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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux
La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

     Peu à peu s'atténuent les jugements péremptoires sur cette basilique que certains exècrent pour des raisons de "bon goût" ou plus souvent pour des raisons historiques, pensant, à tort, qu'elle a été élevée pour rendre grâce après la défaite de la Commune.

Les canons de Montmartre, champ des Polonais au sommet de la Butte.

Les canons de Montmartre, champ des Polonais au sommet de la Butte.

     Il est vrai que l'emplacement qu'elle occupe est celui où étaient alignés les canons de Montmartre, prêts à riposter aux Prussiens. C'est là que commença la Commune quand les troupes versaillaises voulurent confisquer les canons "populaires".

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Mais la basilique fut édifiée pour demander la protection divine sur la France après la victoire des Prussiens en 1870 et non pour "fêter" l'écrasement de la Commune.

Question esthétique, elle est le dernier grand monument de Paris avec Beaubourg à exciter encore les gens de goût qui comme on le sait n'ont de bon goût que le leur.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

     Pour le Montmartrois indécrottable que je suis, elle est une ville orientale avec ses coupoles et ses tours, un décor onirique qui accroche le soleil au point de faire cligner les yeux et qui la nuit apprivoise les ombres qui se couchent contre ses formes blanches.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

    La façade est à n'en pas douter une réussite architecturale. Précédée d'un porche qui l'anime, elle n'essaie pas de voler la vedette aux coupoles et à l'élévation du monument qu'elle laisse se développer de part et d'autre. Elle est édifiée dans le prolongement du seul chœur et non de toute la largeur de la basilique comme d'autres projets retenus le prévoyaient.

Narthex bras nord. Saint-Front de Périguerux.

Narthex bras nord. Saint-Front de Périguerux.

    Paul Abadie a été vertement critiqué pour son parti pris inspiré par le roman de Saintonge.  Pour le porche, il n'a pas oublié la restauration qu'il assura du narthex nord de Saint-Front de Périgueux.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

    Sur les murs latéraux du  narthex de Saint-Front Abadie voulait que deux cavaliers soient installés. Ce projet resta à l'état de projet alors qu'à Montmartre il se réalisa avec bonheur. Les deux statues équestres faisant oublier la lourdeur des contreforts. 

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

     Ces deux statues font partie des œuvres remarquables du monument. Elles sont dues à Hippolyte Lefèvre (1863-1935). Prix de Rome et médaille d'or à l'exposition universelle de 1900. Ce sculpteur, malgré un certain académisme, sait animer la pierre ou le bronze d'un vigueur charnelle. 

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

     La statue côté ouest représente Saint-Louis, épée dirigée vers le sol. Il symbolise la justice.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Côté est, Jeanne d'Arc, épée levée prête à bouter l'Anglais hors de France, symbolise la Sainteté!

Abadie s'est inspiré des édifices byzantins comme Sainte-Sophie dont les célèbres chevaux volés par les Vénitiens pour Saint-Marc, volés par les Français pour l'arc de triomphe du Carrousel du Louvre, restitués à Venise... font l'admiration de tous!

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

La tempérance

   Le porche est percé de trois baie en plein cintre. On voit sur le bandeau supérieur des bas-reliefs représentant les 4 vertus cardinales, inspirées de l'Antiquité grecque : la Prudence, le courage, la tempérance et la justice.

                                                          Le courage

Le courage qui au lieu de maîtriser le lion de Némée comme dans les représentations antiques, tue le serpent qui cherche à occuper l'église.

La prudence

La prudence

   La prudence qui tient un miroir symbole de réflexion! Dans l'Antiquité ces vertus platoniciennes étaient représentées par des femmes, ici Sacré-Cœur oblige, ce sont des anges... (mais au fait, quel est le sexe des anges?)

La justice.

La justice.

Le porche

Le porche

les coupoles du porche

les coupoles du porche

     Une fois sous le porche d'où on jouit d'une vue époustouflante sur Paris, on pourra admirer les lourdes portes de bronze et leurs six panneaux historiés dus à Hippolyte Lefèvre.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Portail central : La Cène 

 

Portail central : La multiplication des pains.

 

Portails latéraux : La guérison du paralytique

 

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Marie Madeleine aux pieds de Jésus.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Jésus au milieu des enfants

 

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

La guérison du fils de la veuve de Naïm.

 

Tous ces panneaux sont chargés d'illustrer l'amour  du Christ.

  On remarquera encore, au-dessus des portes, les tympans sculptés, à mon avis académiques et sans étincelle d'originalité. De plus, étant à l'abri des pluies qui nettoient la pierre blanche, elles subissent la pollution qui monte depuis les boulevards encombrés jusqu'au sommet de la Butte.

Deux des trois tympans sont sculptés par Léon Fagel (1851-1913) :

 

La transfixion (le soldat romain perce le flan du crucifié)

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Moïse faisant jaillir l'eau du rocher.

     Léon Fagel est un sculpteur bien oublié qui fut très apprécié en son temps. Il reçut des commandes pour le Muséum, la Sorbonne et le Théâtre français. La Bible l'a beaucoup inspiré, beaucoup plus que son époque!

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Le tympan du portail occidental est dû à Hippolyte Lefèvre et illustre l'incrédulité de Saint-Thomas qui touche les plaies du Christ.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

La façade au dessus du porche reprend le rythme de trois baies en plein cintre abritant des vitraux et dont les tympans ouest et est sont sculptés

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

    Sur le tympan ouest on peut voir Marie-Madeleine aux pieds du Christ, sculpture de Louis Noël. Un sculpteur artésien (je ne peux donc que l'aimer!) dont de nombreuses oeuvres se trouvent dans sa région d'origine et notamment à Saint-Omer.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Le tympan oriental représente Jésus et la Samaritaine. La sculpture est due à André d'Houdain (1859-1904) lui aussi homme du nord dont on peut voir quelques réalisations au musée d'Orsay, au musée des Beaux Arts de Lille ou à Carnavalet. 

L'ensemble des sculptures est une bonne représentation des tendances de la fin du XIXème siècle et des influences des arts byzantin-roman-gothique et renaissance, excusez du peu, entre lesquelles hésitent les sculpteurs quand ils n'ont pas le génie d'un Rodin ou d'un Carpeaux.

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

    La partie supérieure de la façade, entre les tourelles, abrite une niche chargée d'accueillir la statue la plus emblématique, celle du Christ découvrant son cœur. Elle est mise en valeur plus que dans plusieurs des projets initiaux. C'est Abadie qui a tenu à ce qu'elle soit là, en vedette, et non perchée au sommet.

                                      Christ perché du projet de Raulin et Dillon

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

La statue a connu plusieurs avatars...

La première statue de Georges Thomas, a été détruite accidentellement lors de la Fête du Sacré-Cœur en 1900. Elle était plus originale que celles qui lui succédèrent mais déplaisait aux membres du Comité. 

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

La deuxième statue commandée à Gustave Michel fut à son tour reléguée au profit d'une troisième, définitive, due à Seguin qui s'inspirait de la statue du "Beau Dieu" de la cathédrale d'Amiens.

Elle est une copie affadie de l'original et il faut reconnaître que malgré sa place d'honneur, elle n'a que peu de ressemblance avec la grande sculpture gothique amiénoise. 

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

De part et d'autre de la niche, poule et pélican rappellent métaphoriquement l'amour divin :

La poule qui couve ses petits.

"Jérusalem! Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes?"

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

Et le pélican prêt à se sacrifier pour nourrir ses petits en leur donnant son cœur. Pélican qu'on retrouve à l'intérieur sur les mosaïques :

 Il nous rappelle, version laïque, le poème de Musset :

(...) "Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;

En vain il a des mers fouillé la profondeur;

L'océan était vide et la plage déserte;

Pour toute nourriture il apporte son cœur."

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

C'est donc toute une histoire chrétienne et symbolique qui se déploie sur la façade. Mais ce qui frappe avant tout c'est l'harmonie et la simplicité de cette proue qui semble s'avancer dans le ciel pour voguer sur la mer des toits argentés de Paris!

La façade et le porche du Sacré-Cœur.  Architecture, sculptures.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE Cimetière.
Cérémonie (1947)

Cérémonie (1947)

     A l'occasion de la très riche exposition proposée par le musée d'art moderne de Paris, une visite s'imposait dans le cimetière-jardin où Victor Brauner repose.

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.
Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

   Sur la tombe blanche, une tête de marbre, réplique d'une de ses sculptures, semble posée sur son propre reflet au ras de l'eau. Est-elle la double réalité, matérielle et spirituelle, de notre vie?

                                         Signe (le vent) 1942-1945

   La tête du dessus a les yeux ouverts en grand sur le monde réel où fourmillent les signes que l'on ne voit pas quand on manque d'attention. Il faut être aussi affûté qu'un chat pour détecter le moindre mouvement, le moindre bruit dans la forêt du quotidien.

La tête du dessous a les yeux clos, comme les yeux des statues de Bouddha endormi. Les paupières baissées sont le rideau tombé sur la scène où se joue pendant la nuit des opéras fantastiques. 

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.
Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

    Le corps de Victor Brauner (1903-1966) après avoir été torturé par un cancer, est venu reposer ici (3ème division, ancien cimetière juif), dix-neuf ans avant que sa femme, Jacqueline Abraham ne l'y rejoigne.  

 

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Jacqueline au grand voyage (1946)

    Brauner fait partie de ces artistes roumains venus vivre à Paris dans la première moitié du XXème siècle et qui ont contribué au rayonnement de la France : Brancusi, Ionesco, Tristan Tzara, Cioran, Mircea Eliade...  

L'orateur (1932)

L'orateur (1932)

     Il arrive à Paris en 1925 et se convertit peu à peu au surréalisme, à l'importance des rêves. C'est de 1931 que date son autoportrait qui va impressionner Breton et les poètes attentifs au mystère des prémonitions.

 

   Il se représente avec un œil crevé dont le sang coule sur la joue. Sept ans plus tard, voulant séparer deux de ses amis au cours d'un rixe violente, il reçoit un éclat de verre dans l'œil et devient borgne. Plusieurs de ses œuvres d'avant cet accident montrent à quel point était présent chez lui ce thème de la vue et de l'œil.

                                                     L'œil (1937)

     Sa première exposition à Paris est préfacée par André Breton en 1934. Après un retour malheureux en Roumanie où il se détourne du communisme après les procès de Moscou et où il sent monter les menaces fascistes et antisémites (les deux font la paire!), il repart avec dans sa valise de petits tableaux, faciles à montrer et à vendre.

                                                 Sur le motif (1937)

                                                      Femme fleur (1938)

     Il fuit Paris en 1940 pour le sud de la France puis n'obtenant pas de visa pour les Etats-Unis, il se réfugie dans les Hautes Alpes où il vit dans la clandestinité comme d'autres peintres menacé comme lui par Vichy et le nazisme. Son travail est fécond, marqué par son univers onirique...

                                          La femme en chatte (1940)

                                           Souffrance souffrance (1941)

                                                     Arc en ciel (1943)

     Après la guerre, le peintre s'installe dans l'ancien atelier du douanier Rousseau rue Perrel. Une rue aujourd'hui disparue, dévorée par la gare Montparnasse.

                          La rencontre du 2bis rue Perrel (1946)

L'univers de Rousseau et celui de Brauner se rencontrent, ce qui ne peut être une simple coïncidence mais une manifestation du "hasard objectif" cher à Breton.

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Rencontre avec moi-même aux quatre chats du monde (1946)

     Entre 46 et 48 il peint quelques unes de ses toiles les plus étonnantes, les plus colorées, les plus énigmatiques. 

                                  Mythologie du poète 2ème naissance 1947

                                  Mythologie du poète 3ème naissance 1947

Solivan (1946)

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Le poète en exil (1946)

    Pourtant en 1948, il rompt avec le groupe surréaliste, par fidélité à son ami Roberto Matta excommunié par le pape Breton qui l'accuse d'avoir, par sa liaison avec la femme du peintre Arshile Gorki causé le suicide de ce dernier!

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Victor Victorach doublé d'angoisse regarde son coeur tremblant (1949)

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Victor Victorel coiffé du con le couronné (1949)

     Peut-être ne faut-il pas y voir de relation mais c'est alors que l'œuvre de Brauner prend le grand large, plus imaginative, plus onirique que jamais, avec un esprit d'enfance qui s'exprime dans des découpages comme de grands jouets.

                                          

Horizon perdu (1965)

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

L'automoma (1965)

    C'est pendant les deux années qui précèdent sa mort qu'il peint ces merveilles de sensualité et de jeu, alors que son cancer lui impose de terribles souffrances.

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Tableau à quatre pattes (1969)

     Une tendresse particulière pour le "tableau à quatre pattes" que j'ai toujours vu (en affiche hélas!) dans la chambre de ma femme depuis les années de Sorbonne jusqu'à maintenant! Brauner fait partie de la famille!

                                 Nicole et le tableau à quatre pattes

   Quelques mois après avoir peint ce tableau, Victor Brauner ferme les yeux comme la statue qui orne sa tombe. Comment imaginer qu'il ne continue pas de rêver dans le monde des mystères?

 

 

                                                         L'aéroplapla (1969)

Il écrivait à Breton "Je suis le rêve, je suis l'inspiration". Imaginait-il qu'il le serait aussi pour nous qui n'avons pas de gros efforts à fournir pour voir sa tombe blanche partir à quatre pattes et nous emmener faire un tour en aéroplapla dans le ciel de Montmartre?

Cimetière de Montmartre. Tombe de Victor Brauner. Exposition musée d'Art moderne.

Pour rencontrer Brauner, ailleurs que dans la troisième division du cimetière, il suffit d'aller lui rendre visite au Musée d'art moderne où jusqu'au 10 janvier 2021 se tient l'exposition qui lui est consacrée.

                                                

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Publié le par chriswac
Publié dans : #MONTMARTRE. Rues et places.
Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

      C'est une petite rue qui va de la rue Condorcet à la rue Pétrelle et qui, si elle n'a pas abrité d'artistes remarquables ni de célébrités, est intéressante par son architecture de la fin du XIXème siècle, véritable catalogue de grands architectes représentatifs de la transition entre Haussmann et l'art nouveau. 

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

    C'est le plaisir des amoureux de Paris de se balader dans une ville toujours surprenante, toujours nouvelle dont la beauté évoque Baudelaire "Je suis belle ô mortels comme un rêve de pierre"!

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

    La pierre ici forme les falaises entre lesquelles coule la rue pavée. Ce ne sont ni les vents ni les pluies qui les ont façonnées mais des architectes et des sculpteurs qui sans se connaître ni se concerter se font écho, se répondent, se distinguent...

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     La rue est construite sur des terrains qu'occupaient les fameux ateliers Godillot disparus dans l'incendie de 1895.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     Elle porta d'abord le nom d'Alphonse Poittevin, ingénieur chimiste et photographe, considéré comme aussi important dans l'histoire de la photo Niepce et Daguerre.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     En juin 1897 Poittevin est éclipsé par le lieutenant colonel Jean-Louis Lentonnet (1840-1895)

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     Nous sommes dans la grande période colonialiste de la France qui tente d'égaler la Grande Bretagne, championne toutes catégories! Lentonnet s'est illustré à Madagascar et c'est sur le navire qui le ramène au pays qu'il meurt. Il est immergé dans la Mer Rouge.

Début de la rue Lentonnet. Les deux immeubles au lion

Début de la rue Lentonnet. Les deux immeubles au lion

    Tout commence avec deux immeubles qui se font face avec leurs pans coupés originaux. Ils forment une entrée harmonieuse dans la rue Lentonnet. 

Le 1 rue Lentonnet

Le 1 rue Lentonnet

    Nous les avons déjà rencontrés lorsque nous explorions la rue Condorcet sur laquelle l'un des deux (le 16) a son entrée tandis que l'autre a préféré être le premier numéro de la rue Lentonnet.

Lion du 1 rue Lentonnet

Lion du 1 rue Lentonnet

     Ils  ont été construits en 1895 par l'architecte A. Wolfrom. La partie sculpture est l'œuvre de Rousseau. Un sculpteur qui a de commun avec le Douanier du même nom d'avoir aimé les lions!

 

     Le 1 rue Lentonnet avec son lion et ses décors se retrouve presque identique à l'autre bout de la rue, au 9 avec le dernier immeuble qui donne en partie sur la rue Pétrelle  (mêmes architecte et sculpteur). 

                                        Le 9 rue Lentonnet

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     Le pan coupé du 9 avec son lion superbe et généreux...

     Sans doute était-il prévu à l'origine que les deux immeubles de début de rue et les deux derniers soient semblables.

                                                Le 16 (Maechler)

     Un lion pourtant, un seul manque à l'appel, au 16. Le dernier immeuble en effet est dû à un autre architecte (L. Maechler) qui tout en respectant l'aspect général de celui qui lui fait face n'a pas eu la chance de connaître Rousseau. Son pan coupé est donc vierge de lion!

Les 3 et 5

Les 3 et 5

Le 5 détail.

Le 5 détail.

    Les 3 et 5 (le trois était caché par des échafaudages mais je le photographierai quand il sera sorti de sa chrysalide) sont la réalisation du même architecte : Philippe Lobrot (1845-1907).

5 rue Michelet.

5 rue Michelet.

     Cet architecte a créé de nombreux immeubles dans la capitale : 27 et 28 rue La Boétie, 60 rue Saint-Lazare, 24 rue Mogador...

 

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.
Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

    Le 4, élevé en 1897 est l'œuvre de E. Hennequet. Il est plus simple et laisse peu de place à la sculpture. L'architecte a réalisé plusieurs immeubles dans le quartier, notamment avenue Trudaine et rue Condorcet. 

Le 6 (1897)

Le 6 (1897)

     Et voilà le 6 !

     Le plus "moderne" en cette fin du XIXème siècle et aussi le plus original, le plus beau...

Le 6 (1897)

Le 6 (1897)

Le 6 (1897)

Le 6 (1897)

     Il est de l'architecte Jules Lombard, plus audacieux et plus novateur que bon nombre de ses confrères parisiens. Il est vrai qu'il est l'un des fondateurs de l'Ecole de Nancy, alors à l'avant garde de l'Art Nouveau (parmi ses membres Daum, Majorelle, Gallé!)

                                   Immeuble Lombard à Nancy

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     Le 7 construit en continuité avec son voisin le 5 : larges fenêtres, puissantes consoles… une certaine monotonie dans une façade très longue.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.
Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

    Le 8 et le 10 ont le même architecte  G. Farcy. Ces  deux jumeaux assez classiques se distinguent cependant par une belle ferronnerie.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

Pour le 12 de style Louis XIII, je n'ai pas trouvé le nom de l'architecte (appel au lecteur!)

Le 14

Le 14

Le 14 est moins mystérieux puisqu'il porte, gravé, le nom de son auteur, Maechler que nous avons déjà rencontré avec le dernier immeuble privé de lion, le 16.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     Il est plus original que son voisin et il a gardé au-dessus de son entrée une marquise qui se déploie comme un éventail ...

Un autre nom apparaît sur la façade : F. Bondennet et fils, sculpteurs.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

     Avec le 16 de L. Maechler s'achèvent les 118 mètres de la rue Lentonnet, musée vivant de l'architecture des cinq dernières années du XIXème siècle. Rien de spectaculaire ni d'exceptionnel sinon la variété, l'imagination, l'ostentation et la créativité des architectes et des sculpteurs qui ont fait de Paris cette ville où toute balade est découverte.

Rue Lentonnet Paris 9ème arrondissement. Musée vivant de l'architecture de la fin du XIXème siècle.

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Publié le par chriswac
Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

    C'est une des rues de Paris les plus riches en histoires et il faudrait une dizaine d'articles pour lui rendre justice et la détailler des pieds à la tête! Du début à la fin! Sur une longueur de 1km500 avec un côté pair dans le IXème arrondissement et impair dans le Xème.

Fin de la rue du Faubourg quand elle rejoint le boulevard Magenta

Fin de la rue du Faubourg quand elle rejoint le boulevard Magenta

Aussi nous en tiendrons-nous à son segment le plus montmartrois, celui qui va de la rue Lafayette (place du 8 novembre) à sa jonction avec le boulevard de Magenta à hauteur de Barbès.

Caserne de la Nouvelle France. 82 Faubourg Poissonnière.

Caserne de la Nouvelle France. 82 Faubourg Poissonnière.

    La rue a porté différents noms :

Chaussée de la Nouvelle France tout d'abord, quand au milieu du XVIIème siècle fut loti à son emplacement un vignoble transformé en "hameau de la Nouvelle France".

En 1660 la rue prend le nom de Sainte-Anne en l'honneur d'Anne d'Autriche.

En 1770 des terrains vendus par les Filles de Dieu permettent une spéculation active qui s'accompagne du dernier changement de nom : rue du faubourg Poissonnière.

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

    On connaît l'importance du chemin qui allait partait des ports du nord de la France pour arriver au centre de Paris qui était aussi son ventre!

Les noms des voies actuelles nous la rappelle : Porte des Poissonniers, rue des poissonniers, faubourg Poissonnière, rue Poissonnière, boulevard Poissonnière…. De quoi vous nous faire respirer l'odeur de la marée transportée par des centaines de chariots!

Faubourg Poissonnière (rue de Paradis)

Faubourg Poissonnière (rue de Paradis)

     Notons encore qu'au XVème siècle s'élevait une poterne dite de la Poissonnerie, rebaptisée Sainte-Anne en 1685 et détruite au milieu du XVIIIème siècle. Côté sud de la poterne on trouve la rue Poissonnière, côté nord la rue du faubourg Poissonnière.

Que de poissons que de poissons!

                        A partir de la rue Lafayette.

A partir de la rue Lafayette.

    Commençons notre visite à partir de la rue Lafayette, quand cette voie monte vers Montmartre, alors que vers le sud elle file vers les Grands Boulevards et le 2ème arrondissement

           La rue du Faubourg Poissonnière, descente vers les Grands Boulevards.

      Le 98 nous permet de commencer notre remontée en musique et poésie avec Boris Vian

 

     Boris Vian y vécut après son mariage avec Michèle Léglise.

C'est une année heureuse de sa courte vie dont il passera une partie à Montmartre, boulevard de Clichy puis Cité Véron où il aura pour voisin Prévert.

"Il était si heureux que ça lui faisait énormément de peine". (L'Ecume des jours).

     Au 106,  Le groupe scolaire privé Rocroy Saint-Léon occupe un ancien hôtel du XVIIIème siècle en partie détruit dont la façade mal restaurée ne restitue pas l'élégance.

 

   Il appartint à Philippe Frédéric de Dietrich, personnage hors du commun, savant, homme politique, partisan des idées nouvelles.

 

    Maire de Strasbourg de 1790 à 1792, il est ami de Rouget de Lisle qui fréquente avec lui la même loge franc-maçonnique.

     C'est grâce à ce dernier qu'il reste célèbre aujourd'hui! En effet c'est lui qui pousse Rouget de Lisle à écrire des chants patriotique et c'est dans son salon qu'est interprèté pour la première fois le chant de l'Armée du Rhin, la future Marseillaise! (on le voit, assis dans son fauteuil à côté Rouget de Lisle).

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

     Pendant l'année terrible, sous l'impitoyable Robespierre, il est jugé par le Tribunal Révolutionnaire pour des accusations mal fondées de soutien à des prêtres réfractaires et pour ses critiques des journées insurrectionnelles..

Malgré la faiblesse de l'accusation, Robespierre obtient qu'il soit guillotiné et ce n'est qu'après la mort du guillotineur guillotiné qu'il est réhabilité mais sans sa tête!

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

Au carrefour avec la rue d'Abbeville, l'immeuble du 16 de cette rue donne par son pan coupé sur le carrefour et en partie sur la rue du Faubourg. Il est dû  (1898) à Georges Massa et son décor original est l'œuvre d'Alexandre Chapuy.

 

Les femmes souriantes et sensuelles sont parmi les plus belles "cariatides" de Paris.

 

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

    Là où s'élève le 118 a vécu en 1856 le poète parnassien Leconte de Lisle qui mena à Paris une vie de bohème après que sa famille réunionnaise avait été ruinée par l'abolition de l'esclavage pour laquelle elle s'était engagée et avait lutté. Il fut ami de Victor Hugo auquel il succéda à l'Académie.

Il rend hommage à la ville qu'il aime dans "Le sacre de Paris" :

 

"Ville auguste, cerveau du monde, orgueil de l'homme,

Ruche immortelle des esprits,

Phare allumé dans l'ombre où sont Athènes et Rome,

Astre des nations, Paris!"

.

   

      Au 121, le seul immeuble classé est le lycée Lamartine, fondé en 1893 dans une ancienne folie du XVIIème siècle.

    Cette folie avait été construite pour le Maître de ballet de Louis XIV, Pierre Beauchamps

 

    Elle est rebâtie en 1740 par Jacques Hardouin-Mansart, dernier rejeton architecte de la lignée des Mansart. Il reçoit la commande du marquis Phélypeaux de Saint-Florentin ministre de Louis XV qui, fortune aidant, se fera construire un autre hôtel près de la Concorde et après avoir vendu celui du faubourg.

 

    Nous sommes en 1769 et c'est un notaire royal, amateur d'art et admirateur de Greuze dont il possède de nombreuses toiles qui l'acquiert.

 

    Enfin, dernier avatar, en 1891 le Ministère de l'Instruction Publique l'achète pour le transformer en lycée de jeunes-filles. D'abord annexe du lycée Racine, puis indépendant.

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

    Par chance l'hôtel n'a pas été entièrement vandalisé! Le Ministère a conservé, outre les façades sur rue et cour, le salon sur jardin et une chambre aux boiseries classées qui servit de bureau au proviseur.

 

     En 1960 le lycée s'agrandit et achète au 119 une ancienne filature de coton.

                              119 immeuble de briques de la filature

127-129

127-129

Beaux immeubles haussmanniens aux 127-129.

130

130

     Il y avait au 130, au début du XXème siècle, une blanchisserie dont subsiste une photo, avec comme sur la plupart des photos des commerces de cette époque, avec les propriétaires, un petit chien heureux, de race improbable.

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

Le 134 est un des plus beaux immeubles du Faubourg. Il a été construit en 1866 par les architectes J. Suffit et O. Courtois-Suffit.

 

     Au niveau du 135 s'est élevée une des principales barricades des journée révolutionnaires de 1848 .

La révolution menée par le peuple avait contraint Louis Philippe à l'abdication au profit Philippe d'Orléans le 24 février.

             Le même jour Lamartine proclamait la 2ème République.

     Et maintenant passons devant un immeuble consternant , le 138....

    Dans les années pompidoliennes il reçut sans problème l'autorisation de détruire une maison qui faisait l'admiration de tous, entièrement en bois, siège de la menuiserie Wallart.  Un vandalisme de plus dont les années 70 furent des actrices décomplexées.

 

     Le 146  est le siège des Editions Sociales créées à la Libération par le parti Communiste et qui restera pendant 40 ans sa principale maison d'éditions.

Elle se constitue un fond unique en France des oeuvres de Marx et Engels en français.

161

161

     Le 161 n'aurait rien à nous raconter s'il n'avait été élevé sur un jardin qui agrémentait une petite maison où Charles de Bourbon Condé (1700-1760) vécut avec sa maîtresse madame de la Saune… (sa femme officielle n'était autre que la fille légitimée de Louis XV).

Charles de Bourbon Condé (Rigaud)

Charles de Bourbon Condé (Rigaud)

      Ce prince de sang avait une réputation sulfureuse au point qu'il fut sans doute un des inspirateurs du Marquis de Sade. On raconte qu'il faisait enlever des jeunes filles pour les utiliser dans des orgies. Des rapports de police furent tenus secrets étant donné le rang du personnage. "Me too" au secours!

157 et suivants

157 et suivants

      De nombreux immeubles côté pair (157 à 187) sont construits à l'emplacement des Promenades égyptiennes que nous avons rencontrées déjà en visitant la rue du Delta.

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

    Le parc avait pour attraction principale "les montagnes égyptiennes" ancêtres des montagnes russes. Le lotissement commença en 1824 quand le parc ne fut plus rentable.

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

     Côté pair un immeuble garde souvenir de la mode égyptienne qui s'empara de Paris après la campagne d'Egypte.

Rue du Faubourg Poissonnière dernière partie entre Lafayette et Magenta

     La rue rejoint le Magenta qui se termine avec le Louxor, remarquable cinéma art-déco sauvé par la ville et aujourd'hui lieu culturel d'exception.

Plus agréable à évoquer que le charnier de la barrière Poissonnière où furent jetés les cadavres de centaines de gardes suisses auxquels le roi avait ordonné de déposer les armes, tués aux Tuileries en août 1792.

 

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Oléron. Album photos septembre 2020.

1er septembre. Couple assorti!

Oléron. Album photos septembre 2020.

.2 septembre. La main ouverte du nageur.

Oléron. Album photos septembre 2020.

3 septembre. Nicole si petite dans ce vaste monde!

Oléron. Album photos septembre 2020.

4 septembre. Petit bonhomme de Sempé!

Oléron. Album photos septembre 2020.

5 septembre. Le temps du surf-volant (kite surf).

Oléron. Album photos septembre 2020.

6 septembre. Le cheval est de nouveau autorisé à aller à la plage (interdiction en juillet et août).

Oléron. Album photos septembre 2020.
Oléron. Album photos septembre 2020.

6 septembre. Les extra terrestres débarquent!

Oléron. Album photos septembre 2020.

7 septembre. Soleil, océan, bisou. L'Eden!

Oléron. Album photos septembre 2020.
Oléron. Album photos septembre 2020.

8 septembre. Crucifié solaire et son double surfeur.

Oléron. Album photos septembre 2020.

9 septembre. La mère à l'enfant.

Oléron. Album photos septembre 2020.
Oléron. Album photos septembre 2020.

10 septembre. Père et fille. Mère et fils...Le temps du bonheur.

Oléron. Album photos septembre 2020.

11 septembre. La chasse au trésor.

Oléron. Album photos septembre 2020.
Oléron. Album photos septembre 2020.

12 septembre. Chiens et surfeurs. Savent pas ce qu'ils veulent ces bipèdes à planche.

Oléron. Album photos septembre 2020.

13 septembre. Souffrir pour être père!

Oléron. Album photos septembre 2020.

14 septembre. Moniteur de surf ou pirate des Caraïbes? (St Trojan)

Oléron. Album photos septembre 2020.

15 septembre. La vague a toujours le dernier mot!

Oléron. Album photos septembre 2020.

16 septembre. Jeanne d'Arc version Atlantique!

Oléron. Album photos septembre 2020.

17 septembre. Deux gamins!

Oléron. Album photos septembre 2020.

18 septembre. Fin de l'été?

Oléron. Album photos septembre 2020.

19 septembre. Galop au far west aquitain.

Oléron. Album photos septembre 2020.

20 septembre. Un titi nouvelle vague.

Oléron. Album photos septembre 2020.

21 septembre.  S'extirper de sa peau de surfeur.

Oléron. Album photos septembre 2020.

22 septembre. Voyageurs entre ciel et mer.

Oléron. Album photos septembre 2020.

23 septembre. Malgré la menace, aller jouer avec les vagues.

Oléron. Album photos septembre 2020.

24 septembre. Le goéland se prend pour un petit chien! (Les Allassins)

Oléron. Album photos septembre 2020.

25 septembre. Mouettes rieuses plutôt bagarreuses!

Oléron. Album photos septembre 2020.

27 septembre. Grande Côte. Comment un couple de retraités promène son vieux chien qui ne peut plus marcher.

Oléron. Album photos septembre 2020.

29 septembre. Le goéland maître des tempêtes... Grande Plage.

Oléron. Album photos septembre 2020.

30 septembre. Dialogue sur le port de La Cotinière. "Au revoir goéland! A l'année prochaine!"

Et voilà... le mois de septembre 2020 est envoyé dans le passé par octobre...

Ce fut un beau mois de plein été avant de se laisser gagner par le froid et de permettre aux vents du nord et de l'ouest de retrouver leur terrain de jeux.

Demain Paris et les rues masquées, Paris adorable et haïssable dont le deul défaut est de ne pas ouvrir ses fenêtres sur l'océan qui déjà me manque...

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Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    Il suffit  d'emprunter les petites routes de Saintonge pour découvrir entre marais et forêts des villages clairs et fleuris. Champagne est l'un de ceux-là!

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    Ses maisons de pierres, ses vieux puits semblent n'avoir pas changé depuis des siècles, comme son église en partie romane.

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    Il est fait mention du village dès le XI ème siècle quand il passe sous la domination des Dames de Saintes alors que son église est confiée à l'abbaye de Saint-Romain de Blaye.  

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    C'est une époque de développement économique dû en grande partie au sel recueilli dans les marais salants du pays. 

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

     L'église Saint-André n'a pas beaucoup changé depuis sa construction.

Elle a été épargnée par les guerres de religion qui ont saccagé tant d'édifices religieux dans la région, à commencer par l'abbaye voisine de Trizay, lieu unique dont les fresques du XVIIème siècle sont étonnantes de charme et de naïveté.

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

     Au XVIIIème siècle le portail nord cesse d'être l'entrée principale. La porte est murée  et c'est par la porte ouest que se fait l'entrée.

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

Le portail nord :

Deux arcs aveugles s'appuient sur des culs de lampe avec griffons (milieu du XIIème).

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    Les modillons sous la corniche illustrent tout un monde hétéroclite. Les sculpteurs pouvaient donner libre cours à leur imagination... 

 

On y voit des monstres grimaçant, des acrobates, des harpies....

     Les vents d'ouest ont pendant des siècles soufflé sur ces figures grimaçantes, les adoucissant peu à peu, les caressant pour les amadouer. Aujourd'hui les monstres cessent d'être menaçants, ils glissent vers l'abstraction, vers le retour au coeur de la pierre où ils sont nés.  

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

Ce qu'il y a de plus beau ce sont  les voussures sculptées. La première en partant du bas est une frise de marguerites étoilées.

C'est un des motifs les plus originaux, particuliers à la Saintonge. On retrouve ces fleurs à huit branches sur la frise extérieure.

La deuxième voussure est un entrelac décoratif autour de formes en S. 

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.
Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

Palmettes et griffons animent la voussure extérieure : un dragon à queue de serpent, une pécheresse donnant le sein à d'immondes créatures...

façade ouest

façade ouest

L'ensemble est modeste et ne prétend pas rivaliser avec la splendeur décorative des grands édifices romans. 

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

L'entrée se fait aujourd'hui par la façade ouest décorée d'une grande fenêtre en plein cintre qu'encadrent deux arcades aveugles. On y retrouve les motifs courants du roman saintongeais (marguerite à huit branches, palmettes...)

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    L'intérieur de l'église est à la fois sobre et lumineux. La nef romane est éclairée par le chœur gothique comme c'est souvent le cas dans les églises de la région. C'est un bel exemple d'adaptation d'une architecture à l'autre, d'un Moyen-Âge à l'autre...

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

   On remarquera quelques chapiteaux décorés parmi lesquels les plus étranges sont ceux de droite : un visage épais et barbu, un autre visage dont barbe et moustaches sont formés de végétaux, une femme en coiffe... on ne sait exactement ce que les sculpteurs ont voulu représenter dans ces sculptures qui évoquent un art naïf et libre...

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.
Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

    D'autres chapiteaux sont sculptés de têtes grimaçantes. Malgré tous les efforts de ces êtres monstrueux, l'église respire le calme et l'harmonie. Avec ses pierres claires et sa légèreté, elle convient à ce village dont le nom nous invite à la rencontre et au partage...

Champagne. Un village de Saintonge. L'église Saint-André.

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Publié le par chriswac
Publié dans : #album
Juillet 2020

Juillet 2020

" - Eh! qu'aimes-tu donc extraordinaire étranger?

- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!"

 

Juillet 2020

Juillet 2020

Bien sûr, devant la beauté et l'étrangeté des nuages, on pense au poème de Baudelaire. Mais c'est ici, dans cette île qui navigue et fend l'océan plein nord du côté de Chassiron que les nuages se font le plus complices des dunes et des vagues...

Juillet 2020

Juillet 2020

Juillet 2020

Juillet 2020

Juillet 2020

Juillet 2020

Quelques rencontres avec eux pendant cet été si clair malgré la menace autour de nous d'une maladie inconnue et acharnée... 

Juillet 2020

Juillet 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

Quelques photos sans légendes car ce sont eux, les nuages qui sont raconteurs de légendes, grandes comme des voyages interstellaires....

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

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août 2020

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août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

août 2020

sept 2020

sept 2020

sept 2020

sept 2020

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Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

     La dernière fois que j'ai visité la belle église de Marennes, j'avais été frappé par la théâtralité et la force expressive d'une grande toile d'Omer Charlet, le peintre originaire de l'île d'Oléron dont plusieurs oeuvres sont exposées dans les églises de la région et au musée de Rochefort.

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

    Omer Charlet (1809-1882) a été élève d'Ingres et de Gros à Paris et il a été reconnu et médaillé au cours de nombreux salons.

Il a connu Victor Hugo qu'il a hébergé dans sa maison du Château d'Oléron (dans la rue qui porte aujourd'hui son nom). 

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

   La grande toile de l'église de Marennes a été récemment restaurée. Elle est assurément la plus belle oeuvre du lieu et mérite votre visite autant sinon plus que les établissements ostréicoles!

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

   Le sujet a été peu représenté, concurrencé par des martyres plus célèbres, André, Pierre, Sébastien qui ont inspiré de nombreux peintres. Je n'ai trouvé qu'une oeuvre sans génie, celle de Sacquespee peinte en 1659. Elle permettra de mesurer le gouffre qui la sépare de celle de Charlet. 

    Un rapide rappel de l'histoire contée dans la Légende dorée...

Adrien est un officier de l'armée de Galère (que diable allait-il y faire?).  Les soldats sont chargés d'appliquer les décrets qui ordonnent la persécution et la mise à mort des chrétiens. Ce qu'ils font avec zèle comme toute bonne armée disciplinée.

   Adrien qui ne manque pas de coeur est impressionné par le courage des chrétiens qui torturés à mort restent solides dans leur foi. Après une orgie de tortures infligées à 33 jeunes chrétiens, il se convertit, lui et sa jeune femme Nathalie.

                                                   Martyre de Saint-Laurent (Titien)

     L'empereur le fait emprisonner, fouetter violemment. La légende raconte que les entrailles lui sortaient du ventre (ce qui lui vaudra plus tard d'être invoqué pour guérir les maux de ventre).

Icône : Adrien et Nathalie.

Icône : Adrien et Nathalie.

Apprenant que Nathalie parvient à le soigner en entrant dans les prisons, l'empereur ordonne sa mise à mort. On lui tranche les pieds puis les jambes et une main avant de jeter son corps au feu.

Icône orthodoxe, Adrien et Nathalie.

Icône orthodoxe, Adrien et Nathalie.

Nathalie qui l'a encouragé tout au long de son martyre veut se lancer dans le brasier mais une pluie violents l'éteint. Elle récupère la main de son époux et s'enfuit à Constantinople. En 1110 ses reliques et celles d'Adrien seront transportées au monastère de Grammont en Belgique.

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

Notre toile représente le moment où Adrien tenu sur une croix en X comme celle d'André (composition peut-être inspirée par la toile du Titien) va subir son supplice. 

   

 Le haut de la toile est occupé à gauche par les "autorités". L'empereur est dans l'ombre, le visage à peine discernable. Le contraste est fort avec la droite et le ciel lumineux où apparaissent les anges.

 

     Le centre de la toile représente la foule qui assiste au martyre.

Le personnage central très expressif tente peut-être de convaincre le saint de renoncer à sa foi. Il retient la main du bourreau qui écarte la jambe du supplicié d'une main brutale.

Un autre personnage montre le ciel. Il encourage Adrien à tenir bon. Tous les regards sont tournés vers le bas, à part celui du bourreau qui attend l'ordre venu de l'empereur.

 

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

    Sur la gauche Nathalie se tient près de son mari. Son visage est contre le sien. tous deux ont les yeux levés vers le ciel lumineux. Le visage du saint est beau de jeunesse et de vigueur. Il ne s'apitoie pas, ne cherche pas le réconfort en se tourant vers celle qui se tient près de lui. Les deux époux ne se regardent pas, ils regardent tous les deux vers le ciel.

   

 Au premier plan, une coupe est renversée. La coupe du martyre, la coupe qui fut celle du Christ à son dernier repas.

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

     La beauté du tableau tient avant tout à sa sensualité. Adrien est un athlète. On ne voit que lui dans le tumulte des assistants. Les jambes écartées, le visage levé évoquent une offrande totale de soi. Un abandon à un amour immense. 

La sensualité de la scène nous rappelle que le plus profond mysticisme n'est pas abstrait mais profondément charnel. Le plus beau des livres de la Bible, le Cantique des Cantiques est un chant d'amour sensuel.

Le martyre d'Adrien. Chef d'oeuvre d'Omer Charlet. Eglise de Marennes.

   Certes la représentation des martyres, nus, offerts à toutes les agressions n'est pas sans ambigüité. Mais n'est ce pas une des caractéristiques des oeuvres fortes de prêter à divagations, discussions, rêveries?

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Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     La plage de Grand-Village (la Giraudière) a bien changé avec les années. Elle recule inexorablement, les hautes dunes sont devenues de basses dunes, les cailloux sont arrivés comme des intrus sur le sable fin... mais malgré cette évolution, elle reste belle et sauvage... sur des kilomètres (3 km pour la commune de Grand-Village).

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Pendant l'été, elle se fait désirer et ne s'offre qu'à ceux qui font l'effort d'aller jusqu'à elle, à pieds ou à vélo. Oubliez les voitures! Pas de parking, pas de stationnement possible à moins d'un km! Et encore!

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     L'espace est géré par l'ONF et comme dans les villes la voiture n'est pas la bienvenue! La seule route d'accès fait le plein dès le matin et les plus chanceux qui auront pu s garer devront parcourir encore quelques centaines de mètres avec enfants, bouées, pelles, seaux, belle-mère....

 

Le seul chien autorisé! le chien surfeur du moniteur!

Le seul chien autorisé! le chien surfeur du moniteur!

    Pas de chien! Le meilleur ami de l'homme n'a qu'à rester à la maison ou bien dans un refuge de la SPA si pour être tranquilles ses maîtres l'y abandonnent au début de l'été quand ils ne laissent pas attaché à un arbre dans une forêt....

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Pourquoi ne pas prévoir une zone réservée aux familles à chien, où seraient distribués des sacs de ramassage ?

.... Pour l'instant ceux et celles qui veulent aller à la plage avec leur compagnon à 4 patounes le font en empruntant des chemins de traverse et en s'installant hors des plages surveillées.

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

    Que je sache ces endroits restent propres, ce qui n'est pas toujours le cas des zones officielles où il n'est pas rare de trouver le soir canettes de bière, mégots, couches....

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Les vélos sont les rois et une belle piste cyclable les conduit jusqu'aux barres de stationnement. Mais là aussi le civisme est roi! Sur le bout de route piétonnier où les cylistes doivent mettre "pieds à terre", ils ne le font pas et slaloment entre les familles, les porteurs de bouées, les enfants. Nombreux sont les accrochages et si par malheur vous faites une réflexion aux contrevenants, ils réagissent violemment le plus souvent!

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Un coup d'oeil en se pinçant le nez sur les seules toilettes de la plage. Toilettes sèches bien entendu. Une seule pour les quelques milliers d'estivants.

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

       Bon! Vous voilà enfin sur la plage! Une zone étroite de surveillance des bains pousse les familles avec jeunes enfants à se regrouper au même endroit malgré les règles de distanciation que cette réjouissante période coronesque nous impose. Sur le panneau on peut voir que la zone de bains s'étend sur 300 mètres et les zones réservées au surf sur 2000 mètres!

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

    Fuyez vers la droite plutôt que vers la gauche où l'école de surf occupe presque tout le terrain jusqu'à la Grande Plage de Saint-Trojan. Il suffit de franchir à peine deux cents mètres pour être au large! 

A droite la plage surveillée et à gauche loin de la foule!

A droite la plage surveillée et à gauche loin de la foule!

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

    Un peu plus loin se trouve la plage naturiste où les adeptes de la nudité auront pour eux seuls un coin de paradis! 

Les Alassins

Les Alassins

     Au-delà encore, c'est la plage des Allassins. Les habitués qui apprécient sa tranquillité peuvent la rejoindre en se garant sur la route côtière et en empruntant le chemin et la piste qui courent à travers dunes.

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Voilà! Une belle plage, un océan qui joue le plus souvent avec les vagues, un ciel immense, des dunes où s'accrochent les oyats et les onagres et au loin la forêt...

Ne croyez pas la présentation officielle donnée par la mairie et le syndicat d'initiative : "3 km de sable blond... cerf-volant autorisé de 8 à 10 h... zones de surf, kite surf et char à voile délimitées..."

 

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Depuis quelques années le sable blond est parsemé de cailloux... le cerf-volant virevolte toute la journée... les surfeurs vont partout sauf dans les 300 mètres surveillés (et encore)!  

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

    A marée basse les chars à voile font leur apparition et grâce au vent dominant qui est de noroît font des tours et des tours en évitant d'écraser un baignassout' imprudent! (un baignassout' est en patois local un touriste venu faire trempette dans la mer).

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

     Le sport roi est le surf. Le matin les adeptes mijotent en attendant la bonne vague. Quand on les voit pour la première fois, on a l'impression que des phoques noirs et luisants sont alignés parallèlement au rivage.

la vague les métamorphose en funambules, en acrobates, en maîtres du monde avant de les envoyer bouler et de les ramener à leur dure condition de bipède à planche.

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

   Pour terminer notre visite de la plage de la Giraudière, voici quelques photos de cet été 2020, comme une parenthèse entre déconfinement et reconfinement!

Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.
Oléron. La plage de Grand-village. La Giraudière, été 2020.

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Publié dans : #album, #OLERON
Île d'Oléron. Album photos août 2020.

1er août. Chevaux blancs et blanches aigrettes. (Le Château d'Oléron)

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

2 août. Attachez vos ceintures! (Le Grand Village Plage)

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

3 août. Le cygne (ou le flamant rose) de Léda? Plage de St-Trojan

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

4 août. Surfeur au repos.

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

5 août. Rêveries d'une promeneuse solitaire.

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

6 août. Matin bleu sur le port des Salines

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

7 août. Apprentissage.

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

8 août. Cap à l'ouest direction New York!

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

9 août. Jambes en l'air.

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

10 août. Le nuage et la dune.

Île d'Oléron. Album photos août 2020.

11 août. Le petit bédouin.

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12 août. Le chien surfeur.

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13 août. Chef d'orchestre des bouées!

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14août : 4 jambes, 4 bras et une seule tête! Le foot quoi!

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15 août. Ciel menaçant.

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17 août. Plaisir des vagues.

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18 août. Il faut mériter la glisse!

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19 août. Le chien à deux têtes.

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20 août. Roues libres.

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21 août. La mer dévoreuse.

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22 août : Le nuage narcisse.

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23 août. Un bain dans un tableau abstrait.

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24 août. l'envol du surfer.

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Le 25 août. Comme une libellule à roulettes!

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26 août. Le sens du vent! 

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27 août. Colmater les brèches de la citadelle!

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28 août. Les carrières sculptées de Crazanne.

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29 août. Rouge.

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30 août. Le saut du chien!

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31 août. Demain la rentrée des classes. Jouer une dernière fois avec les vagues.

Un beau mois d'été s'achève. Le soleil, les vagues, le bleu... comme si le virus n'avait pas sa place dans ces jours de lumière! 

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