemin médiéval s'élargit au XVIIème siècle pour devenir au XVIIIème rue de la Cure puis rue de l'Abbaye. Ce n'est qu'en 1867 que la rue reçoit le nom qui est toujours le sien, en souvenir des 43 abbesses qui dirigèrent l'Abbaye de Montmartre fondée en 1155 par Louis le Gros.

Abbesses-marie-louise-de-montmorency-laval.jpg

                              Gravure d'après un portrait de Marie-Louise de Montmorency-Laval

La dernière abbesse, Marie Louise de Montmorency Laval fut arrêtée pendant la Révolution, internée à Saint-lazare et guillotinée à la Barrière du Trône (Place de la Nation).

Elle avait alors 71 ans et était depuis quelques années sourde, aveugle et paralysée. Elle fut traînée devant le Tribunal Révolutionnaire où Fouquier- Tinville, jamais à court d'esprit, l'accusa d'avoir comploté "sourdement et aveuglément". Il s'en est peut-être souvenu lorsqu'il fut accusé à son tour et guillotiné un an plus tard.

 

1ère partie de la rue : des Martyrs à la rue Germain Pilon

abbesses-abbaye-014.JPG

                     La rue prise de la Place des Abbesses. Au fond, la rue des Martyrs.

abbesses-abbaye-012.JPG

La rue commence, côté pair, avec un bistro, "Le Carillon".

abbesses-abbaye-013.JPG

Il est resté fidèle au poste à travers les années...

martyrs 2 050

...Avant de devenir "Le Nouveau Carillon"...

Brissot-Abbesses-003.JPG

Brissot-Abbesses-002.JPG

                                                         Le 2

Côté pair un bel immeuble à pan coupé du XIXème siècle.

Brissot-Abbesses-005.JPG

      La plupart des immeubles dans cette partie de la rue datent du XIXème siècle. Ils sont moins exceptionnels que l'église Saint-Jean, étonnant édifice dû à anatole de Baudot qui utilise pour la première fois à grande échelle le ciment armé.

Brissot-Abbesses-022.JPG

Les Montmartrois eurent du mal à l'accepter et tentèrent d'obtenir sa démolition. Il y a encore des gens aujourd'hui qui font la grimace devant elle. Cette église à la fois austère et fantaisiste mérite qu'on s'y aventure, qu'on admires ses volumes, sa décoration orientaliste art nouveau, ses vitraux... (Eglise Saint-jean de Montmartre)

Brissot-Abbesses-007.JPG

Parmi les commerces de ce début de rue, je fais un choix très personnel en vous recommandant le Naoko et ses yakitori succulents servis avec le sourire de Qinfei... 

Brissot-Abbesses-012.JPG

La boulangerie du 6, Au levain d'Antan, vous permettra de croquer les mêmes baguettes que notre Président et ses invités à l'Elysée. 

En effet, Pascal Barillon a obtenu le prix de la meilleure baguette parisienne 2011, ce qui l'engage à fournir à l'Elysée son pain quotidien. Il a succédé à un autre boulanger, Djibril Bodian du Grenier à Pain, au 38 de la même rue.

abbesses-charles-d-avray.jpg

                                                            Charles d'Alvray

Un autre grenier était établi au 6, c'était le Grenier de Gringoire, cabaret animé par l'anarchiste Charles d'Alvray, soupçonné d'y avoir hébergé, en 1923, le jeune Philippe Daudet, fils de Léon, avant son suicide dans un taxi sur le boulevard Magenta. Une affaire qui défraya la chronique...

Brissot-Abbesses-017.JPG

Au 11, l'écrivain Roger Vaillant a vécu pendant la guerre alors qu'il était résistant. C'est là qu'il commença la rédaction de "Drôle de Jeu".

Abbesses-vaillant.jpg

                                                                    Roger Vaillant

Son autre adresse montmartroise était également au 11, mais rue Ravignan, à trois cents mètre de là...

Savait-il que vivait sur la Butte, en voisin, rue Girardon, Céline occupé à commettre ses pamphlets antisémites ?

abbesses-abbaye-019.JPG

Brissot-Abbesses-019.JPG

Les 15 et 17 sont de petits immeubles de la première moitié du XIXème siècle, typiques  de Montmartre. Ils donnent sur la Place des Abbesses.

Brissot-Abbesses-020.JPG

                               La station "Guimard" transplantée sur la Place en 1974

... et sur la station de métro la plus photographiée de Paris mais qui est une exilée de la place de l'Hôtel de Ville où elle a peut-être assisté au Baiser de Doisneau !

place abbesses mairie

Au 14 de la rue s'élevait la vieille mairie de Montmartre qui fut pendant la Commune un haut-lieu de résistance. Jean-Baptiste Clément y fut maire...

Il serait juste de planter aujourd'hui sur la place quelques cerisiers....

Brissot-Abbesses-023.JPG

Les 16 et 18 ...

Brissot-Abbesses-037.JPG

Le 20 où l'on trouvait jadis le restaurant de la Mère Bataille fréquenté par les peintres : Vincent Van Gogh qui habitait non loin de là, chez Théo, rue Lepic, Gauguin de passage à Montmartre. On y rencontrait également des poètes comme Coppée ou Catulle Mendès et des politiques comme Jaurès...

 

... et le Passage des Abbesses, anciennement Passage de l'Arcade...

Brissot-Abbesses-026.JPG

Le 21 est un petit Hôtel du début du XIXème siècle, aujourd'hui annexe de l'église. Il fut un temps la demeure de la Malibran dont la voix émut les poètes romantiques et dont la beauté suscita bien des passions...

abbesses-malibran.jpg

                                                                   La Malibran

L'hôtel servit également de résidence privée aux maires de Montmartre qui n'avaient que trente mètres à franchir pous se retrouver dans leur mairie...



Brissot-Abbesses-040.JPG

Au 31, Le théâtre des Abbesses, deuxième salle du Théâtre de la Ville...

abbesses-cochon-rose.jpg

                                       Commerces remplacés par le théâtre

abbesses-abbaye-018.JPG

                Les petits immeubles et le "Cochon rose" peints par Gilbert Fleury en 1956

La salle a été inaugurée en 1996 et dresse sa façade néo-classique due à l'architecte Charles Vandenhove à l'emplacement d'une boucherie et d'une charcuterie "le cochon Rose" ...

Brissot-Abbesses-041.JPG

Est-ce en souvenir de ce cochon que le théâtre s'est mis en rose?

Des artistes comme Olivier Debré (peintures des murs des galeries) et Daniel Buren (cour, foyer) ont participé à sa décoration.

2011 1231Pilon-Vitraux-St-Jea0001

La rue Germain Pilon descend vers Pigalle et longe le théâtre. C'est à cet endroit qu'eut lieu le 23 mai 1871 le massacre de plusieurs dizaines de Communards.

ravignan1

                                             28 rue des Abbesses. Le Café Fauvet.

De l'autre côté de la rue, il y avait au 28 un café très fréquenté par les artistes de la Butte : le Café Fauvet.

 Brissot-Abbesses-042.JPG

Il fut remplacé par un hôtel : le Bouquet de Montmartre, lui même supplanté par un commerce de cosmétigues...

abbesses-14-juillet.jpg

  ..................................................................................................................................................................

...à suivre : 2ème partie de la rue: De Germain Pilon à Lepic.

Montmartre. Rue des abbesses (2)

............................................................................................................

      Lien : Tous les articles sur les rues de Montmartre :

Rues de Montmartre. Classement alphabétique.

 

 

..................................................................................................................................................................

 

 


 


Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités, #Peintres

brissot delacroix

                                                Delacroix : La Mort de Sardanapale.

      Jacques Brissot aime s'inspirer des chefs d'oeuvre de la peinture. S'il a une prédilection pour Bosch ou Memling, il ne dédaigne pas les Romantiques et c'est Delacroix qu'il prend pour modèle pour son "Sardanapale" que vous pouvez voir au Musée de l'érotisme, boulevard de Clichy, où une exposition lui est consacrée

Le tableau de Delacroix a pour titre : "La mort de Sardanapale" et représente le suicide du roi assyrien avec ses femmes, ses favorites, ses esclaves et ses chevaux, après sa défaîte et l'incendie de Babylone. 

 

Brissot-Abbesses 212

                                                     Jacques Brissot : Sardanapale.

   Jacques Brissot qui fut lui-même cinéaste, enlève "la mort" de son titre pour représenter Jean-Luc Godard avec autour de lui l'univers qu'il sacrifie, tandis qu'à l'arrière plan ce n'est pas Babylone mais les studios d'Hollywood qui sont en feu !

   S'il est peut-être fait allusion au côté despotique du cinéaste, cet anéantissement programmé de son oeuvre et des femmes et des hommes qui y ont participé, résonne plutôt, du moins est-ce ainsi que je le ressens, comme un adieu à une époque où le cinéma était exigence et audace, où l'artiste était à la fois démiurge et iconoclaste.

brissot-godard.jpg

                       Détail de "l'Entrée des Croisés" de Delacroix vus par Godard (Passion). On reconnaît, à droite Myriem Roussel.

        Notons que Godard lui-même dans son film "Passion" met en scène des oeuvres célèbres de la peinture : La ronde de Nuit de Rembrandt, le 3 mai de Goya ou l'Entrée des Croisés à Jérusalem de Delacroix...

Brissot-Abbesses-135.JPG

Au sommet de la composition de Brissot, allongé sur le lit, pellicules dans une main, verre levé dans l'autre, Godard-Sardanapale, le coude et le pied appuyés sur les bobines de ses films, assiste à l'anéantissement...

Les têtes d'éléphant aux angles du divan de Sardanapale deviennent ici des têtes de Mickey...

Devant lui, bras ouverts et mourante, une des femmes du roi...

J'hésite sur son identité. Le visage n'est pas vraiment net. Je pencherais sans en être absolument certain pour Marina Vlady qui joua un rôle de femme qui se prostitue par nécessité dans "Deux ou trois choses que je sais d'elle". 

Brissot-Abbesses-127.JPG

Brissot-Abbesses-137.JPG

               Bardot est représentée, au premier plan, dans un groupe qui reproduit avec exactitude celui qui a été peint par Delacroix. Eddie Constantine (Alphaville) s'apprête à sacrifier l'héroïne du Mépris (chef d'oeuvre entre les chefs d'oeuvre, film mythique, apothéose de Bardot).

Brissot-Abbesses 129

Au centre, coiffée à la Louise Brooks de "Vivre sa Vie", Anna Karina, première épouse de Godard.

Brissot-Abbesses-130.JPG

A droite, Juliette Binoche (Je vous salue Marie), Maruschka Detmers (Prénom carmen) et sur le côté Anne Wiazemsky (la Chinoise, Week-End, One plus One), deuxième femme de Godard.

    Au fait n'oubliez pas de lire son dernier livre "Une année studieuse"dans lequel elle parle avec tendresse et lucidité de cette période de sa vie et où elle dépeint un Godard passionné et jaloux, insupportable et adolescent...

Brissot-Abbesses-128.JPG

A droite d'Eddie Constantine, Johnny Hallyday (Détective) et Michel Piccoli (Le Mépris) près de la tête de ce Mickey si présent dans l'oeuvre de Brissot pour qui notre monde est en passe de devenir un immense Disneyland.

Brissot-Abbesses 132

      Au premier plan à gauche, à la place de l'esclave qui tire les rênes d'un cheval cabré, Belmondo, le visage bleu de "Pierrot le Fou" essaie de manoeuvrer une caméra de travelling.

Brissot-Abbesses-133.JPG

Au-dessus, Jacques Dutronc (Sauve qui peut la vie) et Jean Seberg (A Bout de Souffle)..

Brissot-Abbesses-134.JPG.

Près de Godard, juliet Berto (la Chinoise) et de profil Macha Méryl (Une Femme  Mariée)...

Tout ce monde est en train de sombrer avec les bobines des chefs d'oeuvre fragiles.

Sept  ans après ce tableau de Brissot, un autre naufrage a lieu sur les récifs de l'île de Giglio, celui d'un navire de croisière avec ses salles de jeux, de cinéma, de théâtre...

Le Costa Concordia sur lequel Godard a tourné "Film Socialisme". Son dernier film.

costa concordia2


.............................................................................................................

 

  Liste et liens: Peintres et personnages de Montmartre. Classement alphabétique.

 

.............................................................................................................


..


 

Voir les commentaires

Publié le par christian wacrenier
Publié dans : #album
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...
Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...

Les enfants, les moines, les statues, le Mékong, les temples...

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités

 

Le Baron Pigeard !

Encore un original dont notre quartier a le secret. 

Etait-il baron?

Rien n'est moins sûr !

Mais le titre a un petit air impérial et sied à un artiste fauché qui aime plus que tout les canulars et frétille comme un poisson dans l'eau dans un Montmartre où il s'acoquine avec Jarry, Satie ou Max jacob !

maquis 002

                                                                    Dans le maquis

Le "Baron" (de son vrai nom Georges Francisco Victor Joseph Pigeard), est peintre à ses heures...

Il produit quelques toiles de facture classique, des paysages campagnards ou urbains qu'il entrepose dans son atelier de l'impasse Girardon..

girardon 002

                                                Impasse Girardon (le Maquis)

...Toiles qui ont pris le vent pour s'échouer dans je ne sais quel grenier... J'en ai trouvé quelques traces dans des ventes aux enchères, hélas sans reproduction. 

pigeard yole de villefranche

Le Baron passe plus de temps à confectionner méticuleusement des maquettes de yoles de course qui  elles aussi se sont fait la belle...

Il ne reste rien du personnage sinon les récits de ses initiatives dans le goût provocateur et foutraque du Montmartre de la bohême.

Son plus grand exploit est d'avoir fondé avec deux acolytes (Anselin et Fournier) après avoir pris une bonne cure de "verte", l'immortelle U.M.B.M.

Est-il utile de préciser qu'il s'agit de l'Union Maritime de la Butte Montmartre ?

bouscarat utrillo place du tertre 1911

                                                   Hôtel du Tertre (Bouscarat) par Utrillo

Les membres se réunissent place du Tertre chez Bouscarat, dans le restaurant de l'hôtel aujourd'hui disparu.

Au milieu de la table, un hareng saur dans une cage préside aux réunions, à côté du crâne de Christophe Colomb à 25 ans, pièce rare que les curieux peuvent toucher comme une relique sacrée, moyennant quelque obole. 

Tertre église

                                                 Place du Tertre. Hôtel du Tertre (Bouscarat) à gauche.

   La sélection pour faire partie de l'Union (inscrite très officiellement dans l'annuaire du yachting) est sévère. Ne peuvent postuler que ceux qui sont allés au bord de la mer, ne serait-ce qu'une fois dans leur existence. Ils sont soumis à un interrogatoire en règle et s'ils s'évèrent crédibles, ils doivent, avant d'être acceptés, avaler un plein verre d'eau de mer.

  La mer étant un peu éloignée de Montmartre, on se contente d'eau salée. 

pigeard max jacob la procession

                                  Tableau breton de Max Jacob : La procession

L'Union Maritime connaît un vif succès et attire les peintres bretons de la Butte. Y viennent également Modigliani né en Toscane, au bord de la Méditerranée et bien sûr Max Jacob, breton de Quimper et membre à vie, bien que Quimper que je sache ne soit pas situé en bord de mer mais sur les rives de l'Odet!

pigeard-modi-max-cocteau.jpg

                                                              Modigliani et Max Jacob

Chez Bouscarat, les membres de l'Union se réunissent autour d'un repas de poissons et sont priés de chanter des chants de marins à la fin du repas. Ils ne sont autorisés à manger qu'après avoir chiqué et craché dans un crachoir posé à deux bons mètres d'eux. S'ils manquent la cible, ils sont vertement houspillés par un douanier... jeux de gamins qui réjouissent l'assemblée!

pigeard-modigliani-max-jacob.jpg

                                                              Max Jacob par Modigliani

Les Unionistes s'engagent également à apprendre la natation aux gamins de la Butte. Faute de piscine, le Baron enseigne les mouvements de la brasse aux poulbots allongés à plat ventre sur des chaises.

Bouscarat impressionné par le succès de l'union Maritime, rebaptise, en commerçant avisé, les trois chambres de l'étage : Hôtel de la Marine

Mais le Baron ne se contente pas de chiquer... Il apprécie d'autres drogues qu'il partage avec quelques amateurs dans son repaire du Maquis où Modigliani vient parfois... et où Picasso ne fait que passer...

Ce qu'est devenu le Baron quand les dernières maisons du Maquis furent détruites, nul ne le sait.

Peut-être prit-il la mer en vieux capitaine un soir d'opium et de rêveries...

 

.............................................................................................................

      Lien :  Liste et liens: Peintres et personnages de Montmartre. Classement alphabetique.

 

.............................................................................................................

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités

       

jouy6.jpg

                         Chanson de Jules Jouy le p'tit loupiot, contemporaine des Loupiots de Bruant...

La collaboration de Jules Jouy avec Bruant mériterait d'être étudiée dans le détail.

jouy-scala-bd-de-strasbourg.jpg

                                                            La Scala, bd de Strasbourg.

 Le style de Bruant, à l'époque où il chante à la Scala, se modifie manifestement au contact de son ami.

jouy-bruant-nadar.jpg

                                                            Bruant par Nadar

Patrick Biau, auteur d'un ouvrage de référence consacré à Jules Jouy  laisse entendre que certains textes de Bruant seraient en partie influencés sinon écrits par Jules Jouy ! :

" Ils écrivirent ensemble plusieurs chansons à succès et il ne serait pas surprenant d'apprendre que Jouy ait écrit des chansons que seul Bruant a signées."

2011 0226Gill-Willette0030

Sur les conseils de Jouy, Bruant achète le Lapin Agile menacé de destruction. Jules Jouy avait une tendresse particulière pour cet établissement qu'il avait fréquenté du temps où il était encore le Cabaret des Assassins.  Il y avait créé en 1883 le dîner mensuel "la soupe et le Boeuf"On prétend qu'il aurait été l'amant d'Adèle Decerf, ancienne danseuse de french cancan et propriétaire du Lapin où elle était connue sous le surnom de "la mère Adèle".

jouy-lapin.jpg

En 1893, Jules Jouy dirige pendant trois ans, 16 bis rue Fontaine, le Concert de Décadents (si vous allez à cete adresse, en amoureux du vieux Paris, vous trouverez un super marché!)

CC_15440.jpg

                                     Le Youtre : Nous sommes fichus, la galère fait eau partout!

Dans le même temps, il publie dans le journal de Drumont des chansons violemment antisémites ("violemment" fait pléonasme!).

Il est trop facile de l'excuser (comme on peut le lire sur les pages de quelques sites et blogs qui parlent de lui) en prétextant qu'à cette époque l'antisémitisme était "culturel" et que bien des anarchistes et des militants socialistes le professaient sans complexe, assimilant banquiers et Juifs.

jouy-drumont-libre-parole.jpg

Le site le plus complet consacré à Jouy va jusqu'à remplacer le mot "juif" de ses chansons par "riche", en ayant l'honnêteté, il est vrai d'en avertir le lecteur par une minusculissime note en fin d'article!

 

Jules jouy voit sa santé décliner rapidement et ne s'en étonne pas tant il use et abuse du tabac et de l'absinthe. Il perd parfois tout contrôle et entre dans des crises violentes qui épouvantent ses amis.

Il passe de plus en plus de temps à assister aux procès d'assises, ceux où le tribunal est susceptible de prononcer une peine de mort. Il scrute le visage des accusés, fasciné par leur réaction à l'énoncé du verdict.

Il quitte les procès pour se rendre dans les églises, notamment à Saint-Gervais, lui l'anticlérical notoire, et écouter, ravi, les cantiques à l'eau de rose, si éloignés de sa poésie violente.

Il assiste aux exécutions au milieu de la "populace" qu'il dénonce pourtant dans un de ses poèmes les plus violents et les plus forts :  la Veuve:

jouy-guillotine.jpg

La veuve auprès d'une prison                                                                                      Dans un hangar sombre demeure.                                                                          Elle ne sort de sa maison                                                                                            Que lorsqu'il faut qu'un bandit meure.                                                                     Dans sa voiture de gala                                                                                             Qu'accompagne la populace,                                                                                     Elle se rend non loin de là,                                                                                              Et triste, descend sur la place.

 

Avec des airs d'enterrement,                                                                                      Qu'il vente, qu'il gèle ou qu'il pleuve,                                                                             Elle s'habille lentement                                                                                                    La veuve.

 

Les témoins, le prêtre et la loi,                                                                                    Voyez tout est prêt pour la noce ;                                                                             Chaque objet trouve son emploi :                                                                                 Ce fourgon noir c'est le carrosse.                                                                                Tous les accessoires y sont :                                                                                           Les deux chevaux pour le voyage                                                                                 Et le grand panier plein de son :                                                                                     La corbeille de mariage.

 

Alors tendant ses longs bras roux,                                                                             Bichonnée, ayant fait peau neuve,                                                                               Elle attend son nouvel époux,                                                                                       La veuve.

 

Voici venir le prétendu                                                                                                 Sous le porche de la Roquette.                                                                                    Appelant le mâle attendu,                                                                                             La veuve, à lui s'offre, coquette.                                                                                 Tandis que la foule autour d'eux,                                                                                 Regarde, frissonnante et pâle,                                                                                     Dans un accouplement hideux,                                                                                    L'homme cracher son dernier râle.

 

Car les amants, claquant du bec,                                                                                 Tués dès la première épreuve,                                                                                     Ne couchent qu'une fois avec                                                                                         La veuve.

 

Tranquille sous l'oeil badaud,                                                                                      Comme en son boudoir, une fille,                                                                                   La veuve se lave à grande eau,                                                                                     Se dévêt et se démaquille.                                                                                              Impassible, au milieu des cris,                                                                                      Elle retourne dans son bouge.                                                                                      De ses innombrables amis,                                                                                             Elle porte le deuil en rouge.

 

Dans sa voiture se hissant,                                                                                          Goule horrible que l'homme abreuve,                                                                          Elle rentre cuver son sang,                                                                                            La veuve.

jouy-guillotine2.jpg                                                                                    

 En 1895, les crises devenant de plus en plus fréquentes, ses amis ont recours à une ruse pour qu'il accepte de se rendre à la clinique du docteur Goujon à Picpus:  Ils lui disent qu'il y est réclamé de toute urgence par  le Président de la République!

Jules Jouy y est interné et y meurt moins de deux ans plus tard, atteint de paralysie générale. Il a 42 ans.

jouy-dalou.jpg

La valeur de ce poète était reconnue de son vivant. Les chansonniers montmartrois ne s'y sont pas trompés; ils ont suivi son convoi jusqu'à la division 53 du Père Lachaise où se trouve sa tombe.

Aujourd'hui peu de visiteurs s'y rendent et quand par hasard on en voit un, c'est qu'il est intéréssé par le buste de bronze de Dalou qui orne le monument funéraire.

 jouy-willette.jpg

                      Couverture de Willette pour les chansons de Jules Jouy: "les enfants et les Mères....

Pourtant cet homme-là a selon les critiques et les spécialistes de cette époque, révolutionné la chanson française. Donnay écrit dans son ouvrage "Autour du Chat noir" (1926) :

" Jouy a fait dans la chanson une révolution analogue à celle que les Naturalistes et les Impressionistes ont faite dans le roman et la peinture."

Il est vrai qu'avec près de 4000 textes écrits en moins de 20 ans, Jules Jouy a créé un nouveau style avec ses phrases taillées au couteau, tranchantes, blessantes, ses images sombres et contrastées qui évoquent plus l'expressionisme que l'impressionisme dont parle Donnay.

S'il n'est pas justement reconnu aujourd'hui, je pense que ce n'est pas pour la raison que j'ai lue, ici ou là... Il n'aurait pas eu pour faire sa publicité et concevoir ses affiches un Toulouse Lautrec, comme Bruant! Il n'aurait pas possédé assez longtemps un cabaret bien à lui, comme Bruant !... Non! Je crois que son oeuvre a été mangée par la lèpre qu'il y avait lui même inoculée... par cet antisémistisme qui ne trouve plus d'écho dans notre pays que dans quelques groupuscules d'extrême droite ou parfois d'extrême gauche...

jouy-pradels-marche-lorraine.jpg

                                La Marche Lorraine. Paroles de Jules Jouy et Octave pradels.

Quand fut inauguré sur sa tombe le buste de bronze de Dalou, le poète et parolier Octave Pradels (co-auteur avec Jules Jouy d' "Une Marche Lorraine") déclara :      "Il avait à sa lyre toutes les cordes, celle qui rend un son joyeux, celle qui vibre et enflamme les coeurs en chantant la Patrie ou les revendications des déshérités, celle qui siffle comme une lanière, flagellant les ridicules et les imbecillités du jour..."

Si Pradels revenait un siècle plus tard  pour terminer son discours, ajouterait-il, averti par l'histoire, une autre corde :

 "Celle qui méprise et insulte, faisant de son crachat le mortier des briques des chambres à gaz et des fours crématoires...?"

jouy4

.............................................................................................................

          1ère partie de l'article :

Jules Jouy. Chansonnier de Montmartre. (1)

...................................................................................................................................................................       

Liens : personnages de Montmartre :

Liste et liens: Peintres et personnages de Montmartre. Classement alphabetique.

Frédé et l'Âne Lolo.

Steinlen.

Bibi la Purée.

Poulbot.

Jules Dépaquit.

Adolphe Willette.

André Gill. 

Eugénie Buffet.

Marcel Legay.

La Goulue et Toulouse Lautrec.

...................................................................................................................................................................

 

 

...................................................................................................................................................................

La Veuve par Damia :

.....................................................................................................................................................................

   

 

 

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog