Jeudi 29 octobre 2009
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Népal : sexualité domestique. La femme travaille et l'homme aussi! Ils regardent avec naturel le spectateur qu'ils semblent inviter au jeu.
Le musée de l'érotisme, 72 bd de Clichy (ouvert 7 jours sur 7 de 10h à 2h du matin) pose une
question essentielle : l'érotisme peut-il se mettre en musée comme les sardines en boîte?
On passe d'étage en étage, de vitrine en vitrine, de petits objets en petites photos et on sent peu à peu diminuer sa libido, on ressort de là avec une sorte de gueule de bois,
à défaut d'un sexe du même métal!
Erection éternelle pour ce sexe de pierre!
Je vous propose quelques photos d'objets, de miniatures ou de dessins choisis parmi des centaines...
Les pièces exposées viennent de l'art sacré (Afrique, Inde, Amérique du sud), de l'art populaire, de l'art contemporain.
Evidemment, la représentation du sexe a ses limites : la bite peut-être plus ou moins volumineuse, le vagin plus ou moins ouvert, les positions plus ou moins acrobatiques...
Le problème c'est qu'il n'y a d'érotisme qu'avec ambiance, comme il n'y a de poisson vivant que dans l'eau.
Enfin! je vous laisse juges!
Masque: le diable est souvent associé au sexe.
Madagascar : Zefabe. Ornement de tombe.
Masque Yoruba (Niger).
Ces masques ornés de scène sur le haut (la partie basse étant une sorte de heaume) sont utilisés lors de mascarades dédiées aux
femmes.
Etrurie. Plat attique : la levrette.
Un satyre sodomise un âne (qui a l'air d'apprécier)!
Homme et éphèbe. Petit poisson deviendra grand!
Danse autour du phallus.
Terre cuite (Kouna). "Le poids du sexe"
Kouna. "Sorcière". (Vous trouvez ça érotique?)
Inde: Khajurâho (fin XIXème)
Encore la levrette, bien qu'apparemment la chevalette eût mieux convenu.
Entre Inde et Perse, quelques miniatures suggestives :
À voir l'expression de certains visages, on pense à la chanson de Brassens, "dans 90% des cas, la femme s'emmerde en baisant...."
Un moine, bien outillé pour prier!
Rabelais écrivait qu'il suffisait à une femme de passer à l'ombre des monastères pour tomber enceinte!
Le gorille de Brassens a dû inspirer cette "oeuvre". Bien qu'à mon humble avis, la banane eût été meilleure en bouche et le membre du primate,
plus à l'aise en chatte.
Le musée organise des expositions qui se renouvellent souvent. Celle-ci est une illustration par Jacques Charrier du Kâma Soutra.
Une autre exposition permet de découvrir un peintre étonnant dont l'univers ne peut manquer de susciter de l'intérêt et de l'inquiétude : Jean-Pierre Ceytaire :
Nous sommes en présence d'une oeuvre forte et d'un véritable univers. Après tant d'objets un peu poussiéreux, l'occasion nous est donnée de ne pas
regretter notre visite. Il y a dans ces toiles une sensualité inquiétante, une indétermination des visages, une douceur cruelle. Il y a surtout de la beauté, ce qui manquait le plus souvent aux
milliers d'objets sous vitrine.
Avant de quitter ce musée, une petite descente au sous-sol :
Le défaut de ce musée me semble-t-il est son manque d'imagination dans la présentation des pièces exposées, l'accumulation un peu foutraque et la rareté des objets vraiment
beaux.
Il y a plus d'érotisme dans le baiser de Rodin que dans bien des collections estampillées "érotiques".
Il y a infiniment plus d'occasion de bander, sexe et esprit, au musée du Louvre et à Orsay que sur le bd de Clichy!
poème érotique : La levrette.
Musée de l'érotisme. Montmartre. Tarzan.
Par chriswac
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Publié dans : montmartre
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