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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.
Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

Il est le principal ornement de cette place où opère le charme indéfinissable de Paris. Il est l'épicentre des immeubles qui l'entourent.... L'hôtel de Thiers, le théâtre où fut tourné "le dernier métro", l'hôtel où vécut en ses débuts parisiens la Païva.....

 

L'hôtel de Thiers.

L'hôtel de Thiers.

Ni Thiers (vilain bonhomme) ni la Païva ne le connurent puisqu'il ne fut édifié qu'en 1911 à la place d'une fontaine qui servait d'abreuvoir aux chevaux.

 

L'ancienne fontaine semblable à plusieurs autres installées pendant la Restauration datait de 1821. C'est lorsque fut construite la ligne de métro Nord-Sud et la station Saint-Georges qu'elle fut démontée.

 

Une pétition accompagnée d'une souscription demanda qu'on érigeât à sa place un monument à la gloire de Gavarni qui avait habité le quartier et illustré la vie parisienne d'alors.

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

Autoportrait. Gavarni.

Nous avons rencontré Gavarni dans ce blog! Il est plus que beaucoup d'artistes qui se réclament de Montmartre, un véritable amoureux de nos quartiers (et de ses belles passantes)!

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

La rue des Rosiers (Chevalier de la Barre) où habita Gavarni, aujourd'hui chevet du Sacré-coeur.

Rappelons qu'il est venu à 25 ans habiter au sommet de la Butte, rue des Rosiers, future rue du Chevalier de la Barre avant de choisir la rue Ravignan

Il aime alors croquer le petit peuple parisien avec une prédilection marquée pour les jolies grisettes du genre Mimi Pinson.

 

1 rue Fontaine.

1 rue Fontaine.

Il descend ensuite de la Butte pour s'installer 1 rue fontaine, non loin du monument qui lui rend hommage, puis rue Saint-Georges.

Malgré l'élégance de ses dessins de mode, il est un critique acerbe de la comédie humaine et s'il fréquente les salons, c'est pour mieux en dénoncer les hypocrisies. Il n'est pas surprenant qu'il soit ami des Goncourt qui lui consacreront une biographie.

 

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

Comme eux, il est un observateur de la société et consacre des recueils à ses acteurs.  Les lorettes ont sa préférence et c'est avec une certaine tendresse qu'il les dessine.

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

Son monument rappelle aussi qu'il fut le "reporter" du Carnaval de Paris, une coutume ancienne et vivace qui ne disparut qu'en 1950.

Pierrot

Pierrot

Le décor sculpté représente des personnages de la fête : Pierrot, un débardeur, la mort avec sa faucille....

Le Débardeur

Le Débardeur

Quelques mots sur le Débardeur....

Il s'agit d'une femme qui pour l'occasion avait le droit de porter un pantalon masculin, ou débardeur (rien à voir avec le marcel actuel!). Il y avait une forte charge érotique dans ce travestissement exceptionnel.

 

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

On rencontre encore, détérioré par les vents d'ouest, une figure massive, un personnage en haillons, le regard insistant, semblant apostropher le passant. Il est la face noire du carnaval, le vieillard habillé de haillons, à la fois bonhomme et menaçant. Il tient dans la main droite un bâton et au bout du bras gauche une faucille. Il évoque "la grande faucheuse" la mort grimaçante, toujours présente dans les carnavals.

 

On peut discerner encore la jeune modiste qui passe avec sa boîte dans un arrière plan qui disparaît peu à peu, grain à grain, avec l'usure de la pierre. Derrière elle se profile l'artiste, un peintre assurément, qui ressemble à Gavarni...

 

Au sommet de la colonne Gavarni lui-même est représenté, occupé à dessiner et à saisir au vol ses contemporains.

 

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.
Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

Quatre mascarons de bronze laissent couler de leur bouche entrouverte un mince filet d'eau, les jours trop rares où la fontaine joue son rôle de fontaine.

La lorette y est à l'honneur, tournée vers la rue Notre-Dame de Lorette!

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

L'artiste bohême avec son chapeau de feutre...

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

Le mendiant quémandeur et menaçant

Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.
Place Saint-Georges. Le monument à Gavarni. Denis Puech.

La mégère, hommasse et ronchonneuse... à la fois entremetteuse et espionne!

Monument à Leconte de Lisle. Jardin du Luxembourg. (Denys Puech)

Monument à Leconte de Lisle. Jardin du Luxembourg. (Denys Puech)

Les sculptures sont l'œuvre de Denys Puech (1854-1942) qui venu de son Aveyron natal où il gardait les moutons, se forma à son art avec tant de talent qu'il obtint prix et commandes officielles. Parmi ses nombreuses réalisations, retenons son monument à Leconte de Lisle dans le jardin du Luxembourg...

 

Oublions qu'en 1925 il sculpta sans que son ciseau ne fondît de réprobation Benito Mussolini!

Le buste inexpressif et verdâtre lui valut l'inimitié de ses contemporains!

 

Combien est plus poétique et sympathique le buste de Gavarni, cheveux au vent, belle gueule d'artiste libre, regard à la pointe sèche sur la société de son temps, ses injustices et ses hypocrisies.... 

 

 

Laissons-lui le dernier mot :

"Pourquoi mépriser les prostituées? Ce sont des femmes qui gagnent à être connues."

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités, #MONTMARTRE. Rues et places.
La Païva à Montmartre. La plus célèbre courtisane du 2nd Empire.

Les amoureux de Paris connaissent le somptueux hôtel de la Païva sur les Champs- Elysées. On sait que les Goncourt à la langue vipérine, devant l'abondance d'œuvres d'art et la qualité des décors, le qualifièrent de "Louvre du cul"...

 

Hôtel de la Païva (Atget).

Hôtel de la Païva (Atget).

J'ai tendance à préférer la courtisane, aussi arriviste qu'elle eût été, à ces deux commères! 

Mais comme nous nous arrêtons aux frontières de Montmartre, nous ne suivrons cette grande dame que pendant les premières années de son séjour parisien, dans notre quartier.

 

La Païva à Montmartre. La plus célèbre courtisane du 2nd Empire.

Celle que l'on connaît sous un nom chatoyant et exotique est née Esther Lachmann (1819) dans une famille modeste de Juifs polonais en Russie. Ses parents, à une époque où on demandait peu leur avis aux jeunes filles, la marient  (elle a 16 ans) à un tailleur français établi à Moscou. Elle mettra au monde un fils, Antoine, qu'elle ne verra quasiment jamais.

Esther a des rêves plein la tête et elle supporte mal son rôle d'épouse soumise. Elle rencontre un bel aventurier qui la convainc sans mal de laisser tomber mari, fils, parents, Russie, pour courir le monde plein de surprises et de promesses.

Les Tuileries sous Louis-Philippe.

Les Tuileries sous Louis-Philippe.

 En ces temps romantiques, tous les chemins mènent à Paris. C'est là que nous retrouvons Esther, lestée de son aventurier et livrée à elle même.

Ici commence son passage de météore dans nos parages.

Rue des Martyrs et le clocher de Notre-Dame de Lorette

Rue des Martyrs et le clocher de Notre-Dame de Lorette

Notre-Dame de Lorette

Notre-Dame de Lorette

Que peut faire une jolie femme sans métier et sans ressources dans un Paris tumultueux et en pleine mutation?

Elle se réfugie dans le quartier à la mode, celui des lorettes, prostituées au cœur généreux puisqu'elles ont par leurs dons contribué à l'édification de l'église Notre-Dame de Lorette dont les caissons dorés, les colonnes de marbre et les fresques témoignent des largesses!

 

Esther a du talent et elle est remarquée. Sur les conseils d'une amie de fortune, elle change de nom et troque Esther contre Thérèse (aujourd'hui c'est le contraire que l'on ferait bien qu'en verlan le premier prénom puisse se métamorphoser en mon deuxième!)

Bref, la jolie femme rencontre en 1840 un pianiste qui tombe amoureux fou de sa beauté sensuelle et de ses mœurs libres et inventives.

Henri Herz.

Henri Herz.

Il s'appelle Henri Herz. Il est le plus fêté des pianistes de la Restauration et il faudra attendre deux géants, Liszt et Chopin pour le détrôner. Il créa une manufacture de pianos pour se consoler...

Il est donc le premier amant connu de Thérèse Lachmann. Sa fortune fait partie de ses charmes comme ses relations et les nombreux salons qu'il fréquente. Notre courtisane voit son carnet d'adresses s'enrichir de noms prestigieux. Elle rencontre grâce à lui Liszt, Wagner venu quelques mois à Paris et locataire rue d'Aumale dans la Nouvelle Athènes pour la présentation de son Tannhäuser, Théophile Gautier qui restera son ami...

 

Henri Herz dans un salon en 1830.

Henri Herz dans un salon en 1830.

Elle épouse son artiste à Londres, en cachant soigneusement qu'elle est déjà mariée. Après tout, elle inaugure la bigamie féminine, n'en déplaise aux polygames mâles!

Une fillette voit le jour en 1847. Elle sera nommée Henriette (remarquons au passage que son premier mari s'appelait Antoine, prénom donné à leur fils, et que le 2ème mari s'appelant Henri, leur fille fut baptisée Henriette! Notre Esther-Thérèse voulait sans doute donner à ses maris le signe que ces enfants étaient bien à eux et très peu à elle!)

Il faut mentionner ici qu'elle eut des trésors auxquels elle donna le nom d'enfants! En effet, ce sont deux diamants considérables, parmi les plus fabuleux, qu'elle appela ainsi! 

Ils ont été vendus par Sotheby's en 2007 pour plusieurs millions de francs suisses.

 

En 1848, Herz part pour une tournée aux Etats-Unis. Thérèse dilapide une partie de sa fortune si bien que la famille, scandalisée, la chasse de la demeure familiale et récupère la fillette dont elle ne se préoccupera jamais et qui mourra à l'âge de 13 ans sans avoir connu sa mère.

Thérèse se rend à Londres où elle espère refaire sa vie. Elle trouve naturellement un riche protecteur en la personne d'Edward Stanley, politicien généreux qui la couvre de présents et lui donne en paiement de ses services, paraît-il exceptionnels, de quoi vivre largement. Mais cet homme l'ennuie, comme la langue anglaise et le brouillard sur la Tamise.

 

 

Thérèse revient à Paris où l'attend une surprise dont elle se serait bien passée. Antoine Villoing, le premier mari et le seul  légitime, débarque et la supplie à genoux de revenir au bord de la Moskova où l'attendent son fils et ses parents. La seule idée de retourner dans un passé qu'elle exècre lui fait horreur. Elle repousse le tailleur amoureux qui, désespéré se suicide.

Après quelques larmes de crocodile, Thérèse rencontre un nouvel amant prestigieux, le duc Antoine de Gramont alors marié à une belle Ecossaise et pas encore le grand personnage politique du 2nd Empire en gestation.

 

L'homme qui lui offre de nombreux présents et paie largement sa compagnie n'est pas de ceux qui s'encombrent longtemps d'une relation de plaisir. Thérèse est de nouveau seule. Situation inconfortable et indigne d'une courtisane dont la réputation est maintenant établie.

Voilà que passe sur le trottoir l'homme providentiel qui allait transformer sa vie, à commencer par son nom.

Il s'agit d'Albino Francisco marquis de Paiva Araujo. Il a 27 ans, il est élégant, il est riche, bref il est paré de toutes les qualités!

 

Thérèse le séduit si habilement qu'après quelques mois il lui propose le mariage, célébré en juin 1851.

Le nouvel époux fait cadeau à sa belle d'un hôtel particulier, élevé place Saint Georges en 1840.

 

C'est un bâtiment remarquable, un des plus beaux du quartier qui pourtant n'en manque pas. Son architecte est Edouard Renaud qui se plie au goût très "Monarchie de Juillet" pour le style néo Renaissance mâtiné de gothique.                                                                                                                                                                                                                                                               

 

La Païva à Montmartre. La plus célèbre courtisane du 2nd Empire.
La Païva à Montmartre. La plus célèbre courtisane du 2nd Empire.

L'Abondance et la Sagesse par Gabriel Garraud.

Les décors théâtraux sont dus aux frères Lechêne et les sculptures sont d'Antoine Desboeufs et Gabriel Garraud.

Antoine Desboeufs est surtout connu comme médailleur, d'où la précision et la finesse de ses réalisations. On peut voir plusieurs de ses œuvres à Paris comme la paix au bas d'une des colonnes de la place de la Nation ...

 

La Païva à Montmartre. La plus célèbre courtisane du 2nd Empire.

L'Architecture par Antoine Desboeufs

La Païva à Montmartre. La plus célèbre courtisane du 2nd Empire.

La Sculpture par Antoine Desboeufs

Gabriel Garraud, plus rare, est un des nombreux sculpteurs ayant participé à la galerie des hommes illustres du Louvre. Son Descartes n'est pas bouleversant d'expressivité!

 

On admire aujourd'hui la fantaisie de cette façade qui associe gothique et renaissance... et on imagine la satisfaction de celle qui se nomme désormais la Païva, lorsqu'elle franchissait les grilles de son hôtel, "soulevant, balançant le feston et l'ourlet"! 

 

Thérèse ne supporte pas longtemps son nouveau statut. Elle donne congé au marquis qui repart au Portugal...

Quelques mois plus tard, elle rencontre un cousin richissime du chancelier allemand Bismarck, le comte Guido Henckel von Donnersmarck.

 

Ici s'arrête le séjour de la courtisane dans nos quartiers! 

Le comte lui fait construire le fabuleux hôtel des Champs-Elysées, avec, pièce centrale et grandiose, un escalier d'onyx. Ce qui fera dire à Emile Augier : "Ainsi que la vertu, le vice a ses degrés".

 

 Abrégeons l'histoire de notre courtisane qui fait annuler son mariage avec le marquis en 1871. L'homme qui revient des Amériques à peu près ruiné se suicide. Elle épouse alors le comte allemand.

Après la guerre de 1870, elle sera soupçonnée d'espionnage et contrainte de quitter la France en 1877. Elle ira vivre en Silésie, dans le château de son mari (surnommé "le Petit Versailles") qu'elle a fait rebâtir selon ses goûts par l'architecte parisien Lefuel. Elle y mourra quelques années plus tard, à l'âge de 65 ans.

 

Reste le mystère de la séduction qu'exerça cette femme qui ne se trouvait pas belle et refusait qu'on la photographie....

Reste son passage rue des martyrs, place Saint-Georges.... où son parfum flotte parfois dans l'air avec celui des lorettes...

Seuls peuvent les percevoir aujourd'hui les amoureux de Montmartre...

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MES ROMANS et RECUEILS
Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Après tout, un peu de pub pour soi-même ne saurait nuire! 

C'est donc avec émotion que je vous informe de la naissance de mon dernier rejeton : Les Lettres de craie.

Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Mes fidèles lecteurs seront sans doute surpris d'y retrouver les personnages d'un roman publié il y a quelques années "Une Saison de Neige". Mais tout y est différent : point de vue, intrigue, dénouement.

 

Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Une histoire d'amour, c'est banal me direz-vous! Certes mais aimer une mendiante bulgare et accepter qu'elle vienne vivre chez vous avec son compagnon de manche, l'est déjà un peu moins.

Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Surtout, ne pas savoir qui elle est, n'obtenir de son enfance que des versions suspectes, toujours tragiques... Ne pas savoir si elle ment, quand elle ment, pourquoi elle ment, mais l'aimer malgré tout, comme si ce sentiment étrange nous dépossédait de nous-mêmes et de notre sens critique.

Il est vrai que la vérité physique est sans appel. Deux corps s'accordent et dansent, se donnent et se prennent... ça marche ou ça ne marche pas mais quand il y a harmonie, alors les mensonges ne sont plus qu'un décor sans importance.

Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Pourtant, la vérité, enfin ce qu'on peut appeler ainsi, finit par poindre son nez... Un secret terrible, une tragédie de l'adolescence, sans appel... que l'amoureux ne découvrira que trop tard.

Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Il écrit, il écrit... il lui écrit... il lui rappelle leurs moments d'éblouissement et de doute... Il se dépêche de raconter leur histoire, afin qu'elle subsiste quelque temps, afin qu'elle garde trace de leur passion, comme les cailloux ramassés sur la plage de l'île où ils s'étaient réfugiés, gardent encore la trace de leurs deux noms, en lettres de craie....

Mon dernier roman : Les Lettres de craie.

Les Lettres de craie sont disponibles sur Edilivre, Amazon, Fnac... et aussi en me contactant sur mon blog.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Le défilé des Vendanges  a égayé notre Butte qui rayonnait sous un ciel estival.

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Evidemment il s'est déroulé sous haute sécurité : voies d'accès bloquées, policiers en nombre parmi lesquels des "caméléons", des flics déguisés en badauds avec casquette et sac à dos, prêts à intervenir à la moindre alerte

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Mais tout s'est bien passé, depuis le clos Montmartre jusqu'à la mairie, dans une ambiance de fête et de partage.

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Ces quelques photos garderont quelque temps le souvenir de cette belle journée, de la diversité et de la convivialité des habitants de Montmartre.

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Les associations culturelles (Croatie, Sri Lanka, japon, Ukraine, Portugal...) étaient cette année plus nombreuses que les joyeux pinardiers. 

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Nous avons vidé quelques gobelets de Brouilly, de Muscadet... nous avons applaudi les danseurs, les gymnastes et les musiciens....

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

Ce soir, il n'y aura pas de feu d'artifice, annulé depuis l'an passé pour les raisons que l'on sait.

Ce n'est pas grave, nous ferons la fête et danserons au bal "Dalida". 

Les oiseaux et les chats du Square Louise Michel ne seront pas effrayés par les mises à feu des fusées...

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

A l'année prochaine!

 

Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.
Fête des Vendanges. Le défilé. 14 octobre.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places., #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités
Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

De retour de mes trois mois d'exil dans mon île atlantique, j'ai retrouvé Montmartre qui m'a fait grise mine, comme un chat qui après l'absence de son maître, joue les indifférents.

Si le soleil s'était caché, des artistes des rues moins susceptibles avaient rendu à ma rue son véritable nom et décoré un vieux café désaffecté avec un ange et une vierge droit venus d'une toile du peintre florentin.

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.
Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

La plaque a été modifiée : le 18 ème s'est transformé en 16 s, non pas l'arrondissement mais le siècle de la Renaissance pendant lequel le peintre vécut les 31 dernières années de sa vie.

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

Le nom de la toile représentée est écrit en lettres arabesques ainsi que la date de son exécution : 1528.

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

Cette Annonciation aux couleurs vives et à la théâtralité assumée, j'ai eu la chance de la voir au Palais Pitti à Florence.

Si Andréa del Sarto avait été un homme honnête, elle serait peut-être aujourd'hui au musée du Louvre!

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.
Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

On connaît en effet l'histoire! Le peintre avait été invité à vivre en France, au service de François Ier comme un certain Léonard de Vinci. Pour retrouver sa femme restée à Florence, il obtint de son illustre employeur la permission de retourner quelque temps dans sa ville, avec une somme considérable destinée à acheter sur place des toiles des plus grands peintres dont le roi voulait décorer ses châteaux.

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

Le peintre ne revint jamais en France et avec l'argent qui lui avait été confié se fit construire l'opulente demeure que l'on peut voir aujourd'hui à Florence via dei Caponi!

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

Grâce aux artistes de rues, Andrea del Sarto revient à Paris! 

C'est une belle idée....

 

photo site Toqué

photo site Toqué

Par chance elle est signée!

Leur auteur est double, ce sont deux frères dont le nom est une déclaration de poésie : Toqué frères!

On le sait il faut être un peu (beaucoup?) fous pour se lancer dans de telles aventures, généreuses et lumineuses!

Rue Rochechouart. Mai 2017.

Rue Rochechouart. Mai 2017.

Félix et Marin ont souvent peint sur les murs des villes grises de grands tableaux de mer et de navires.

Parfois ils dessinent en faisant danser les lettres des messages joyeux, des invitations à la vie...

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

En face de l'Annonciation, ils ont tracé quelques lettres sur une boutique abandonnée : Génial avec un cœur.... Ironie du message qui parle à la fois de la toile d'Andrea del Sarto, de sa reproduction en art de rues, du regard du passant qui participe à la rencontre!

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

Je suis rentré trop tard pour voir leur réalisation dans tout son éclat. Déjà elle a été vandalisée par des tagueurs sans talent. Certains détails se sont estompés comme la fleur de lys et le vase, symboles de la virginité et de la maternité. Mais les couleurs vives, le "mouvement immobile" sont restés. L'ange est bien présent, intense, vivant pour chaque passant qui le regarde.

 

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

 

Comme tout art éphémère, la fresque est condamnée à disparaître...

Je le regrette car elle n'est pas seulement une réponse à la question que se posent parfois les habitants du quartier sur le nom de leur rue, elle est aussi une invitation au voyage et à la rencontre.

Bon j'arrête! 

Car moi qui suis un admirateur d'Andrea del Sarto, moi qui habite cette rue, me voilà maintenant toqué des frères Toqué!

 

 

Les frères Toqué. Rue André Del Sarte. Annonciation.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #album, #OLERON PLAGES
Plage de Grand-Village.

Plage de Grand-Village.

Septembre! Un côté nostalgique, la fin d'une saison insouciante...

Septembre d'habitude si beau, à la fois chaud et doux, comme un amour idéal!

Septembre cette année tourmenté, frais, pluvieux, éteint.... dans sa première quinzaine...

Lumineux par la suite

J'y ai guetté les éclats de soleil, les derniers adeptes des vagues et des jeux, les inconditionnels de la nature....

 

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

1er septembre. Soldes à Saint-Pierre.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

2 septembre. Plage de Grand-Village. Retour des chiens interdits pendant Juillet et août!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

3 septembre. La balle verte.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

3 septembre. Un petit chat retrouvé dans un carton posé devant la marée montante. 

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

4 septembre. Les vagues sans la foule!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

5 septembre. Sur la Grande Côte près de Royan.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

5 septembre. Cinéma ABC à Royan.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

6 septembre. L'éducation à la mer! Grand-Village.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

7 septembre. Sur le dos du dragon. Grand-Village.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

8 septembre. Plage de Grand-Village. Les trois sœurs?... et... les trois frères?

 

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

9 septembre. Plage de la Giraudière. Le bonheur des chiens! En juillet et août, la plage pourtant immense leur est interdite. Septembre est leur revanche!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

9 septembre. Jeunes acrobates sur le port de La Cotinière.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

10 septembre. Pour s'abriter du vent du Nord, la "serviette de plage intégrale"!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

11 septembre. Le pêcheur remplace le baigneur!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

12 septembre. Pêche aux tellines dans la tempête!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

14 septembre. Dans un trou à l'abri du vent.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

15 septembre. Seuls les sportifs se jettent à l'eau!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

16 septembre. Découverte d'une nouvelle planète?.... deux astronautes dans les dunes de Grand-Village!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

17 septembre. Port des Salines le matin.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

18 septembre. Le chien assiste au cours de surf...

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

Après la leçon!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

19 septembre. Figure mystérieuse? 

Les moniteurs de surf apprennent à leurs élèves à "mouliner".

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

20 septembre. Retour des chars à voile à leur base. Plage de Grand-Village.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

21 septembre. Dernier jour de l'été... qui ne veut pas mourir. Plage de Grand-Village.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

22 septembre. Paddle à Saint-Trojan.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

23 septembre. De Goa à Grand-Village...

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

24 septembre. Les chevaux de la mer. Les Allassins.

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

25 septembre. En rang dans l'eau!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

26 septembre. Plage des Allassins... La course des vahinés

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

27 septembre... Le surf vert... Grand-Village

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

28 septembre. Seuls sur la plage... 

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.
Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

29 septembre. La mer appartient désormais aux surfeurs qui glissent sur les nuages!

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

30 septembre. Au revoir ou adieu la saison....

Septembre 2017 dans l'île d'Oléron. Photos.

Voilà! Les jours de l'été disparaissent au loin, happés par l'horizon de brume. L'automne est là avec la brutalité de ses chasseurs et ses brouillards qui dissimulent leurs forfaits.

Entre reconnaissance pour les jours de soleil et mélancolie devant l'impitoyable marche du temps... 

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