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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités
Moulin de la Galette.

Moulin de la Galette.

Le Blute Fin

Le Blute Fin

Marcel Leprin. Un peintre et ses tourments à Montmartre.

Marcel Leprin n'est pas de Montmartre mais comme beaucoup de peintres étrangers à la Butte, il y est venu, attiré par sa réputation et par la présence de nombreux artistes qu'il admirait.

                                                                         Le maquis

Il n'y est resté que quelques années de sa courte vie et il y a peint presque deux cents toiles, sombres, tourmentées, parcourues de passants couleur d'ombre. Un Montmartre pauvre et contrasté en voie d'embourgeoisement mais qui résiste encore avec ses vieilles maisons, ses terrains vagues, son maquis.

                                                                           Jardins ouvriers

Il est né à Cannes en 1891. Pas sous une bonne étoile puisqu'il est abandonné, orphelin pour la vie. Recueilli par un oncle quincailler qui ne devait pas apprécier son neveu puisqu'il le confia aux Salésiens à Marseille où les bons pères s'intéressèrent à lui non pas pour de douteuses raisons mais parce qu'ils détectèrent en lui un véritable don pour le dessin. Ils l'initièrent donc à cet art et à la lithographie. 

                                                   Pêcheurs sur le port de Marseille. (Leprin. 1920)

Il a 12 ans il devient pilotin, c'est à dire mousse. On n'oubliera pas cette formation maritime quand en 1914 il sera engagé comme fusilier marin sur le croiseur cuirassé Waldeck Rousseau. Mais n'anticipons pas! Toujours à Marseille Marcel est attiré par les quartiers chauds. Il s'intéresse à la tauromachie alors pratiquée par la Catalogne voisine qui aujourd'hui l'a enfin interdite!

Ce sont ses toiles, ainsi que celles de Marseille, qui sont les plus colorées, d'une palette droit venue du fauvisme et qu'on ne retrouvera que rarement dans sa période montmartroise. Elles lui permettent d'exprimer une violence et une souffrance intérieures dues à sa jeunesse difficile marquée par l'abandon.

     On retrouvera quelques traces de cette période fauve dans quelques rares toiles montmartroises.

 

                                            Rue des Saules au croisement avec la rue Saint Vincent

                                                               Le Lapin Agile

    En 1916, Il rencontre Hélène, belle évidemment, qui devient sa femme et sur laquelle il reporte tout son besoin d'amour. Hélas, de retour de son engagement sur le croiseur cuirassé, il ne retrouve plus sa belle qui s'est éclipsée aux bras d'un souteneur. Encore un abandon. Encore une injustice durement ressentie par celui qui sera aidé alors par un personnage haut en couleurs, une certaine dame Smadja, patronne de bordel qui l'héberge.

 

     En 1921 il quitte Marseille et gagne Paris.

C'est à Montmartre qu'il jette l'ancre, dans ce quartier qui était pauvre et insalubre comme celui où il vivait à Marseille mais où il rencontre des artistes avec lesquels il sympathise.

Parmi eux, rue Ravignan, Max Jacob qui l'héberge un temps et tente en vain de le convertir au catholicisme puisque,  apparemment, les Salésiens n'y étaient pas parvenus! 

                                                   

 

Parmi les peintres qui deviennent des amis, nous trouvons Jules Pascin, plus ou moins associé dans ses débuts aux Fauves  et qui se donnera la mort dans son atelier du boulevard de Clichy en 1930. Comme Leprin, il connaît les maisons closes et comme Lautrec avant lui, représente les prostituées comme ses sœurs humaines. 

 

                                                                Jules pascin (1924)

                                                             

     Parmi les peintres montmartrois dont il devient ami,  Galanis est un de ceux qui le guident sur la Butte, lui qui de tous les artistes qui ont vécu rue Cortot,  est celui qui y est resté le plus longtemps, 56 ans!

Citons encore Edmond Heuzé, un grand peintre encore trop peu reconnu, qui fut danseur au Moulin Rouge et époux de la directrice de Médrano.

 

                                                           Le clown Chocolat. Heuzé.       

Ces amitiés ne parviennent cependant pas à apaiser l'âme tourmentée de Marcel Leprin. Il trouve quelque réconfort dans le restaurant de la Mère Catherine où le repas lui est offert et où en paiement il peint à même le mur des scènes aujourd'hui disparues.

 

Il a l'occasion de rencontrer souvent Suzanne Valadon et Utrillo. La palette vigoureuse de Valadon et les paysages de la Butte empreints de tristesse et souvent hivernaux de son fils l'ont sans doute marqué.

                                                                 Suzanne Valadon et chat

Il fait la rencontre, un jour de bonne étoile, d'Henri Bureau qui est encadreur et lui offre un contrat d'exclusivité qui lui assure une très relative sécurité financière et organise sa première exposition chez Berthe Weil en 1925.

                                                               place Jean Baptiste Clément

                                                                              Rue Tholozé

Le succès aurait dû lui donner confiance mais il cède au découragement et au pessimisme. Il voyage à travers la France et l'on voit s'éclaircir sa palette. 

Une deuxième exposition sera présentée à la Galerie Druet, rue Royale. Comme la première elle est très bien reçue.

 

                                           Le jardin Saint Pierre (Louise Michel)

 

Déjà Leprin est moins souvent à Montmartre. Il tente de vivre en Normandie. Mais c'est un échec et il décide de revenir à Paris en 1931.

                                              

Sa santé est fragile, l'abus d'alcool et de drogues l'ont sévèrement compromise.

                                                                  Rue Drevet

 

                                   Rue Saint Eleuthère arrivée sur la place

Il est hospitalisé à l'hôpital Tenon où il meurt en 1933, jamais guéri de son enfance malheureuse.

                                                      La place Blanche

 

    Il nous laisse un témoignage précieux du Montmartre des années 1920, encore proche de ses origines campagnardes, avec ses vieilles maisons, ses chemins boueux et sa misère. Son art hésite entre plusieurs écoles, du fauvisme au post impressionnisme, du réalisme à l'expressionnisme et à la touche rapide et mouvementée de Gen Paul qu'il fréquenta. Il n'est pas sans points communs avec Elisée Maclet dont l'éclectisme est encore plus évident.

     Il a  rarement peint à Montmartre la lumière du printemps et les ciels d'été. La Butte est dure aux miséreux et aux peintres tourmentés. Le ciel y est gris, l'hiver y est une saison mentale. Il est mort avec tous les possibles que contenait son art. Né sous un soleil noir, il n'a pas trouvé l'apaisement parmi les artistes de Montmartre. Max Jacob mourra à Drancy et Pascin écrira de son sang le nom de la femme qui l'avait quitté. Les couleurs, les douleurs de Marcel Leprin  nous restent proches et se superposent au Montmartre trop bien léché d'aujourd'hui.

   Pour le quitter sur une note plus positive, demandons à sa "belle cabaretière" de nous jeter un regard, derrière le comptoir de zinc du 14 rue de l'Abreuvoir dont le propriétaire Georges Baillot fit cadeau au musée après l'avoir sauvé des réquisitions de l'occupation.

La belle cabaretière esquisse un sourire un peu las. Solide et fragile à la fois, son reflet de dos dans le miroir, elle a retrouvé sa place derrière le comptoir de zinc à quelques dizaines de mètres de l'ancien bistro, dans le musée dont elle est aujourd'hui la plus belle image d'un temps disparu et d'un peintre cher au coeur des Montmartrois.

liens sur le blog des artistes de Montmartre.

Les artistes et les peintres

Le comptoir de zinc. 14 rue de l'Abreuvoir.

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités

 

     Ce peintre est je l'avoue une énigme pour moi. Je le connaissais à travers des toiles que je trouvais assez brutes, sans nuances, sans parti pris esthétique. Et puis après quelques échanges avec des admirateurs ou collectionneurs, j'ai voulu le connaître mieux. J'ai découvert un artiste de grand talent, parfois inspiré. 

   

                                                                        (1908-1919)

     Pour un fou de Montmartre comme moi il offre des points de vue parfois originaux sur des rues et des sites célèbres maintes fois représentés. Je ne parlerai pas de ses œuvres peintes en Normandie, en Provence ou en Bretagne. Je m'attacherai à celles qui représentent la Butte et qui ne manquent pas d'intérêt même si parfois elles semblent être dues à différents peintres, tant leurs styles peuvent différer.

 

    Elisée Maclet (1881-1962) sans être par ses origines prédisposé à la peinture, a pris goût au dessin et à l'aquarelle grâce à son curé, lui même aquarelliste, qui l'a encouragé et lui a offert le matériel nécessaire. Une légende dans le style de celles dont raffole la Butte, prétend que Puvis de Chavannes se serait arrêté longuement devant une de ses aquarelles et l'aurait vivement encouragé à persévérer pour que s'épanouissent des dons qu'il aurait détectés chez le jeune Elisée. L'anecdote peut intriguer tant l'art de Puvis et celui de Maclet sont à l'opposé l'un de l'autre!

   

Elisée débarque à Paris alors qu'il a déjà 25 ans. Pour survivre il exerce de nombreux petits boulots mais déjà se dirige vers la décoration puisqu'il se trouve quelques mois décorateur au Moulin Rouge.

Il aurait même assuré le remplacement de danseurs empêchés. Il avait décidément les pinceaux très agiles!

 

      Il aime peindre le vieux village où il rencontre les artistes. Il abandonne l'aquarelle et peint à grands traits dans un style vigoureux et contrasté dans des couleurs plutôt froides et limitées.

                                                                     (1906 et 1908)

On donnera le nom de "période bleue" à ses productions d'avant guerre. Picasso est sorti de la sienne deux ans avant que notre Picard ne débarque à Montmartre!

                                                                         (1906-1908)

                                                                          1918-1919

Sur la Butte il fréquente le Lapin agile où il a l'occasion de croiser Utrillo, Picasso ou Apollinaire.

                                                     Le Lapin agile. (1935-1945)

                                                                         1919-1933

                                                                         1908-1919

                                                                1919-1933

(Ces représentations du Lapin montrent à quel point Maclet pouvait varier son style, de l'impressionnisme au fauvisme, du naïf au virtuose. Contrairement à Utrillo qui l'inspira également il revendique d'être un peintre caméléon)

Quand il rencontre Georgina et qu'il en tombe amoureux, il choisit de vivre au cœur du Montmartre des artistes pauvres et inspirés : place Ravignan (Emile Goudeau à partir de 1911) à l'hôtel du Poirier avec le Bateau Lavoir de l'autre côté de la place.

                                                          Place Emile Goudeau 

 

 

                                               Quand éclate la première guerre, il s'engage comme infirmier.

                                                                    ( l'Atelier  1919)

Certains pensent que c'est pendant ces années difficiles où il est confronté à des horreurs, à la mutilation des corps dans l'hôpital où il s'engage qu'il trouve le meilleur de son inspiration et atteint l'apogée de son art. Il peint souvent des paysages de neige comme il le fera pendant la 2ème guerre. Pendant ces quelques années, il signe de son seul nom de famille "Maclet" (ce qu'il fera jusqu'en 1933).

                                                                           

                                                                               .1919

                                                                              

..                                                                              .1918    

   ...                                                                            1919

                                                                             1918

 

Quelques précisions sur cette fameuse signature qui varie avec les années. Au début, il n'est pas rare qu'elle comporte le prénom et le nom. "Jules Maclet" puis plus souvent "Elisée Maclet".

 

De 1908 à 1918 le nom est précédé d'un "E" géométrique aux angles pointus.

 

De 1919 à 1933, nous trouverons le seul nom de famille

 

De 1934 à 1945 le "E" du prénom s'arrondit et perd ses angles 

 

Après 1945 le "E" retrouve ses angles! 

Et comme souvent peintre varie, bien fol est qui s'y fie! Parfois cette règle des signatures identifiables chronologiquement connait des exceptions! 

 

  Pour revenir aux paysages de neige, ils sont présents et émouvants comme ils le sont chez Utrillo. Ils auront un je ne sais quoi de nostalgique et de poétique qui convient si bien à notre Montmartre.

Toujours est-il qu'ils plaisent aux marchands qui proposent les toiles de Maclet dans leur boutique où, témoigne l'un d'entre eux, elles  trouvent plus d'amateurs que celles du fils de Valadon.

Ce qui est le rêve d'un jeune peintre se réalise, Maclet signe un contrat avec un riche mécène, un Autrichien, le baron von Frey. Grâce à lui, il est libéré de tout souci financier. Grâce ou à cause de lui il quitte Montmartre pour le sud où il laisse vivre une palette de couleurs franches.

                                                                                           Arles.

Nous laisserons aux spécialistes l'étude ce ces années "lumineuses" qui de 1924 à 1930 conduisent le peintre de Provence en Corse, de Corse en Bretagne.

En 1933 La confiance ou l'inconscience lui font rompre son contrat. Il le regrettera trop tard. Devant les difficultés qui ne tardent de l'assaillir, il déprime et se réfugie dans l'alcool. Il fait un premier séjour à l'hôpital Sainte Anne.

De nouveau à Paris, il retrouve Montmartre et les rues qu'il avait souvent peintes dès son arrivée sur la Butte.

...

...

 

Ses toiles qui peuvent être joyeuses, presque naïves dans les jours optimistes, deviennent sombres et contrastées dans les jours noirs. Mais il est difficile, répétons le, d'assigner un style défini à Maclet. Plusieurs peintres coexistent en lui. 

Pendant le 2ème guerre, Montmartre se couvre de nouveau de neige dans ses toiles.

Le peintre trouve un logement modeste rue Marcadet. En 1957 il épouse Simone avec qui il vit ses dernières années. Mais l'alcool et la dépression restent ses compagnons quotidiens les plus fidèles. 

 

 

        Il meurt à l'hôpital Lariboisière en 1962.

Liens sur le site :  Artistes et peintres de Montmartre

 

 

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Publié le par chriswac
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