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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #ASIE



    Selon les pays et les cultures, on trouve de très nombreuses représentations de Bouddha.
Cependant, on peut considérer qu'il existe six mudras (position des mains) essentielles :

BHUMISPARSA  Geste de la prise de la terre à témoin.

La main droite, paume en dedans, touche la terre pour la prendre à témoin. La main gauche repose sur les jambes, paume tournée vers le ciel. c'est une des représentations les plus courantes. C'est le geste de l'Illumination.



Paume tournée vers le Ciel


Main droite dirigée vers la terre    (Bouddha de Vientiane)



ABHAYA ou Apaisement des querelles.



Bouddha est debout ou en marche. Une ou deux mains levées, la paume en avant. C'est le geste de l'absence de crainte, de l'apaisement.












DHYANA ou Attitude de méditation.


 
Les deux mains reposent l'une sur l'autre, les paumes tournées vers le ciel. La main droite est posée sur la main gauche. Les jambes sont pliées en tailleur (position du lotus).
C'est la mudra que les occidentaux connaissent le mieux.  Celle de la plupart des bouddhas en plastique ou en laiton que l'on achète dans les bazars avec des bâtonnets d'encens... 









VITARKA ou Geste de l'Argumentation.
Bouddha peut être assis ou debout. Le bras droit est levé, main à demi ouverte pour que le pouce et l'index se joignent et forment un cercle. Ce cercle symbolise la roue, l'enseignement. La main gauche peut faire le même geste, comme ici  pour le Bouddha Amitâbha du musée Cernushi.


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Varada. Geste du don ou de la Charité. La main droite est pendante, paume en dehors.




Bouddha laotien, dit Bouddha de la pluie. C'est une variation de la 
VARADAMUDRA.
 Les mains au lieu de se présenter la paume en avant, sont dirigées le long du corps.

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Dharmaçakra. La Prédication.

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         Position proche de la Vitarka (l'argumentation).
         Les mains rapprochées devant la poitrine font tourner la Roue de la Loi. La main droite, paume en dehors, pouce et index se touchant et l'autre main, paume en dedans, pouce et index se touchant et venant contre ceux de la main droite.


    Ces six mudras sont celles que vous rencontrerez le plus souvent mais parmi les autres, deux peuvent être encore mentionnées, car assez fréquentes : 

2009_1228bouddha0006.JPG

ANJALI. L'Adoration.
  Les deux mains sont jointes, paume contre paume.
 Cette mudra est représentée le plus souvent dans les attitudes debout.

VajraMudra.JPG

VAJRA. La mystique du sixième élément.


supremewisdommudra.jpg 

Les cinq doigts de la main droite symbolisent les cinq éléments. Ils se referment autour de l'index de la main gauche qui est le sixième élément. Cette mudra représente l'union de la matière et du spirituel.

Oserai-je dire que cette union me semble très sensuelle, pour ne pas dire plus... Il y a là du yoni et du lingam... union mystique du féminin et du masculin. Extase mystique qui n'est pas sans rappeler le Cantique des Cantiques...



... Le Bouddha Amida (Amitâbha) Cernushi.



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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES Chats.. photos..articles

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     Le cantou : espace où l'on rassemble des hommes et des femmes atteints de la maladie d'Alzheimer...
     Espace où ils se côtoient, se rassemblent et s'éparpillent entre des murs aux portes cadenassées.

     Cette après-midi un chat est venu.
     Non pas dans le cantou, interdit aux animaux, mais contre les grandes vitres toujours fermées qui donnent sur un jardin clos.

     Une femme, pantalon de sport fuchsia, pull turquoise, cheveux de neige, s'est levée de son fauteuil, sourire aux lèvres.

    Elle est allée vers le chat et a caressé la vitre froide.

"Tu es revenue
Ma Princesse
Tu es revenue"

Le chat a frotté le museau contre la main posée à plat sur le panneau de verre. Une petite buée s'est formée, un petit nuage.

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Liens: Chats. Poèmes, Art, photos....

lien : Poème pour la chatte Missou







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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER
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      Un vieil album de cuir rouge dont la couverture gondole un peu...
      Des centaines de photos étonnamment petites...
      Des centaines de minuscules ouvertures sur la porte blindée du temps...

      Ma mère, ma presque nonagénaire est une enfant...

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    Elle joue les poupées qu'on admire et adore.
    Elle a toujours eu ce besoin d'être complimentée et aimée. Sans doute dans sa fratrie de trois, se sentait-elle le vilain canard.

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       Est-ce une réalité ou bien une sensibilité exacerbée et jalouse qui lui donna cette certitude d'être la moins aimée?

     Sur les photos, la soeur aînée, grande et svelte, la soeur admirée, me paraît moins jolie que ma mère aux yeux vifs sous sa crinière.

    Le petit frère,  garçon longtemps espéré, est le petit dieu, porteur de toutes les espérances de postérité pour son géniteur, marseillais d'origine, et un tantinet macho.

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    C'était une époque où à chaque mardi-gras, les enfants se déguisaient et participaient à de joyeuses fêtes.
 
    Il y avait dans la cave un immense coffre de bois où étaient pliés les costumes de carnaval, costumes de paysannes, de fées ou de marquises...

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    Elle a gardé longtemps ce goût des costumes et des fêtes.
    Je me souviens, enfant, avoir été ébloui par sa longue robe de tulle pailleté. J'étais sûr, alors, qu'elle pouvait réaliser tous mes voeux et qu'elle n'avait nul besoin de baguette... Un seul baiser, trop rare, suffisait... 


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      Un vent estival semble souffler sur ces trois vacanciers qui penchent sur leur droite :
     
  Edmonde aux cheveux blonds et aux yeux clairs
  Edmonde qui sera dans quelques années élue reine de beauté...

  Pierre le garçon tant aimé
  le brillant garçon
  fierté de la famille et....

  Janine aux cheveux presque crépus
  Janine qu'on ne complimente pas
  Janine dont les brillants résultats scolaires sont considérés comme ordinaires...


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   Janine qui collectionne les poupées et qui les dorlote.
   Janine qui ne peut s'empêcher de parler aux animaux de rencontre et qui plus tard aura sept poupées (euh! pardon! sept enfants) et des chiens et des chats...

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   Janine qui restera toujours une quêteuse d'amour
   qui restera toujours une enfant....  
   Une enfant de 88 ans fragile et capricieuse, insupportable et exigeante...
   et quelques fois
   quelques rares fois
   tendre et émouvante...


       Ma mère
       Mon enfant



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lien : Poème. Ma mère (2)



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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers

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Nuit du 24 décembre. La nuit sombre.


Ce soir je pense à toi petite soeur
La ville est secouée d'étincelles
Les étoiles de verre clignent sur les trottoirs

Ce soir je pense à toi petite soeur
Aux milliers de baisers qu'il fallait te donner
Pour éloigner la peur au moment de dormir

C'est la nuit de Noël ma vivante asphyxiée
La nuit noire où tu as cessé de vivre
Malgré l'ange aux yeux clairs qui voulait te sauver

C'est la nuit de Noël mon oiseau mazouté
La nuit où le goudron t'a englué les yeux
La nuit où le coura
nt t'a entraînée au fond

C'est la nuit de Noël ma douce et ma rebelle
La nuit où ton enfant t'a serrée dans ses bras
Pour t'arracher aux algues noires

C'est la nuit de Noël ma lointaine ma soeur
La nuit sans un canot sans une voile blanche
Le lent écroulement des falaises de glace

Ce soir je pense à toi petite soeur
Ce soir j'attends sur le noir sans limites
Que ton sourire enfin se prenne à mon filet. 




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Liens :

Poème. Ma petite soeur de Noël.

Poème: Petite soeur au cimetière.

Marianne ou la vie


Poème. Ma mère. Mots secrets.



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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES Chats.. photos..articles

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On l'appelle la veuve rouge et on l'aime dans le quartier. Elle fait partie, comme Michou, du Montmartre qu'on a toujours connu, avec ses originaux et ses poètes. 
      Michou, c'est le côté bleu, avec sa veste d'azur et ses hublots de rêveur.
      Loulie, c'est le côté rouge avec sa chevelure de renard, sa grande cape couleur "temps des cerises".
     On l'aime bien Loulie. Et comme elle fréquente beaucoup le square Louise Michel, certains l'ont surnommée la veuve rouge.
    Elle ne déteste pas ça, Loulie. Parce qu'elle admire la Vierge Rouge et ne manque jamais de poser sur sa tombe, à Levallois, le 9 janvier, une carte postale avec des oeillets d'un côté et la trace de ses lèvres de l'autre.

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   Chaque soir, elle a un rendez-vous qu'elle ne manque jamais.
   Elle descend de son petit studio, rue André Del Sarte, longe les grilles du jardin rue Ronsard, s'arrête en face du musée d'art naïf et installe sur le rebord de pierre ses boîtes en plastique.

   Les chats ne tardent pas à apparaître.
   En fait, ils sont toujours là bien avant l'heure...
   L'un planqué sous le lierre épais qui tapisse les faux rochers, l'autre sous un carton qu'un jardinier au bon coeur oublie de ramasser...
  
  Ils s'approchent sans trop de cérémonie et ne font pas longtemps semblant de dédaigner le festin offert. Car ils l'apprécient ce festin. Alors que bien des écuelles apportées par d'autres femmes nourricières ne se vident qu'à moitié, les boîtes de Loulie sont nettoyées, si impeccablement, qu'elle n'a même pas besoin de les laver.

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    Mais ce soir là, il y a quelques années, à l'heure habituelle, quand la nuit se déplie jusqu'au bas de la butte, à peine écornée par les réverbères complices ou faiblards, la veuve ne vint pas.

                            C'était un 24 décembre.

    Les chats ont commencé à attendre. Et Dieu sait qu'ils en ont l'habitude les chats !
 Attendre que cesse la pluie...
 Attendre que les oiseaux viennent à portée de jeu...
 Attendre que les hommes soient bons...  
 Attendre que se réalise la prophétie d'Isaïe...  
 Et quand ils n'attendent pas, ils font encore semblant d'attendre au cas où passerait par là une caresse disponible...
 
    Peu à peu ils ont senti monter en eux une vague inquiétude.
    Pas de Loulie, pas de repas, ce soir étrange où des familles entières gravissaient à une heure pas très catholique, les escaliers qui mènent à la basilique du Sacré-Coeur, la grosse laiterie sans lait qui domine le quartier.
 
  Leurs petits estomacs se sont mis, à l'unisson, à crier famine.
 Ils ont gargouillé à qui miaou miaou et leurs oreilles se sont hissées comme de petites voiles guettant les pas vifs et saccadés, les pas de geisha, les pas de Loulie.


2009 1217MontmartreNeige0018
 
    L'air s'est mis à vibrer.

  La Savoyarde s'est éveillée dans son campanile, aussitôt suivie par les autres cloches des alentours, moins éminentes, mais soucieuses d'être à la hauteur de l'événement qui se célébrait cette nuit-là dans le village de Montmartre. 
  Minuit sonnait.
                                                              
  C'est alors qu'elle est arrivée Loulie, non par la rue habituelle mais par les escaliers de la rue Paul Albert, jadis appelés escaliers Sainte-Marie.
 Elle était métamorphosée, rajeunie et alerte.
 Il y avait autour d'elle des gars du quartier : le boulanger, le matelassier, l'épicier, le tapissier de la rue Cazotte et Melchior, le commerçant du coin de la rue, dont la boutique regorge de trésors venus des quatre coins du monde.  
   Ils regardaient avec des yeux de guirlande électrique la veuve qui survolait les marches et portait contre elle un infime chaton nouveau-né. Elle avait dégagé un sein gonflé et doré comme une brioche auquel était accroché la petite bête qui tétait goulument

 Elle s'est dirigée, environnée de sa cour, vers le rebord de pierre.
 Elle s'est assise.
 Les chats aussitôt se sont frottés contre elle, l'échine tendue et le ronron déchaîné, malgré la présence inhabituelle des gaillards, muets et attentifs.
 Le matou gris qu'elle appelait Tio Tio s'est couché sur ses genoux.
 La tricolore, miss Missou, comme elle disait, s'est allongée sur ses pieds et l'espiègle Titiche s'est installée dans le cabas, sur les boîtes dont le parfum faisait frissonner ses vibrisses.



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 Les hommes se sont regroupés, en cercle chaleureux, autour de Loulie et de ses chats.
Ils souriaient comme le ravi de la crèche. Ils souriaient de toutes leurs dents, parmi lesquelles, il devait bien y avoir quelques canines.
 Ils ne pouvaient détacher les yeux de ce chaton qui pressait de ses petites pattes le sein généreux. 

  Un homme, un peu paysan, qui passait par là en tirant sur sa bouffarde, s'est arrêté devant le spectacle. Il a sorti de sa poche un calepin et griffonné quelques lignes. Avant de s'éloigner, il a demandé à Elie le tapissier comment s'appelait cette femme.

  Rentré chez lui, il a écrit une chanson, car il aimait les gens et il était poète



                                           Quand Loulie dégraffait son corsage
                                           Pour donner la gougoutte à son chat
                                           Tous les gars, tous les gars du village
                                           Etaient là.....


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        Je ne sais pas pourquoi, il a changé plus tard le prénom et préféré Margot, un prénom qui sent la terre et les sabots.
       Sans doute, par délicatesse n'a-t-il pas voulu qu'on reconnaisse notre Loulie.
      Ou peut-être, exilé dans le 14ème arrondissement, n'a-t-il pas voulu que ce Montmartre qu'il avait aimé et où il avait chanté, ne vienne raviver ses regrets de l'avoir quitté. 



         Toute la suite de sa chanson n'est que pure invention.
 
         Les femmes  n'ont pas été jalouses et n'ont pas immolé le chaton.
         Au contraire, apaisées par cette étrange nuit, elles ont attendu le retour de leurs hommes et les ont embrassés avec une tendresse inhabituelle.

           Le chaton, aussitôt baptisé Noël, a été recueilli par Melchior et il est resté pendant des années la mascotte de la rue André Del Sarte.

           Loulie est maintenant très vieille mais elle a gardé sa chevelure de renard et sa cape du temps des cerises. Elle vient toujours, le soir, s'asseoir sur le rebord de pierre du square Louise Michel, et les chats du quartier viennent toujours se serrer contre elle en ronronnant de tout leur coeur.

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Liens: Chats. Poèmes, Art, photos....

Lien :  Un chat de Montmartre.



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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. ALZHEIMER PERE






Laissez-le s'en aller
Ne serrez pas sa main
Laissez-le s'envoler
Cerf volant
Goéland
Face au vent

Plus rien ne le retient
Pas un billet d'amour
Pas un trousseau de clés
Un carnet
Un détour
Pas un chien

Plus rien ne le réclame
Plus un être sur terre
Plus un être à aimer
Une mère
Une femme
Un enfant

Ne tenez pas sa main
Lâchez ce dernier lien
Laissez-le s'envoler
Apaisé
Détaché
Libre enfin.




Liste et liens des poèmes Alzheimer. Mon père.


Alzheimer. Poème. Père.

Alzheimer.Poème. Dans la maison de retraite.

Poème. Alzheimer (3). Mon père, mon disparu.

Alzheimer. Un poème. (2)

Un poème. Alzheimer.






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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.

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Aujourd'hui encore, il fait un froid vif et clair sur Montmartre, un froid à enfiler une bonne canadienne et à se lancer à l'assaut de la rue Paul Albert, rue bien raide et qui file vers le campanile et sa grosse Savoyarde. Les faux rochers qui limitent le square Louise Michel cachent l'endroit où fut découvert par un carrier de Montmartre un bloc de gypse où des empreintes fossiles bien conservées permirent à Cuvier de rapprocher l'animal mystérieux de mammifères marsupiaux vivant il y a fort longtemps en Amérique du Sud ! Ainsi notre butte connut-elle un climat tropical, hypothèse confirmée par la découverte peu de temps après de crocodiles fossiles! C'est agréable d'y penser à soufflant dans nos doigts endoloris et en se frottant des oreilles en voie d'ankylose.

 

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 La rue Paul Albert, alors Escaliers Sainte-Marie, par Utrillo.

 

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  Et puis la rue commence son ascension par une volée de marches qui au début du siècle portaient le nom d"escalier Notre Dame". Si les escaliers de la butte sont durs aux miséreux, ils le sont encore plus aux éboueurs, ces hommes verts de nos villes, souvent venus d'Afrique. "Ces grands Seigneurs en exil qui balayent nos trottoirs" comme écrit Prévert (je crois).


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 Au début de la rue, un  immeuble de pierres et de briques et qui m'a toujours semblé  mystérieux. Il abrite en effet de très belles et très petites personnes et notamment une femme toujours  élégante et souriante dont la taille ne doit pas dépasser le mètre 10 et qui, je ne sais pourquoi me semble être la maîtresse des lieux et régner sur un monde poétique et menacé.

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  Et puis on arrive sur une petite place avec des restaurants variés. La passerelle, L'été en pente douce (qui a pris la place d'une ancienne boulangerie aux plafonds de verre peint et qui en a gardé le décor), le Botak café qui a remplacé Les Canons de Montmartre (Pourquoi ont-ils caché les fresques représentant cet épisode héroïque de l'histoire de la butte? J'espère qu'ils ne les ont pas détruites) et  enfin Le Soleil de la Butte... Bref, vous aurez l'embarras du choix si une petite faim vous tenaille au cours de votre périple ascendant.

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 Voilà Le Soleil de la Butte entre les deux rues qui viennent rejoindre cette placette : la rue Müller et la rue Feutrier. Ce côté ci de la butte est moins coté, moins touristique et sans doute plus authentique. Le quartier file vers la rue de Clignancourt, Chateau Rouge, Barbès et la Goutte d'Or. Il change certes mais reste mêlé et vivant.

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 De l'autre côté de la placette, les escaliers de la rue Utrillo. Elle continue la rue Müller dont elle gardait le nom au début du siècle. Depuis le bas de la rue Paul Albert, vous aurez 320 marches à gravir si vous voulez atteindre le Sacré Coeur. J'ai habité quelque temps à quelques pas de là. Je voyais de ma fenêtre l'envolée des escaliers et au loin les coupoles blanches. J'appelais cette rue l'Echelle de Jacob et certains soirs il était difficile de savoir si c'étaient des enfants ou des anges qui survolaient les marches.

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  Continuez votre route et passez devant un restaurant très sympathique, un des rares restaurants afghans de Paris. Vu son nom, vous ne pouvez pas vous tromper. Si vous voulez, un jour je vous parlerai de ce pays sublime d'aridité et de lumière, des rencontres humaines, des fantômes bleus.

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Au 17 de la rue, la maison où vivaient Monique Morelli et Leonardi. Dimanche, je vous raconterai ma rencontre avec elle, avec cette femme rare au talent aussi profond et passionné que sa voix. Je ne sais pas qui habite désormais cette maison. La voix de Morelli est présente ici. Elle chante les poètes et les complaintes. Elle est pour moi comme une sirène de brume. Vous ne la voyez plus mais c'est elle qui vous guide.

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  Nous arrivons maintenant en haut de la rue Paul Albert, à l'endroit où comme une rivière elle va perdre son nom en se jetant dans la rue du Chevalier de la Barre, cette rue qui file vers la rue Ramey de ce côté et vers le campanile de l'autre.

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     Ce petit immeuble très montmartrois avec ses stucs de silènes... Il abritait, il y a quelques année un restaurant convivial : Atmosphère. Peut-être avec un nom comme celui là aurait-il été plus à sa place vers le canal et l'hôtel du Nord ?
 

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    Votre petit périple est terminé puisqu'apparaît le campanile contre ce ciel hivernal. Avant de s'embarquer dans une autre rue, regardez l'immeuble de gauche qui donne en partie rue Paul Albert et en partie rue du Chevalier de la Barre. C'est le Centre Israélite qui abrite une école et un restaurant ouvert à ceux qui n'ont pas de quoi se nourrir. Une plaque rappelle une triste époque et des enfants de Montmartre arrachés à l'amour et à la vie :
 

rue-paul-albert-morelli-016.JPG
     Leurs rires et leurs courses joyeuses hantent toujours le quartier. Ils ont aujourd'hui leur prénom et leur nom sur les écoles. Mais leurs étoiles brillent sur un ciel noir.

Un chat vient se frotter à mes jambes. Il attend l'arrivée des veuves nourricières.
J'emporte chez moi sa chaleur soyeuse et ma tristesse survenue.

 

 

 

Lien : Monique Morelli n'a pas quitté Montmartre

 

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #ASIE

 

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                                 Cheval debout. Sichuan. Han postérieurs (1er-3ème siècle).

  Après une visite au musée Cernuschi ( Art chinois. Chevaux. Cernuschi.
), J'ai eu envie d'aller au Musée Guimet pour y rencontrer d'autres chevaux chinois.
 Je n'ai pas été déçu.
 Tout un haras m'y attendait!


                            Chevaux debout. Sichuan. Han postérieurs (1er-3ème)

  Ces deux premiers nous accueillent dans le grand escalier. Leur stylisation très moderne est le fruit d'une observation attentive...
 
  Il y a en eux quelque chose de spirituel...
  Ce n'est pas étonnant quand on se rappelle qu'ils datent de cette dynastie des Han postérieurs qui introduisit le bouddhisme en Chine.





          Cheval sellé. Wei (VIème siècle). Terre cuite moulée. cheval harnaché pour la parade.

   Oeuvre étonnante par la déformation du cou et du visage. Tout le corps semble projeté en avant dans un mouvement de danse.




                                 Cavalier musicien. Wei (VIème). Terre cuite moulée.

    Même déformation pour ce cheval qui ne respecte pas les proportions académiques et qui malgré ses jambes trop courtes et son encolure trop large donne une impression d'élégance et de force. 





        Cavalier. Shaanxi. Han antérieurs. (IIème siècle avant notre ère). Terre cuite polychrome.

    Ce cavalier nous rappelle que la dynastie des Han antérieurs fut fondée par un paysan devenu officier (Lieou Pang) qui  ne quittait son cheval qu'à regret, lorsqu'il fallait dormir, et qui ne pouvait gouverner que juché sur son animal favori!


         Cheval blanc debout. Shaanxi. Han antérieurs (IIème siècle avant notre ère). Terre cuite.


    Ce cheval me fait penser à une légende chinoise bouddhiste.
    Un cheval blanc porta sur son dos, à travers l'Asie, les textes sacrés. A l'endroit où il s'arrêta, fut bâti le Monastère du Cheval Blanc, un des plus anciens centres bouddhiques du pays.

2009_1130Guimet0030.jpg

 Tête de cheval. Sichuan. Han postérieurs (Ier-3ème siècle). Terre cuite.






                                         Joueuses de polo. Dynastie Tang (VIIIème siècle). Terre cuite.

    La dynastie Tang accorde une grande place au cheval.
    Le polo devient un sport très apprécié.
    Il permet de se divertir tout en restant lié à son animal favori!
    Les joueuses de polo sont souvent représentées.
    Alliance parfaite de la puissance et de la grâce.
   "Le galop volant" montre la cavalière sur un cheval dont les pattes sont tendues, presque à l'horizontale.
   Ces figurines, comme les musiciennes de Cernuschi faisaient partie des objets déposés dans les tombeaux, pour accompagner le mort dans sa nouvelle existence. 








                                                                    Cheval bondissant. Tang. Terre cuite.

Quelle force et quelle vie dans ce cheval libre malgré sa selle...




                                                   Cheval sellé. Tang. (VIIIème siècle).

    La crinière de celui-là est nouée en trois touffes (les trois fleurs) selon une mode venue des steppes.
    La couleur rouge fait allusion à la légende populaire des chevaux volants et peut évoquer la sueur de sang, ou la robe pommelée.
    Les chevaux célestes étaient d'une longévité exceptionnelle qu'ils pouvaient communiquer à leur cavalier.



                          Cavalier à l'oiseau. Tang. 2ème moitié du VIIème siècle. Terre cuite.

     Ce groupe est un peu raide malgré la présence de l'oiseau. Le cheval semble mécontent. Rassurons-le, il est beaucoup plus beau que son cavalier dont une bonne ruade pourra le débarrasser!









                                              Cheval et palefrenier. Tang (VIIIème siècle).

    Celui-là montre son meilleur profil. On ne peut en dire autant du palefrenier, malgré son sourire forcé.


                          Cavalier musicien. Tang (fin VIIème) Terre cuite à glaçure "trois couleurs".

     L'époque Tang marque l'apogée de la céramique chinoise.
     Les pièces les plus typique de l'art funéraire sont des chevaux montés par des musiciens, des musiciennes ou des joueuses de polo.
     On les appelle les "minqji".
     Les trois couleurs les plus fréquentes sont le jaune, le vert et le brun.
  
    Les siècles passés et la distance n'empêchent pas ce musicien et ce cheval d'accompagner dans son exil intemporel, le mort pour lequel ils ont été créés. 



                     Cavalier europeen.Dynastie Qing. Ière moitié XVIIIème. Porcelaine.

    Redescendons sur terre avec ce groupe un peu ridicule.
    Un Europeen qui ressemble à Guignol sur son cheval hippopotamesque.     Nous sommes loin du grand art des dynasties précédentes. Il s'agit sans doute d'un produit conçu pour l'exportation et qui en annonce bien d'autres!

   Impossible de quitter le musée avec ce personnage.
   Heureusement qu'une joueuse de polo accourt au grand galop pour nous saluer avant de reprendre sa partie commencée il y a 14  siècles....




Le Bouddha Amida (Amitâbha) Cernushi.

Chevaux. art chinois. Guimet.

Art chinois. Chameaux. Figuriness funéraires.

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières

             Une des rues principales du Château porte le nom de la gloire locale, Omer Charlet, peintre qui eut son heure de gloire et dont quelques oeuvres sont visibles dans l'île.

              Pierre-Louis-Omer Charlet (son nom exact et un peu encombrant) naquit le 2 janvier 1809 au Château, dans une familles de propriétaires (!)
              A Paris où il étudia aux Beaux-Arts, notre Oléronnais fut élève d'Ingres et du Baron Gros qui lui donna le goût des scènes historiques.
Peintre accompli, il fut médaillé au Salon et plusieurs de ses toiles furent achetées par l'Etat.
Il mourut à paris en 1882.

La Charente maritime conserve un certain nombre de ses oeuvres, notamment dans les musées de La Rochelle et de Rochefort. Il est possible également d'en découvrir dans la cathédrale de la Rochelle et dans trois églises de l'île d'Oléron.

 I  
Dans l'église Notre-Dame de l'Assomption au Château :



          Une grande toile peinte entre 1860 et 1869 (le dernier chiffre peint  n'est pas visible) représente les trois vertus théologales
: la Foi qui porte la croix, l'Espérance qui tient une ancre marine et la Charité (l'Amour) entourée d'enfants. L'oeuvre est de bonne facture mais un peu froide et académique. L'angelot, au premier plan brandit les épîtres de Paul, dans lesquelles l'apôtre cite ces trois vertus, en précisant que la plus grande des trois, c'est l'Amour:

"
Quand j'aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes,
S'il me manque l'amour, je ne suis rien..."



          Le peintre a bien situé l'Amour au sommet d'une composition pyramidale mais il lui a donné des traits fades et conventionnels.

 

           Une deuxième toile représente Thérèse d'Avila, si l'on se fie au village et au paysage qui apparaissent sur la gauche et au costume de carmélite de la sainte.
          Geste convenu et théâtral, main droite posée sur le coeur en signe d'étonnement d'être "élue" et d'humble acceptation, bouche qui semble faire la moue, regard tourné vers les hauteurs d'où parvient un rayon arc-en-ciel divin...
           Peu d'originalité pour représenter une femme qui, lorsqu'une de ses soeurs avait des visions mystiques, lui conseillait de manger un bon beefsteack!



          Une troisième toile représente Pierre, un gaillard que j'aime bien. Il est le Patron de ma paroisse montmartroise.
          Son emballement, son côté chien fou et en même temps son manque de courage et de parole au moment du chant du coq, me le rendent sympathique...

          Là encore, peu d'originalité. Pierre est représenté en barbu (et Dieu sait que je me méfie des barbus de tout poil). Il tient les clés du Paradis qui apparemment est protégé par des portes épaisses aux serrures géantes.
Le rocher porte l'inscription latine : "Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise..."

II Dans l'église Saint-André de Dolus.




           Le peintre regroupe autour de la Vierge à l'enfant, les saints honorés dans l'île d'Oléron : Denis (en arrière plan avec sa crosse d'évêque), à ses côtés Saint-Trojan, évêque lui aussi, Georges le combattant, Pierre et ses clés, André le martyr crucifié...



          Au premier plan la Foi est incarnée par Thérès d'Avila et l'Amour par Elisabeth de Hongrie ( Eglise Saint-André. Dolus. Oléron. )

          L'oeuvre est elle aussi, un peu théâtrale, dans le goût du XIXème. On remarquera l'inscription sous les pieds de marie : Benedicta sit Insula Nostra Olerum. Que soit bénie notre Île d'Oléron. 

III Dans l'église de Saint-Trojan.

Pour terminer l'inventaire, la toile de Charlet que je préfère et qui n'est pas classée : Notre-Dame des Tempêtes.



             Elle est plus sombre et romantique, elle évoque malgré le message qu'elle veut donner, le destin de l'homme pris dans les eaux noires d'un naufrage et qui soudain voit un salut auquel il serait bon de croire si tout l'équipage était guidé vers lui...

             Omer Charlet est plus inspiré dans son romantisme tardif. Vous pouvez passer le pont pour visiter le musée de Rochefort qui expose quelques oeuvres de la même qualité, comme les orphelines de la mer. La toile représente deux jeunes filles sur un fond de ciel sombre, avec au loin, le navire au mât brisé qui entraîna vers la mort leur père à qui la Vierge des Tempêtes oublia d'apparaître...   

 

 

 

 

     Non loin d'Oléron, dans l'église de Marennes, une très belle toile représente le martyre de Saint André... Peut-être était-elle prévue pour l'église de Dolus.

Le saint y est représenté comme un jeune homme séduisant et sensuel, jambes écartées sur le bois de la croix en X.

 

2010 0422Marennes0047           


Lien  Eglise de Saint-Trojan. Oléron.

Omer Charlet. Orphelines de la mer. Rochefort. Musée Hèbre de saint clément.

 

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Publié le par chriswac
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Saint-Georges.-N-025.JPG


Il y aura des pommes au pommier
Et des oiseaux sur les nuages
Un arc en ciel sur les bagages
Et des chansons dans l'escalier

Le jour où tu reviendras mon petit

Il y aura le chat sur l'oreiller
Dans le creux que tu as laissé
Il bondira pour ronronner
En se frottant contre ton nez

Le jour où tu reviendras mon petit

Il y aura le chien qui a gardé
Ton vieux tee-shirt abandonné
Et qui joyeux comme un bon chien
Voudra te mordiller les mains 

Le jour où tu reviendras mon petit

Il y aura des crayons de couleur
Sur les cadrans pour dessiner les heures
Et un soleil si lumineux
Que pour te voir je fermerai les yeux

Le jour où tu reviendras mon petit. 

Gd-village.-La-Br-e-019.jpg

      Liens :

 

Liste des poèmes pour les enfants. Liens.


 Poème pour un enfant malade.


Poème enfant. Le Koala.  







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