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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 06:15

Les-Huttes-Chassiron-007.jpg

 

 

 

C'est maintenant que tout commence

Les coups de poing en pleine face

Et la violence et l'évidence

De ta présence

 

C'est toi l'indifférent qui passe

Sur la plage où je me prélasse

Tu es soudain à mes côtés

Celui qui à l'ombre se tait

 

Devant l'étal du vieux marché

C'est à toi que le poissonnier

Sourit et compte la monnaie

en évoquant le temps qu'il fait

 

J'entends ta voix quand je me penche

Sur une rose une pervenche

Et c'est toi qui vois dans le ciel

Voler la première hirondelle

 

C'est maintenant que tout commence

Dans l'île où je suis revenu

Et c'est avec toi que j'avance

Quand je croyais t'avoir perdu

 

      louis-wacrenier-002.jpg

 

Lien poèmes sur la mort d'un père.

 

Liste et liens des poèmes Alzheimer. Mon père.


:Poème : Mon père. Le silence.

Poème. Dernier repas.

Mort. Poème. Père. cimetière.

Poème. Mon père. Après la mort.

Poème : Vendredi Saint. Mort de mon père.

 

 

 

 

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commentaires

Sébastien Broucke 02/10/2010 15:06



Je pensais vous faire un compliment, désolé que vous ne l'ayez compris.


Votre texte est horrible... Qui pourrait croire cela ?


Pourquoi donc ai-je commenté ce poème là d'ailleurs... Les autres ne sont-ils pas tous Beau ?


Ce poème n'a d'horrible que l'effet qu'il m'a fait, ce dont je vous remercie.


Il m'a transpercé comme une préfiguration évidente de nos rencontres inévitables sur cette terre.


En vous lisant j'ai vu. Pire, j'ai senti la Vie qui se prolonge, se promène.


Quand la mort déserte, la Vie investit. Et vous comme moi, vous mieux que moi d'ailleurs, savons que ce n'est pas du souvenir dont je parle ici.


Peu m'importe que vos lignes soient classiques ou modernes, votre poème bien écrit ou pas, ce que j'aime, c'est d'avoir ressenti en moi ce malaise d'avoir un jour prochain ce regret de ne pouvoir
écrire ce que vous aurez ôté de ma main.


Recevez, vous et votre Muse, toute mon admiration.


Très amicalement,


S.B.



chriswac 02/10/2010 17:10



j'ai donc répondu très maladroitement à votre compliment. je l'avais pris comme tel et je sais tout ce qui bouge derrière ce mot que vous avez choisi. Je ne pouvais me méprendre après avoir lu
quelques uns de vos poèmes. Simplement, j'ai voulu vous confier que le jour où j'ai écrit ce texte, sur une plage de l'île d'Oléron, il y avait une lumière, une présence, une évidence, alors que
me submergent si souvent des visions terribles et réalistes. C'est un état de grâce très passager.  Cet effet "horrible" sur vous, il m'est arrivé de le ressentir en lisant Supervielle. On
reconnaît soudain dans un de nos gestes, un de nos sourires, le geste ou le sourire d'un de nos morts chéris. C'est bouleversant et en même temps une plongée en abysse.      
                                                       
              Merci pour votre message amical. A bientôt.  


 


 



Sébastien Broucke 02/10/2010 12:37



Votre poème est horrible ! J'aime énormément.



chriswac 02/10/2010 14:17



La présence de ceux que l'on aime après leur mort vous semble t-elle horrible? Il me semble que ce poème est le plus apaisé que j'aie pu écrire depuis la maladie et la mort de mon père. Peu
importe. votre visite m'a donné l'occasion de me promener dans vos vers. Une belle maîtrise, un classicisme qui n'empêche pas les fulgurances. Vous êtes né poète.



Lou 05/05/2010 15:01



Un poème de l'évidence et de la souffrance. Est-ce ainsi que les hommes vivent?



niolou 03/05/2010 20:06



Merci



chaloupe 03/05/2010 09:04



c'est vrai que mille détails de la vie remettent devant nous nos défunts. Une lumière, une rue, une odeur... Ce n'est jamais fini.



tilo 03/05/2010 08:59



Simple et beau, comme l'amour qui survit à la mort



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