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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.



 Les premiers escaliers attendent les touristes qui montent la rue de Steinkerque, à la sortie du métro Anvers. Sur les marches, vous aurez du mal à échapper aux "tresseurs" qui saisiront votre bras pour y confectionner en quelques minutes un bracelet de brins de laines multicolores. Les tresseurs sont des immigrés africains qui essayent de survivre ainsi...
Il y a quelques jours, une surprise! Le square avait pris des airs d'occupation. Le manège et le jardin étaient de nouveau interdits aux Juifs... Heureusement le cauchemar n'était que cinématographique!

 



Pour échapper à la montée fastidieuse par le jardin, le visiteur se dirige vers le funiculaire. Si ce dernier est en panne, selon sa vieille habitude, il se trouve devant la rue Foyatier et ses deux cents marches...

 



La rue porte le nom d'un sculpteur du XIXème siècle aujourd'hui oublié. Pour éviter l'interminable ascension, vous pouvez emprunter, à gauche l'escalier de la rue Barsacq (modeste) et déboucher sur celui de la rue  Chappe.

 


La rue s'appelait rue du télégraphe avant d'élire son inventeur. Chappe, en effet conçut un système étonnant de communications par sémaphore aérien à l'aide de bras mobiles montés sur des tours. Plus de 500 tours (dites Chappe) permettaient vers 1840 de relier entre elles sur plus de 5000 km les principales villes françaises. Le clocher de l'église Saint-Pierre, à quelques pas de là, fut une de ces tours...






Parallèle à la rue Chappe, la rue Drevet. Ce Drevet est un graveur, à cheval sur le XVIIème et le XVIIIème siècles. A l'origine, l'escalier avait le nom de la rue dont il est l'affluent : Les trois frères. Ne cherchez pas dans les contes de fées ou les romans de cape et d'épée... Les trois frères sont les sieurs Dufour, anciens propriétaires du secteur!



Rue Gabrielle (Hélas ce n'est pas la Belle Gabrielle mais la femme d'un...PROPRIETAIRE!!!) vous voyez l'escalier du Calvaire, qui vous conduit sur la place du...Calvaire, le musée Dali, la place du Tertre. Le jardin sur la gauche est celui de la maison de Neumont  la plus haute de Paris et qui mérite un article complet tant elle est étonnante.


 

Le peintre y avait son atelier sous le toit en terrasse. Il y vécut plus de soixante ans et c'es là qu'il mourut en 1930. Un de ses amis, peintre lui aussi, Louis Icart, y vécut jusqu'en 1950. Une plaque près de la porte d'entrée rappelle au passant le nom oublié de ces artistes amoureux de Montmartre.
Dans la rue Gabrielle, les petits immeubles plâtreux ont souvent abrité poètes et peintres. Et non des moindres! Max Jacob au 17, Picasso au 49...



Un peu plus loin, donnant sur la rue Lepic, l'escalier de la rue de la Mire. Une ruelle plutôt de 46 mètres de long qui rappelle la présence dans le parc du Moulin de la Galette de la mire du nord érigée en 1736 et qui marquait le méridien de Paris, appelé aussi méridienne de France (de Dunkerque à Perpignan). Les Anglais obtinrent grâce à leur clientélisme habituel qu'il fût abandonné, à la fin du XIXème, au profit de celui de Greenwich. Le méridien de Paris garde une grande importance historique puisqu'il servit de base à la détermination de la longueur exacte du mètre, à la fin du XVIIIème siècle.



Place Emile Goudeau (où se trouve le célèbre bateau-lavoir) et rue Ravignan...
La rue qui porte le nom d'un jésuite prédicateur est une des plus vieilles de Montmartre. C'était le chemin Sacalie, devenu Vieux chemin qui menait vers les moulins. Sur un mur de cette rue, max Jacob raconte qu'il a vu apparaître le Christ. Cette apparition sera le prélude de sa conversion.
Sur la place, un immeuble de 5 étages remplace l'hôtel du Poirier où vécurent, entre autres, Reverdy, Mac orlan et Modigliani.



Le dernier escalier débouche rue des Abbesses. C'est celui de la rue Antoine.



A l'emplacement de cet immeuble s'élevait une salle construite en bois qui accueillait le Théâtre Libre créé par Antoine.
Et maintenant, vous pouvez jeter dans le ciel vos "semelles de vent" et redescendre vers Paris et ses grandes avenues sans escaliers!



Lien : les escaliers de Montmartre côté est. (1)

Escaliers de Montmartre (3) Côté Nord.

Les escaliers de Montmartre. Cartes et photos anciennes. (1)

Les escaliers de Montmartre (2). Cartes postales. Passage Cottin. Rue Chevalier de la Barre. Rue de la Fontaine du But. Girardon.

Escaliers de Montmartre (3) cartes postales, photos anciennes. Rue du Calvaire, rue Drevet, rue Antoine.

Escaliers de Montmartre (4) Cartes postales, photos anciennes. Rue Chappe. Rue de la Bonne. Saules. etc...

Escalier rue Muller (rue Utrillo) Photos de François Gabriel. Le réverbère.

 

Rues de Montmartre. Classement alphabétique.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER



Laisse-toi aller. Tu peux crier si tu le veux. Il n'y a personne dans la rue. Tu peux marcher
vite, courir vers la gare. Tu as vu ton père et tu t'enfuis. Tu rentres à Montmartre, dans le ciel, les arbres et la lumière.

Descente lente du corps malade vers la paralysie et vers la nuit. Une étape est franchie. Aujourd'hui, 18 juin, je sais que le pire n'en finit pas de se creuser. On n'est jamais au fond. Le fond, c'est le trou dans la terre.

Quand je suis arrivé dans le studio, l'odeur m'a fait reculer. Non plus l'odeur de pissotière mais celle des feuillées militaires. Pour la première fois. J'ai nettoyé la salle de bains. Des linges, des mouchoirs souillés. Des taches sur le lavabo et sur le sol. Comme il a dû souffrir de cette débâcle! Il a tenté d'en effacer les traces. Il a les yeux humides.

Je veux le raser. Une barbe de plusieurs jours. Rien à faire. Il y a sept rasoirs sans lame. Je ne parviens pas à trouver la bonne lame pour le bon rasoir. je téléphone à mon petit frère qui chaque dimanche joue les barbiers. Il se moque gentiment de moi. Mais non, je n'arrive pas à trouver l'astuce. Je prends un vieux rasoir. La lame glisse. Ne t'en fais pas, me dit-il, avec toi, c'est bien. C'est fait avec amour. Mais les autres, ceux qui viennent me violer, je ne peux plus accepter. Il faut que je parte d'ici. Le plus vite possible.
- Oui papa, bientôt tu viendras à Montmartre.

Comme il m'est difficile de nettoyer mon père. Je me rappelle Michel, malade du SIDA. Ce n'était pas facile mais j'y arrivais. Mon père, c'est autre chose. C'est violent et sacrilège.



Le repas. Aujourd'hui est jour de fête, peut-être en l'honneur de l'appel du 18 juin ou d'un de mes frères dont c'est l'anniversaire? Papa, c'est l'anniversaire de Bruno aujourd'hui.
-C'est bien. Il est trop jeune pour avoir des enfants.
- Il a 61 ans papa!
- Ah bon! Moi j'ai 54 ans.
Un buffet a été installé sous la verrière. Un buffet genre grand restaurant. Les pensionnaires trottinent vers lui. Ils se feront remplir des assiettes impressionnantes dans lesquelles se mêleront saumon, gigot, jambon, crevettes, bulots... Ils doivent d'abord laisser passer devant eux le directeur et ses secrétaires qui semblent n'avoir pas mangé depuis dix jours.



Mon père mange. Il apprécie. Il saisit les morceaux avec les doigts. Il met dans sa poche plusieurs petits pains de la corbeille. C'est pour les oiseaux papa?
- Non, le pain est sacré. Il ne faut pas jeter le pain. 
Me reviennent en mémoire les repas de famille. Ma grand mère mettait le soir, dans notre serviette de table, le bout de pain que nous n'avions pas mangé à midi.

Il mâche avec application. Il parle peu. Il est ailleurs. 


                                        

Je le raccompagne dans sa chambre. Je reste près de lui. Longtemps. Je lui tiens la main. Il s'endort. Je me lève pour partir. Il se réveille. Il m'attire à lui et m'embrasse. Il s'accroche à moi comme quelqu'un qui se noie. 



Je pars. Dans le jardin, je vois les roses qu'il a tant aimées. Il avait planté plus de vingt rosiers dans son jardin. Elles lui rappelaient son père, le cercle poétique des Rosati dont il fut président.
Les roses meurent et renaissent. Elles sont moins éphémères que les hommes.
Je marche vite sous les arbres du parc. La nature est belle et indifférente. Les enfants tournent sur des manèges. La terre tourne avec ses fleurs, ses enfants, ses mourants.

 Qu'elle ne se fasse pas trop d'illusion la Terre. Elle aussi, elle file un mauvais coton. Ce n'est qu'une question de temps, une question d'échelle. Une vie d'homme, une vie de planète.... au bout du compte, même fin.




Lien : Visite à mon père. alzheimer. 2juin.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER
Je viens de voir Elisabeth. Elle a été transportée lundi dernier à Jeanne Garnier, maison de soins palliatifs, avenue Emile Zola, à Paris. A l'entrée, une plaque rappelle que Jean-Marie Lustiger a posé la première pierre de cette institution en 1994. Aucune plaque n'indique qu'il y est mort il y a moins de deux ans.
Quand on entre dans le bâtiment, tout est paisible et clair. Le plafond est un ciel bleu avec quelques nuages, les fenêtres donnent sur un jardin de fleurs. Dans les chambres, des femmes, des hommes, des enfants attendent. Ils ont un sursis de trois semaines en moyenne avant de devenir cadavres.


 
Je l'ai rencontrée il y a plus de dix ans. Elle était assise dans un escalier de la station de métro Strasbourg-Saint-Denis. On voyait d'abord son chat. Un imposant chat blanc, bien droit, posé devant une petite corbeille dans laquelle les gens pressés laissaient parfois tomber une pièce de monnaie. J'ai vu le chat et j'ai croisé le regard d'Elisabeth. Alors a commencé une amitié que la mort seule interrompra.

 
Comme je milite (enfin, c'est un grand mot) disons que je fais partie d'une association qui essaye d'apporter un peu d'aide à ceux qui le désirent, je lui ai parlé, j'ai parlé à son chat, Toto. Nous avons réussi à lui redonner une identité perdue car elle n'avait plus un seul papier et vivotait grâce à la mendicité dans des hôtels sordides, propriétés de tenanciers aussi sordides. Nous avons réussi à lui trouver un petit appartement rue oberkampf. Mais ce que nous avons fait n'est rien par rapport à ce qu'elle nous a donné. Son goût de vivre, sa gentillesse, son regard toujours généreux porté sur les autres. Une sacrée leçon de vie! quand elle touchait ses aides sociales, il fallait veiller à ce qu'elle ne les distribue pas le premier jour à "plus pauvre qu'elle".



Elle avait un compagnon de galère venu du Cameroun. Un soir d'ivresse, il s'est battu sur le quai de la station et il est tombé au moment où arrivait la rame. Il est mort sur le coup. Elle avait des parents qu'elle aimait plus qu'elle. Un soir, alors qu'elle vivait encore chez eux, on est venu la prévenir qu'ils avaient eu un accident et qu'ils avaient brûlé dans leur voiture.
Tous ces malheurs... Elisabeth ne se plaignait jamais. Elle parlait aux animaux, elle nourrissait les oiseaux, elle distribuait son argent aux mendiants du Richard-lenoir. Peut-être pour évacuer ses angoisses fumait-elle sans mesure. Le cancer s'est accroché à ses poumons. elle ne peut plus manger. Elle est en soins palliatifs.
Je l'ai vue aujourd'hui. Elle ne pèse presque plus rien. Une enfant, une plume, un chat. Les anges n'auront pas à se fatiguer pour la transporter et pour la poser doucement près de ses parents retrouvés, de son compagnon relevé et des animaux sans malice qui lui ressemblent.

 

Lien : Poème pour un enfant malade.

Lien : Poème pour Elisabeth (cancer)  

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES ENFANTS





Mon enfant, mon petit, n'aie pas peur de la nuit
Le loup ne viendra pas, le chasseur l'a tué
avec un long fusil, avec un grand couteau
Il a tué le loup et ses deux louveteaux

Le loup n'est pas méchant mais j'ai peur du chasseur
Avec ses bottes noires il marche sur la terre
Il cherche les petits blottis contre leur mère
Je les entends pleurer, j'entends battre leur coeur

Mon enfant, mon petit, n'aie pas peur de la nuit
Le chasseur est parti avec tous ses copains
Son avion est tombé dans l'Océan Indien
Comme un oiseau frappé par un coup de fusil

Le loup sera content mais j'ai peur de l'avion
tu m'as promis, papa, que j'irais avec toi
Dans les forêts de fleurs, sur les chemins de soie
Dans les îles turquoise aux milliers de poissons

Mon enfant, mon petit, n'aie pas peur de la nuit
Si l'avion est touché par la foudre et l'éclair
Il saura se poser doucement sur la mer
Où viendront te porter les dauphins tes amis.




Liens :

 

Liste des poèmes pour les enfants. Liens.


Poème pour un enfant malade.

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES Chats.. photos..articles




MINOUCHE

Connaissez-vous Minouche
Elle est un peu manouche
Elle est née quelque part
Entre avril et hasard

Morte de peur et sans papiers
Elle s'est glissée dans un jardin
Où une femme abandonnée
L'a ramassée un beau matin

La vieille dame, la jeune chatte
Ont entremêlé leurs chagrins
Elles ont avancé pas à patte
Sur l'herbe folle des chemins

Connaissez-vous Minouche
Elle est un peu manouche
Côté blanc pour l'espoir
Côté noir le cafard



La jeune chatte, la vieille dame
Ont harmonisé leurs silences
Et quand la nuit se fait trop dense
La chatte veille comme une flamme

La femme a 88 ans
Ses yeux égarent les couleurs
Ses jambes lourdes de douleur
Ne savent plus d'où vient le vent

"Pour toi mon amie de toujours
J'ai deux yeux clairs la nuit le jour
J'ai quatre pattes de velours
Pour te guider sans un détour"

Connaissez-vous Minouche
Elle est un peu manouche
Dieu l'a posée sur terre
Dans le coeur de ma mère.



Lien : Poème à mon chat.

Liens: Chats. Poèmes, Art, photos....

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.



Ah! les escaliers de la Butte! Qui ne les a chantés... Ils sont durs paraît-il aux miséreux qui aujourd'hui s'y font rares, remplacés par les touristes numérisés qui n'ont pas le courage d'attendre le funiculaire dont une des cabines est toujours en panne depuis 4 ans!!!


 
L'escalier le plus proche de chez moi, part de la rue André Del Sarte. Il porte le nom de Paul Albert, littérateur (!) et professeur au Collège de France. On le confond parfois avec un autre Paul Albert, fonctionnaire et socialiste (!) né à toulouse et mort à Grasse. Bref, le professeur a remplacé la Vierge qui avait, à l'origine, donné son nom à l'escalier et à la rue qui le prolonge. L'escalier Sainte-Marie ne se nomme plus ainsi que sur les cartes postales anciennes.

 

Que les chastes yeux se ferment et ignorent les lignes qui suivent. Cet escalier aurait des vertus particulières et maintes fois vérifiées. Il suffit de le gravir et d'être un mâle pour, à l'insu de son plein gré, se retrouver en état d'érection incontrôlable. Je n'ai osé demander à cet homme si son sourire était dû à la magie de ces marches.
Nino, le héros de mon roman, ne manquait pas d'être victime consentante de l'étrange escalier
Lien :
Lucie et Nino. Roman. Deux amoureux à Montmartre.  



Arrivé sur la placette, vous trouvez sur votre gauche l'escalier de la rue Utrillo. L'un des plus raides. Lui aussi a changé de nom. Il faisait partie de la rue Muller qui descend vers la rue de Clignancourt. Muller est un inconnu dont la renommée relative vient de son statut de propriétaire des terrains sur lesquels furent édifiés les immeubles plâtreux, si typiques de Montmartre, paraît-il.
La partie en escaliers de la rue fut rebaptisée Utrillo. Ce qui est plus montmartrois, il faut bien l'avouer. Maurice, d'ailleurs peignit maintes fois cet endroit... 



Sur la placette, vous aurez le choix entre quatre restaurants. Le plus branché, l'Eté en pente douce, a investi une ancienne boulangerie dont subsistent quelques éléments du décor 1900, comme un plafond de verre peint. Le Botak a remplacé les canons de la Butte. Il possédait un étonnant décor de toiles, représentant un épisode héroïque de la Commune que l'actuel propriétaire a fait disparaître. Vous trouverez encore, la passerelle, plus simple et le Soleil de la Butte, sympathique et bruyant.



En remontant la rue paul Albert, vous arrivez au Passage Cottin. C'est un escalier étroit qui porte, lui aussi, le nom d'un propriétaire. Ce qui est navrant dans ce quartier qui fut communard. Utrillo, encore lui, a peint l'endroit. Sa toile s'intitule : Impasse Utrillo!


 

Sur un mur du passage, un pochoir :

 

Apparemment, c'est spirituel. En fait c'est idiot! Le créateur de cette pensée immortelle n'a jamais fréquenté les camps naturistes. Il pense que le bonheur de se mettre à poil, de sentir le soleil sur la peau, de nager nu dans l'océan est réservé aux voyants! Qu'il aille dans mon île, sur la plage de Saint-Trojan...s'il n'est pas aveugle, il changera d'avis! 



Un peu plus haut, l'escalier de la rue du Chevalier de la Barre. Il déboule devant le jardin de la Turlure, à deux pas du Sacré-Coeur. Il faut venir la nuit regarder ses pavés qui se transforment en ciel étoilé. C'est Alekan, chef opérateur, entre autres de Cocteau, Carné, Abel Gance qui y a, avec des fibres optiques, reproduit les constellations du 1er janvier et du 1er juillet.


Lien :
Chevalier de la Barre à Montmartre

En redescendant la rue Lamarck, vous tombez sur les escaliers de la rue Becquerel. Cette fois, ce n'est pas un propriétaire mais un physicien qui lui a donné son nom, dans un quartier où ont été groupés des noms de savants.



De l'autre côté de la rue Lamarck, un terrain de pétanque toujours fréquenté et un autre escalier, rue de la Bonne.

 

 

Le nom n'est pas celui d'une employée de maison! Il y avait là une des fontaines de Montmartre dont l'eau était réputée. On l'appelait Fontaine de la bonne eau. N'est restée que la bonne! Qu'est devenue la fontaine?

Un peu plus bas, l'escalier de la rue du Mont-Cenis. Un des plus longs de la Butte. Il est plus orienté vers le nord que vers l'est, c'est donc le dernier de notre série pour aujourd'hui!

 


La rue se nommait, dans sa partie haute qui va jusqu'à l'église Saint-Pierre, Petite rue Saint-Denis et dans sa partie basse, rue Saint-Denis! C'était la voie qu'empruntaient les processions qui allaient de l'abbaye d'en haut jusqu'à la Basilique de Saint-Denis à quelques kilomètres de là, en suivant le chemin qu'aurait emprunté le saint, portant sa tête tranchée.
Une plaque sur un immeuble bourgeois ("Des maisons d' six étages, ascenseur et chauffage, ont r'couvert les anciens talus" comme chante Bruant) rappelle que dans une petite maison rurale, vécut Hector Berlioz. C'était l'époque où le village de Montmartre accueillait les artistes fauchés.


 
Aujourd'hui, Berlioz passe son éternité non loin de là, dans le cimetière Montmartre où il discute peut-être avec Truffaut, Delibes, Brauner et....qui sait? Dalida!

lien :
cimetière de montmartre (3) promenade aléatoire



Il ne nous reste plus qu'à redescendre par la rue Utrillo et la rue Paul Albert. Un petit verre au No problemo...et retour à la maison où mon chat doit s'impatienter!

A suivre... côté nord...



Lien :  Escaliers de Montmartre (2) côté sud.

Escaliers de Montmartre (3) Côté Nord.

Les escaliers de Montmartre. Cartes et photos anciennes. (1) 

Les escaliers de Montmartre (2). Cartes postales. Passage Cottin. Rue Chevalier de la Barre. Rue de la Fontaine du But. Girardon.

Escaliers de Montmartre (3) cartes postales, photos anciennes. Rue du Calvaire, rue Drevet, rue Antoine.

Escaliers de Montmartre (4) Cartes postales, photos anciennes. Rue Chappe. Rue de la Bonne. Saules. etc...

Escalier rue Muller (rue Utrillo) Photos de François Gabriel. Le réverbère.

 

Rues de Montmartre. Classement alphabétique.

lien : La rue Paul Albert et Monique Morelli



lien : http://www.dixhuitinfo.com/spip.php?article50

A cette adresse, vous découvrirez un photographe montmartrois qui a posé dans les années 20 et au-delà sa caméra dans les escaliers de la Butte et notamment rue Muller. Un véritable artiste!

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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER


La vie a passé sur le jeune-homme qu'il était le jour de son mariage, quand il dessine ses dernières lithographies pour illustrer "LE MYTHOMANE" de Pascal de Blignières. Ou bien en est-il plus proche que ja
mais? Avec la même gravité, le même amour. Les deux étant inséparables.



"LE MYTHOMANE" est une histoire de maladie et de mort. Les corps y sont souffrants et dégradés. Mais l'hôpital, en pleine nature, est traversé de lumières et de chants d'oiseaux.
Le malade dans son lit pense à la liberté de l'oiseau : "Voilà en tout cas une interrogation à laquelle peut mener une grande fatigue maladive, savoir : Faut-il regretter de ne pas être un oiseau?"



"La tranquillité fragile d'un héron me fascine..."



Pour illustrer un moment plus léger du texte, un poème de fuite et de vent, Jean-Loup se souvient de Lascaux. Il y a dans son trait une vivacité un peu brouillonne, comme la course éperdue des biches qui ne savent dans quelle direction fuir.
Je me rappelle cette année-là. Sa main est moins sûre mais il la pose sur le papier et ne la détache
 qu'une fois le croquis achevé.
Ses dessins sont faits d'un seul trait qui ne reprend pas son souffle. Ils sont un cri continu. Une course sans relais qui ne cesse que lorsque le coureur s'écroule.



"Le mythomane est mort cet après-midi..." Le dernier dessin de Jean-loup illustre le poème ultime :

Un oiseau de nuit
Serre-t-il dans ses plumes
Un moignon d'idée
Nommée autrefois
"Regrets éternels"?

Minuit.
L'automne est vieux
D'un mois
Pénombre.

Oiseau, porte léger sur tes rémiges
L'on ne sait quoi
Qui fait les âmes,
Dans le vol silencieux
Où tu dois aller.




Jean-Loup est mort avant que ne soient éditées ses lithos.

Son dernier dessin: il y a tant de tourmente et tant d'élan dans cet envol... Un oeil qui semble pleurer de laisser ceux qu'il aime... un battement d'aile qui est dispersion vers la lumière. 

Lien :
Jean Loup Wacrenier. Huile. "Les passants"

(LE MYTHOMANE, de Pascal de Blignières avec onze lithographies de Jean-Loup Wacrenier. Editions Champfleury. Paris)

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER


Sur ce montage, Jean-Loup est penché sur le maçon qu'il fait naître et le maçon semble s'approcher avec délicatesse et prudence de cette main qui le crée.
Pourquoi Jean-Loup a-t-il été à ce point fasciné par le monde des travailleurs? Quelle fraternité rêvait-il? Imaginait-il que l'artiste faisait partie de la grande famille du monde ouvrier? Se revendiquait-il simple artisan du quotidien? A-t-il fait semblant d'ignorer que le maçon élève un mur dont il n'a pas fait le plan, alors que l'artiste détruit les murs pour y ouvrir des portes dont il est le seul architecte?
Je crois qu'il était avant tout romantique et passionné. Il rêvait le monde. Il était du côté de ceux qu'on exploite et qui n'ont pour survivre que le strict minimum. Il avait la tête dans les grandes révoltes prolétaires et les pieds sur la panse des bourgeois. Dans sa tête et dans son coeur claquaient les drapeaux rouges et les drapeaux noirs. Les couleurs de la vie et de la mort.


 
Ses ouvriers sont massifs, comme emmurés en eux-mêmes. Ils n'ont pas de visages. Ils sont leur geste. Ces simples dessins révèlent un grand dessinateur, capable en quelques traits de donner à voir et à sentir la force et la solitude.



Sur ce petit tableau, il a représenté des "passants". Un fond terreux, une palissade de chantier et trois hommes qui semblent faits de glaise. Ceux de gauche paraissent imbriqués l'un dans l'autre, comme les pièces d'un puzzle. Celui de droite, plus léger, s'est détaché et "passe", déjà courbé et fatigué. Pas de regard, pas une attention pour celui qui les observe et les peint. Je ne sais pas quelle tristesse et quelle résignation sont les plus profondes. Celles des passants ou celles du passeur?


Lien : Jean-Loup Wacrenier. Dernières lithos.

Je lance un appel à ceux qui me liraient et posséderaient une toile ou plusieurs de Jean-Loup, de me contacter sur le blog ou de m'envoyer des photos. Le temps est venu de rassembler une oeuvre qui a été trop longtemps méconnue et de lui rendre un hommage mérité.
Mon adresse : chris.wac@orange.fr

Lien :
Jean Loup Wacrenier. Le crucifié.




 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MES ROMANS et RECUEILS
Il a été publié en décembre 2008. Il raconte une histoire en grande partie auto biographique, une histoire que je portais depuis plus de vingt ans sans pouvoir la dire. C'est l'histoire d'un amour et d'une trahison. Une histoire banale au fond, comme en connaissent bien des terriens. 

 

Comme il ne m'était pas possible de la raconter à la première personne, j'ai demandé à mon chat, mon petit compagnon de ces années tragiques de prendre la plume... C'est donc lui le témoin de la catastrophe, lui qui porte un jugement juste sur les êtres. 



Le voilà au Liban, sur la terrasse. Tout ce qu'il raconte, ma chienne massacrée, les cigognes dégommées comme au casse-pipe, son incursion dans une famille intégriste qui a voulu le tuer... tout cela est vrai.



Sur cette photo il est en Bulgarie. J'aurais dû le garder avec moi et ne pas le confier à l'être que je croyais digne d'amour et de confiance.
Il est mort de mon histoire, à cause de mon aveuglement. Je l'ai tenu contre moi quand l'aiguille a transpercé sa veine.
Après, c'est toujours lui qui raconte... Un chat ne meurt jamais tout à fait... Il me voit rentrer chez moi, il me voit aligner les somnifères et les avaler un à un, à grandes rasades de whisky...
Quand je l'entends à ma porte, il fait tout pour me dissuader de le suivre. Il sait qu'il habite de l'autre côté, chez les morts et que si je le rejoins, c'est que je serai mort à mon tour. Je ne peux résister, je le suis, je le saisis, nous ronronnons tous les deux, bien loin de la réalité blessée. Nous nous retrouvons tous les deux dans notre jardin volé. Morts mais libres!



Evidemment je n'ai pas réussi mon suicide. Il a dû prévenir avec ses pouvoirs de chat, mon amie, devenue ma femme, de forcer ma porte et d'appeler le SAMU.
Je ne l'ai jamais oublié. 20 ans après, c'est à lui que je dois d'avoir pu écrire ce roman. C'est à lui que je dois de m'être libéré. 
J'ai écrit des poèmes pour lui. Je le retrouverai, je le sais. Il m'attend sans impatience.

Lien :
 poèmes pour mon chat. Mort.  

lien : les chats. Poèmes, photos, histoires.


 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux


Au 24 de la rue André Del Sarte, à quelques pas des rochers et des arbres du square Louise Michel, s'ouvre devant vous, comme une caverne d'Ali Baba, sans sésame à prononcer, le magasin des surprises...
 
Je vous invite à une visite, incomplète évidemment, sous le regard de Richard, grand voyageur qui a jeté l'ancre dans ce quartier touristique où l'on entend parler le monde entier.

 

C'est en utilisant le fer de barils que les artisans d'Haïti créent ces motifs étonnants. Les matériaux sont pauvres et l'imagination est riche... Elle irrigue le métal, comme une sève.



Les matriochkas (petites mamans) sont alignées dans la vitrine et vous regardent de tous leurs yeux. Elles ont envie de vous poser une colle. Quelle est leur origine? Vous répondrez peut-être comme moi qu'elles sont russes. Vous aurez raison et vous aurez tort!
Elles viennent en effet de Russie où un ambassadeur de retour de Tokyo aurait eu l'idée de les inventer en s'inspirant des tables gigogne et d'en offrir à la tsarine qui attendait un enfant.
Une autre version plus cruelle prétend qu'au Japon où la misère était grande, des femmes qui ne pouvaient nourrir leurs enfants, les tuaient à la naisance. On gardait le souvenir du bébé sacrifié en sculptant une poupée (kokeshi). Des familles japonaises émigrées en Russie, auraient apporté avec elles cette tradition.
Mais plutôt que de voir dans le ventre de la matriochka, tous ses enfants assassinés, qu'il nous soit permis d'y découvrir tous les trésors, toute l'humanité et tous les espoirs qu'abrite le ventre de la femme!

 

Avec les crèches, pas de problème, le bébé est bien né ! Les personnages de celle-là pourraient sans difficulté abriter plusieurs jésus dans leur ventre confortable!


 
Bouddha semble voler ou léviter sous les décors haïtiens.

Et maintenant, un inventaire à la Prévert  : des hamacs du Brésil, des sacs du Bengla Desh, des bijoux de partout, des automates de Chine et d'Allemagne, des lampes d'Indonésie, des miroirs d'Alice au Pays des merveilles, des robes de Thaïlande et .... aucun raton laveur!






 Pour la fin je garde mes petits favoris, mes petits sorciers qui tant de fois m'ont aidé : les mangeurs de chagrin du Guatemala.
Les enfants (et les grands) peuvent leur confier avant de s'endormir leurs soucis et leurs peines. Le matin , croyez-moi, le soleil se lève, les nuages noirs ont disparu. Sous l'oreiller les petits mangeurs ont bien travaillé! 


 
Ah oui! J'allais oublier! Si vous voulez connaître ce Monde en Couleurs, vous oublierez le mercredi et le dimanche mais tous les autres jours, vous y serez accueilli de 10H30 à19H30. 

lien : rue André Del Sarte Montmartre.  

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