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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.

                                                                                                                                                                                                                                            


          

Avant de quitter Montmartre pour l'exil estival, je tiens à faire une déclaration d'amour à ma rue, artère modeste au pied de la butte mais plus authentique que bien des rues touristiques encombrées de boutiques surchargées de souvenirs de Paris en toc, made in China. Son charme tient en partie à sa situation et à sa modestie. C'est une petite rue de moins de trente numéros, avec pour fermer la perspective, d'un côté la façade au porche monumental des anciennes galeries Dufayel et de l'autre les rochers et les jardins de la butte.
 



 
L'exubérante façade a été comme il se doit massacrée pour abriter une banque, la B.N.P. en l'occurence. Plus rien d'inutile ou de fantaisiste donc.... La toiture avec sa coupole surmontée d'un phare électrique a disparu comme les vitraux, l'horloge monumentale, les statues de Falguière... Ce massacre s'est accompagné d'un vandalisme plus radical encore de l'architecture intérieure. Disparus le théâtre, les salons, la serre tropicale.... Par miracle subsiste à l'extérieur la sculpture de Dalou.






       Cet Apollon représente en réalité le Progrès entraînant dans sa course le Commerce et l'Industrie. Lointaine époqe où l'on pouvait croire qu'il en serait ainsi et que les ressources de la planète étaient inépuisables !  Dalou était très engagé dans la défense de la République et de la laïcité. Il a participé activement à la Commune. Ses convictions l'ont écarté de bien des commandes auxquelles il aurait pu prétendre sous le Second Empire. Cet élève de Carpeaux et ami de Rodin nous laisse malgré tout quelques oeuvres remarquables comme le Triomphe de la République, place de la Nation ou le gisant de Victor Noir au Père Lachaise, gisant dont le sexe saillant a été caressé par des milliers et des milliers de mains qui pensaient (et pensent encore aujourd'hui) retrouver par ce geste magique une virilité à toute épreuve !




      Ces atlantes eux aussi ont été épargnés et portent vaillamment la corniche du temple de l'argent. Au fait, j'ai oublié de dire un mot du nom de la rue. C'est un beau nom italien francisé à la mode du XIXème siècle. Il s'agit d'un peintre de la fin de la Renaissance italienne dont le vrai nom demande avant d'être prononcé un grand entraînement et une grande capacité pulmonaire : Andréa d'Agnolo di Francesco di Luca di Paolo del Migliore ! Son père étant tailleur, on a jugé préférable de l'appeler Sarto, ce qui vous le devinez signifie tailleur en italien ! Pourquoi cet artiste italien à Montmartre ?  Peut-être parce qu'il fut comme Léonard apprécié de François Ier qui l'invita en France et tenta de le garder auprès de lui. Ce séjour nous vaut quelques oeuvres réalisées pour le roi et qui coulent des jours heureux au Louvre, devant des hordes d'admirateurs.  Le peintre reçut du roi une somme assez considérable pour aller à Florence acheter des toiles pour la collection royale. Andréa ne revint jamais et se fit édifier une villa somptueuse avec l'argent de France ! Mais ce qui a dû pousser les lotisseurs à choisir son nom un peu frauduleux (remarquez avec des promoteurs, c'est très adapté), c'est sans doute le succès de la pièce de Musset qui romança ses aventures et mit l'accent sur la trahison de sa femme Lucrèce qui apprécia beaucoup les bras (et le reste) de son meilleur ami. Donc un nom d'artiste, de filou, d'amoureux.... Un nom montmartrois en somme ! Mais qu'on trouve le plus souvent orthographié à la mode du Mans : Del Sarthe, ou à la mode existentielle : Del Sartre !






                   
                              

 

         
 De l'autre côté de la rue, fermant la perspective, les rochers du square Louise Michel. Une plaque rappelle que dans le gypse des carrières furent retrouvés des fossiles de mammifères marsupiaux qui permirent à Cuvier d'élaborer ses théories sur l'évolution. Un peu plus tard furent exhumées des empreintes de sauriens. Ainsi la rue André Del Sarte connut-elle il y a quelques années et des poussières un climat tropical avec faune et flore du même tonneau ! Peut-être est-ce parce que nous en éprouvons la nostalgie que Nini et moi nous envolons dès que nous le pouvons vers les tropiques asiatiques !
 









                            



    
    
La rue laisse la place à Charles Nodier et à Ronsard en venant buter contre les rochers. Les escaliers de la butte qui paraît-il sont durs aux miséreux commencent ici avec la rue Paul Albert. Jadis ils s'appelaient escaliers Sainte Marie mais beaucoup de noms religieux ont dû laisser place à des noms laïcs ou même carrément anti religieux comme celui du Chevalier de la Barre dont la rue contourne le Sacré Coeur et dont la statue regarde avec arrogance et superbe la basilique.



          
 Et maintenant je vous propose un coup d'oeil sur quelques commerces de la rue qui vous permettront de faire en quelques centaines de mètres un rapide tour du monde. Au début de la rue, le Monde en couleurs, rideaux baissés en cette heure matinale (j'ai pris les photos ce matin à 8h. Elles sont encore toutes fraîches !)  Cette boutique est une île aux trésors où l'Amérique du sud expose ses bijoux, ses panchos, ses mangeurs de chagrin... Je vous recommande ces derniers car ils ont un rôle bénéfique en ces temps difficiles. Ce sont de minuscules poupées de laines multicolores du Guatemala. Il suffit de leur confier nos peines, nos soucis et de les coucher avant de nous endormir sous notre oreiller. Croyez-moi si vous le voulez mais le matin, très souvent vous vous réveillez tout légers, vos tracas envolés ou plutôt avalés et digérés par les petits sorciers guatémaltèques.
 






 A côté, le Diamahilar, boutique africaine aux multiples trésors : bijoux en pâte de verre, tissus brodés, peintures sur verre et en cadeau le grand sourire chaleureux de l'accueil. De l'autre côté de la rue, des bars et de petits restaurants ainsi que des boutiques de créateurs: No problemo, bar à tapas, Vina Saïgon petit restaurant simplet, Ana Fjord jeune styliste de talent, Ysasu boutique très branchée.....et beaucoup d'autres que vous aurez le plaisir de rencontrer.... 
 


 

     
Un coup d'oeil sur le 14. C'est là que j'ai posé mes valises il y a plus de dix ans...et où je vis avec Nini et les chats. L'immeuble est intéressant car en pleine période 1900, il choisit délibérément d'ignorer la mode florale et souple de Guimard et consorts pour s'orienter vers un style orientaliste aux nombreux symboles francs-maçonniques. A vous de les découvrir après l'évidence des trois pyramides qui surplombent la porte d'entrée.


                                                                                                     


  
    
Et derrière la façade...la belle surprise de jardins enchantés où se promène Lascaux, un chat noir et blanc et où naissent entre les mains d'Hélène d'étranges sculptures tourmentées ou magiques. Avez-vous remarqué que Paris cachait des milliers de jardins derrière ses murailles d'immeubles ?
 







  
  Au 17 bis, une porte cadenassée donne accès à l'un des derniers puits de Montmartre, "le puits des insurgés". Pendant la Commune, la Butte, comme chacun sait, fut un des hauts lieux de la résistance populaire.  De nombreux révoltés trouvaient dans les carrières des cachettes propices. Ce puits leur permettait de puiser l'eau claire qui serait bientôt rougie de leur sang.
    Sacré quartier que celui-là... A deux pas de la rue Del Sarte, rue de Clignancourt (au 41) vivait Théo Ferré, blanquiste, communard et ami de Louise Michel, exécuté à Satory. Un peu plus loin, Eugène Pottier se réfugia, rue Myrrha (au 80) dans une chambre sous les combles. C'est là qu'il composa, en juin 1871, les paroles de l'Internationale.
 



   

  
   
La boulangerie à l'angle de la rue Feutrier. Elle n'a pas beaucoup changé depuis un siècle, mais ce qui a changé c'est le nombre incroyable de débits de vins pour une si rue si courte ! Il y en avait cinq sur 150mètres ! Pourtant à en croire les piquets de fonte qui jouent les tours de Pise sur les trottoirs, les chauffeurs-chauffards parisiens semblent toujours adeptes de la dive bouteille. 
 

   
 


  
    
Il y aurait beaucoup à dire encore de ce bout de rue.... Il faudrait recommander le Mazurka,un des meilleurs restaurant polonais de Paris avec son patron pousseur de mélodies slaves, regretter l'invasion des motos devant la clinique des deux roues pollueuses et pétaradantes, respirer la cuisine du restaurant haïtien...  mais je dois quitter ma rue pour des rivages atlantiques et je demande au crocodile de Cuvier de veiller sur elle pendant l'été comme il veille toute l'année sur les enfants multicolores qui passent en riant sous sa bonne gueule.
Bonnes vacances à tous !


Liens :
La rue au 19ème siècle :

La rue Andre Del Sarte (rue Saint-André) au 19ème siècle.

Rue Andre Del Sarte. Cartes postales anciennes.

Rues de Montmartre. Classement alphabétique.  






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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON PLAGES




     Avant de quitter mon île pour regagner Montmartre, je profite de cette fin septembre  et de sa lumière si particulière pour faire quelques photos de la plage de Grand-Village ...






































     Et un dernier regard sur les dunes qui après le vandalisme de l'été, se reposent quelques jours avant les tempêtes hivernales...




Liens : Les plages d'Oléron :

Oléron. Les Plages. Classement alphabétique.

 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #VOYAGES...


    Max Ingrand est mort en 1969. Il n'avait que 61 ans. Mais cet artiste de la couleur et de la lumière nous laisse une oeuvre d'importance.
    Après la guerre, bien des vitraux avaient été détruits et le chantier était immense...
    Max ingrand a su redonner leurs couleurs aux églises. 
    Dans la chapelle de Chenonceau, sans essayer de "faire Renaissance", il a  respecté l'architecture claire et élégante, tout en assumant son style vigoureux.

 

    Au centre, la Vierge.
    Il est naturel qu'une femme soit à la place d'honneur dans le château des reines.
    Elle tient son fils comme un petit soleil.
    L'enfant pose la main sur le sein de sa mère dont les bras semblent s'ouvrir à regret.
    Elle pressent que son fils ne lui appartient pas mais doit être donné au monde.




     A sa gauche, Saint-Georges plante sa lance dans le dragon.
     Le chevalier ne tremble pas.
     Ce n'est pas un animal qu'il tue mais ce mal reptilien qui en chacun de nous, souffle son haleine de division et de haine.




     Son écu porte le soleil, si présent dans les représentations de Max Ingrand.
     Son visage se dénude, laisse sur une moitié tomber le casque pour apparaître nu, vulnérable et lumineux, comme celui du Christ.




    Le dragon, à ses pieds, semble très satisfait de son sort!



    A sa droite, la Vierge est veillée par Jean-Baptiste, vêtu de la tunique rouge du martyre et d'une peau de bête. Il annonce la venue du Sauveur du monde. Sous ses pieds nus est représenté l'agneau et la coupe. La lance qu'il tient, levée comme un étendard, est semblable à celle qui perça le coeur du supplicié.







    Saint Antoine de Padoue tient un livre et un bouquet de lys.
    Le compagnon de François d'Assise est souvent représenté avec ce livre qui symbolise la prédication.
    Il alla en effet porter la bonne nouvelle aux hérétiques, notamment dans le sud et le sud-ouest de la France.
    Son iconographie le représente fréquemment avec l'enfant Jésus, debout sur le livre.
   Max Ingrand a préféré poser un bouquet de lys dans la main d'Antoine qui est tourné vers celle que ces fleurs représentent et qui, elle seule,
 porte l'enfant.




     En bas du vitrail, l'ange au poisson rappelle le sermon d'Antoine, à l'embouchure du fleuve, près de Rimini.
     Le saint découragé de n'être pas écouté, se tient devant les eaux et parle aux poissons.
    L'épisode est rapporté dans les Fioretti :


"Ecoutez la parole de Dieu, vous les poissons de la mer. (...)

    Tous se tenaient la tête hors de l'eau et demeuraient attentifs, tournés vers le visage d'Antoine.
Tous en très grande paix, en très grand calme, en très grand ordre. Car au premier rang et plus près de la rive se tenaient les plus petits et derrière eux les moyens, et en arrière encore, où l'eau était plus profonde, le plus grands..."





    Saint Louis trouve naturellement sa place dans la chapelle où prièrent tant de monarques.
   Il rend la justice sous le chêne.
   Le manteau royal, bleu de France, l'isole et le sacre dans cette composition de couleurs franches.
   La main au doigt levé le rapproche des saints prédicateurs de Max ingrand. 
  Importance des mains dans les vitraux du maître... Elles attirent l'attention et parlent, comme celles des Bouddhas de pierre.




     Le bon roi aurait évité de ternir sa gloire en n'imposant pas aux Juifs, en application des préceptes du Concile de Latran, de porter sur leur vêtement, la rouelle, étoffe jaune découpée en disques censés représenter les trente deniers de Judas.
    La pratique, inaugurée au VIIIème siècle dans le monde musulman, devait trouver au XXème siècle la postérité sinistre que l'on sait...




    Un autre vitrail représente un Père de l'église: Thomas d'Aquin.
    Son lourd visage rappelle qu'il souffrait d'hydropisie...
    Ses camarade le surnommaient "le boeuf muet"!
    Un boeuf qui écrivit beaucoup et produisit une Somme théologique considérable que lui seul, à la fin de sa vie assez courte, considérait comme négligeable, de la "paille" qu'il voulait brûler.
    Il est souvent représenté une plume à la main. Elle est remplacée ici par une lance comme si la pensée était une arme blanche...





    Le dernier saint représenté, c'est Hubert.
    Ce fils d'un Duc d'Aquitaine, vécut au VIIème siècle.
    Il menait une vie tumultueuse et s'adonnait à la chasse qui était sa passion. Il tuait, massacrait avec ivresse des animaux innocents.
   Un jour, il vit un cerf magnifique. Il s'approcha et au moment de bander son arc, il vit entre les bois de la bête, un crucifix rayonnant.
   Il comprit soudain que le Christ n'était pas du côté des chasseurs mais des bêtes poursuivies.
   Il comprit que là où était la faiblesse et la vulnérabilité, là était son Seigneur.
   Il décida de ne plus tuer.
   Il devint moine et consacra sa vie à secourir les pauvres et les malades.




    Ce qui est stupéfiant, c'est qu'à son corps défendant, il est devenu le patron des.....chasseurs!!!
   Qu'ont-ils compris au miracle du cerf?
   Est-ce par provocation ou par bêtise qu'ils ont choisi ce saint pour patron?
   Parce que, s'ils veulent lui ressembler, ils n'ont qu'à déposer leurs fusils et autres jouets à tuer.
   Ils n'ont qu'à se consacrer à la défense des animaux et à celle des hommes malheureux. Les deux étant liées...

Le cerf, au-dessus de la porte d'entrée du château, rappelle à tous les visiteurs la fragilité et la beauté de la vie sauvage... 




Un dernier regard à la chapelle qui était en restauration cet été...




Et, juste en-dessous, ces barques vertes rentrées au port, tandis que les vitraux de Max Ingrand accueillent les derniers rayons du soleil...






...Lien : Les vitraux de Saint Pierre de Montmartre (Max Ingrand)


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON PLAGES



     Au nord de l'île, la plage des Huttes , très fréquentée l'été, est considérée à juste titre comme l'une des plus belles d'Oléron.



    A l'extrémité nord , quelques arbres torturés résistent vaille que vaille.



     Le village se blottit dans le creux des dunes.
     Les maisons se serrent les unes contre les autres pour mieux résister au vent du large.



     A l'entrée de la plage, sur la dune des sables Barataud, un blockhaus prend des couleurs...






     Un dimanche de fin septembre, des enfants ont construit sur le sable des châteaux éphémères.











    Les vagues se rient de ces remparts dérisoires. 
    Elles consentent  certains jours à porter les surfeurs qui fréquentent en cet endroit un spot recherché.



     L'après-midi s'achève...
     Les ailes se replient...
     La plage des Huttes retourne à sa solitude sauvage...





Lien :

Les plages d'Oléron :

Oléron. Les Plages. Classement alphabétique.




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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


     Les journées du patrimoine permettent parfois de belles rencontres comme celle de Frederic Nobili dont l'atelier de sculpture est installé dans une ancienne cabane ostréicole du Château.



    La commune, bien inspirée (tout arrive) a fait appel à cet artiste pour concevoir  entièrement un manège mécanique dont le plateau sera entraîné par un vélo.




     Le premier animal qui nous accueille à l'entrée de l'atelier est un petit âne des saulniers.
    Il porte les pantalons protège-mouches et son regard vif rappelle à tous ceux qui en douteraient encore que la réputation qu'on lui a faite est d'une stupidité très humaine!



     Le poisson rouge s'apprête à vous envoyer une bulle en guise de baiser...

     Ce qui caractérise l'art du sculpteur, c'est sans doute, cette sensualité des formes et des couleurs. Ses créatures donnent envie de les toucher, de les caresser.
    Les enfants, plus  naturels que les adultes, ne manqueraont pas d'être séduits par ce bestiaire...




    Le dauphin couleur de ciel...





     Le cygne aux ailes protectrices, comme les mains maternelles...



     Le crabe amoureux qui en pince déjà pour l'enfant qui le choisira...



     Le poisson en bas résille et l'escargot chanteur...




    La mouette qui a encore son plumage d'été sur sa tête qui blanchira avec l'automne...



     Les chevaux qui semblent regretter de n'être pas conviés à faire partie du manège...



     Ils regardent avec envie la sirène, sortie des flots pour un tour de bateau...  charmée par la musique du petit orgue.



     Je crois que les enfants comme leurs parents sont impatients de voir le manège prendre vie. Il est l'oeuvre d'un authentique créateur  qui a  su lui insuffler  son goût de vivre et  sa générosité

  Espérons que le manège trouvera une place digne de lui, appelé qu'il est à devenir un des atouts touristiques du Château.




    J'ai promis au petit âne de revenir dans quelques mois fêter l'inauguration ...



Lien :Cabanes ostréicoles. Saint-Trojan. Oléron. Photos. (I)

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers



 Automne sale saison


Automne
Saison du linge sale
Les maillots sont rangés dans les armoires
Le ciel étend ses draps mouillés
Et le soleil trop pâle
N'essaie plus de cacher ses taches de vieillard

Automne
Saison de mise à mort
Les animaux s'enfuient au son du cor
Les oies décrochent sous le plomb
Et le jour moribond
Ne peut plus déplier ses ailes de goudron

Automne
Saison des hôpitaux
Les amis fatigués se préparent
Ils oublient leurs vieilles photos
Et la nuit sous ses voiles
N'a plus pour les guider un seul éclat d'étoile

Automne
Saison du temps qui passe
Les amoureux s'étreignent du regard
Les draps recueillent leur tendresse
Mais un sommeil de glace
Paralyse leur main qui tente la caresse.





lien : Poème. Amour-miracle.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Il suffit de passer le pont...
Le vieux Chapus, connu pour le Fort Louvois, construit entre Oléron et le continent, vous accueille avec ses ruelles et ses maison basses. Un circuit balisé vous permet d'emprunter les ruelles étroites.

 

En septembre, les roses trémières ne font plus les folles contre les murs blancs. Leurs graines éparpillées aux quatre vents préparent déjà le printemps prochain.

 

Le charme et la simplicité de ce village charentais attirent les rêveurs et les artistes qui parfois peignent les murs.

 



Ou, comme celui de la villa Loulou, laisse son imagination jeter des couleurs jusqu'au coq qui girouette dans le ciel.



 



Parfois, derrière une vitre, un petit être de bois ou de chair vous regarde passer :






Vous vous arrêtez devant un bateau dans une brouette ou un balcon à quelques centimètres du sol!





Et puis, vous vous laissez entraîner dans le village silencieux... Vous passez devant un temple, des volets aux poissons, des puits...









Et après avoir salué quelques chats, vous reprenez le pont, jetez un regard sur le Fort Louvois et vous demandez pourquoi, depuis une quinzaine d'années que vous passez l'été dans l'île d'Oléron, vous n'aviez jamais traîné dans les ruelles du Vieux Chapus... entre volets bleus et poésie...







lien :
Le Château. Oléron. La citadelle.





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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES ENFANTS




Emporte-moi mon cheval noir
La nuit j'ai peur des cauchemars
Dépose-moi demain matin

Je sens déjà l'odeur du pain 

Emporte-moi mon cheval blanc
L'hiver j'ai froid je suis tremblant
Dépose-moi dans le printemps

Déjà je range mes gros gants

Emporte-moi mon cheval gris
C'est le dimanche et je m'ennuie
Dépose-moi dans un jardin

Je vois déjà mes bons copains

Ecoute-moi mon beau cheval
Ma mamie est à l'hôpital
Va la chercher dépose-la

Dans sa maison avec son chat. 




liens :

 

Liste des poèmes pour les enfants. Liens.


Poème pour un enfant qui pleure. Le chagrin.




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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON EGLISES Cimetières



    Le port de La Cotinière attire l'été, des foules de touristes. C'est assurément son activité, ses retours de pêche, ses envolées de goélands qui en font le charme...



    Car, il faut bien le dire, les bâtiments du port, les parkings, les commerces de fripes n'ont rien de pittoresque.
     L'église elle-même, aperçue depuis la plage ou au-dessus des bassins, est une construction sans inspiration, à la fois austère et triste.
     Elle est née en 1967... et n'annonce en rien les bouleversements de 1968!




     L'intérieur n'en est que plus surprenant et attachant. L'église est dédiée aux "péris en mer" dont chaque nom est inscrit sur une croix de bois.




    De petites flammes brûlent toujours sous les croix solidaires, regroupées comme un équipage qui se tient les coudes pour la traversée.




Un ex-voto, le Père Emile, est peut-être chargé de leur assurer un voyage sans heurts.



    Les vitraux disent avec la lumière qui les anime, une prière :
        Protège-moi mon Seigneur...



     Ma barque est si petite et ta mer est si grande...





     La charpente est posée sans peser sur les murs de pierres. 






     Un autre ex-voto y navigue entre ciel et terre...



     Tandis qu'à deux pas de l'église accostent les chalutiers avec leurs jeune pêcheurs en figures de proue.. et qui ont presque tous dans leur famille un homme dont le nom est gravé sur une croix de bois au-dessus des flammes qui ne s'éteignent pas. 



 
lien: Saint-Pierre Oléron. Portes.

Autres églises d'Oléron :

Oléron. La Brée. L'église.

La Perroche. Oléron. Le prieuré, chapelle et cloître.

Oléron. Eglise de Saint-Georges.

Oléron.Eglise de Saint-Denis.




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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES. AMOUR.




Le seul miracle


Le seul miracle en vérité c'est de tendre la main
Et de toucher ton corps endormi près du mien
La nuit n'est plus la nuit quand tu dors près de moi
Elle est l'eau des torrents qui façonne les pierres
Elle est la vague verte aux salves de mica
Elle est la cathédrale aux vitraux de lumière

Le seul miracle en vérité c'est de tendre la main
Et de savoir frémir la pointe de ton sein
Comme un grain de groseille sur le bout de la langue
comme un regard de chat dans l'ombre du jardin
Comme une aile passée, comme un parfum de mangue

Le seul miracle en vérité c'est de tendre la main
Et de sentir glisser tes cuisses sous ma peau 
Comme deux grands poissons bercés entre deux eaux
Comme une frondaison remuée par le vent
comme une traversée d'oiseaux dans le couchant 


Le seul miracle en vérité c'est de tendre la main
Et de toucher ton sexe oublieux de mon corps
C'est de te réveiller et de faire l'amour
Sous le regard vorace et patient de la mort
Qui ferme à la fenêtre
Ses ailes de vautour.





lien : Liens : poèmes d'amour de Christian Wacrenier.





 

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