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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES ENFANTS

Le Père la Semaine
 
Le père La Semaine
Promène
Ses enfants main dans la main
 
Le premier est dans la lune
Il possède un petit chien
Qui aboie dès le matin
Et ne mange que des prunes
 
Le deuxième est un martien
Etrange et végétarien
Qui avale des salades
Pour n'être jamais malade
 
Le Père La Semaine
promène
Ses enfants main dans la main
 
Le troisième cherche de l'or
Il saccage la nature
Et tue les alligators
En répandant du mercure
 
Le quatrième est vantard
Il se prend pour Jupiter
Quand il brandit un pétard
En criant : "C'est le tonnerre" 
 
Le Père la Semaine
Promène
Ses enfants main dans la main
 
Le cinquième est une fille
Si jolie que les garçons
Dans la cour offrent leurs billes
Pour un baiser sur son front
 
Le sixième a une montre
Aux aiguilles de diamant
Il embroche les secondes
Sur un fil de cheveu blanc
 
Le Père la Semaine
Promène
Ses enfants main dans la main
 
Mais le plus beau c'est Dimanche
On dit qu'il est paresseux
Quand il saute dans les vagues
Le soleil dans les cheveux
 
Et si parfois il se penche
C'est pour cueillir dans les algues
Un coquillage de nacre
Qu'il envoie aux amoureux.

 

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES ENFANTS



Marchand de sable

Quand vient l'heure de se coucher
C'est toujours la même histoire
Tu dis :"J'ai trop peur du noir" 
Et tu te mets à chouiner

Mais regarde dans le ciel
Il arrive à tire-d'aile
Avec son âne fidèle
Le marchand de grains de sable

Il vient tout droit du désert
Où pour les enfants aimables
Il a rempli ses grands sacs
De rêve et de sable en vrac

Si tu veux devenir fée
Dans sa robe de mariée
Il t'envoie une pincée
De quelques grains argentés

Si tu rêves de voler
Comme l'aigle ou l'épervier
Il t'envoie une poignée
De grains bleu et blanc nacré

Si tu veux te transformer
En guépard ou en lionceau
Il saupoudre sur ta peau
le mica fauve et doré

Mais si tu as toujours peur
Du noir et des cauchemars
Ne crains rien dans un quart-d'heure
C'est papa qui vient te voir

Il n'a pas de sablière
Mais dans son coeur il y a
Des baisers qu'il posera
Sans compter sur tes paupières. 



poème amour enfant.

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux


lIl y avait jadis un musée du vieux montmartre, kitch et poussiéreux, avec décors en carton et mannequins de cire... Il a cédé la place à quelques créatures étranges imaginées par Dali qui fut un peu montmartrois puisqu'il habita quelque temps rue Becquerel dans l'appartement qu'Eluard avait déniché pour Gala. Dali en bon prédateur s'empara aussi de la femme...



Il faut croire que son érection permanente n'était pas qu'intellectuelle!

 

      Dans un espace sombre les bronzes sont disposés un peu n'importe comment. Il est vrai que l'espace réduit empêche une vraie mise en valeur. Lorsqu'on veut prendre un peu de recul pour apprécier une oeuvre, on se heurte inévitablement à une autre... Ici Saint-Georges se défend en terrassant de sa lance le dragon. Groupe assez classique, peut-être un des plus beaux parce que le moins chargé de théories. Ou alors, vieille métaphore du combat du bien et du mal... 



      La femme en feu se consume avec tous ses tiroirs entrouverts. La fameuse béquille l'empêche de se renverser. La mémoire, l'inconscient, tous ces tiroirs que nous n'ouvrons que la nuit, lorsque l'obscurité nous protège des découvertes trop cruelles et lorsque les flammes sont femmes...



L'escargot en pleine vitesse, ailes déployées, porte l'ange en équilibre, béquille brandie... Fascinant animal, dur à l'extérieur et mou à l'intérieur. Créature privilégiée puisque mâle et femelle à la fois. Plus de problème d'identité sexuelle! L'ange le choisit comme véhicule, comme s'il était un dieu indien qui avait besoin d'un animal pour voyager sur terre. Et cette béquille que l'artiste ne quittait jamais... elle est tenue par le messager du ciel, elle est la réalité, le vecteur entre deux mondes.




Le rhinocéros monté sur des pattes fragiles articulées par plusieurs rotules. Lui aussi porte une carapace qui ne le protège pas des braconniers et ne lui évitera pas une disparition programmée. Il porte sur le dos une pyramide d'oursins, carapace à l'extérieur et chair tendre et fragile au-dedans. L'oursin n'était pas qu'un symbole pour Dali qui en dévorait une bonne douzaine par repas! Nicole va être jalouse!



L'éléphant porteur de pyramide. Ses pattes sont frêles et menacées comme celles du rhinocéros. Si vous lisez toute l'explication qui accompagne la sculpture, vous risquez d'être perdu. On vous parlera de la tentation de Saint-Antoine, de la pyramide qui est le pouvoir (Pharaon) et la maîtrise et patati et patata... Arrête ton char Dali, il risque d'être englouti avec celui de Pharaon dans la Mer Rouge.



Notre amie Alice de Lewis, saute à la corde, les mains et le visage métamorphosés en fleurs. Elle a les seins de Lolita et la coiffure de Marie-Antoinette. A ses côtés, prête à lui servir d'appui, une béquille fichée en terre.



      Terpsichore, muse de la danse est à la fois mâle et femelle. La femelle, sensuelle et brillante, le mâle maladroit et en formation. Il prend forme et vie en essayant d'imiter la belle. C'est le mythe de la création, mais cette fois, c'est l'homme qui naît de la femme. Ce qui est bien plus vraisemblable et bien plus réconfortant!



Attention symboles à gogo : la femme coupée, l'oeuf devant le sexe, la montre molle sur le cou, les fourmis dévoreuses... Amusez-vous avec tout ça, ou plus simplement, lorsque le gardien détourne les yeux, caressez l'oeuf, caressez les seins. Frissons garantis!



Dans une vitrine, cette femme au collier de maïs, coiffée d'une baguette couronnée par un encrier figurant le fameux Angelus. Labeur des paysans pour gagner leur pain; labeur de l'écrivain ou de l'artiste. Indifférence de la belle qui semble participer au carnaval de Venise. Le pain est paraît-il chez Dali un symbole phallique.
Mais enfin, ce n'est pas en cet endroit, madame que le pain doit être placé!

l

L'esclave Michelin... Dali a représenté avec quelques années d'avance la dure condition des ouvriers exploités et jetés. Il suffit de remplacer Michelin par Continental pour être dans l'actualité.



La belle Amanda Lear qui était déjà jeune et portait comme Sainte-Lucie ses yeux (ses oeufs) sur un plat.



Et pour terminer la visite, cette crucifixion. Saint-Jean le bien-aimé devant la souffrance jaillissante, devant la nuit qui encre le jour chaque fois que meurt un homme.

Nous avons quitté les salles sombres pour déboucher rue Poulbot.  Un pigeon sortait d'une poubelle; un chat dormait entre deux géraniums; un enfant s'envolait dans le ciel...Sans béquille, le réel et le surréel se promenaient sur la butte...

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES Chats.. photos..articles



Nous avons emmené Titiche à Oléron pour les vacances de printemps. Evidemment, elle a râlé pendant une vingtaine de kilomètres et puis elle s'est calmée, apaisée par Leonard Cohen dont le CD passait en boucle dans la voiture. Sur cette photo, elle est tapie dans les lauriers du jardinet.   elle a une vue imprenable sur la place du village et sur la maison. Rien ne peut lui échapper.



Elle aime se percher sur le tronc de l'arbousier. Le pauvre arbre avait pris une telle ampleur qu'il envahissait la petite cour et venait cogner contre les volets. Je l'ai coupé, je le confesse. Nicole ne me le pardonne pas, ni les fauvettes qui y nichaient, ni Titiche qui recherche vainement les branches où elle aimait s'installer.



Elle aime, petite concierge parisienne, regarder tout ce qui se passe et tout ce qui passe dans notre rue. C'est la rue des Saulniers, la bien nommée, car la commère ajoute en miaulant son grain de sel aux potins du village.



Dans la maison, son poste de guet est sur la mezzanine. Rien ne lui échappe. Elle y ronronne en paix loin des mauvais souvenirs qu'elle a gardés de notre voyage au Laos pendant les vacances d'hiver. Aucun ami n'avait voulu la garder et nous l'avions confiée à notre vieille voisine du quatrième étage qui a voulu la caresser. Titiche l'a griffée et la voisine surprise a hurlé...La chatte effrayée s'est réfugiée sous l'évier. Allez savoir comment elle est passée par un trou de souris et s'est retrouvée dans un petit espace entre le mur et l'évier.
Impossible de l'en extraire. Elle y était entrée, poussée par la panique qui avait modelé son corps. 
La voisine a cherché pendant des heures où Tiche était passée...
Quand plusieurs heures plus tard elle a entendu ses miaulis, elle n'a pu la faire sortir. Elle a dû aller chercher un ouvrier qui travaillait sur un chantier dans la rue. Il a découpé à la scie la paroi de l'évier et Titiche a été libérée.
La voisine l'a remontée chez nous et lui a rendu visite plusieurs fois par jour jusqu'à notre retour. Elle a eu la délicatesse de ne rien nous dire quand nous téléphonions de Luang Prabang ou de Vientiane...



A Oléron, elle est heureuse, comme à Paris... Elle ne nous quitte pas d'une patte et ne supporte pas que nous fermions les portes. 

La voilà qui saute sur le bureau...Elle sait que je parle d'elle et déboule sur le clavier où je tapote. Je suis obligé d'arrêter...
Bonne nuit! 
 

Aventure de Titiche à Montmartre.

Titiche a 20 ans.

Tiche. Chatte en mai.  

Ma chatte à Oléron

Poème à Titiche 17 ans

Liens: Chats. Poèmes, Art, photos....

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières


La ville de Saint-Pierre ne manque pas de charme. Pierre Loti, enfant, aimait y flâner et la maison des aïeules est restée, telle qu'il l'a connue, dans la rue qui aujourd'hui porte son nom. Son corps est enterré dans le jardin protégé de hauts murs :"Ici, dans le jardin de la maison des aïeules, Pierre Loti repose sous le lierre et les lauriers."
L'église se dresse non loin de là. 



Elle n'a rien de bouleversant et semble plutôt ingrate dans une région où l'art roman s'est épanoui dans la blondeur des pierres et la fantaisie des décors. Son histoire est tourmentée et le bâtiment que vous voyez aujourd'hui ne date que du XVIIème. Le clocher que les visiteurs aiment escalader pour jouir d'une vue imprenable sur la petite ville ne date que de la fin du XVIIIème! Quant aux nefs latérales...elles sentent bon leur XIXème! La tribune cependant et le buffet d'orgue ne manquent pas d'une certaine élégance. 



Dans la chapelle du transept gauche, subsistent quelques vestiges romans, comme des bribes de mémoire qui nous permettent d'imaginer et de reconstruire...




Un vitrail conventionnel montre l'apparition du Sacré-Coeur à Marguerite-Marie. Comme j'habite à l'ombre de la Basilique, je ne peux
m'empêcher de lui faire un petit clin d'oeil!



Dans la chapellle de la Vierge, une fresque de Nicolas Greschny se détériore lentement. Greschny est pourtant un grand peintre méconnu. Il est né en Estonie et a dû s'exiler lors de la révolution russe. Il s'est réfugié en Allemagne et a dû fuir devant les nazis... Il est allé en Belgique (université théologique de Louvain) et a dû fuir devant les troupes allemandes...Il est allé en france et...il a été arrêté et interné au camp d'Argelès sur mer!
_


Sans rancune, il est resté dans notre beau pays où il a peint de nombreuses fresques, essentiellement dans le sud et le sud-ouest. Il était avant tout peintre d'icônes, dans la tradition orientale et il a donné aux figures des gens les plus simples, une grande noblesse et une grande dignité. Comme ici, ces paysans de l'île d'Oléron, devant la mer et les moulins sous un ciel remué par les vents ou les anges.



Comme ces enfant qui joignent les mains, émerveillés par la mer où naissent les étoiles. L'un d'entre eux est peut-être le petit Julien Viaud, futur Pierre Loti, qui rêve de grands voyages devant les bateaux....

Si vous visitez cette église, ne manquez pas d'aller regarder cette fresque. Vous y découvrirez parmi les artisans, le peintre lui même qui d'une main tient son pinceau comme un cierge et de l'autre, paume ouverte, vous invite à entrer dans la beauté du monde


lien : La lanterne des morts. Saint Pierre, Oléron.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières

,,L'île d'Oléron par un jour gris...
J'espère trouver un peu de lumière en m'approchant de la Lanterne. Elle est plantée en pleine ville de Saint-Pierre depuis bientôt neuf cents ans. Elle est un des rares vestiges romans d'une île qui fut en proie aux incursions anglaises et aux joyeuses destructions fratricides des guerres de religion.

Elle est là, comme un cierge de pierre, comme un phare en pleine terre... Elle est svelte et nerveuse et je la crois capable, dans les nuits d'hiver, quand tous les volets sont fermés, de jouer les fusées et d'aller se balader dans les étoiles...
Un oeil averti vous dira qu'elle n'est en réalité qu'une tour octogonale d'une vingtaine de mètres de haut et que ses faisceaux de fines colonnes se terminent par des chapiteaux réunis par des arcades. Mais l'oeil averti n'aura rien vu de son mystère. Pourquoi cette élégance? Cette harmonie de pierres vivantes?
Son mystère et sa beauté viennent-elles de sa fonction de Lanterne des Morts?
A l'interieur de la tour, un escalier permet d'accéder à la petite terrasse sous le lanternon. Il faudrait aujourd'hui être médaillé d'or du saut à la perche pour accéder à la porte d'entrée. Mais comme nous sommes au centre d'un ancien cimetière, il y a fort à parier que les revenants n'éprouvent aucune difficulté pour voleter jusque là!
Chaque fois que quelqu'un mourait dans la commune, un feu était allumé au sommet de la tour, dans le lanternon. Et le feu brûlait jusqu'à l'inhumation du défunt. Il brillait dans la nuit pour que les vivants pensent à celui qui s'en allait, celui qui avait déjà pris de la hauteur et dont l'âme etait devenue flamme et lumière.
Un autel, au pied de la tour permettait au prêtre de célébrer la messe avant que le corps ne soit porté en terre. Etrange et double mouvement : le corps qu'on enfouit et le feu qu'on élève...
Pour dire à ceux qui pleurent que ce n'est pas en baissant les yeux mais en les levant vers le ciel qu'on peut apercevoir encore ceux que nous aimons.

Quelques signes gravés dans la pierre... Une croix, un coeur, un cercle, des seins peut-être...J'avoue ne pas savoir déchiffrer ces hiéroglyphes. Mais est-ce bien nécessaire?
Aujourd'hui le cimetière a disparu. Vous pensez que la municipalité, pour mettre en valeur ce monument unique a dessiné à ses pieds un jardin de fleurs et de lauriers. Vous vous méprenez. La lanterne des morts veille aujourd'hui sur.....UN PARKING!!!

LIEN : Oléron plage de Grand-Village  

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers




Ta déprime

Quand tu souffres
 Tu fermes ta porte à ceux qui souffrent
 Et n'osent pas sonner une deuxième fois

Quand tu as peur
 Tu fermes tes fenêtres à ceux qui ont peur
 Et cognent du bout de l'ongle contre tes vitres

Quand tu ne t'aimes pas
 Tu détestes les autres
 Et fouilles sans te lasser dans les valises
 Qu'ils ont depuis longtemps égarées sur les quais

Quand tu n'acceptes plus le regard des miroirs
 Tu repousses les autres                                                                              Dans la nuit sans barreaux où ils perdent leurs yeux

 


Quand tu ne veux plus vivre
                                                                Tu enfermes les autres                                                                                     Dans les wagons plombés                                                                                 Qui arrêtent leur course au pied des cheminées

 


Quand un jour par hasard tu te réveilles
                                        Avec le désir clair de parler et de rire                                                        Tu ouvres tes fenêtres et tu ne comprends pas                                    Pourquoi plus rien ne bouge                                                              Pourquoi plus rien ne vit

 

...Tes chats avant de fuir te regardent crier...

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. AMOUR.



FEMME

Femme  sable
Femme  mousse
Femme  douce
Femme  harpe

Sable la dune où je me couche
Mousse l'écume que j'embrasse
Douce la mer où je m'efface
Harpe la corde que je touche

Femme  rouge
Femme  lave
Femme  soie
Femme  mort

Rouge la grotte où je pénètre
Lave le flot qui se déverse
Soie les étoiles que j'émaille
Mort le plaisir où je défaille







Lien :

Liens : poèmes d'amour de Christian Wacrenier.

un poème d'amour




.... 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES ENFANTS


                                   I

Ma puce
Si tu as peur la nuit
Tu peux sauter dans mes cheveux
Tu seras à l'abri du génie malicieux
Qui frappe les petits et leur crève les yeux

Mon lapin
Si tu as froid le soir
Tu peux te cacher dans ma poche
Tu y seras au chaud loin du mauvais regard
du marchand de fourrure qui tue et qui écorche

Mon poussin
Si tu es trempé par la pluie
Viens t'abriter dans mes deux mains
Je t'y ferai un nid et pour que tu sois bien
J'approcherai la bouche et soufflerai sur toi
Tu chanteras alors, bien plus heureux qu'un roi

Mon chaton
Si l'orage te fait trembler
Viens te blottir dans mon gilet
L'éclair ira se casser dans le bois
Où le tonnerre perdra la voix.





                                                                             II



-Si tu perds tes cheveux, où veux-tu que je me cache?
-Ma puce, tu sauteras dans ma moustache!

-Où veux-tu que je dorme si tu n'as plus de poches?

-Mon lapin, tu dormiras dans ma sacoche!

-Où veux-tu que je m'abrite si on coupe tes mains?

-Mon poussin, j'ai un ami indien qui en vend plus de vingt!

-Si on vole ton gilet, où veux-tu que je ronronne?
-Mon chaton, cette fois, ma langue je te donne!


 

Liste des poèmes pour les enfants. Liens.

Un poème d'amour. Pour les enfants. Petite.  

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux


Au premier étage de la maison, de nombreuses oeuvres du peintre sont exposées. Elles y sont à leur place puisque pour la plupart, elles ont été peintes dans l'atelier, à côté du pavillon.
Inspirée de la ballade de Bürger, traduite par nerval, la toile : Lénore, les morts vont vite, est tourmentée et ténébreuse à souhait. La touche nerveuse permet de regretter l'évolution ultérieure du peintre vers un classicisme plus froid. Lénore attend son bien-aimé parti à la guerre. Persuadée qu'il est mort, elle implore le ciel de lui permettre de le rejoindre. Un cavalier apparaît alors, la saisit et l'emporte au grand galop vers le lit nuptial, le lit de la mort. Etrange toile où ne brille que la chair blanche de la seule vivante, courbée et résignée, tenue par son amant revêtu d'acier, tandis que commencent à se rassembler les spectres de tous les amoureux défunts.

                                                                                                                                                                                                                     Autre figure romantique, Faust dans son cabinet. Dans une posture un peu théâtrale, le bon docteur songe avec tristesse à sa vie passée, au temps perdu.


Dans la vitrine, une petite toile, étude pour l'oeuvre exposée au salon de 1846, montre Marguerite tenant dans ses bras son enfant mort qui semble s'accrocher à elle et rechercher la chaleur du corps maternel à travers un drap aussi lourd qu'un linceul.


Romantique encore, le Giaour, inspiré de Byron... Les Turcs appellent ainsi avec mépris le non-musulman, le plus souvent chrétien. Le Giaour de Byron, désespéré d'avoir perdu Leïla, décide de se réfugier dans un monastère avant d'y mourir d'amour. Beau portrait sombre et vigoureux. L'homme nerveux semble entamer une danse de mort...
Les autre oeuvres exposées me paraissent plus froides, plus conventionnelles. parmi elles le portrait de la princesse de Joinville


Elle ressemble à une poupée de porcelaine, un peu boudeuse, un peu triste, avec pour seuls bijoux ces méchantres décorations, insectes de métal sur son sein et son épaule.


La reine Marie-Amélie en deuil me paraît moins convenue. Ary Scheffer est allée en Angleterre où la famille royale s'était exilée après la révolution de 1848. La reine tient dans ses mains le portrait du roi. Son visage est à la fois légèrement baissé vers lui et tourné vers une autre lumière.

 
Cornélia Scheffer, fille du peintre et admiratrice de ce père dont elle aime copier les oeuvres. C'est elle qui léguera la plus grande partie des toiles d'Ary Scheffer à Dordrecht (Pays-Bas) ville de sa naissance.


Cornélie Scheffer (décidément, l'imagination manque un peu pour les prénoms!), nièce du peintre.Elle épousera Ernest Renan. Noémie, la fille du couple habitera la maison qui restera dans la famille jusqu'au don qui en sera fait  à la ville de Paris.


Avant de quitter le musée, un petit coup d'oeil à Sophie Marin, future épouse du peintre.
Si l'envie vous prend d'aller rendre visite à toutes ces belles dames qui vous attendent patiemment, n'hésitez pas à vous rendre 16 rue Chaptal. Vous descendrez à Blanche ou à Pigalle et vous serez reçu gratuitement tous les jours de la semaine sauf le lundi, de 10h à 18H.....

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