1er novembre. Le seul jour de l'année où le portail sur la rue Joseph de Maistre est ouvert. Les amis de Dalida n'ont que quelques mètres à parcourir!
2 novembre. Les hangars des bistrotiers de la place du Tertre sont en voie de démontage. 5 mois pendant lesquels nous allons retrouver notre place villageoise.
3 novembre. Ben Hur rue d'Orsel
4 novembre. Plaisir de retrouver l'accordéoniste et son copain le chat noir aux chaussons blancs rue Norvins.
5 novembre. Descente tout schuss rue Lamarck
6 novembre. Complicité. Bonheur. Square Nadar.
7 novembre. Mystère que cet homme rose square Nadar. Il paraît que sa métamorphose est en rapport avec des jeux vidéo, domaine qui m'est parfaitement inconnu.
8 novembre. Le petit accordéoniste.
9 novembre. Le regard du chien. Square Nadar.
10 novembre. La leçon avec un bon élève.
11 novembre. Adoration (Sacré-Cœur)
12 novembre. En fanfare. (Place Valadon)
13 novembre. Soir rue Saint Rustique.
14 novembre. En haut de la rue Chappe, soleil couchant.
15 novembre. Franchissement du ruisseau rue Lamarck.
16 novembre. Encore mon ami l'accordéoniste et son compagnon un jour gris sans doute.
17 novembre. Le soir depuis la rue St Eleuthère.
18 novembre. Chanteuse à la baguette! (Marches du Sacré Coeur)
19 novembre. Mère à l'enfant. Square Louise Michel.
20 novembre. Deux vieux amis. (Square Nadar)
21 novembre. Rencontre.
22 novembre. Le trouple de canards, Yesse, Oui et Cane qui reviennent chaque année depuis 3 ans sur le bassin de la fontaine des Tritons.
23 novembre. Rue Drevet.
24 novembre. Ma boulangerie rue André Del Sarte.
25 novembre. Le gingko du square Louise Michel.
26 novembre. Courage fuyons! (rue du Chevalier de La Barre)
27 novembre. Marché de Noël place des Abbesses.
28 novembre. Le saut du cheval d'or.
29 novembre. Le monde et ses visages.
30 novembre. Soleil pour le dernier jour de novembre, avec l'or du gingko biloba.
Une exposition commencée le 12 septembre et qui ne s'achèvera qu'en juillet 2026 est proposée à la Halle Saint Pierre : "L'étoffe des rêves".
Alireza Asbahi Sisi (Sans titre)
L'invitation au voyage sur des toiles fragiles est bien à sa place dans un quartier connu pour son "Marché" aux tissus!
Nek (Inde)
Des artistes, des créateurs ont utilisé le support textile pour inventer des mondes nouveaux et inviter les curieux à embarquer sur l'onde des étoffes.
Sirène repentante
L'exposition est riche et contrastée.
Je n'ai retenu pour que cet article ne soit pas trop long que quelques artistes sur les 36 qui présentent leurs œuvres.
Saint Georges et ses gentils dragons
Je commence par Marion Oster, née en 1960. Elle a passé son enfance en Afrique (Mauritanie puis Mali), ce qui a marqué à vie sa sensibilité. Le mystère, le sacré, la couleur sont présents dans ses créations.
C'est comme si l'Afrique s'exprimait dans une cathédrale byzantine. Les mosaïques sont remplacées par des perles et des boutons mais le miroitement des couleurs est bien là.
Mère à l'enfant
Le sujet peut être religieux ou profane : la vierge, Saint Georges, une sirène...
Sirène repentante
.... Il y a toujours dans le scintillement et l'étrange quelque chose d'un mystère sacré.
Voilà maintenant un univers bien éloigné de celui de Marion Oster, celui de Micheline Jacques qui sculpte le tissu comme d'autres le marbre.
Solitude (tissu de nylon sur mousse)
Mais sa main est légère, arachnéenne. Elle enveloppe la proie comme l'araignée dans un cocon transparent qui la préserve ou la tue.
Je ne la connaissais pas, cette artiste belge qui vit en Bourgogne aujourd'hui.
Elle présente un alignement de momies repliées sur elles mêmes, dans une attitude de souffrance. "Solitude". L'isolement sur soi même, le silence, les étoffes qui vous emprisonnent et vous empêchent d'ouvrir les yeux....
J'ai été impressionné par cet alignement de morts vivants, non, de vivants en sursis. De vivants qui se consument sur eux mêmes, dévorés par leur propre feu.
Loin de cette désespérance, Marie Thérèse Chevalier (1939-2009) donne aux étoffes toute la sensualité que leur douceur et leur souplesse suggèrent.
Ses réalisations sont présentées dans des boites de plexiglass, comme derrière des vitrines. Sensuelles plus qu'érotiques.
L'installation suivante est bien éloignée de cette sensualité. Elle est l'œuvre d'Hervé Bonhert. Ce boulanger pâtissier semble obsédé par la mort comme l'étaient les peintres des vanités de la Renaissance. La tête de mort, de la plus petite à la plus grande, du bébé au vieillard est modelée avec des tissus. La mort n'est pas ossifiée mais adoucie par les textiles. Fragilisée à son tour.
Les squelettes sont toujours rieurs, ou pour le moins "sourieurs". Vanité des vanités, ils nous rappellent s'il en était besoin que nous sommes en transit.
Moi qui suis gourmand comme un vieux chat, je m'amuse à penser que c'est un pâtissier, champion des crèmes et des chouquettes qui, sorti de sa pâtisserie, confectionne ces alignements de morts qui rappellent les cryptes des couvents italiens.
La mort, c'est aussi l'oubli. C'est pour lutter contre cet oubli que Shao Liyu Chen nous invite avec ses broderies dans un monde de traditions et de couleurs.
Scène de rue
L'artiste est née et a vécu à Pékin dans la ville historique avec ses enchevêtrements de murs, de maisons, de tours.
Chez le photographe
Peu à peu le Pékin moderne a détruit la vieille ville. Des avenues rectilignes, de hauts immeubles ont écrasé les ruelles anciennes. Quand Shao Liyu Chen a découvert l'art de la broderie (elle est par sa formation professeur de philosophie) elle a voulu recréer ses souvenirs d'enfance.
Le chant des oiseaux
Tout un monde disparu que les tissus fragiles tentent de faire revivre.
Le bonhomme de neige
Loin de cet univers nostalgique et harmonieux, Stephane Blanquet, peut être le plus connu des artistes de cette expo, nous donne quelques exemples de son imagination exubérante.
Mort et vie mêlées, indissociables; objets et corps pris dans un magma sans horizon.
Il excelle dans la BD et il a également créé des films d'animation. Son univers saturé laisse émerger quelques figures tatouées en voie d'anéantissement.
L'art de Barbara d'Antuono est plus naïf et plus brut.
Prétexte pour fond rouge
Elle a été marquée par des années de vie à Haïti.
Les yeux noirs
Pensées chaotiques sur fond noir
La vitalité et les couleurs, la religiosité et le vaudou, l'homme et l'animal, la foi et les superstitions tout se superpose et s'amalgame dans un univers de poupées magiques et de signes.
L'exposition se clôt avec un brodeur dessinateur musicien suisse (ouf!) Ficht Tanner.
Il laisse aller son improvisation dans des formes et couleurs qui chantent. Il est sans doute l'artiste qui est le moins tourmenté de tous ceux qui présentent leurs œuvres dans la halle.
C'est une de ses broderies qui a été choisie pour l'affiche de "L'Etoffe des rêves".
Attirés par ses couleurs et sa fantaisie les visiteurs seront amenés à découvrir des artistes qui avec des tissus et des fils les entraîneront dans leur voyage.
Christine Sefolosha (Ascension)
Ils embarqueront pour le rêve mais aussi pour le cauchemar.
L'étoffe des rêves
L'étoffe des cauchemars
L'étoffe de la mariée
L'étoffe du linceul
La vie tout simplement avec ses joies et ses peurs
5 octobre. Le mois d'octobre à Montmartre commence pour moi le 5 octobre, jour de mon retour après trois mois avec les vagues et les goélands. Les nuages m'accueillent avec leur fumée d'écume.
6 octobre. Rue Cortot. C'est à se demander si la 2CV comme le chat noir ou Bruant est devenue indissociable de la Butte!
7 octobre. Une date sanglante. Pourtant il fait bleu et clair, comme si les massacres n'avaient pas eu lieu.
8 octobre. Au pied du funiculaire.
9 octobre. Pas tout à fait Marilyn!
10 octobre. Repos.
11 octobre. Défilé des Vendanges.
12 octobre. Les escaliers sont aussi durs aux monarques qu'aux manants!
13 octobre. Echappé d'un film de Miyazaki!
14 octobre. Le cimetière Saint Vincent séparé par un mur du Lapin Agile. Steinlen et Utrillo sont là, contre le mur.
15 octobre. La statue en hommage à Steinlen, square Joël Le Tac. Le Cat's Cottage était près de là.
16 octobre. Le square Nadar fermé pendant la semaine des festivités vinicoles a rouvert ses portes et ses bisous!
17 octobre. La rue Feutrier entre ombre et lumière.
18 octobre. La balançoire de Renoir dans les jardins. Déception pour les enfants, elle ne bouge pas, fixée au sol.
20 octobre. La partie la plus belle du square Louise Michel, interdite depuis 5 ans! (Des travaux annoncés n'ont pas commencé.)
21 octobre. Pas d'âge pour devenir artiste.
21 octobre. Des visiteurs au repos au musée de Montmartre!
22 octobre. Une famille en selfie! (Square Louise Michel)
23 octobre. Avis de grand vent. Saint Denis protège son chef! (Square Suzanne Buisson).
24 octobre. Audrey Hepburn rue d'Orsel.
25 octobre. Rue André Antoine.
26 octobre. Rue Germain Pilon.
27 octobre rue Ronsard
28 octobre. La belle et la belle rue des Abbesses
29 octobre. Station Blanche.
30 octobre. Matin rose. (rues Muller et Feutrier).
L'Ecole de Paris! Mais qu'est-ce que c'est exactement? Quel mouvement pictural? Quel credo? La réponse est claire, ce n'est rien de tout ça.
Elle englobe une période riche qui va du début du XXème à la 2ème guerre mondiale, période qui a vu éclore et s'épanouir des courants divers et marquants, de vrais courants, de vraies écoles : symbolisme, fauvisme, cubisme etc...
Henri Hayden. Les joueurs d'échecs (1913)
Le terme valise aurait été créé en 1925 par André Warnod, écrivain et célèbre critique d'art, afin de regrouper sous une même bannière tous les artistes qui avaient choisi Paris pour y créer, le plus souvent par nécessité d'échapper à la persécution antisémite. Nous verrons que la grande majorité des peintres exposés sont Juifs et Polonais.
Nathan Grunsweigh (Famille juive pendant le shabbat. 1923)
La collection de Marek Roefler, passionné de peinture, fondateur de "La Villa La Fleur" près de Varsovie où sont conservées les œuvres, nous est présentée ici pour la première fois.
Paris est alors la ville de l'effervescence culturelle en même temps qu'un refuge largement ouvert. Des peintres de tous les horizons s'y retrouvent, non pour former une école mais pour vivre dans un milieu libre et stimulant. La plupart viennent des pays où les pogroms sont fréquents : Russie, Pologne, Ukraine..
Isaac Antcher. (Montmartre. 1925)
Notre Montmartre qui au début fut l'épicentre de ce mouvement (notamment avec le Bateau Lavoir) céda assez vite la place à Montparnasse. L'essentiel des œuvres présentées ont été créées à Montparnasse. La salle consacrée à Kiki en est la parfaite illustration.
Modigliani. (Simon Mondzain assis à une table. 1919)
Parmi les peintres exposés, nous trouvons les illustres comme Modigliani, Foujita, Zadkine, Soutine, Lempicka et les moins connus, ceux qui peuvent occasionner pour nous de belles découvertes.
L'artiste qui a l'honneur de l'affiche, Tamara de Lempicka est celle qui est la mieux représentée. Juive polonaise, elle arrive à Paris après la Révolution d'Octobre. Femme libre et indépendante, elle représente bien les artistes audacieuses de son époque, étant ouvertement bisexuelle et ne cachant pas sa liaison avec Colette ou Suzy Solidor.
Elle crée un style qui lui est propre, précis, inspiré à la fois par la Renaissance italienne et le cubisme. Ce qui fait d'elle une représentante éminente de l'Art Déco, élégant, sensuel.
Coin d'atelier (1924)
Danseuse russe (1924)
La Polonaise (1933). Il s'agit de sa fille Kizette.
Portrait de femme (1924)
Jeune Homme au livre. Peint alors qu'elle vit aux Etats Unis. Ce tableau est comme un hommage aux peintres de la Renaissance qu'elle n'a jamais cessé d'admirer.
L'occupation contraint Tamara de Lempicka à fuir l'Europe en 1939. Elle échappera ainsi au sort tragique que connaîtront d'autres peintres Juifs.
Comme Nathalie Kraemer, peintre et poétesse qui, française née à Paris, boulevard Magenta, ne pouvait imaginer ce que son pays ferait d'elle. Sa toile "Portrait de famille" peinte dans les années 1930 est celle qui m'a le plus ému et qui à elle seule justifie que l'on aille au Musée de Montmartre.
La pièce sombre, l'angle fermé et menaçant, les membres de la famille à la fois unis et seuls, semblant se serrer eux mêmes dans leurs bras, le visage grave...
Nathalie Kraemer arrêtée à Nice a été gazée dès son arrivée à Auschwitz.
Kisling. Céret (1910)
Parmi les nombreux peintre juifs, après la guerre, deux seulement parmi les survivants reviendront en France. Il s'agit de Chagall et de Kisling. Chagall n'est présent que par un dessin dans l'exposition contrairement à Kisling dont plusieurs toiles sont exposées.
Autoportrait 1920
Zoucha et Louis Tas
Il s'est engagé dans la Légion Etrangère pendant la 1ère guerre et c'est là qu'il a connu Blaise Cendrars qui devint un ami constant, comme plus tard le sera Modigliani.
Nu allongé. Kiki de Montparnasse. 1925.
Un autre peintre polonais a peint Kiki. Il s'agit de Maurice Mendjizki qui fut ami de Renoir chez qui il passa plusieurs été à Cagnes.
Mendjizki. Kiki de Montparnasse (1920-1921)
Ses portraits de Kiki qui ne s'est pas encore métamorphosée en icône 1925 sont annonciateurs de sa vocation de modèle emblématique. Elle est représentée ici avant sa grande célébrité, du temps où le peintre et elle vivaient un grand amour qui dura 3 ans.
Le peintre ne survécut que quelques années à la guerre, l'extermination de sa famille, l'exécution de son fils. Il les passa à dessiner la résistance héroïque du Ghetto de Varsovie. Picasso dira que ces dessins sont "Un chef d'œuvre, une symphonie en noir et blanc."
Foujita. Portrait de Kiki de Montparnasse (1928)
Il est impossible évidemment de décrire les 130 œuvres de l'exposition. Modigliani, Foujita, Soutine, Chana Orloff y sont présents, modestement. Quand Marek Roefler a constitué sa collection ils atteignaient des prix déjà très élevés.
Zadkine. Le compositeur. 1928
Encore quelques œuvres que j'ai aimées :
Boleslas Biegas (Composition abstraite. 1920). Sculpteur et peintre aux tendances mystiques, il a son musée à Paris, à la Bibliothèque polonaise.
Marcoussis (Kerity. 1927). Ce dessinateur et peintre polonais a été très lié à la vie montmartroise, participant à de nombreux journaux de caricatures. Il a été l'amant d'Eva Gouel qui lui préféra Picasso, le grand absent de l'exposition)
Zac. Meunier, paysage romantique. 1919. Le plus symboliste des peintres de l'exposition. Ses paysages de l'Arcadie sont une échappée vers le rêve dans des années de cauchemar.
Alice Halicka (paysage 1927) Epouse de Marcoussis, elle se réfugie avec lui à Cusset. Il y meurt et elle parvient à se cacher jusqu'à la Libération.
Cette exposition nous invite à de vraies découvertes et à une certaine nostalgie du temps où Paris accueillait les artistes persécutés du monde entier et méritait le nom de Ville Lumière!
La lumière s'est éteinte avec l'occupation. Par chance quelques foyers de création et de liberté subsistent ici et là, pas suffisants pour constituer une école mais assez pour allumer quelques feux dans la nuit.
Le soleil était de la partie, la Butte jouait les coquettes devant ses admirateurs.
Pourtant, j'ai retiré une étrange impression de ces deux heures passées à photographier les groupes qui descendaient par l'avenue Junot et la rue Caulaincourt vers la mairie.
La 1ère chose qui m'a frappé c'est que pour la première année, le défilé, après qu'Aristide Bruant démultiplié avait fait son passage, suivi des P'tits poulbots en costumes de tambours 1813, ne s'ouvrait pas sur le sourire de Miss Vendanges et de ses dauphines vêtues de crinolines et de capelines.
Sans en être sûr je pense que le moralisme dominant a estimé qu'il fallait éliminer cette survivance du patriarcat et du sexisme.
Il y eut donc des groupes divers parmi lesquels j'ai toujours aimé "Les Chapeaux Fleuris". Il me semble qu'aujourd'hui plus que jamais il faut mettre des fleurs sur nos couvre-chefs. Même les petits chiens sont d'accord!
Il y eut aussi des associations de l'arrondissement, sportives essentiellement, mais aussi musicales. Dynamiques, sympathiques.
Beaucoup de tambours! Tambours de paix!
Je crois que l'impression un peu triste que j'ai ressentie malgré l'ardeur des tambours et la virtuosité du groupe de danse m'est venue quand j'ai vu les Ukrainiens peu nombreux, comme anesthésiés par l'ignoble invasion russe.
Le drapeau tournoyait dans le ciel avec le drapeau français mais cette année les participants ne dansaient pas, ne s'arrêtaient pas pour entonner leurs chants d'espoir et de courage.
D'autres groupes venus de pays eux aussi victimes de l'Impérialisme russe étaient là avec leur jeunesse. Leur chant d'exil cependant restait empreint de mélancolie.
Comme d'habitude beaucoup de confréries avec leur bannière ont suivi le parcours. Ils nous invitaient parfois (trop rarement) à apprécier leur vin.
Cette année je n'ai pas eu l'occasion d'y goûter. Pourtant c'est le moment ou jamais de s'enivrer comme l'écrivait Baudelaire!
D'autres absents remarqués : Zézette et sa bande! Leur dégaine, leurs rires, leur descente tout schuss avec leurs poussettes.
Rien.
Aurait-elle été elle aussi censurée? Je n'ose le penser!
Rendez vous l'année prochaine! Avec peut-être de meilleures raisons pour faire la fête! Et merci aux Déjantés et aux Chapeaux Fleuris de nous avoir réjouis!
1er septembre. C'est bien la fin des vacances! Je pense à la chanson de Brigitte Bardot. "Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés, Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été, Qui depuis s'en est allé..."
2 septembre. Retour des goélands.
3 septembre. Encore un peu d'été!
4 septembre. Comme un poisson dans l'eau
5 septembre. Le port ostréicole de Saint Trojan le soir.
6 septembre. La lune sur le pertuis (St Trojan)
Dimanche 7 septembre. La chaleur revenue. Un jour d'insouciance volé à la rentrée morose.
8 septembre. Les grandes marées. La mer blanche.
9 septembre. Comme en novembre!
10 septembre. Surfeurs à contre jour
11 septembre. La voile verte dans un jour gris.
12 septembre. Une éclaircie pour une petite famille
13 septembre. Bonheur du chien
14 septembre. Jour de l'ouverture de la chasse. Alors qu'on entend le fusil de ceux qui prennent plaisir à tuer, dans la réserve ornithologique d'autres tentent de protéger les oiseaux.
15 septembre. Les vagues divaguent
16 septembre. Bataille de sable. La plage réveille en nous les enfants que nous fûmes
17 septembre. Bain dans l'écume.
18 septembre. Funambule
19 septembre. L'enlèvement de la Sabine!
20 septembre. Mes copains les bécasseaux.
21 septembre. Le bâtisseur!
22 septembre. Tiens déjà l'automne est venu...
23 septembre. L'or en fusion
24 septembre. L'envol du cygne sur les marais
25 septembre. Ciel d'orage rue des Saulniers
26 septembre. Un soir beau et inquiétant.
27 septembre. Seul dans le bleu
28 septembre. Moment de jeu entre enfants et chien.
29 septembre. Chorégraphie sur le plage de Saint Trojan
30 septembre. Seuls aux premières loges!
31 septembre. Un peu de tendresse pour ce dernier jour. Bientôt Montmartre et l'océan des toits de Paris. Toujours un pincement au cœur et cette inquiétude "Dans un mois dans un an... quand nous reverrons nous?"
Marcel Leprin n'est pas de Montmartre mais comme beaucoup de peintres étrangers à la Butte, il y est venu, attiré par sa réputation et par la présence de nombreux artistes qu'il admirait.
Le maquis
Il n'y est resté que quelques années de sa courte vie et il y a peint presque deux cents toiles, sombres, tourmentées, parcourues de passants couleur d'ombre. Un Montmartre pauvre et contrasté en voie d'embourgeoisement mais qui résiste encore avec ses vieilles maisons, ses terrains vagues, son maquis.
Jardins ouvriers
Il est né à Cannes en 1891. Pas sous une bonne étoile puisqu'il est abandonné, orphelin pour la vie. Recueilli par un oncle quincailler qui ne devait pas apprécier son neveu puisqu'il le confia aux Salésiens à Marseille où les bons pères s'intéressèrent à lui non pas pour de douteuses raisons mais parce qu'ils détectèrent en lui un véritable don pour le dessin. Ils l'initièrent donc à cet art et à la lithographie.
Pêcheurs sur le port de Marseille. (Leprin. 1920)
Il a 12 ans il devient pilotin, c'est à dire mousse. On n'oubliera pas cette formation maritime quand en 1914 il sera engagé comme fusilier marin sur le croiseur cuirassé Waldeck Rousseau. Mais n'anticipons pas! Toujours à Marseille Marcel est attiré par les quartiers chauds. Il s'intéresse à la tauromachie alors pratiquée par la Catalogne voisine qui aujourd'hui l'a enfin interdite!
Ce sont ses toiles, ainsi que celles de Marseille, qui sont les plus colorées, d'une palette droit venue du fauvisme et qu'on ne retrouvera que rarement dans sa période montmartroise. Elles lui permettent d'exprimer une violence et une souffrance intérieures dues à sa jeunesse difficile marquée par l'abandon.
On retrouvera quelques traces de cette période fauve dans quelques rares toiles montmartroises.
Rue des Saules au croisement avec la rue Saint Vincent
Le Lapin Agile
En 1916, Il rencontre Hélène, belle évidemment, qui devient sa femme et sur laquelle il reporte tout son besoin d'amour. Hélas, de retour de son engagement sur le croiseur cuirassé, il ne retrouve plus sa belle qui s'est éclipsée aux bras d'un souteneur. Encore un abandon. Encore une injustice durement ressentie par celui qui sera aidé alors par un personnage haut en couleurs, une certaine dame Smadja, patronne de bordel qui l'héberge.
En 1921 il quitte Marseille et gagne Paris.
C'est à Montmartre qu'il jette l'ancre, dans ce quartier qui était pauvre et insalubre comme celui où il vivait à Marseille mais où il rencontre des artistes avec lesquels il sympathise.
Parmi eux, rue Ravignan, Max Jacob qui l'héberge un temps et tente en vain de le convertir au catholicisme puisque, apparemment, les Salésiens n'y étaient pas parvenus!
Parmi les peintres qui deviennent des amis, nous trouvons Jules Pascin, plus ou moins associé dans ses débuts aux Fauves et qui se donnera la mort dans son atelier du boulevard de Clichy en 1930. Comme Leprin, il connaît les maisons closes et comme Lautrec avant lui, représente les prostituées comme ses sœurs humaines.
Jules pascin (1924)
Parmi les peintres montmartrois dont il devient ami, Galanis est un de ceux qui le guident sur la Butte, lui qui de tous les artistes qui ont vécu rue Cortot, est celui qui y est resté le plus longtemps, 56 ans!
Citons encore Edmond Heuzé, un grand peintre encore trop peu reconnu, qui fut danseur au Moulin Rouge et époux de la directrice de Médrano.
Le clown Chocolat. Heuzé.
Ces amitiés ne parviennent cependant pas à apaiser l'âme tourmentée de Marcel Leprin. Il trouve quelque réconfort dans le restaurant de la Mère Catherine où le repas lui est offert et où en paiement il peint à même le mur des scènes aujourd'hui disparues.
Il a l'occasion de rencontrer souvent Suzanne Valadon et Utrillo. La palette vigoureuse de Valadon et les paysages de la Butte empreints de tristesse et souvent hivernaux de son fils l'ont sans doute marqué.
Suzanne Valadon et chat
Il fait la rencontre, un jour de bonne étoile, d'Henri Bureau qui est encadreur et lui offre un contrat d'exclusivité qui lui assure une très relative sécurité financière et organise sa première exposition chez Berthe Weil en 1925.
place Jean Baptiste Clément
Rue Tholozé
Le succès aurait dû lui donner confiance mais il cède au découragement et au pessimisme. Il voyage à travers la France et l'on voit s'éclaircir sa palette.
Une deuxième exposition sera présentée à la Galerie Druet, rue Royale. Comme la première elle est très bien reçue.
Le jardin Saint Pierre (Louise Michel)
Déjà Leprin est moins souvent à Montmartre. Il tente de vivre en Normandie. Mais c'est un échec et il décide de revenir à Paris en 1931.
Sa santé est fragile, l'abus d'alcool et de drogues l'ont sévèrement compromise.
Rue Drevet
Rue Saint Eleuthère arrivée sur la place
Il est hospitalisé à l'hôpital Tenon où il meurt en 1933, jamais guéri de son enfance malheureuse.
La place Blanche
Il nous laisse un témoignage précieux du Montmartre des années 1920, encore proche de ses origines campagnardes, avec ses vieilles maisons, ses chemins boueux et sa misère. Son art hésite entre plusieurs écoles, du fauvisme au post impressionnisme, du réalisme à l'expressionnisme et à la touche rapide et mouvementée de Gen Paul qu'il fréquenta. Il n'est pas sans points communs avec Elisée Maclet dont l'éclectisme est encore plus évident.
Il a rarement peint à Montmartre la lumière du printemps et les ciels d'été. La Butte est dure aux miséreux et aux peintres tourmentés. Le ciel y est gris, l'hiver y est une saison mentale. Il est mort avec tous les possibles que contenait son art. Né sous un soleil noir, il n'a pas trouvé l'apaisement parmi les artistes de Montmartre. Max Jacob mourra à Drancy et Pascin écrira de son sang le nom de la femme qui l'avait quitté. Les couleurs, les douleurs de Marcel Leprin nous restent proches et se superposent au Montmartre trop bien léché d'aujourd'hui.
Pour le quitter sur une note plus positive, demandons à sa "belle cabaretière" de nous jeter un regard, derrière le comptoir de zinc du 14 rue de l'Abreuvoir dont le propriétaire Georges Baillot fit cadeau au musée après l'avoir sauvé des réquisitions de l'occupation.
La belle cabaretière esquisse un sourire un peu las. Solide et fragile à la fois, son reflet de dos dans le miroir, elle a retrouvé sa place derrière le comptoir de zinc à quelques dizaines de mètres de l'ancien bistro, dans le musée dont elle est aujourd'hui la plus belle image d'un temps disparu et d'un peintre cher au coeur des Montmartrois.
Ce peintre est je l'avoue une énigme pour moi. Je le connaissais à travers des toiles que je trouvais assez brutes, sans nuances, sans parti pris esthétique. Et puis après quelques échanges avec des admirateurs ou collectionneurs, j'ai voulu le connaître mieux. J'ai découvert un artiste de grand talent, parfois inspiré.
(1908-1919)
Pour un fou de Montmartre comme moi il offre des points de vue parfois originaux sur des rues et des sites célèbres maintes fois représentés. Je ne parlerai pas de ses œuvres peintes en Normandie, en Provence ou en Bretagne. Je m'attacherai à celles qui représentent la Butte et qui ne manquent pas d'intérêt même si parfois elles semblent être dues à différents peintres, tant leurs styles peuvent différer.
Elisée Maclet (1881-1962) sans être par ses origines prédisposé à la peinture, a pris goût au dessin et à l'aquarelle grâce à son curé, lui même aquarelliste, qui l'a encouragé et lui a offert le matériel nécessaire. Une légende dans le style de celles dont raffole la Butte, prétend que Puvis de Chavannes se serait arrêté longuement devant une de ses aquarelles et l'aurait vivement encouragé à persévérer pour que s'épanouissent des dons qu'il aurait détectés chez le jeune Elisée. L'anecdote peut intriguer tant l'art de Puvis et celui de Maclet sont à l'opposé l'un de l'autre!
Elisée débarque à Paris alors qu'il a déjà 25 ans. Pour survivre il exerce de nombreux petits boulots mais déjà se dirige vers la décoration puisqu'il se trouve quelques mois décorateur au Moulin Rouge.
Il aurait même assuré le remplacement de danseurs empêchés. Il avait décidément les pinceaux très agiles!
Il aime peindre le vieux village où il rencontre les artistes. Il abandonne l'aquarelle et peint à grands traits dans un style vigoureux et contrasté dans des couleurs plutôt froides et limitées.
(1906 et 1908)
On donnera le nom de "période bleue" à ses productions d'avant guerre. Picasso est sorti de la sienne deux ans avant que notre Picard ne débarque à Montmartre!
(1906-1908)
1918-1919
Sur la Butte il fréquente le Lapin agile où il a l'occasion de croiser Utrillo, Picasso ou Apollinaire.
Le Lapin agile. (1935-1945)
1919-1933
1908-1919
1919-1933
(Ces représentations du Lapin montrent à quel point Maclet pouvait varier son style, de l'impressionnisme au fauvisme, du naïf au virtuose. Contrairement à Utrillo qui l'inspira également il revendique d'être un peintre caméléon)
Quand il rencontre Georgina et qu'il en tombe amoureux, il choisit de vivre au cœur du Montmartre des artistes pauvres et inspirés : place Ravignan (Emile Goudeau à partir de 1911) à l'hôtel du Poirier avec le Bateau Lavoir de l'autre côté de la place.
Place Emile Goudeau
Quand éclate la première guerre, il s'engage comme infirmier.
( l'Atelier 1919)
Certains pensent que c'est pendant ces années difficiles où il est confronté à des horreurs, à la mutilation des corps dans l'hôpital où il s'engage qu'il trouve le meilleur de son inspiration et atteint l'apogée de son art. Il peint souvent des paysages de neige comme il le fera pendant la 2ème guerre. Pendant ces quelques années, il signe de son seul nom de famille "Maclet" (ce qu'il fera jusqu'en 1933).
.1919
.. .1918
... 1919
1918
Quelques précisions sur cette fameuse signature qui varie avec les années. Au début, il n'est pas rare qu'elle comporte le prénom et le nom. "Jules Maclet" puis plus souvent "Elisée Maclet".
De 1908 à 1918 le nom est précédé d'un "E" géométrique aux angles pointus.
De 1919 à 1933, nous trouverons le seul nom de famille
De 1934 à 1945 le "E" du prénom s'arrondit et perd ses angles
Après 1945 le "E" retrouve ses angles!
Et comme souvent peintre varie, bien fol est qui s'y fie! Parfois cette règle des signatures identifiables chronologiquement connait des exceptions!
Pour revenir aux paysages de neige, ils sont présents et émouvants comme ils le sont chez Utrillo. Ils auront un je ne sais quoi de nostalgique et de poétique qui convient si bien à notre Montmartre.
Toujours est-il qu'ils plaisent aux marchands qui proposent les toiles de Maclet dans leur boutique où, témoigne l'un d'entre eux, elles trouvent plus d'amateurs que celles du fils de Valadon.
Ce qui est le rêve d'un jeune peintre se réalise, Maclet signe un contrat avec un riche mécène, un Autrichien, le baron von Frey. Grâce à lui, il est libéré de tout souci financier. Grâce ou à cause de lui il quitte Montmartre pour le sud où il laisse vivre une palette de couleurs franches.
Arles.
Nous laisserons aux spécialistes l'étude ce ces années "lumineuses" qui de 1924 à 1930 conduisent le peintre de Provence en Corse, de Corse en Bretagne.
En 1933 La confiance ou l'inconscience lui font rompre son contrat. Il le regrettera trop tard. Devant les difficultés qui ne tardent de l'assaillir, il déprime et se réfugie dans l'alcool. Il fait un premier séjour à l'hôpital Sainte Anne.
De nouveau à Paris, il retrouve Montmartre et les rues qu'il avait souvent peintes dès son arrivée sur la Butte.
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Ses toiles qui peuvent être joyeuses, presque naïves dans les jours optimistes, deviennent sombres et contrastées dans les jours noirs. Mais il est difficile, répétons le, d'assigner un style défini à Maclet. Plusieurs peintres coexistent en lui.
Pendant le 2ème guerre, Montmartre se couvre de nouveau de neige dans ses toiles.
Le peintre trouve un logement modeste rue Marcadet. En 1957 il épouse Simone avec qui il vit ses dernières années. Mais l'alcool et la dépression restent ses compagnons quotidiens les plus fidèles.
Comme chaque été je rends visite au refuge des Pachats établi dans un bastion des remparts de la ville du Château d'Oléron. J'aime ce refuge que je connais depuis plus de dix ans et où j'ai rencontré deux des amours de ma vie : Bella et Plume. Jamais oubliées et pour toujours mêlées au meilleur de ma vie et celle de Nicole.
Bien sûr il serait préférable que les refuges n'existent pas et que les hommes traitent dignement les animaux. Mais c'est un rêve et il est vain d'attendre que notre humanité comprenne que les animaux sont des êtres sensibles faisant partie du même mystère de la vie que nous.
Ils sont hélas trop souvent des marchandises, des produits, des passe-temps.
Alors, quelle chance, quelle respiration que ce lieu protégé, ce petit pays où les chats victimes de la cruauté, de l'abandon, de la mort parfois de leur maître, sont accueillis plus que recueillis, considérés, aimés!
Sur cette photo Cosette tient dans les bras Tosca qui malgré son nom est un beau mâle. Il a été accueilli dans un sale état, ramassé dans la rue où il était étendu, après avoir été battu, l'arrière train paralysé par les coups. Il a fallu des soins quotidiens, des massages patients, l'aide d'une ostéopathe pour obtenir ce miracle! Tosca court comme un gamin, joue avec Cosette qu'il aime provoquer.
Tosca est heureux malgré l'incontinence, conséquence de la violence qu'il a subie.
Combien de petits destins encore qui continuent leur chemin sur terre grâce à Cosette et aux bénévoles qui chaque jour parlent aux chats, nettoient leur litière, les nourrissent, surveillent leur état de santé?
Dans une pièce à part, une mère et ses petits sont rescapés d'une "maîtresse" qui après la naissance de trois chatons a fracassé l'un d'eux contre un mur et l'a jeté encore vivant à la poubelle.
C'est un infirmier qui l'a découvert et qui a pris la mère et les deux petits pour les mettre à l'abri au refuge où ils recommencent à jouer.
Pas de jugement définitif de la part des bénévoles mais une révolte douloureuse devant ce constat qu'il existe des gens souvent très démunis qui victimes de leur misère et souvent de l'alcool ont aussi peu de respect des animaux que d'eux mêmes.
Un autre cas se présente parfois, celui de gens atteints par le syndrome de Noé qui prennent chez eux tous les chats qu'ils rencontrent et sont vite dépassés par leur nombre.
Ainsi un homme vivait-il avec une trentaine de chats près de là. Après sa mort, dans sa maison encombrée d'ordures, on a trouvé des sacs fermés avec le cadavre de certains animaux, et les survivants que plusieurs associations ont sauvés. Le refuge des Pachats a trouvé de la place pour quelques uns.
D'autres histoires se répètent d'année en année. La maîtresse ou le maître qui meurt à l'hôpital en laissant un ou plusieurs animaux aimés à la merci des héritiers qui souvent n'en ont rien à faire.
Celle plus tragique de cette femme qui un matin vient confier sa chatte au refuge et dont on apprend le lendemain qu'elle s'est suicidée le jour même.
Oui, que de drames, que de souffrances! Les amis des bêtes le savent et leur engagement n'en est que plus motivé.
Grâce à eux nous pouvons croire que les îlots d'humanité qu'ils protègent se multiplieront et nous montreront le bonheur retrouvé, les jeux, la curiosité, la malice, la paresse, la gourmandise des chats accueillis.
Pour empêcher celui là de s'arracher les poils, Cosette a confectionné pour lui un petit gilet, léger, qu'il supporte bien et qui le rend plus insouciant et plus joueur.
Celles là malgré la leucose qui les isolent dans un espace bien à elles, sont devenues les meilleures amies du monde.
Et puis il y a pour faire oublier la cruauté et l'indifférence qui nous révoltent, le spectacle joyeux de ce refuge, comme une cour de récréation, avec cabanes multicolores, perchoirs, arbres à chats, cachettes, tout un univers de jeux et de farniente.
Ma petite filleule ne me contredira pas, elle qui a reçu le nom de ma Bella qui repose aujourd'hui dans mon jardin sous le sable où Loulou aime se reposer.
Les bénévoles se cachent dès qu'elles voient mon appareil photo. Pourtant je voudrais leur répéter qu'elles font partie de ceux qui embellissent le monde.