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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #ASIE

 

Cernuschi-28-001.jpg

                          Terre cuite. Sichuan. Epoque des Han de l'Est (25-220)

     Les amoureux de l'Asie qui ont la chance d'habiter Paris, connaissent bien le musée Cernuschi et ses trésors.

     L'art chinois a toujours excellé dans la représentation des chevaux et c'est tout naturellement que je suis allé à leur rencontre...

    Dès l'entrée un cheval dansant m'accueille. Il est d'acquisition récente et attend sa place dans les vastes salles lumineuses. 
 

 


                            Cheval et cavalier. Terre cuite. Han de l'Ouest (206 av JC - 9 ap JC).



 Ce cheval, souple et nerveux, se moque de la vitrine où il est enfermé... Il prend son temps après une chevauchée de plus de deux mille ans!




                          Cheval dansant. (Wuma) Terre cuite. Dynastie des Tang (618-907).

    Les chevaux tiennent une place essentielle dans la civilisation chinoise.
    Ils sont les artisans des victoires de la dynastie Tang qui après moins d'un siécle, en rassemble plus de 700 000  dans les haras du Shaanxi et du Gansu.
   Les aristocrates les aiment au point de devenir, pour ne pas les quitter, de fervents adeptes du polo.
   Les artistes ne se lassent pas de les peindre ou de les modeler. 

   Ce cheval dansant n'évoque pas les carnages mais la grâce et l'invitation au voyage...




                                                 Cheval (Bois). Gansu. Wuwei. Tang.

     Celui-là semble retourner à l'arbre dont il est venu. Avant la métamorphose, il nous envoie un regard doux et triste. 


                          Huit cavalières musiciennes. Terre cuite. Début du 8ème. Tang.

    Ces huit musiciennes souriantes nous charment, comme elles charment leurs chevaux paisibles.



   Les empereurs Tang étaient accompagnés dans leur tombeau par ces figurines de terre, qui jouaient pour eux de leurs instruments  silencieux.



 

   Nul doute que leur mélodie qui se moque du temps et de l'espace, continue d'apprivoiser la mort.


                           Cavalier timbalier. Terre cuite. Dynastie des Sui (581-618). 

   Une musique moins agréable, une percussion sourde provoquent la réprobation du cheval qui voudrait être un peu plus loin, dans la vitrine des musiciennes...

 
                                Cavalier. Terre cuite. Dynastie des Wei du Nord (386-534).




                                           Cheval terre cuite. Wei du nord (386-534)

    Ce cheval sans cavalier, je le trouve particulièrement beau. Aucun souci de réalisme mais une encolure trop large, une tête trop petite... pour donner cette image de vie et d'élan, cette noblesse et ce mouvement...
 
  La vraie création... Celle qui passe par les fresques des cavernes et va jusqu'à Picasso...



                          Guerrier sur cheval caparaçonné. Terre cuite. Wei du Nord (386-534).


                           Dalle. Elément de chambre funéraire. Chine du Sud (6ème siècle).

    Les siècles ont usé la pierre. Le cheval est pourtant fidèle et continue sa marche vers ce point ultime où tout se désagrège.

Cernuschi-28-067.jpg





                               Cheval. Bois. Gansu. Wuwei. Han de l'Ouest (209 av JC- 9 ap JC)

    Encore une oeuvre à vous couper le souffle. Un hennissement qui vient jusqu'à nous après des millénaires. 


                                        Cheval. terre cuite. Han de l'Ouest.


    Tous ces chevaux étonnants vous attendent près du Parc Monceau...
    Ils vous feront voyager un instant dans le passé et la beauté.


                                                   Le musée Cernuschi

Liens :

bronze Edo. Art japonais. cerf. biche. grues.

Art chinois. Chameaux. Figuriness funéraires.

 Chevaux. art chinois. Guimet.  

 




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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


    La côte de Charente offre de nombreux exemples d'architecture militaire.
   Il était vital au XVIIème siècle de protéger le port de Rochefort.
   Le Fort Louvois permettait, face à la citadelle du Château d'Oléron d'en interdire l'accès méridional.






     On aperçoit ici les remparts du Château...
     Le fort apparaît à marée haute comme une île de pierres, un fer à cheval jeté sur les courants marins.
     Louvois, ministre de Louis XIV en ordonna la construction sur un rocher appelé "le Chapus". 
     Ferry, déjà architecte du Château en dressa les plans, mais c'est Vauban qui à la mort de Louvois, reprit le projet qu'il réduisit presque de moitié. L'ovale prévu par Ferry devint ainsi ce demi-cercle dominé par un donjon.





     A marée basse l'accès se fait par une chaussée empierrée de 400 mètres .
     La base est recouverte de coquillages et d'algues qui la transforment en pierres vivantes.
    Le donjon, haut de 24 mètres vous accueille à l'entrée.



    Le blason sculpté en 1694 rappelle le pouvoir du roi.
    On y voit les fleurs de lys, la couronne et le sceptre.
    La religion catholique est symbolisée par le collier de l'ordre du Saint-Esprit avec ses coquilles Saint-Jacques (histoire de se rappeler au bon souvenir des protestants)...



    Le campanile au sommet de la tour et la batterie haute



  L'entrée du donjon, le pont levis au-desssus des douves...



 Les latrines, côté extérieur... 
 Les déjections tombaient directement dans la mer...




Côté intérieur...
La porte a disparu mais l'endroit est assez spacieux, bien éclairé, bien aéré et bien plus agréable que beaucoup de "toilettes" publiques!






La batterie haute...
Au loin apparaît le pont qui a enchaîné Oléron au continent.
L'île est désormais en laisse et a perdu toute chance de s'échapper au grand large!




La caserne qui abritait jusquà 35 hommes...
 On y peut voir les appartements, la cantine, la halle aux vivres avec sa citerne d'eau douce.






Le magasin à poudre avec son toit en dalles de pierres...
Il a résisté aux bombardements allemands qui ont endommagé le fort. Il est impressionnant et ressemble comme celui du château à une chapelle romane.
 


La batterie basse, de forme semi-circulaire pouvait recevoir 16 canons.






Une élégante échauguette,  poste de guet avancé, suspendu au-dessus des flots.



    L'intérieur du donjon et de la caserne ne présente pas un très grand intérêt. Pour justifier le prix d'entrée, un musée de l'huître y a été installé, de quoi vous dégoûter de cet animalcule), ainsi qu'un historique du fort, avec gravures fastidieuses.
La maquette de la région est plus réussie;  elle vous montre clairement le dispositif de défense.



Appartement du commandant...



La voûte du magasin à poudre...



Le corps de garde...
Au rez de chaussée, l'intendance et au-dessus la chambre des gardes...



  L'intérêt de la visite tient à la magie du lieu, à la couleur des pierres, à l'odeur de la mer, au cri des mouettes.
Le temps s'immobilise; on entend tonner les canons. On imagine les voiliers...

 Un fantôme d'anneau qui a cogné pendant des siècles contre le rempart vous regarde repartir...


Lien :Le Château. Oléron. La citadelle.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières



     Le vieux village de La Brée est un des plus pittoresques de l'île.
     Pierre Loti y a passé des vacances. Il en parle longuement dans Le roman d'un enfant:

     "Nous étions allés demeurer dans un village de pêcheurs absolument ignoré et perdu en ce temps-là...
...village aux maisonnettes basses, aussi blanches de chaux que des kasbah d'Algérie et entourées de certaines espèces de fleurs qui peuvent résister au vent marin..." 

      J'ai recherché en vain la maison décrite par sa soeur. De vieilles habitantes n'ont pu me renseigner. Il s'agit pourtant de la demeure du maire de Saint-Georges dont dépendait alors le village.





    J'ai donc visité l'église récente (1958).
    Beaucoup de brénais bénévoles ont participé à sa construction. Certains ont donné les vieilles pierres de leur chai pour les murs et le campanile.



                                    Saint Antoine
   

     D'autres ont offert les vitraux.
     Ils ont choisi leur saint patron dont ils ont confié au maître verrier Van Guy, la réalisation.




                              Saint-Eutrope (premier évêque de Saintes)...



                                           Sainte-Véronique...



                                                    Saint-Paul...



                                            Sainte-Marie


     La Vierge est représentée ici avec la bête de l'Apocalypse qui guette son enfant...

" ...Voici un grand dragon rouge feu avec sept têtes, dix cornes et sept diadèmes sur ses têtes. Sa queue entraîne le tiers des étoiles du ciel, et les jette sur la terre; et le dragon se tient devant la femme qui va enfanter, pour dévorer son enfant quand elle enfantera." 



                                             Le baptême du Christ...




                                           Saint Pierre...



                                             Sainte Anne...




     Et un petit salut à Jacqueline qui m'a accueilli avec son sourire et m'a raconté des histoires du passé.
     Elle a toujours vécu à La Brée dont elle est une partie de la mémoire.




Un mois après cet article, j'ai trouvé grâce à une amie la maison dont parle Pierre Loti dans le roman d'un enfant : Pierre Loti. Oléron. La Brée.

 

 

 

Autres églises dans l'île :

La Perroche. Oléron. Le prieuré, chapelle et cloître.

Oléron. Eglise de Saint-Georges.

Oléron.Eglise de Saint-Denis.

Eglise Saint-André. Dolus. Oléron.

Eglise de Saint-Trojan. Oléron.

Eglise Notre-Dame Le Château d'Oléron. Le retable.

Eglise Saint-Pierre. Oléron. Nicolas Greschny.







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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES ENFANTS





                                                     Koala


- C'est quoi là ?

- Où là? 

- Là!    C'est quoi?

- Ah! là!

- Oui!  là!   C'est quoi là?

- Là!   C'est mon copain!  le koala! 

- Mais c'est quoi? 

- Quoi? Tu sais pas?

- Ben non! Jamais vu ça
  Dis-moi comment tu l'as
  Dis-moi ce qu'il fait là 
  Pourquoi il est chez toi 

- Parle plus bas et assieds-toi
  Je vais te raconter pourquoi
  Il est chez moi 
  Et puis après tu partiras
  Sans effrayer mon koala

Je suis allé en Australie l'été dernier
J'ai visité ce grand pays avec mes pieds
J'ai vu des kangourous tout roux
Des dingos rigolos
Et des wombats à nez poilu

J'ai vu des animaux
Que tu n'as jamais vus
Des wallabys et des bilbys
Des potorous et des gorfous
des goannas des casoars

J'ai vu, me croiras-tu
Trois quatre ou cinq
Ornithorynques
Et courant sur le sable
J'ai vu le diable
Le fameux diable
Venu tout droit de Tasmanie

- Arrête un peu ton dictionnaire
Ton inventaire à la Prévert
Je suis sûr que dans un quart d'heure
J'aurai droit au raton laveur
En attendant je ne sais pas
Ce qu'il fait là ton koala

- Je vais te parler de lui
Tu lui fais peur avec tes cris
Il est fragile il est peureux
Il est curieux et paresseux
Je l'ai sauvé d'un incendie
Qui a dévasté son pays

Un jour brûlant couleur de cendre
De son arbre il a dû descendre
Déboussolé il a couru
Sur le chemin où je marchais
A mon dos il s'est accroché
Et n'a plus voulu me lâcher

Il m'a refilé quelques puces
Mais il est doux comme un agneau
Il est gentil et sans astuce
Il n'a pour moi qu'un seul défaut
Il n'aime que l'eucalyptus
Or c'est un arbre un peu trop gros 
Pour mon jardinet minus
Où ne poussent que des poireaux

Demain je repars avec lui
Je le ramène en Australie
Il faut qu'il y vive sa vie
Et qu'il y fasse des petits
Les yeux brillants et le poil gris
Qui un jour auront des petits
Le nez tout noir et le poil gris
Qui un jour auront des petits
L'oreille ronde et le poil gris
Qui un jour auront des petits
avec deux griffes sur un doigt
Et caetera.... et caetera.....







Lien:

 

Liste des poèmes pour les enfants. Liens.

 

Poème enfant. Chasser le chasseur.


 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER



     Louis Wacrenier n'écrira plus de poèmes.
     Dans la maison de retraite où il vivait jusqu'à son transfert, le 2 novembre dans un service fermé, il a écrit de nombreux textes : prières, chansons, poèmes d'amour.
     Les derniers sont datés de 2008. Beaucoup sont inspirés par la femme qu'il a aimée et qui aujourd'hui, murée dans sa douleur, pleure de ses yeux aveugles.





                                         Tristesse


Si c'est toi quelque jour qui dois fermer mes yeux
Donne-leur un baiser qui soit un long adieu
Car ils auront encor tout l'amour passionné
Que j'ai toujours voulu malgré moi te donner

Que se penche vers eux ton tendre et beau visage
Pour qu'il cisèle en moi sa lumineuse image
Qui rendrait rayonnant le plus froid des tombeaux
Et que tes douces mains, en sublime cadeau

Caressent mon vieux coeur une dernière fois
comme un frisson laissé par nos anciens émois,
Et qu'après je m'en aille avec toi dans ce coeur

qui brûlerait alors d'une flamme si forte
Qu'au jardin où j'irais parmi les feuilles mortes
Autour de moi les morts en sentiraient l'ardeur.








Lien : Louis Wacrenier un poète à Montmartre

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #WACRENIER



      Violence de ce dimanche de Toussaint.
      Nous nous retrouvons dans le studio de mon père pour le vider et pour ramasser les quelques affaires qui le suivront dans sa nouvelle résidence fermée, là où il ne pourra plus franchir les portes vers la ville des vivants.

      Les livres rescapés, les livres qu'il n'ouvre plus depuis des années, nous les mettons dans un sac poubelle. Tous les objets d'un quotidien si banal qu'il lui faut disparaître pour que se révèle sa fragilité qui est l'autre nom du bonheur. Les couverts, les verres, les assiettes...

     Je récupère les photos. Une collection de sourires. C'est drôle comme on sourit sur les photos. Comme pour affirmer à l'objectif que tout va bien et qu'il  n'y a pas de raison que cela change.
     Il y a ses parents,ses enfants, sa femme, ses amis, ses petits enfants.        Il y a des morts, de nombreux morts.
     Dans le ciel gris de Sceaux, on voit voler les feuilles jaunes des grands arbres. 
    Sur une photo, mon père, ma mère, mon petit frère ne sourient pas. Une seule. Ils sont devant une tombe, un jour de Toussaint. Ils ont la tête baissée. Devant eux, sous la pierre, loin de leurs baisers et de leur chaleur, ma petite soeur Marianne repose, comme on dit.

    Les sacs poubelles s'entassent. Nous les descendons au sous-sol. Ma soeur marque avec un fer les vêtements qu'il portera à Massy. Comme on marque le linge des enfants qui partent en colo. Il ne doit pas se perdre le linge. Il doit avoir de la mémoire, lui.

   Je ramasse dans de vieux dossier, les écrits de mon père. Je découvre qu'il a beaucoup écrit depuis qu'il est à Sceaux. Et savez-vous ce qu'il a écrit, alors qu'il s'était déjà dépouillé de presque tout?
   Il a écrit des poèmes d'amour. Aucune lamentation, aucune plainte, aucune amertume. Des poèmes d'amour. Poèmes pour les résidents malades, pour ceux qui perdaient la vue, poèmes pour les handicapés, pour les mourants, poèmes pour ses petits enfants...

    Et puis, il a écrit sa dernière aventure.
   Je lis comme on pénètre sur un territoire sacré, comme on passe derrière l'iconostase, je lis des lettres et des poèmes pour cette femme qu'il a aimée pendant 10 ans.

Dans ses papiers, il n'y a que ça, de l'amour.

   Quand ils sont repassés par la cave où les sacs poubelles avaient été déposés, mes frères ont vu qu'ils avaient été éventrés et fouillés.




Lien : Alzheimer.Poème. Dans la maison de retraite.



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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.




    Paris est fait de mille villages...
    Au coeur de Pigalle, à deux pas du Moulin Rouge, l'un d'eux s'ouvre à vous : la Cité du Midi.

 

     Un gardien vous surveille du coin de l'oeil.
     Son oreille déchirée vous avertit qu'il est prêt à en découdre pour garantir la quiétude des villageois de la Cité...

 

     Sans doute n'a-t-il pas connu la Belle Epoque des bains Douches Pigalle dont ne subsistent que les carreaux de faïence, style Métro...



   Il connaît bien par contre les étonnants jardins qui rappellent le maquis de Montmartre et permettent à cette ruelle parisienne de vivre au rythme des saisons...




 

    La villa Amandine ouvre ses volets maritimes et fleuris.
    Elle me fait penser au conte de Michel Tournier, "Amandine et les deux jardins" dans lequel un chat montre à la fillette le chemin du jardin sauvage... 



     L'allée s'ouvre sur une minuscule place ronde dont les immeubles suivent la courbe.  Elle se ferme harmonieusement sur une autre placette que l'ombre et le soleil se partagent.



Côté impair :





     Un vieil atelier de bois garde le souvenir d'un Paris populaire.
     Un Paris qui aimait ses artisans...
     Un Paris qui chantait et grondait avec eux...


 
   Un petit immeuble et son arbre qui hésite entre deux saisons...



    Des amoureux du jazz habitent là...
    Ils sont discrets et on n'entend pas la  le saxo, ni le piano de ces gens-là.
    Chut... !
     Ils font des recherches, ils sont plongés dans des bouquins et des revues dont le papier n'a qu'une idée, c'est de frémir et s'envoler sous la tempête d'une trompette...

 

     Côté pair, de petits immeubles romantiques, des cours et des arbres...

 

 

 

     ...Et "The box", un nom bien français ! Il est vrai que "La boîte" sonnerait moins branché!
     C'est une maison d'art contemporain qui s'est installée dans ce qui fut un cabaret puis un musée de trains miniatures. 
     "La box" ou "The boîte" se revendique comme un lieu d'échanges et de rencontres, artistiques et culinaires. (miam miam).


     Les habitants de la Cité ont un goût prononcé pour la numérotation émaillée comme le prouvent ces quelques photos  :











     Et maintenant vous retrouvez le boulevard animé et bruyant...
     Vous avez respiré dans cette Cité du Midi, un air différent, à la fois très parisien et très champêtre.
     Vous n'avez pas découvert de merveilles mais, peut-être mieux que ça, vous avez rêvé un instant de poser vos valises, en vous disant que les gens qui habitent là ne pouvaient qu'être des amis...






Lien : Musée de l'érotisme. Pigalle.  


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières



    A l'orée de la forêt maritime, le petit cimetière de Saint-Trojan se fait aussi modeste que possible.
   Pas de monuments ostentatoire, une seule chapelle familiale.
   De simples pierres et quelques croix...
   Le calvaire offert par une veuve éplorée fait exception avec ses statues dorées qui brillent dans le soleil.



  Il ne parvient pas à atteindre la cime des grands arbres.



    La tombe la plus massive est celle de Henri Masse, notable local.
   Ce conseiller général, maire de Dolus et Saint-Trojan repose sous un bas relief (oeuvre d'Yvon) représentant des pêcheurs accablés et des femmes en quichenotte penchées sur le caveau...
 Tout un peuple inconsolable d'avoir perdu son conseiller général...



   A côté du monument, le sable reprend ses droits...



  Car les dunes ne sont pas éloignées qui ont déjà recouvert l'ancien village et son église et qui un jour peut-être recouvriront le cimetière.



  Sur les croix de pierre, les oiseaux chantent avec des cris de pierre.



  Un ange est tombé de son piedestal et s'est brisé. Voilà ce qui arrive aux anges des cimetières qui essaient de s'envoler.



   Une main affectueuse a déposé un poisson de couleurs près d'un proche qui aimait la pêche...



  Arbre mort et croix de pierre.



 Croix de lierre...



    Et comme dans tous les cimetières, un chat...
    Petite vie inquiète et vigilante... dont le passage léger sur les tombes est la seule caresse que reçoivent encore les morts.





Lien Eglise de Saint-Trojan. Oléron.



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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. ALZHEIMER PERE






                                     Retraite


Il s'arrête un instant
Il tremble sur ses jambes
Comme un chevreuil qui vient de naître

Il hésite il repart dans la salle commune
Patineur débutant sur le lino de glace

Il va vers la porte vitrée
Vers le jardin fermé où survit une rose

Il tâtonne il s'appuie sur les panneaux de verre 
Sa main est un oiseau qui se cogne affolé
Contre les vitres

Enfin la porte cède
Le vieil homme se lance 
À petits pas sur la terrasse

Il écarte les bras
Il respire le vent
Il s'offre à la lumière 

La maison de retraite 
Au loin s'évanouit
Dans son odeur de pissotière

Il incline la tête
Sans lever les paupières
Un sourire léger
Lui écarte les lèvres :

"Non ma chérie
Il fait trop frais ce soir
Nous ne mangerons pas dehors".










Lien :

Liste et liens des poèmes Alzheimer. Mon père.

Poème. Alzheimer (3). Mon père, mon disparu.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux




     La chapelle, dans l'axe du choeur, semble vous entraîner vers les hauteurs célestes.
    Il faut d'ailleurs gravir plusieurs marches pour y accéder et découvrir sa voûte étoilée.
    Elle est plus chaleureuse que la grande église un peu glaçante. Les peintures sont dues à Romain Cazes, élève d'Ingres dont il a retenu les leçons d'académisme mais ni le génie, ni l'inquiétude diffuse. Il a été, comme bien des peintres conventionnels de son temps, très apprécié par la bourgeoisie pieuse qui lui a confié la décoration de nombreuses églises.

    Cinq panneaux nous donnent un raccourci de la vie de Marie.



    L'annonciation : Marie, les bras ouverts reçoit, à genoux, les paroles stupéfiantes de l'ange qui ne manque pas d'allure dans sa belle tunique vieux rose mais dont les ailes seraient bien incapables de le soutenir dans les airs.
   Etrange, cette habitude de doter les créatures divines d'ailes minuscules.

    Le deuxième panneau représente la visitation : Marie et Elisabeth se rencontrent, sous le vol immobile de l'Esprit Saint.
    Le petit que porte Elisabeth remue et s'enthousiasme dans le ventre maternel. Il a reconnu à quelques centimètres de lui, un autre petit, dont il annoncera plus tard la venue...

    Peinture convenue, aussi peu spirituelle que possible. 



     Le couronnement de la Vierge : Père et fils sont assis confortablement comme s'ils trônaient dans un canapé Second Empire.
     L'Esprit volète au-dessus d'eux et les réunit dans le triangle trinitaire tandis que Marie, agenouillée, reçoit la couronne des mains de son fils...



     Marie au pied de la croix: Le plus médiocre tableau de la série.
     Marie est plantée devant le crucifié comme si elle lui reprochait d'avoir fait une bêtise.
     Le peintre lui a donné l'allure d'une lourde ménagère.
     Nous sommes très loin de l'absolu chef d'oeuvre qu'est la Piéta d'Avignon qui représente la vierge de douleur comme peu d'artistes ont su le faire. Nous sommes très loin aussi de Pasolini qui fit jouer le rôle de Marie à sa propre mère, comme s'il pressentait qu'elle se tiendrait un jour devant le corps martyrisé de son fils, ramassé dans un terrain vague.

    Nous sommes très loin de la souffrance indicible de toutes les mères du monde devant la mort de leur enfant



Le dernier panneau : l'Assomption de Marie.

     Des anges vigoureux entraînent vers les cieux, celle qui ouvre déjà les bras pour serrer contre elle son fils. 
     La scène est peinte bien avant la proclamation du dogme qui ne sera institué que sous Pie XII, en 1950.
     Mais depuis des siècles, l'église fêtait la Vierge, le 15 août. Au VIème siècle, à Byzance, l'empereur Maurice avait inauguré ce jour-là, la fête de la Dormition de la Vierge.
     L'iconographie orthodoxe, profondément spirituelle, représente Marie "endormie" tandis que son fils emporte dans ses bras un nouveau-né emmailloté. C'est l'âme de sa mère. Extraordinaire image que celle de ce fils portant sa mère, comme il avait été porté par elle. Pressentiment de l'achèvement et de l'éternité. Notre assomption catholique est bien fade, comparée au vertige de la Dormition orthodoxe.



    Un vitrail rouge et bleu adresse une prière à la Vierge en majesté. 

    A l'entrée de la chapelle deux fresques représentent, à gauche, la naissance de Marie et à droite, sa présentation au Temple.





    Tableaux de bonne facture mais théâtralisés et peu inspirés.

    Signalons encore les fresques des évangélistes dans le choeur, plates et convenues.


    
   Saint-Jean se tourne vers le ciel comme pour écrire sous la dictée céleste... Son aigle familier veille à ses côtés.

    Enfin, avant de quitter l'église, jetez un oeil dans le transept gauche sur les représentations de Saint-Ignace de Loyola, lié à Montmartre par le voeu fameux, prononcé dans l'abbaye d'en-bas, et que rappelle une plaque dans l'actuelle crypte du martyrium, rue Yvonne le Tac. (voir: Montmartre. Crypte du martyrium.)  


François-Xavier est envoyé en mission, en Inde, par Ignace avec lequel il pria, le fameux 15 août 1534.

Dans l'autre transept, un autre saint lié à l'histoire de Montmartre : Saint-Denis...



   ...Ce qui peut vous inciter à prendre le métro, avant de perdre la tête, et vous rendre à St Denis, visiter la basilique, véritable merveille qui vous réconciliera avec l'art sacré!


Lien: Eglise Notre Dame de Clignancourt. (1) Extérieur, entrée.




...







 

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