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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON PLAGES

     C'est une histoire sans paroles. Elle me fait penser au dernier film de Woody Allen, "Whatever works"... 

     Un vieux grincheux (comme moi)  se demande ce qu'il a de commun avec ses contemporains.  Dans les toilettes publiques, ils estiment superflu de tirer la chasse pour évacuer leurs déjections... Quand ils sont cyclistes, ils trouvent naturel de rouler sur les trottoirs, d'ignorer les sens interdits et les feux rouges... 
    Nos mêmes contemporains veulent profiter d'une nature encore sauvage et belle à condition qu'elle soit préservée des agressions...des autres!

    A l'entrée de la plage, quelques panneaux rappellent la fragilité de cette nature et le respect qu'elle mérite.

Vous pouvez juger du résultat de ce rappel civique...

 









Arrivée des envahisseurs...  
A quelques mètres de là, un accès à la plage a été aménagé. Pour qui?









Après le piétinement des oyats, des fleurs et des plantes dunaires, installation avec armes et parasols sur la dune "fragile".





Et maintenant... Cherchez où est la dune?





Là où elle a essayé de résister, on peut voir des petits humains s'employer à la réduire à néant, sous le regard attendri de leurs parents...


Une question naïve?
La commune de Grand-Village at-elle obtenu le pavillon bleu de l'Europe pour cette année?




...



Lien: Les plages d'Oléron :

Oléron. Les Plages. Classement alphabétique.  



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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON
     Au coeur de Grand Village, un ensemble de vieux bâtiments remontés pierre à pierre, rappellent ce qu'était la vie d'une famille de petits cultivateurs oléronnais dans un passé qui n'est pas si lointain.

 

     La maison paysanne est simple et comporte peu d'ouvertures. De ce côté, on peut voir l'escalier qui conduit au grenier. Remarquez la perche qui se dresse contre le mur. C'est le parour qui servait à pendre le poisson afin de le faire sécher au soleil et au vent marin. En vous promenant dans l'île, vous aurez l'occasion de voir sur quelques vieilles maisons, les pierres de maintien.

 




Il n'y a qu'une pièce dans la maison. On l'appelle la thieuzine
(ce qui signifie cuisine en patois charentais).



Une seule fenêtre....



Avec, juste au-dessous, une pierre creusée en son centre par une gorge qui permet l'évacuation des eaux usées de l'évier (  crouéssée ou  lavrasse) installé de manière à recevoir la lumière et à permettre aux femmes de faire la vaisselle tout en épiant ce qui se passe à l'extérieur!

 

Un seau est posé sur l'évier. On y puisait l'eau à l'aide d'une louche de métal, la cassotte.
A côté de l'évier, l'égouttoir (la vaissié
) qui ressemble à un lit d'enfant. 



Le coeur de la pièce est la grande cheminée près de laquelle l'aïeule reste assise, occupée à entretenir le foyer et à réchauffer sa carcasse, tout en jetant un oeil sur les petits, les drôles
comme on les appelle encore aujourd'hui... ce qui ne leur convient pas toujours!





Dans l'âtre, il était d'usage de poser de gros galets de granit, les grisons
qui, les nuits d'hiver réchauffaient les lits glacés. Ils étaient utilisés pour servir de lest aux navires venus chercher le sel avant d'être récupérés par les Oléronnais.

 

A côté de la cheminée, le pothager
, astucieusement conçu pour recevoir dans ses niches les braises qui permettaient de cuisiner et de garder les plats au chaud.



Accrochée aux poutres, la planche permet de maintenir le pain hors de portée des rongeurs et des drôles...



Le lit à quenouilles
(les colonnes supportent le ciel de lit et les tentures) peut paraître court. les Oléronnais n'étaient pas particulièrement petits, mais, comme dans les autres provinces, on avait l'habitude de dormir presque assis, appuyés contre de gros oreillers. On pensait sans doute que la position allongée pouvait porter malheur, évoquant les morts et les gisants.

 

Non loin du lit la coulisse
qui permettait au jeune enfant d'apprendre à marcher. Il était maintenu dans la planche trouée qu'il faisait aller et venir en tricotant de ses petites gambettes.


Bien des objets encore sont exposés dans la thieuzine
. Ils se couvrent de poussière et meurent doucement de n'être plus touchés par des mains vivantes. 

Jouxtant la thieuzine
, vous pourrez visiter le chai puis la forge et le ballet (hangar qui a donné son nom à une coiffe oléronnaise). Vous terminerez par le musée du costume et de la coiffe, plus riche et mieux présenté que celui de Saint-Pierre.

Avant de partir, jetez un regard sur le travail
. C'est là qu'on maintenait les animaux rétifs pour les ferrer en les sanglant et en les soulevant... Je pense à l'origine même du mot travail : tripalium, pieux de bois qui servaient justement à l'immobilisation et éventuellement à la torture! 



Bon! Il est temps de partir!
Un dernier regard à la maison paysanne... Et vivent les vacances!




lien : Plage de Grand Village. La Giraudière.

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. AMOUR.





L'amour la mer





J'étais seul sur la plage

Le crabe du soleil 
S'était caché
Dans les failles profondes

La nuit touchait le sable 
Avec ses gants de veuve

On entendait bouger la mer
dans un soyeux frémissement
de douleur 

Elle a léché mes pieds

Elle s'est couchée sur moi
Comme une amante

Elle a posé la bouche
Sur ma bouche

Elle m'a fait boire son absinthe
Son eau verte

Elle a levé ses jupes noires

Elle a ouvert ses longues jambes

Elle a glissé mon sexe
Entre ses lèvres froides

J'ai senti mon plaisir
scintiller dans son ventre
comme une voie lactée
 
J'ai joui d'une jouissance
Jamais connue
Avec les femmes

Et j'ai souri
Lorsque d'un geste vague
Elle m'a fermé les yeux.






Lien : Liens : poèmes d'amour de Christian Wacrenier.

Poème. Fuir. Disparaître.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES Chats.. photos..articles




La porte est ouverte...

 

Est-ce que ça vaut la peine d'aller jeter un coup d'oeil?



To move or not to move? That is the question!

 

Bon, d'accord, un peu d'exercice ne me ferait pas de mal... J'y vais...



Pas de souris à l'horizon. Est-ce que ça valait cet effort?

 

Quoi? Encore lui!  Le chien des voisins!

 

Courage! Fuyons!

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Liens 

Titiche a 20 ans.

Tiche. Chatte en mai.

Ma chatte à Oléron

Aventure véridique de Titiche à Montmartre.

Poème à Titiche. 17 ans.

Liens: Chats. Poèmes, Art, photos....

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières



Montmartre me fait un petit clin d'oeil alors que je vais rendre visite à l'église de Saint-Denis. Outre que le saint en question a été décapité à quelques mètres de chez moi, sur la butte, il y a dans la rue qui mène au centre un moulin de la Galette!

 

La petite église est avec celle de Saint-Georges, la seule de l'île à avoir préservé quelques souvenirs de sa naissance romane. La façade classée donne une idée de ce qu'elle a pu être au XIème et au XIIème siècles, alors qu'elle était propriété de l'abbaye aux Dames de Saintes.

 

La pierre claire qui a survécu aux pillages des pirates espagnols, aux saccages des Guerres de Religions, à la tourmente révolutionnaire, a subi néanmoins l'érosion du temps, des pluies et des vents marins particulièrement violents à l'extrême nord de l'île.

 

La façade garde malgré tout un grand attrait. Elle est à la fois simple dans sa structure et riche dans sa décoration géométrique qui nous paraît aujourd'hui inventive et moderne.

 

 

Les motifs végétaux qui ornent les fûts des colonnes rappellent certaines réalisations de l'époque gallo-romaine que l'on peut admirer au musée archéologique de Saintes.



Les scupteurs ne se privaient pas de copier les belles colonnes antiques rudentées ou à feuilles imbriquées qui subsistaient alors (l'église de Pont-l'Abbé-d'Arnoult, sur le continent, en est un autre exemple). Sur une des colonnes, on peut voir la marguerite rectangulaire qui est une figure très ancienne déjà gravée sur un couvercle de sarcophage mérovingien





 Une partie de la nef est ancienne. On y voit ces chapiteaux rescapés. Le reste de l'édifice reconstruit au XVIème siècle, saccagé, remanié, date en grande partie du début du XIXème siècle. Le clocher n'est venu se dresser avec son coq qu'en 1877...





L'intérieur est simple et familier. Il invite à la pause et à la rêverie (à la prière pour ceux qui prient). Peu de mobilier, pas de tableaux... Quelques vitraux, comme celui de l'assomption qui rappelle l'oeuvre d'Omer Charlet au Château :

 


 
Les apôtres découvrent le tombeau vide... Ils sont incrédules et s'étonnent... Jean, le disciple que jésus aimait  et à qui il a confié sa mère, sourit et pose son visage sur sa main, comme s'il sentait une tendresse venue de loin, une caresse divine...

Il y a également, sous vitrine, une belle maquette de bateau qui est un ex- voto du XVIIIème, remanié au siècle suivant par un ancien marin du Napoléon
qui a modifié son gréement et sa mâture ainsi que sa poupe.

 

Il a ainsi "modernisé" cette frégate de 52 canons avant de la rebaptiser : "Napoléon
"!



Avant de quitter cette petite église, ma préférée de l'île, un dernier regard sur ses pierres vivantes où les fleurs s'accrochent pour monter vers le ciel...




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lien:
Eglise Saint-André. Dolus. Oléron.






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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON



Mais... Je rêve!
Que se passe-t-il?
Que font ces ânes dans la citadelle?
Aurais-je découvert le pays de Cocagne où Pinocchio a été transformé en âne avec tous ses copains? 

 

"Ne sois-pas stupide... Tu mériterais le bonnet d'humain avec tes sornettes!
Nous sommes les ânes de Nicolas. Enfin, c'est ce qu'il croit. Disons plutôt que Nicolas est notre homme. Nous nous laissons bichonner par lui dans l'asinerie de Cheray, près de Saint-Georges. Nous ne sommes ici, dans cette citadelle un peu austère que pour divertir les touristes en les promenant sur les sentiers. Ils adorent ça, surtout les enfants.
Nous aussi on préfère les enfants parce que parfois, d'énormes individus bedonnants exigent qu'on les balade et c'est galère!



Bon, je ne t'ai pas dit le nom de mon Nicolas. Il s'appelle Seguier. C'est drôle non? Mon fils me dit en riant : Je suis le petit âne de MonsieurS
eguier comme la petite chèvre était celle de Monsieur Seguin...
Mais lui, mon fiston, il n'a aucune envie de s'enfuir parce que s'il n'y a plus de loups, il existe toujours des charcutiers qui font du saucisson d'âne....

Je te laisse un instant; je vois venir mon âne à moi....



Quoi?   Il exagère! En public et devant le jeunot!
 Si tu ne te détournes pas, au moins reconnais que vous êtes ridicules, vous les mâles humains, question proportions!
Je vous ai vus sur la plage naturiste de Saint-Trojan et je dois t'avouer que j'ai eu pitié!

 

Bien! C'est fini!   Ce n'était pas si mal. Maintenant, il me remercie en me faisant des mamours sur la croupe.

 

Celui-là c'est un baudet du Poitou.
Il paraît qu'il a failli disparaître. Après la guerre, ils n'étaient plus qu'une quarantaine...
Grâce au travail de l'Asinerie nationale de Dampierre où notre Nicolas a passé plusieurs années, sa race est sauvée aujourd'hui.

 

D'ailleurs, tu vois qu'il n'y a pas de souci à se faire!



Quand la saison touristique est terminée, nous allons dans les écoles ou les collèges et les enfants apprennent à nous connaître.
L'hiver dernier, à la fin de la journée, il y en a un qui m'a murmuré à l'oreille qu'il était fier, depuis qu'il m'avait rencontré, d'être traité d'âne par son professeur...

 

Je vois arriver Nicolas! il va falloir se mettre au boulot.
je suis ravi d'avoir fait ta connaissance.
Salue pour moi ton ânesse et tes ânons!
Euh! Pardon c'est un lapsus...
Je veux dire ta femme et tes enfants!"


Balade à vélo. Oléron. Du Château à Grand Village. (1)  

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Il est impossible de donner en un article tous les itinéraires cyclables de l'île. Je vais donc les suivre un à un, comme des étapes qu'il vous sera facile de relier...

Au départ du Château, rue de la Libération, la piste serpente dans les marais.



Et les rencontres n'y manquent pas!

 

 

Les oies sauvages. On les appelle bernaches chez nous mais leur nom le plus commun est outardes. Ce sont des oiseaux très solidaires qui protègent les plus faibles pendant les migrations. Quand un couple se forme, il reste uni pour la vie et fidèle! Les petits ne quittent leurs parents qu'à la couvée suivante et quand par malheur, ils s'égarent, ils sont aussitôt recueillis par une autre famille.

Je pense à la chanson d'amour de Félix Leclerc :

Plus fragile que la feuille à l'arbre
LA VIE
Plus lourde que montagne au large
LA VIE
Légère comme plume d'outarde si
Tu la lies à une autre vie
 TA VIE. 

 

Une rencontre improbable entre un ragondin et une cane...

Le myocastor devrait se méfier des humains qui après l'avoir introduit en Europe ont décidé de l'éliminer (piégeage, déterrage, empoisonnement, tir au fusil...) à cause des dégâts qu'il provoque en creusant son terrier sur les berges. Parfois, les mêmes humains l'élèvent pour lui prendre sa peau et préparer des pâtés avec sa chair!
On comprend que notre ami préfère la compagnie des palmipèdes...

 

C'est l'heure où les chevaux du domaine de Montravail se promènent presque librement...



La piste continue dans la nature et bientôt vous rencontrez le berger et ses moutons :



Image du Bon Pasteur et de ses brebis... Sauf que, me semble-t-il, le Bon pasteur évangélique ne destine pas ses animaux à la tonte et à la boucherie!



La piste s'interrompt sur près d'un km pour suivre la route de La Chevalerie, village qui dépend du Château et où vous découvrez quelques jolies maisons...



Vous traversez ensuite la route du viaduc et le chenal d'Ors avec ses cabanes ostréicoles :



La route continue sur quelques centaines de mètres et franchit le chenal du Nicot. Vous retrouvez ensuite la piste protégée :



Et vous arriverez bientôt au port des Salines à Petit Village :



Le restaurant sur pilotis un tantinet snobinard et qui prévient les prolos : "Nous ne servons pas de moules-frites" n'est pas encore ouvert. Passez votre chemin et laissez vous glisser vers Grand-Village et la plage de la Giraudière. Vous aurez le choix de prendre une autre direction, vers Saint-Trojan, Gatseau, les Bris... Mais nous nous y aventurerons une prochaine fois!



Parce que moi, je remise ma monture au garage et je vais déguster un petit pineau bien frais...
A votre santé!

Si vous préférez continuer vers Saint-Trojan, faites la balade n°2 :




Lien : balade à vélo Oléron

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Au nord de l'île subsistent encore quelques vieux moulins. Les mieux conservés peuvent se voir non loin de Saint-Pierre. Il s'agit de ceux de Pierre- Levée et de La Brée.
A Saint-Denis se dresse, à l'entrée de la petite ville ce beau moulin, bien appareillé dont la toiture et les ailes ont depuis longtemps disparu.





Sans doute est-il désolé de ne plus pouvoir déployer ses ailes. Je suis sûr qu'il aimerait prendre son envol et aller se poser dans les champs ou dans les vignes.
Il pense parfois à son cousin du Château, le moulin de la Quille du Chien qui, comme lui a perdu ses ailes et comme lui se trouve planté au milieu d'un parking.



Mais ne soyons pas grincheux... Il aurait pu être détruit ou transformé en pissotières le bon vieux Moulin Neuf!
Et puis, lui qui en a vu d'autres, ne doit pas ignorer qu'un jour les voitures disparaîtront et que les roses trémières reviendront...

Lien  :
Oléron. Le Château. Moulin.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières


L'église de Dolus, comme toutes les églises de l'île a été en grande partie détruite pendant les guerres de religion. Telle que nous la voyons aujourd'hui, elle est une construction composite avec son clocher et son choeur du XVIIIème siècle.



Mais dans la première travée, subsistent des éléments du XVème, comme ces départs de voûtes qui fuient dans le vide...



L'intérieur ne présente pas de grand intérêt architectural et l'oeil est aussitôt attiré par le maître autel, le tabernacle et le retable de style Louis XVI (mais en réalité fin du XIXème). Le tableau qui orne la contretable est une oeuvre d'Omer Charlet, gloire oléronnaise et grand admirateur du Titien.



Le tableau porte l'inscription "Benedicta sit insula nostra Olerum". Que bénie soit notre île d'Oléron. Il représente la Vierge et l'enfant devant lesquels viennent se prosterner les Saints patrons des églises oléronnaises : Saint-André, Saint-Georges, Saint-Pierre, Saint-Denis et Saint-Trojan.

 

Au premier plan, Elisabeth de Hongrie et Thérèse d'Avila symbolisent les oeuvres de charité et la contemplation mystique.
Pourquoi des roses dans le tablier de la sainte qui à la suite de François d'Assise consacrait tout son temps et sa fortune à soulager les pauvres?Son mari, furieux de la rencontrer sur les chemins des villages, lui demanda ce qu'elle cachait sous son manteau. Elle prétendit que c'étaient des roses. Il arracha le manteau et le pain se transforma en fleurs....

L'oeuvre est un peu conventionnelle et manque de vigueur. Rien à voir avec l'étonnante Vierge des tempêtes peinte par le même artiste et qui se dégrade jour après jour dans l"église de Saint-Trojan.







A gauche, un bel autel en bois peint et doré... Il date du début du XVIIIème siècle. Marie et Joseph sont représentés en buste dans les médaillons mais il ne reste sur les dix statuettes qui l'ornaient que les anges qui soutiennent le dais. Les huit autres ont été volées et trônent peut-être dans des salons de Bruxelles ou d'ailleurs!



L'autel de droite est surmonté d'une toile maniérée et douceâtre. Jésus blond et rose est présenté par sa mère blanche et souriante à celui qui plus tard le baptisera dans le Jourdain... Dieu porté par des angelots grassouillets surveille la scène. On a l'impression que sa main auguste va faire tomber sur le monde une pluie de bonbons.



Quelques vitraux sans grande imagination ont été installés à la fin du XIXème siècle. Ils sont l'oeuvre d'un maître verrier bordelais alors renommé, un certain Gustave-pierre Dagrant. Une grande partie des vitraux de l'île (St-Trojan, Le Château) lui sont dus.



Le baptistère, dans la première travée, à droite. Il a été restauré en 1959. Lors des travaux, des ossements furent exhumés. D'après un récit ancien, il s'agirait de ceux d'un prêtre assassiné en 1713, alors qu'il disait la messe. Son corps aurait été enterré à l'endroit même de sa mort.

Le banc de pierres a été dégagé et restauré. La coquille Saint-Jacques est soutenue par un ancien rouleau à battre le blé.

Un vitrail rescapé représente le baptême du Christ.



J'ai gardé pour la fin l'oeuvre la plus forte de cette église. Elle est perchée dans une travée :




Elle est due à Edouard Armand-Dumaresq et a été peinte en 1854. Elle représente le Christ mort. La nuit entoure le corps posé sur le linceul qui brille comme une écume. Le cadavre ne descend pas vers la terre mais semble s'élever.
L'écume se fait nuage.
L'écume devient barque qui entraîne le mort sur les flots noirs.
Etrange solitude.
Contrairement aux dépositions traditionnelles, ni Marie, ni Jean, ni Madeleine ne sont présents.
Au premier plan, la couronne d'épines, le plat et l'éponge imbibée de vinaigre...
La souffrance a cessé.  
Commence le grand voyage vers l'oubli ou vers la résurrection...

A vous de voir!
 
 



Lien :
Eglise de Saint-Trojan. Oléron.  



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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers


Disparaître

Je suis loin je suis bien
Sous le ciel sans mensonge

Je flotte à la face des eaux
Comme un requin blessé
Et sur mon ventre blanc
Se posent les oiseaux

Les portables peuvent sonner
de leurs mélodies ridicules
Le courrier peut s'entasser
Dans la boîte inutile
Avec les nouvelles abominables
Avec les plaies et les cancers
Avec les mots gantés de blanc 
Précis comme des chirurgiens

Je suis si loin déjà
Où le courant m'entraîne
Je glisse en souriant
Vers ce point qui m'aspire
Vers cette mer sans fond
Où je vais redescendre

Déjà me paralyse
Le froid délicieux
Déjà les algues noires
passent devant mes yeux

Je me prends les chevilles
Je me love sur moi
Comme une pierre fossile
Je m'engloutis
Dans l'argile des eaux

Rien ne parviendra plus
Des rumeurs du rivage
Je ne saurai plus rien
Des saisons et de l'âge
Et jamais
Non jamais
Je n'apprendrai la mort
De ceux que j'aime.






Lien : Poème. Tristesse.


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