Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités
Place du Tertre. Lucien Génin

Place du Tertre. Lucien Génin

.... Montmartre a inspiré bien des peintres qui souvent sans le savoir l'ont transformé en usine à clichés!

Aujourd'hui les touristes photographient sans se lasser, non pas des lieux de Montmartre mais leur image créée par Utrillo et tant d'autres.

Rue Cortot (Lucien Génin)

Rue Cortot (Lucien Génin)

     La maison rose, sans Utrillo, ne serait rien qu'une maison banale devant laquelle nous passerions dans l'indifférence...

Hôtel du Tertre  (Lucien Génin)

Hôtel du Tertre (Lucien Génin)

... D'autres peintres, aujourd'hui moins connus ont participé à cette renommée picturale. Parmi eux, Lucien Génin. Il fait partie avec Elysée Maclet de ceux qui ne se sont pas lassés de représenter les rues de la Butte.

Lucien Génin  peintre de montmartre.

Notre amoureux de Montmartre n'y est pas né. Il a vu le jour (en 1894) à Rouen et n'est venu à Paris que pour suivre les cours de l'Ecole des Art-Déco (Il avait auparavant suivi ceux de l'Ecole des Beaux Arts de sa ville où Dufy qui vécut à Montmartre avait été lui aussi étudiant).

Place Ravignan où se situe l'hôtel du Poirier (Utrillo)

Place Ravignan où se situe l'hôtel du Poirier (Utrillo)

Il loue une chambre à l'Hôtel du Poirier, place Ravignan, un des épicentres du Montmartre des peintres car elle est l'adresse du Bateau-Lavoir. La pension est tenue par la mère Boyer qui a également pour pensionnaire Elysée Maclet. Sa chambre est voisine de la sienne et les deux hommes sympathisent. Ils deviennent de véritables amis. Leurs toiles se ressemblent parfois car ils sont tous deux coloristes, admirateurs des Fauves.

 

Rue de l'Abreuvoir (Génin)

Rue de l'Abreuvoir (Génin)

Rue de l'Abreuvoir (Maclet)

Rue de l'Abreuvoir (Maclet)

La proximité du Bateau-Lavoir permet aux deux amis de rencontrer quelques habitués du lieu, parmi lesquels Max Jacob.

Lucien Génin  peintre de montmartre.

Quand il a 25 ans, Génin quitte l'hôtel pour s'installer un peu plus confortablement rue des Beaux-Arts où il loue un appartement avec Maclet, au 3 bis. Mais les deux amis remontent souvent sur la Butte où ils trouvent leur inspiration.

 

Lucien Génin  peintre de montmartre.

Il y reste trois ans avant de regrimper vers le Poirier et se fixe au Bateau-Lavoir. Il rencontre une jeune femme qui n'était pas connue pour être farouche mais pour laquelle il "tombe en amour" comme disent nos amis du Québec. 

Lucien Génin  peintre de montmartre.

La responsable de cette "chute" en amour c'est la belle Ginette qui à son tour s'éprend de son Lucien. Elle aurait pu pourtant chanter comme Fréhel : "C'est un vrai gringalet, aussi laid qu'un basset, mais je l'aime..." En effet Génin se compare parfois à Lautrec, non par le talent mais par la taille.

La liaison dure plus de 10 ans jusqu'en 1936. Le couple amoureux participe à de nombreuses rencontres avec quelques uns des poètes et des peintres qui animent des soirées amicales dans les cafés du quartier. Parmi eux Max Jacob, Marcel Leprin, Gen Paul...

Lucien Génin  peintre de montmartre.

1936 ! L'année du départ de Ginette est celle où Lucien Génin quitte Montmartre afin de tenter de l'oublier. Il descend dans la ville, côté Saint-Germain des Prés. Il tourne le dos à Montmartre et quand il veut respirer un air nouveau, c'est dans les calanques méditerranéennes qu'il se rend!

 

Il continue de peindre et ses œuvres connaissent un petit succès.

Il meurt en 1953 à l'hôpital Cochin où il est amputé d'une jambe, opération qui n'arrête pas la gangrène fatale.

Lucien Génin  peintre de montmartre.

    La fosse commune lui est épargnée  grâce à Ginette qui s'occupe des obsèques et suit le convoi jusqu'au cimetière parisien de Thiais où il repose, comme on dit, loin du Montmartre où ils s'étaient aimés.

     Il nous laisse des toiles d'un Montmartre joyeux, parfois naïf.

      Il y a dans son art quelque chose d'Utrillo bien sûr.

      Parfois comme le fils de Valadon, il parsème les rues de petits personnages, des passants, seuls ou en couple, comme autant de santons.  Comme lui il pose une carte postale devant le chevalet....

Ainsi plusieurs toiles ont-elles le même angle de vue et ne diffèrent que par l'humeur du jour, plus ou moins gaie, du peintre et de sa palette.

Lucien Génin  peintre de montmartre.

   L'influence de Gen Paul se fait sentir également quand il ne cherche pas la précision mais le mouvement qui métamorphose la réalité sans souci de réalisme. 

Lucien Génin  peintre de montmartre.

    Pourtant il me semble que sa meilleure période est celle qui correspond à son arrivée à Montmartre et à son amitié avec Elisée Maclet. 

Lucien Génin  peintre de montmartre.
Lucien Génin  peintre de montmartre.

Lucien Génin est un de ces peintres de talent qui s'attachèrent à Montmartre et qui furent moins inspirés lorsqu'ils le quittèrent. Aujourd'hui nul ne parle de lui qui est éclipsé par les artistes de génie qui furent ses contemporains.  

S'il est exilé dans le cimetière de Thiais, les rues de la Butte ne l'oublient pas et se regardent dans ses toiles comme on feuillette un album de photos et on se surprend de se trouver si vivant et si jeune! 

Lucien Génin  peintre de montmartre.

Liens 

Les artistes et personnalités de Montmartre

 

René Fauchois (cité par André Roussard)  parle du peintre : "Je n'ai connu à Lucien Génin que deux passions : la peinture et le vin rouge. (...) Sa taille exiguë l'apparentait physiquement à Lautrec et à Marquet, et j'aurais voulu le rencontrer un jour entre Vlaminck et Derain, ces géants. (...) Toute sa saveur vient de son naturel et sa simplicité, qui n'est pas feinte... Certainement la joie l'emplissait quand il peignait. On le voit, car cette joie est communicative et une toile de lui met plus de lumière à la fois sur le mur où on l'accroche et dans les yeux qui s'en régalent."

                             La rue Lepic. Tableau qui appartient à mon ami Pierre 

 

 

Voir les commentaires

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.
Sur la droite l'Hôtel du Tertre. (Utrillo)

Sur la droite l'Hôtel du Tertre. (Utrillo)

Nous sommes au cœur de Montmartre, à l'entrée de la place du Tertre devenue mythique, au premier numéro, avec cet Hôtel qui abrita quelques poètes, artistes, peintres les plus emblématiques de la Butte

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

L'Hôtel a été détruit comme tant de vieilles maisons du village et aujourd'hui s'élève à sa place un petit immeuble dont l'architecture n'est pas nulle mais s'intègre mal avec les immeubles voisins qui, eux, par chance, ont été sauvegardés.

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

Nous pouvons grâce aux cartes postales et aux photos revoir l'Hôtel, tel qu'il fut dans les grandes années montmartroises.

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

Ce petit immeuble modeste date de 1835 et il abrita des commerces qui convenaient aux villageois.

Si j'en crois André Roussard et ses "Montmartrois", il y aurait eu dans les dernières années du XIXème siècle, au rez de chaussée, une épicerie-bazar, appartenant au père Poncier. 

Des documents (photos, cartes postales) semblent attester que ce père Poncier était en fait un restaurateur dont le nom apparaît sur la façade et dont le restaurant "le Rendez-vous des cochers" a précédé Bouscarat.

Ce document montre également qu'il y eut une librairie- papeterie-mercerie qui jouxtait le restaurant. 

    Sur une photo plus tardive, on peut voir que le "Rendez-vous des cochers" a pris la place de la librairie et jouxte désormais l'hôtel du Tertre et le restaurant Bouscarat.

Bon ce débat sur les emplacements exacts des établissements n'intéressera peut-être que les Montmartrolâtres dont je suis!

     Sur cette autre photo, nous voyons que "le rendez-vous des cochers" a disparu pour laisser place "Au Sommet de la Capitale".

L'Hôtel du Tertre, lui, est bien là. Notons l'apparition d'une vespasienne à quelques mètres de l'église.

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

      C'est en 1897 qu'Henri Bouscarat rachète l'immeuble du début de la rue.

        Il est fils de paysans de l'Aubrac, "monté" à Paris, comme tant d'autres pour devenir bougnat. Il voit tout de suite quels atouts possède ce petit immeuble, situé idéalement au centre du village et non loin du chantier de la Basilique qui emploie des centaines d'ouvriers et il y ouvre un restaurant et un hôtel.

Utrillo

Utrillo

     Le restaurant "chez Bouscarat" avec ses tables sorties sur la chaussée dès le début du printemps, attire les affamés pas trop fortunés et les jolies filles disposées moyennant quelques sous à poser pour les peintres qui ont choisi Montmartre pour y travailler dans des ateliers au loyer modeste.

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

L'Hôtel devient un des épicentres de la vie artistique montmartroise. Les peintres du Bateau-Lavoir s'y retrouvent. Parmi eux les Espagnols autour de Picasso bien sûr mais plutôt que de citer tous ceux qui ont apprécié l'endroit et les demoiselles disponibles qui s'y affichaient, retenons plutôt le nom de ceux qui ont été les plus assidus clients de l'hôtel.

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

Gaston Couté tout d'abord, le poète anarchiste au grand cœur qui vécut dans une chambre du premier étage quand il ne dormait pas dans la rue. Cet homme sensible et doux est le seul qui a l'honneur d'une plaque sur la façade de briques du bâtiment actuel.

Nous lui avons consacré un article et la meilleure façon de le saluer, c'est encore de citer quelques uns de ses vers écrits alors qu'il entendait sous ses fenêtres, le clocher de Saint-Pierre sonner le glas pour ceux qui avaient de quoi se payer un bel enterrement : 

Quand s'éteignent comme des cierges,
Les grands-pères et les grand'mères
Et que gisent, emmi les serges
Des linceuls, leurs corps éphémères.
Digue digue dig, digue digue don !
Chante aux trépassés le grand carillon
Digue digue dig, digue digue don !
Pour qu'on vous enterre
Casquez, casquez donc !

 

 

Le poète de la fraternité et de la révolte eut pour principale adresse cet hôtel où il écrivit certains de ses poèmes les plus connus, ceux que chanta notamment Monique Morelli, la grande voix du Montmartre de la poésie et de la révolte.

Pierre Hodé

Pierre Hodé

     

 

Parmi les autres locataires d'une chambre de l'Hôtel, nous trouvons Jules Depaquit, un des plus éminents Montmartrois! Dessinateur et caricaturiste de talent ("le Rire" "Le Canard Enchaîné"), il fut maire de la Commune libre de Montmartre. On lui doit la fête des vendanges, les vachalcades et un programme politique idéal interdisant, sous peine de mort, de mourir sur le territoire de la Commune ou supprimant l'eau des fontaines qui devront "éjaculer" du vin, rouge, rosé ou blanc selon le goût des habitants.... 

 

 

Il a vécu quelques années dans une chambre voisine de celle de Mac Orlan ou de Satie. Quand ses revenus se sont améliorés, il a loué une autre chambre dans la maison qui appartenait à Aristide Bruant, rue Saint-Vincent.

Il meurt en 1924 et ne verra donc pas la destruction de l'Hôtel du Tertre. La plus belle épitaphe prononcée lors de son enterrement est prononcée par Mac Orlan : "Son activité se bornait à régler la circulation entre la place du Tertre et la lune".

Mac Orlan est l'un des habitants de l'hôtel qui en garda le plus de souvenirs et qui écrivit le plus sur ce lieu unique, cette terrasse où l'on pouvait voir tant d'artistes sans le sou devenus par la suite illustres. 

                                                                   Foujita                          

Mais l'esprit libertaire et potache de Montmartre trouve une de ses plus savoureuses réalisations dans cet Hôtel avec le baron Pigeard auquel j'ai consacré un article alors qu'il mériterait un roman!

 

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

      Cet homme, baron comme je suis évêque, commettait quelques croûtes qui furent exposées à la foire aux croûtes de la place Constantin Pecqueur mais il préférait confectionner des maquettes de voiliers qui trouvaient plus facilement acquéreurs. Il eut l'idée de créer avec deux acolytes, Anselin et Fournier, la célébrissime UMBM, l'Union Maritime de la Butte Montmartre.

 

N'y étaient admis que  ceux qui avaient un rapport avec la mer. Modigliani venu de Toscane, Max Jacob du Finistère, en firent partie et assistèrent aux réunions, dans la salle du restaurant Bouscarat.

                                                             Max Jacob

Un hareng saur dans une cage était posé sur la table et présidait les séances, à côté du crâne de Christophe Colomb à 25 ans que l'on avait le droit de toucher moyennant quelques sous ou une tournée d'absinthe.

   

 Les membres de l'Union s'engageaient à apprendre la natation aux poulbots couchés à plat ventre sur un tabouret et répétant les gestes de la brasse qui leur étaient montrés. Les réunions de l'USBM connurent un franc succès et elles encouragèrent Bouscarat à re-nommer son premier étage : Hôtel de la Marine! 

 

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

     La suite de l'histoire est moins joyeuse. Tout commence avec le flair et l'appétit d'un chauffeur de taxi, Léonard Beynat qui achète la modeste boutique d'un cordonnier qui jouxte l'hôtel. Il y installe ce qu'on appellerait aujourd'hui un bar à vins mais sous une forme plus rustique puisqu'on y tire directement la dive boisson au tonneau.

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

    Le succès est tel que Beynat peut, racheter l'hôtel du Tertre et ouvrir le cabaret "La Bohème". 

On peut voir également, jouxtant le cabaret, "le Moulin Joyeux", restaurant qui plus tard, en 1968, sera avalé par la Bohème lorsqu'il sera racheté par les successeurs de Beynat, longtemps après la démolition de l'Hôtel du Tertre.

Léonard Beynat après bien des démarches, obtint en effet l'autorisation de le détruire malgré les manifestations pacifiques organisées par les riverains, découragés de voir détruire une à une les maisons qui avaient résisté à la spéculation.

C'est ainsi que les pelleteuses vinrent abattre le vieil hôtel, en 1938, pour le remplacer par l'immeuble actuel, trop haut, sans harmonie avec les maisons environnantes.

 

 

Le nom de l'hôtel disparut au profit de "La Bohème".

Faut-il y voir un hommage à ce que fut ce lieu?  

Ou bien, comme Aznavour chanter que "ça ne veut plus rien dire du tout"?

Bouscarat. Hotel du Tertre. La Bohème.

Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
À mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus,
Ni les murs, ni les rues qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor, Montmartre semble triste et les Lilas sont morts

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Anniversaire 7 mars 2023

 

Son corps entier se tendait vers le monde

Et n’en perdait aucun détail

Aucune ombre sur le mur

Aucun geste de ta main

Aucun éclat de ton regard

 

Elle aimait comme on aime avec un cœur de chat

 

Quand dans la cuisine tu tardais à la considérer

Elle envoyait la patte sur ton bras

Un coup et puis un autre avec des dents de lait

Et toi pour l’écarter tu l’aspergeais un peu

 

Le soir elle exigeait que tu l’accueilles

Devant l’écran où passaient les images

Elle s’étendait sur toi ou s’endormait en rond

Tout était à sa place

Les livres sur l’étagère

Les rideaux rouges sur la nuit

 

Je veux t’aimer comme elle

Sans deviner demain sans interrogation

T’aimer comme elle aimait avec son cœur de chat

Ouvrir en grand les yeux comme au jour du refuge

Où se fit la rencontre entre deux évidences

 

Je veux être attentif à l’ombre sur le mur

Tes pas dans l’escalier

Le cristal à ton cou

 

Je veux devant le ciel où passent les images

Me coucher contre toi et ne penser à rien

Laisser mon souffle accompagner ton souffle

Comme une aile jumelle

Un battement de rame

 

 

Anniversaire 7 mars 2023

Liens.

Poèmes d'amour

 

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Photos de Montmartre. Février 2023.

1er février. Enlèvement? (devant la fontaine de Gasq)

Février n'est pas un mois que j'aime beaucoup. Non pas à cause de ses journées trop brèves mais parce que c'est un mois où l'on meurt. Les personne âgées y sont plus vulnérables et ce mois m'a enlevé celles que j'aimais tant qu'il m'était impossible d'imaginer qu'un jours elles ne seraient plus là.

Photos de Montmartre. Février 2023.

2 février. Les chiens de la Commune! (Rue de Clignancourt).

Photos de Montmartre. Février 2023.

3 février. Le goûter des petites filles, pas modèles du tout!

Photos de Montmartre. Février 2023.

4 février. Les deux artistes. rue du Calvaire.

Alors, dans mes balades sur la Butte, j'ai guetté tout ce qui souriait, tout ce qui parlait de vie et d'amour. Les couples en escapade, les animaux et leurs amis...

Photos de Montmartre. Février 2023.

5 février. La jeunesse qu'on aime!

Photos de Montmartre. Février 2023.

6 février. Ce mendiant par exemple. Il vit avec ses deux petits compagnons depuis 8 ans. Il ne fait pas de trafic de chiens comme l'en soupçonnent les passants. Pour rien au monde il n'abandonnerait ses petits amis de galère. La première fois que je l'ai photographié, pendant les fêtes avec ses chiens déguisés en Père Noël, je l'ai soupçonné d'être un de ces marchands de chiots venus de l'Est. Maintenant je le connais et je connais ses chiens Ismaïl et Diana.

Photos de Montmartre. Février 2023.

7 février. Cliché! Il faut bien que la Butte ressemble un peu à son image d'exportation! Avec des marches qui parlent toutes les langues.

Photos de Montmartre. Février 2023.

8 février. La police à roulettes.

Photos de Montmartre. Février 2023.

9 février. La chatte libre de la rue Poulbot. Elle ne craint personne et se balade, curieuse et attentive, sur la place du Tertre et dans la rue Norvins où elle est mitraillée par les touristes.

Photos de Montmartre. Février 2023.

10 février. Square Nadar. Love in black and white.

Photos de Montmartre. Février 2023.

11 février. Promenade allée des brouillards.

Photos de Montmartre. Février 2023.

12 février. Les pickpockets ont toutes les audaces!

Photos de Montmartre. Février 2023.

13 février. Les chiens qui dansent!

Photos de Montmartre. Février 2023.

14 février. En route vers le ciel.

Photos de Montmartre. Février 2023.

15 février. Jamais sans ma tétine.

Photos de Montmartre. Février 2023.

16 février. Chanter malgré les crocodiles. (rue du Calvaire)

Photos de Montmartre. Février 2023.

17 février. Toujours aussi enchantée, la rue Saint-Rustique!

Photos de Montmartre. Février 2023.

18 février. Le magicien des bulles.

Photos de Montmartre. Février 2023.

19 février. Le peintre et son modèle. T'as d'bell's lunett's tu sais!

Photos de Montmartre. Février 2023.

20 février. Rencontre. Un coeur sur la main.

Photos de Montmartre. Février 2023.

21 février. Question. Rue du Chevalier de La Barre.

 

22 février. Baiser place du Calvaire (la mal nommée).

Photos de Montmartre. Février 2023.

23 février. Je surveille ma maîtresse!

Photos de Montmartre. Février 2023.

24 février. Comme on est bien dans ce rayon de soleil!

Photos de Montmartre. Février 2023.

25 février. Comme un p'tit air de printemps.

Photos de Montmartre. Février 2023.

26 février. Avant France Ecosse au parc des princes. 

Photos de Montmartre. Février 2023.

27 février. Poils blancs. C'est lui encore, un des peintres emblématiques de la place du tertre! Ils sont quelques uns, de vrais artistes un peu perdus parmi les barbouilleurs, toujours fidèles au poste, prêts à offrir leur talent aux touristes et aux animaux de passage

Photos de Montmartre. Février 2023.

28 février. Pour le dernier jour du mois, un petit concert de flûte et guitare sur le Rochechouart.

Et voilà, le mois de février est déjà derrière nous et fait partie du passé! Mars nous accueille avec un grand soleil dans un ciel bleu et glacé. 

En route pour de nouvelles photos!

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #Paris
"Les saumons".

"Les saumons".

    Parfois il faut bien descendre de la Butte pour aller à Paris comme disent les Montmartrois. C'est l'occasion de découvrir à quel point la ville est une fête.

Quelle belle surprise en effet d'assister à une "invasion" pacifique, sur le boulevard Haussmann et place Diaghilev, d'animaux ronds comme des caresses ! 

"Le patriarche" n°1

"Le patriarche" n°1

"Le dos argenté" n°7

"Le dos argenté" n°7

   Ils sont nés sous les mains d'un sculpteur dont le nom lui-même évoque la solidité de la pierre et le chant de baryton du basson .

Michel Bassompierre. J'aime jouer avec les noms surtout lorsqu'ils s'accordent avec la réalité. Le basson est un instrument à vent de la famille des bois dont le chant est grave (bas son) et rond. Vivaldi l'a invité dans plus de trente de ses concertos.

Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann

Il va bien avec les sculptures qui se sont installées sur le boulevard et qui évoquent à la fois la force tranquille de la pierre et la grave harmonie du basson. 

Le gorille n'a nulle intention agressive. Lui qui a été décimé au point d'être menacé de disparition, passe sur le trottoir,  comme les promeneurs, le regard intéressé et doux, histoire de nous rappeler que nous sommes de la même famille...

Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann

     L'ours le plus grand, dressé sur ses pattes, derrière l'Opéra, face aux terrasses des Galeries où se pressent les touristes, évoque un King Kong pacifique, incapable de faire du mal, curieux et amical.

Il pourrait envoyer promener d'un coup de patte les homoncules qui le photographient. Mais non, il est attentif et accueillant. Il se dresse comme un humain. Il n'est pas un animal de foire, dressé pour amuser ou effrayer. Il est un lien entre deux mondes qui se respecteraient, qui apprendraient à se connaître.

 

          Comme un hommage à l'Opéra, Il esquisse avec grâce un pas de danse place Diaghilev.  

Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann

      L'ours polaire est venu lui aussi. Tout en lui évoque la banquise, la blancheur infinie, la pureté des matins glacés.

Un petit chien noir s'était réfugié entre ses pattes, le jour où j'ai pris cette photo. Il s'appelle Onyx et il se sentait si bien, si protégé, qu'il n'avait plus aucune envie de retrouver le sol.

 Michel Bassompierre rend hommage à François  Pompon et comme lui il nous invite à la douceur, à la main qui se tend et rencontre la plénitude.

       Ses animaux ont quelque chose de la sensualité des fruits.  

 

 

Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann

                  Il y a encore des ours d'or, ceux du conte de Boucle d'Or sans doute...

Celui qui n'ose frapper à la porte de l'église Saint Louis d'Antin. Peut-être l'aurait-il tenté si l'église avait été consacrée à Saint François qui assurément l'aurait accueilli avec ces mots : "Bienvenue mon frère ours"! 

la pèche au saumon

la pèche au saumon

Cet autre ours d'or n'a pas besoin de lunettes pour pécher le saumon!

Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann

Il y a les ours d'argent, couleur des clairs de lune, qui s'enfuient sans vraiment s'inquiéter et qui n'ont aucune envie de se réfugier dans les Grands Magasins!

Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann
Sculptures. Les ours et les gorilles de Michel Bassompierre sur le boulevard Haussmann

Et puis il y a les ours bruns qui nous rappellent ceux que nous martyrisions lorsque nous étions gamins mais qui ne nous ont jamais quittés malgré leur poil en partie pelé et leur œil arraché.

 

Ceux-là sont bien dans leur peau, joueurs ou malicieux. Ils nous invitent à la tendresse et au regret de ne pouvoir les prendre contre nous comme nous le faisions jadis.

 

    Et voilà.... J'aimerais en rencontrer d'autres encore, marcher dans la ville comme dans un paradis perdu.

Je voudrais remercier l'artisan du rêve qui nous invite à traverser le miroir et à marcher sur les boulevards, guidés par l'ours blanc qui connaît le chemin vers l'étoile polaire !

 

Quelques confidences de Michel Bassompierre écrites sur le socle des sculptures : 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
la maison rose rue de l'abreuvoir

Elle est connue dans le monde entier, photographiée, mitraillée, avec ou sans selfies, elle voyage sur tous les continents, faussement modeste, fièrement humble.... La Maison Rose!

la maison rose rue de l'abreuvoir

Et pourtant, celle qui revendique autant de clichés que le Taj Mahal n'est rien qu'une petite maison, retapée, restaurée, peinte, repeinte, dans ce qui fut un village sans prétention sur le versant nord d'une Butte qui se croyait protégée des tentacules urbaines.

la maison rose rue de l'abreuvoir

Avant de retracer son histoire, c'est avec ceux qui plantèrent devant elle leur chevalet qu'il convient de la découvrir. Ses peintres ne savaient pas que la simple maison aurait un jour, grâce à eux, le statut de Joconde montmartroise.

la maison rose rue de l'abreuvoir

Le plus connu de ses admirateurs fut bien sûr Utrillo.

Notre Maurice, fils d'une mère aussi talentueuse que lui, sinon plus, la peignit bien des fois alors qu'il habitait à cent mètres d'elle, rue Cortot.

 

Il eut le loisir de la représenter telle qu'elle était, maison de village, sans originalité sinon celle d'être située  en face de la maison de Bruant, au carrefour entre les rues de l'Abreuvoir, des Saules et Cortot.  Il l'immortalisa avant qu'elle ne s'appelât "la maison rose". Elle avait alors les mêmes murs crayeux que ses consoeurs villageoises. 

 

L'aspect simple et naïf des toiles ainsi que l'image d'un Paris villageois et pittoresque eurent l'heur de plaire. La maison sous le ciel gris ou bleu, sous le soleil ou sous la neige devint l'un des sujets de prédilection du peintre. 

la maison rose rue de l'abreuvoir
la maison rose rue de l'abreuvoir

On ne compte plus les artistes qui prirent la suite d'Utrillo. Parmi eux, Elysée Maclet, montmartrois de coeur et de pinceau.

 

Parmi les plus connus figure bien sûr Bernard Buffet qui géométrisa Montmartre...

 

Et parmi les modernes, j'aime cette esquisse de Jean-François Rabasse avec cette tache rose dans un univers fluide sans rien en elle qui pèse ou qui pose.

 

Et maintenant, essayons de mieux connaître cette petite maison construite vers 1810 dans le village qui était encore un village avec ses fermes et ses moulins. La maison commence son histoire officielle avec son achat par un peintre catalan qui tombe sous son charme et l'aménage. Nous sommes en 1903.

la maison rose rue de l'abreuvoir
la maison rose rue de l'abreuvoir

     Il s'agit de Ramon Pichot qui fit très vite partie de la bande des Catalans de Montmartre dont Picasso était la vedette. 

Ce peintre qui au début de sa carrière était influencé par l'impressionnisme trouve sur la Butte, au contact de ses compatriotes une autre inspiration et un autre talent qui justifieraient une redécouverte.

                                            Scène de cabaret (Ramon Pichot)

 

Il épouse en 1908 Laure Germaine, danseuse au Moulin Rouge, modèle de plusieurs peintres dont Casagémas, fou amoureux d'elle, qui se suicida alors qu'il qu'il partageait avec Picasso son atelier de la rue Gabrielle.

                                                 Portrait de Germaine (Picasso)

C'est elle qui, charmée par les maisons colorées de Catalogne où elle se rendit avec son mari, émit le désir d'ouvrir un restaurant et de peindre en rose l'établissement.

La maison sans nom, maintes fois photographiée sur les cartes postales, maintes fois peinte quand elle était crayeuse, se métamorphosa alors en "maison rose" pour l'éternité montmartroise!

     L'endroit est apprécié des peintres et poètes. Bruant y vient en voisin avant de choisir un grand appartement dans l'opulent immeuble de la rue Christiani, proche des Galeries Dufayel.

Ramon Pichot meurt en 1925 et Germaine se retrouve seule pour s'occuper de la Maison Rose. Les temps sont difficiles car dans ces années de spéculation, la Butte est la proie des promoteurs qui n'hésitent pas à racheter les vieilles maisons, les détruire et élever à leur place des immeubles lourdingues

"Des maisons d'six étages....Ascenseur et chauffage....Ont r'couvert les anciens talus.... Le P'tit Louis réaliste est dev'nu garagiste.... Et Bruant a maint'nant sa rue...

Bruno Emile Laurent

Bruno Emile Laurent

    Voyez ce qu'il advint de la maison de Mimi Pinson, de celle de Berlioz! De tant et tant d'autres! Bien sûr la Maison rose comme ses voisines fut menacée et on se demande comment Gabrielle put résister aux sirènes des spéculateurs. 

                                                               Nathalitay

Parce qu'elle a refusé de disparaître la Maison Rose!

Autour d'elle d'autres maisons plus luxueuses, plus hautes, ont été élevées. La petite maison est restée là et c'est peut-être pour cette raison qu'elle est plus qu'une image de Montmartre, plus qu'un cliché : un symbole de la résistance montmartroise, pot de terre contre pot de fer, mais parfois victorieuse.

Non loin de là, sur le terrain où devaient s'élever trois immeubles de 7 étages, sensible à la mobilisation des habitants parmi lesquels le moins virulent n'est pas Poulbot, la ville rachète le terrain où seront plantées les vignes, en souvenir du glorieux passé viticole de la Butte.

Gabrielle meurt en 1948 et n'a pas un long voyage à faire pour rejoindre le petit cimetière Saint-Vincent où Ramon l'attend sans impatience depuis des années.

La maison est rachetée par Béatrice Miolano. Elle continue d'être fréquentée par des artistes, des écrivains qui aiment son trottoir ensoleillé.

                                    Dalida en 1970. Le Maison Rose est alors blanche!

           Aznavour en 1960, voisin du restaurant puisqu'il habita rue Saint Rustique

Audrey Hepburn? Hélas non mais le mannequin de Givenchy qui lui sert de modèle (Jacky)

La suite de l'histoire n'est pas palpitante. La maison célèbrissime poursuit sa carrière de star.. Après quelques années elle passe de gérance en gérance, change de couleur, oublie son glorieux passé. 

 

Finalement, c'est la petite fille de Béatrice Moliano, Laurence qui en 2017 redonne au restaurant son aspect d'antan. 

 

Les touristes sont au rendez-vous, les amoureux de Montmartre sont rassurés, la Butte n'est pas près de perdre une de ses dernières maison, un témoignage modeste au fond, une image immortalisée par Utrillo... chantée par Aznavour ... au temps où Montmartre accrochait ses lilas jusque sous nos fenêtres.

                              Aznavour rue Cortot près de la Maison rose.

"Quand on descendait de la Butte où je vivais à mes débuts...Nous y avions un  point de chute accroché à un coin de rue... On l'appelait la maison rose, rose bonbon décolorée... Comme une maison de poupée..."

                                Aznavour et les gosses de Montmartre, rue Poulbot

Quand il revenait sur la Butte, il ne manquait pas de s'y rendre et et de faire mentir sa chanson qui prétendait que "Montmartre semblait triste et les lilas étaient morts."

la maison rose rue de l'abreuvoir

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités
Passage des Abbesses. Le myocastor crestas. (myocastor à crête)

Passage des Abbesses. Le myocastor crestas. (myocastor à crête)

     Les Montmartrois guettent l'apparition sur leurs murs d'animaux fabuleux, jamais agressifs, espiègles, narquois, indifférents parfois. Ils apparaissent, sont vandalisés par des grognons professionnels, ou effacés peu à peu par les pluies et les vents qui restituent aux murs leur tristesse. 

Dinosaure Dimetrodon (ceux-là auraient pu se rencontrer avant l'extinction des dinosaures)

Dinosaure Dimetrodon (ceux-là auraient pu se rencontrer avant l'extinction des dinosaures)

Rue de la Vieuville

Hemileuca Rattus  (papillon-rat)

Hemileuca Rattus (papillon-rat)

Rue du Chevalier de La Barre

     Un artiste, un rêveur, un type qui fait partie des enchanteurs de rues, est leur créateur.

                              Place du Calvaire. Testudo octopus (Tortue Pieuvre)

 

 

Lepus Draco (Lièvre Dragon)

Lepus Draco (Lièvre Dragon)

Rue Jean-Baptiste Say

Il s'amuse plus que Dieu qui en sept jours se prit au sérieux et donna à l'homme pouvoir sur tous les animaux qu'il avait imaginés.

Strombus Myrmecophagus. Mollusque qui se nourrit de fourmis.

Strombus Myrmecophagus. Mollusque qui se nourrit de fourmis.

Rue Briquet

Aries Cypris (Bélier crustacé)

Aries Cypris (Bélier crustacé)

     Dieu n'a pas moufté devant le résultat de ses élucubrations. Partout la souffrance infligée, la transformation des êtres vivants en produits, la mort. Mais Codex n'a pas la même responsabilité. Ses êtres n'ont jamais fait de mal à personne.  Ils appartiennent à la poésie. 

Cilonia Helix (Cigogne Escargot)

Cilonia Helix (Cigogne Escargot)

Rue Antoine

     Codex est aujourd'hui connu et reconnu.

Il expose, il explose, il dispose d'espaces où il s'exprime.

Je sais.

Mais je regrette d'avoir manqué les rendez-vous avec tant de ses chimères, les jours où je n'avais rien pour les photographier. Je regrette aussi toutes ces photos numérisées que je ne retrouve plus dans le capharnaüm de mon  ordinateur.

Podarcis Crangon (Reptile-Crevette)

Podarcis Crangon (Reptile-Crevette)

Rue du Calvaire

Proteus Jocularis (traduction difficile mais peut-être Salamandre Papillon)

Proteus Jocularis (traduction difficile mais peut-être Salamandre Papillon)

Rue Manuel

     Alors je me dépêche de sauver celles que j'ai pu récupérer et d'ajouter quelques nouvelles, capturées ces jours derniers dans les rues de Montmartre.

Rencontres contre nature de la carpe et du lapin, elles osent tous les métissages. 

Shistocerka Engraulis (Criquet anchois)

Shistocerka Engraulis (Criquet anchois)

Macropus Pieris (Marsupial -Pieris (sorte de papillon).)

Macropus Pieris (Marsupial -Pieris (sorte de papillon).)

Rue Poulbot

    Celle -là sur fond rouge je l'aime particulièrement. Elle avait trouvé sa place rue Poulbot, regardant avec gentillesse les passants. Le patron du Tirebouchon l'a renvoyée dans les limbes. C'est triste, c'est dommage. Il devrait exister une brigade pacifique qui défendrait l'art des rues et le protégerait. (Que dire de l'effacement sauvage des femmes libres et impertinentes de Miss.Tic? La plus belle, rue Véron vient d'être vandalisée par les services (sévices) municipaux.)

 

Muraena Giraffa (Murène Girafe)

Muraena Giraffa (Murène Girafe)

Passage des Abbesses

Eubalaena Diceros (Baleine-Rhinocéros)

Eubalaena Diceros (Baleine-Rhinocéros)

Rue de Clignancourt

Alligator Ratus (Alligator Rat)

Alligator Ratus (Alligator Rat)

Rue Lebas

   Codex est plus prudent que Miss.Tic. Son bestiaire est répertorié. Ses animaux ne se perdront pas et pourront réapparaître dans les rues où on les guette, où on les aime, où on se dit que c'est chouette quand même d'habiter une ville qui vit,  s'anime, couvre de créatures mystérieuses ses murailles aveugles.

Carabus Girafa (Scarabée-Girafe)

Carabus Girafa (Scarabée-Girafe)

Rue Audran

Dytiscos Monoceros (Coléoptère Licorne)

Dytiscos Monoceros (Coléoptère Licorne)

Rue Labat

Hetrodes Connochaetes (Criquet Gnou)

Hetrodes Connochaetes (Criquet Gnou)

Rue Ramey

Codex est un poète érudit qui baptise ses créatures avec des noms savants, les noms justes, le plus souvent latins ou grecs. Ils sont précis, difficiles à traduire avec exactitude. Ils font exister les êtres accouplés d'étrange manière. Ils sont indiscutables. Ils actent l'apparition de nouvelles races alors que chaque jour disparaissent de la Terre des races à jamais perdues.

Ils sont la poésie de l'improbable.

Codex est le Facteur Cheval d'une Genèse urbaine. 

Chaetodon Caiman (Poisson-papillon Caïman)

Chaetodon Caiman (Poisson-papillon Caïman)

Rue des 3 frères

Codex Urbanus dans les rues de Montmartre..2023.

Rue Gabrielle

Acipenser Eliphas (Esturgeon Elephant)

Acipenser Eliphas (Esturgeon Elephant)

Rue Muller.

Rhisostoma magica Méduse magique!

Rhisostoma magica Méduse magique!

Passage des Abbesses.

Liens l'art des rues à Montmartre

Street art 2017

Janvier 2016

Miss.Tic à Montmartre

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #album
Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

1er janvier. Fidèle au poste et inamovible par tous les temps

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

2 janvier. futur champion de handball à l'entraînement.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

3 janvier. Matin pluvieux.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

4 janvier. Le smartphone remplace les livres! 

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

5 janvier. Dancing in the rain.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

6 janvier. La trottinette en poussette!

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

7 janvier. Un rayon de soleil pour le Noël orthodoxe. Jour où Cyril le patriarche russe milliardaire lira sans honte à Moscou le récit de la nativité, de la venue d'un roi misérable, sur la paille, sous les bombes

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

8 janvier. Metro Anvers. Quand la pauvreté contraint les jeunes à la mendicité. 

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

9 janvier. Bonheur partagé avec les amis chiens.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

10 janvier. Boulevard de Rochechouart. Les yeux levés, les yeux baissés.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

11 janvier. Le mur rouge Passage Briquet.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

12 janvier. Le casse croute sur un banc. Square Louise Michel.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

13 janvier. le soleil prisonnier du réverbère?

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

14 janvier. Le peintre a changé de chapeau

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

15 janvier. Rue Ravignan.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

16 janvier. Rue d'Orchampt, les plus étroits trottoirs de Paris.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

17 janvier. Les yeux fermés de la lune.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

18 janvier. Le kiosque à journaux du boulevard de Rochechouart métamorphosé!

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

19 janvier. Bd de Rochechouart. Une passante.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

20 janvier. Japonaise à l'enfant-chien

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

21 janvier. Deux devant l'infini.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

22 janvier. C'est moi? (Square Louise Michel).

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

23 janvier. Ah pour être voilées on n'en est pas moins femmes!

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

24 janvier. On est bien tous les trois!

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

25 janvier. La chevauchée fantastique. Square Louise Michel.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

26 janvier. Rez de chaussée rue Berthe. Deux petits curieux.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

27 janvier. Double selfie sur les marches. 

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

28 janvier. Les sacs verts.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

29 janvier. Mystérieuse créature avec ses poireaux sur les pelouses du square Louise Michel.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

30 janvier. Jour mouillé place du Tertre.

Album photos jour après jour Montmartre. Janvier 2023.

31 janvier. Pour le dernier jour du mois, un secret murmuré à l'oreille du chien. Square Nadar.

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités, #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux
Edith Piaf et Montmartre.

   Eh oui, Piaf connut et aima Montmartre!

Cet attachement, nous l'oublions trop souvent et quand nous évoquons les chanteuses montmartroises, nous filons illico rue d'Orchampt devant le portail de la maison de Dalida, ou bien nous nous rendons rue du Mont-Cenis, chez Patachou, quand nous ne descendons pas sur le boulevard retrouver Yvette Guilbert ou Frehel. Mais Piaf, jamais!  

 

   Et pourtant elle a marché sur nos pavés, elle a vécu dans nos hôtels, elle a chanté dans nos cabarets! Bien sûr nous aurions préféré qu'elle naquît rue des Martyrs ou rue Norvins plutôt qu'à Belleville, mais les Buttes sont jumelles et partagent leur histoire populaire... le souvenir de cette histoire! 

Piaf et Momone

Piaf et Momone

   Edith rencontre Simone Berteault dans son quartier de Ménilmontant. Elles deviennent de vraies "soeurs" comme l'écrira simone Berteault. Edith a quinze ans et "Momone" moins de treize quand elles parcourent les rues pour gagner un peu d'argent. C'est Edith qui chante et Simone qui quête, dos voûté, tête baissée pour émouvoir le chaland.

Edith Piaf et Montmartre.

 

  Montmartre et ses légendes attirent Edith qui trouve une petite chambre assez minable, rue Véron à Montmartre. Momone et Edith ont pour adresse temporaire l'hôtel de Clermont, au 18. L'hôtel est toujours là et nous verrons qu'il aura son importance dans la vie et le destin de Piaf. Les fresques du peintre américain Neil Gittings ont été récemment restaurées et ont retrouvé les couleurs que Piaf a sans doute connues.

 

 La vie n'est pas facile pour les deux "sœurs". Et puis Edith, à 17 ans, tombe amoureuse, comme si souvent elle le fera. Son désir d'amour est tel qu'elle idéalise les hommes de rencontre.  Celui-là s'appelle Louis Dupont, "P'tit Louis". 

 

    Avec lui elle vit quelques mois rue Des Abbesses, à l'hôtel Pompéa" dans un petit immeuble dont le rez de chaussée était occupé par un restaurant qui a survécu, "La Mascotte". L'hôtel abrite les couples de passage et il fait le plein dans un Montmartre qui aime cacher les amours irrégulières! Le Pompéa malgré son nom évocateur disparaîtra au profit de l'Antinéa qui lui même, comme l'Atlantide, finira par sombrer. Seule subsiste la Mascotte qui s'est spécialisée dans les fruits de mer.

 

Piaf retrouve ensuite Belleville et avec Louis elle a une fille, Marcelle, "Cecelle" qu'elle porte dans ses bras pour chanter dans les cours. Elle revient chanter à Montmartre avec Momone.

Après le départ de Louis qui n'accepte pas qu'Edith puisse utiliser leur fille pour émouvoir les badauds, la seule survie possible est toujours dans le chant et le passage dans les cabarets. 

On la voit au 62 rue Pigalle, au "Juan les Pins" aujourd'hui hideux immeuble-verrue, mais alors petit établissement en rez de chaussée qui deviendra la célèbre roulotte de Django Reinhardt.

 

 

1935 est une année décisive pour Edith qui perd sa fille morte de méningite tuberculeuse à l'âge de 28 mois. Epreuve terrible qui la contraint à la prostitution pour payer les frais d'inhumation de la petite. C'est aussi l'année où elle est remarquée par Louis Leplée qui le premier comprend l'intensité, la profondeur, le tragique de la jeune femme, petite et vive qui évoque pour lui un moineau parisien, un piaf!

C'est lui qui lui donne ce nom qu'elle habite aussitôt et qui sera celui de sa célébrité.

Nous somme loin de Montmartre, sur les Champs Elysées où Leplée possède son cabaret. Elle y connaît un beau succès mais c'est à jacques Canetti (nous retrouvons Montmartre) qu'elle doit le vrai début de sa carrière grâce au disque qu'il lui fait enregistrer, le célèbre "Les mômes de la cloche" en 1936, année de l'assassinat de Leplée.

  Par chance jacques Canetti qui la programme sur Radio Cité lui permet d'être entendue et reconnue par Raymond Asso et Marguerite Monnot qui seront liés à elle jusqu'à sa mort.

    C'est à Montmartre qu'elle rencontre Jean Cocteau, lui-même habitué de la Butte puisque jusqu'à l'âge de 18 ans, il avait vécu chez ses grands-parents rue La Bruyère, une rue proche de Pigalle. 

Il écrit pour elle une pièce dans laquelle elle triomphera en 1940 avec son nouvel amant Paul Meurisse dont le rôle est muet, "Le Bel Indifférent".

     En 1941 elle est l'héroïne d'un film tourné par Georges Lacombe "Montmartre sur Seine". Des couples s'aiment, se jalousent, se déchirent dans des hôtels ou des rues de la Butte qui depuis les débuts du cinéma ne cesse de séduire les réalisateurs. Piaf y est Lili aimée par Michel (Jean-Lous Barrault) mais amoureuse de Maurice (Henri Vidal).

                          Piaf et Henri Vidal dans "Montmartre sur Seine")

Marguerite Monnot écrit la musique et Piaf (avec Marguerite) les paroles des quatre chansons qu'elle y interprète : "J'ai dansé avec l'amour"... "L'homme des bars"... "Tu es partout"... "Un coin tout bleu".

   

                                 1943. Tournée d'artistes français chez Hitler.

     Passons sur l'occupation et le manque de courage et d'engagement d'Edith Piaf qui pour "promouvoir la chanson française" fait deux voyages à Berlin. On est toujours triste de voir les artistes qu'on aime ne pas correspondre à l'héroïsme qu'on attendrait d'eux. 

En 1944, elle triomphe au Moulin Rouge où chante en première partie un certain Yves Montand. C'est le coup de foudre! Et c'est Montmartre qui va abriter cette nouvelle passion.

Plus précisément  avenue Junot, l'hôtel Alsina où elle loue une chambre à l'année.

 

 C'est l'hôtel que Clouzot choisira pour tourner "l'assassin habite au 21"  (en réalité l'hôtel est au 39) et Truffaut pour "Baisers volés".

 

 

Pas vraiment volés les baisers qu'abrite ce refuge montmartrois...

 

   En 1945, Edith Piaf aime chanter dans un cabaret fondé par 5 compagnons de la Libération : "le Club des Cinq", 13 rue du faubourg Montmartre. Le lieu est apprécié des artistes et Gabin, Prévert, Carné le fréquentent régulièrement.

Le cabaret deviendra le cinéma "le Club" avant de devenir "le Passage du Nord Ouest" ouvert aux amateurs de rock, et enfin, en 1997 le Théâtre du Nord Ouest animé par la compagnie théâtrale l' Elan.

C'est dans le cabaret que Piaf rencontre pour la première fois Marcel Cerdan en 1946. C'est là que la foudre frappe de nouveau. C'est là que commence la belle et tragique histoire d'amour, la passion pour être plus juste, qui réunit Edith et Marcel.

Edith Piaf et Montmartre.

C'est à Montmartre que Piaf et Cerdan se retrouvent, dans l'hôtel de Clermont rue Véron, le même hôtel où Momone et Piaf avaient trouvé refuge quelques années plus tôt. C'est que Marcel y a ses habitudes.

                              L'hôtel de Clermont et le café, vus par Michel Cordi

Il apprécie le bistrot tenu par Ammad passé maître dans l'art du couscous, un plat qui lui rappelle sa jeunesse marocaine.

La Cloche d'or, rue Mansart.

La Cloche d'or, rue Mansart.

Edith et Marcel aiment aller au restaurant de la rue Mansart "la cloche d'or", établissement qui était dirigé par Anatole Moreau, le père de Jeanne Moreau.

Les histoires d'amour finissent mal en général. Celle là est foudroyée par le crash de l'avion qui emmenait Cerdan à New York où l'attendait Edith.

Après la mort de Marcel, Edith fuit dans l'alcool et la morphine. Elle n'a pas la force d'assister aux funérailles de son amant.

Elle hésite à revenir à Montmartre où déjà tant de souvenirs l'assaillent. C'est Montmartre qui va vers elle quand en 1955, dans le film de Renoir "Moulin Rouge" elle interprète Eugénie Buffet qui, comme elle, se fit connaître en chantant dans les rues de la Butte.

 

Mais Montmartre étant une petite capitale du Music Hall, avec le temps elle retrouve le goût d'y retourner pour applaudir des chanteurs qu'elle aime.

C'est "Chez ma cousine" où elle est venue entendre Mouloudji qu'elle rencontre Francis Lay qui l'entraîne dans sa bande après le spectacle.

Enfin, c'est "Chez Patachou" qu'elle se rend le 17 février 1962 afin de soutenir un garçon qui avait été son secrétaire : Claude Figus.

                                                  Piaf et Claude Figus

Ce chanteur fait partie de l'histoire de la chanson française puisque, amoureux de Charles Aznavour, c'est lui qui lui aurait inspiré un de ses textes les plus célèbres : "Comme ils disent".

Un petit texte de Piaf est émouvant car il est écrit peu de temps avant le suicide du jeune chanteur :

"Claude Figus était amoureux de la chanson mais la chanson ne l'était pas de lui. On dit que l'amour appelle l'amour, à son tour la chanson est devenue amoureuse de Claude Figus. S'il lui reste fidèle, alors il est probable qu'ils finiront leurs jours ensemble et qu'ils vivront un grand amour! (Edith Piaf)

En venant soutenir Claude Figus, Edith dont la santé est précaire est accompagnée de son dernier amour Théo Sarapo. Elle veut faire de lui un chanteur et réalise avec lui un duo "A quoi ça sert l'amour" qu'elle espère être un tremplin vers sa gloire.

                                Dernière sortie de Piaf. Chez patachou.

C'est encore "Chez Patachou", au coeur de Montmartre que Piaf fait sa dernière apparition en public, soutenue par Théo Sarapo, quelques mois avant sa mort en octobre 1963, un peu plus d'un mois après le suicide de Claude Figus.

Aujourd'hui nulle plaque à Montmartre ne rappelle le passage de Piaf. Mais dans le square Louise Michel,, les moineaux dont elle porte le nom, n'arrêtent pas de chanter et d'enchanter Montmartre sur Seine.

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux, #MONTMARTRE. Rues et places.
Le lion de la place des Abbesses.

     La place des Abbesses enlaidie par un vilain manège plastic et fluo était jadis protégée par un lion furieux qui aurait sans doute protégé son territoire s'il avait été là. 

Le lion de la place des Abbesses.

    C'est en 1901 que la Ville en fait l'acquisition, ce qui prouve qu'elle avait bon goût car la sculpture ne manque ni de force ni d'intensité.

Le lion de la place des Abbesses.

     Le lion a été sculpté par Henri Léon Cordier (1857-1926).

Sculpteur, fils de sculpteur, il a fait ses armes dans l'atelier d'Emmanuel Fremiet, connu pour ses œuvres animalières, parmi lesquelles le spectaculaire "éléphant pris au piège" sur l'esplanade du musée d'Orsay, son "gorille enlevant une femme" du musée de Nantes

 

N'oublions pas son St Michel au somment de l'abbaye du Mont éponyme, occupé à massacrer un dragon, ou sa Jeanne d'Arc qui assiste sans pouvoir descendre de son cheval aux meetings traditionnels d'un parti politique créé par un breton borgne.

Cordier fils obtint de nombreuses commandes officielles parmi lesquelles le monument aux frères Montgolfier (Annonay) ou le monument au général Lasalle (Lunéville).

 

    Son "lion rugissant, patte gauche tendue" est installé au milieu de la place, là où actuellement un cercle de pierre rescapé et une grille protègent une bouche d'aération.

                   L'ancien socle et en arrière fond l'abominable manège!

Le lion de la place des Abbesses.

    Le lion fut  bien accueilli par les riverains bien qu'il eût été nécessaire de le protéger des poulbots qui aimaient s'accrocher à sa queue pour se balancer comme Tarzan avec des lianes.

 

Hélas il ne resta qu'une dizaine d'années. Aujourd'hui il n'y a plus un seul Montmartrois vivant pour se souvenir de lui.

Ligne Nord-Sud, station Lamarck

Ligne Nord-Sud, station Lamarck

En effet, en 1910 les travaux du métro (nous sommes sur la ligne Nord-Sud entre Montparnasse et Montmartre) chassent le fauve qui est remisé dans les entrepôts de la Ville.

Le lion de la place des Abbesses.

    Rappelons que la station Guimard classée qui orne la place n'a pas été conçue pour elle mais a été transportée en 1974 depuis la place de l'Hôtel de Ville où elle avait été érigée. C'est ce qui s'appelle déshabiller Jacques pour habiller Paul!

Le lion de la place des Abbesses.

    Notre place ne reverra pas son lion. Nulle autre statue ne viendra l'agrémenter. La ville d'Orly en revanche récupère avec enthousiasme le fauve qui se morfondait dans les entrepôts. Nous sommes en 1931 et c'est dans le parc de la Cloche qu'il est installé. Sa queue qui servait de balançoire aux poulbots a disparu dans les divers transports. Nul ne sait où elle est passée....

 

    Et nul ne sait malgré tous les Dupont et Dupont du Val de Marne qui a volé le pauvre lion sans queue. Il disparut malgré toute l'attention que lui portait la ville qui assura sa restauration en 2010.

Cette restauration aurait dû lui porter chance quand on connaît le nom de sa restauratrice : Zelinski! Et bien non! en 2012 le lion fut kidnappé et les barbares qui s'en emparèrent courent toujours! Il fut remplacé par un autre lion en granit dû au scupteur Harut Yekmalian.

               Le lion de Yekmalian (non pas celui d'Orly mais celui d'Arras en lavedan)

Notre place des Abbesses, site classé, a vu débarquer un vilain manège qui à l'origine était décoré de poulbots botoxés.

 

Devant la réaction des riverains, les gnomes boursouflés furent effacés mais le manège resta. Il est là depuis plus de dix ans et personne n'est venu nuitamment le voler!

Il faut croire que les malfaiteurs ont bon goût!

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog