Quelques rues, des escaliers... des musées...
Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.
Quelques rues, des escaliers... des musées...
A celle qui est toujours inquiète
Amour de veille amour du soir
Tu as peur des nuits Tu as peur du noir
Tu es affolée comme un chien perdu
Qui tourne en tremblant au coin de la rue
Amour de veille amour du soir
Dans la nuit trop lourde où Tu ne dors pas
Tu fermes les yeux pour apercevoir
Celui qui dérive à côté de toi
Quand partira t-il et pour quel voyage
Quand cassera-t-il l'anneau du mariage
Pour quelle aventure et pour quel orage
Te laissera-t-il au sein du naufrage
Amour de veille amour du soir
Il a peur des nuits Il a peur du noir
Il est affolé comme un chien perdu
Qui tourne en tremblant au coin de la rue
Amour de veille amour du soir
Dans la nuit sans fin où il ne dort pas
Il ferme les yeux pour apercevoir
Celle qui dérive au creux de son bras
Saura-t-elle enfin qu'elle est son voyage
Qu'elle est l'or fondu à l'or de l'alliage
Qu'elle est l'aventure et qu'elle est l'orage
L'abîme et l'étoile au dernier naufrage
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Liens : poèmes d'amour de Christian Wacrenier.
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Sur les remparts de Brouage, après avoir beaucoup marché, ces touristes aimeraient se rafraîchir avec un bon sorbet... C'est la raison pour laquelle ils se dirigent vers la glacière...
Mais déception! La glacière bien qu'en état de fonctionnement, ne distribue plus de glace... depuis presque deux siècles!
Elle a été construite en 1688 et restaurée dans les dernières années du XXème siècle. Son emplacement a été soigneusement choisi, dans le bastion Richelieu, le mieux protégé des vents marins et des averses et dont l'épaisseur des défenses modérait la variation des températures.
Des arbres avaient été plantés tout autour afin de l'ombrager les jours chauds...
Le réservoir est enterré sur 4,50 mètres. Son diamètre est de 6,40 mètres et il pouvait contenir 32 tonnes de glace!
Cette glace était obtenue en compactant de la neige et en y ajoutant de l'eau qui regelait à mesure. L'eau de la fonte inévitable était évacuée par le fond. Il y avait sous le plancher un puits perdu.
La charpente était couverte de bois sur lequel on fixait des roseaux qui assuraient l'isolation.
L'entrée se faisait au nord évidemment. Une aération était assurée par des ouvertures que l'on peut distinguer sur cette photo, à droite et à gauche de la structure, sous la toiture.
Pourquoi avait-on besoin de glace dans la place forte de Brouage?
Plusieurs raisons : beaucoup de remèdes pour lutter contre les maladies et les infections se faisaient en utilisant de la glace.
Ce n'est pas par hasard que la glacière est située à proximité de l'hôpital
Tasses à sorbets (début 18ème)
Le deuxième raison est plus agréable. Au XVIIème siècle, la mode est venue d'Italie de déguster des sorbets à la table du Roi Soleil, puis des Grands qui ne manquaient de l'imiter.
Brouage, garnison royale, se devait de servir à ses hôtes illustres de tels délices!
Autres articles sur Brouage :
Brouage. L'église. Les vitraux canadiens. 17.
Brouage. Poudrières Saint Luc et de la Brèche. 17
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Chanson de celle qui attend
Avec le regard du faucheur
J'ai guetté depuis la fenêtre
Le chemin par où le facteur
Viendrait un beau matin peut-être
J'ai observé le ciel immense
Et le nuage en transhumance
Pour le rayon pour la lueur
D'où fondrait l'oiseau voyageur
J'ai confié ma prière ardente
A chaque chute étincelante
Que trace une étoile filante
Dans la nuit infiniment lente
Les jours les mois s'en sont allés
Comme un collier qui s'est cassé
J'ai attendu sans me lasser
Dans l'hiver qui s'est installé
Mes yeux sont couverts de buée
La plaine a perdu ses couleurs
Sur moi s'est couchée la douleur
Comme un cheval qu'on a tué
Il paraît que tourne la Terre
A côté des maisons fermées
A côté des coeurs solitaires
Dont l'amour ne fut pas aimé
Si tu viens frapper à ma porte
Et que je ne peux pas t'ouvrir
Tu sauras que je serai morte
Tu ne me verras pas sourire
Liens : poèmes d'amour de Christian Wacrenier.
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poème amour. Amour rêve et rivière.
Poème amour. Anniversaire de mariage. Corps et âmes.
Poème d'amour. Anniversaire de Nicole. Amour Brûlant.
Poème d'amour. Amants éternels.
Poème. Dites-lui que vous l'aimez.
Poème . Amour plus fort que la mort.
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L'église de Brouage d'une simplicité et d'une rigueur toute militaire a connu bien des vicissitudes et a subi d'importantes dégradations pendant la période révolutionnaire. Elle mérite cependant votre visite...
C'est en grande partie grâce aux Canadiens attachés à Brouage pour des raisons historiques et sentimentales que la restauration de l'édifice va bon train...
L'église possède de nombreuses fenêtres, 16 dans la nef, deux ogivales de part et d'autre de l'entrée, une grande baie gothique au chevet encadrée par deux autres dans les collatéraux. Elles étaient ornées de vitraux qui ont été détruits dans la tourmente de la fin du 18ème siècle.
Collatéral droite, 1ère baie.
C'est encore grâce aux Canadiens que ces baies retrouvent des couleurs et présentent une iconographie qui retrace l'histoire de la découverte du pays et de la fondation des villes de la Nouvelle France...
C'est d'ailleurs ce souci pédagogique qui affaiblit ces oeuvres, un peu scolaires. On aurait préféré un souffle plus créatif, digne des aventuriers du passé...
Samuel de Champlain y est abondamment représenté. Ce natif de Brouage, fondateur du Québec et découvreur de nombreuses terres est une figure quasi mythique....
L'habitation de Champlain
Sur ce vitrail, il est représenté en train d'aborder à Québec. Il y construit son habitation qu'il a décrite lui-même avec précision....
Toujours dans le collatéral droit, un autre vitrail rend hommage à François de Montmorency Laval, premier évêque de la Nouvelle France.
Homme de haute spiritualité, il est allé à la rencontre des habitants de son diocèse, attachant une importance particulière aux premiers habitants et les défendant contre les expropriations et l'exploitation qu'en faisaient les commerçants, notamment les vendeurs d'eau de vie...
Le vitrail de Nicolas Sollogoub rappelle la population première, celle qui peu à peu a été spoliée et qui a vu avec l'arrivée des Anglais sa quasi disparition. Il montre aussi la richesse de la flore et de la faune...
Nicolas Sollogoub est un artiste français dont la famille est d'origine russe. Il vit à Québec depuis les années 50.
Son dessin est à la fois précis et stylisé. Le grand respect qu'il apporte à la représentation fidèle des visages, des lieux, des habitants, des animaux n'empêche pas son oeuvre de suggérer une possible cohabitation... un possible partage...
Images d'une rencontre entre deux mondes, rêves d'une harmonie qui aurait pu être... et que la lumière qui passe à travers le vitrail éclaire comme un mirage...
L'installation de l'Île Sainte Croix. Vitrail offert par le Nouveau Brunswick en 1982. Le vitrail est un peu plus difficile à lire que les autres. La partie centrale paraît un peu confuse.
C'est dans cette île qu'eut lieu la première tentative d'un établissement français en Amérique du Nord par Pierre Dugua qui a ainsi ouvert la voie aux colonies d'Acadie et de la Nouvelle France.
Collatéral gauche. Fondation de Montréal.
Un autre vitrail a été offert en 2006 par la ville de Montréal pour commémorer sa fondation.
Sollogoub traite la surface comme le faisaient les artistes classiques qui divisaient le vitrail en trois tableaux: en bas une illustration, au milieu les saints, en haut un symbole divin.
Les deux personnages en pied qui remplacent ici les saints, sont :Champlain à gauche....
Et à droite Paul Chomedey de Maisonneuve qui travailla à la construction de Ville-Marie, le futur Montréal et qui planta une croix au sommet du Mont Royal en 1643.
Le grand vitrail du chevet est tout bruissant de devises et d'oriflammes. Il rappelle la vocation maritime de Brouage. Il s'élève du rouge au bleu vers la lumière.
Il évoque la proue d'un navire fendant les flots, voiles déployées, sous le ciel plus profond que la mer...
Le vitrail en façade (côté droit) a été offert par l'Ontario. Il n'est pas dû à Sollogoub. Il est plus stylisé et plus symbolique.
Vitrail de la façade. Stephen Taylor.
On y voit à gauche le Roi-Soleil et à droite les armes de la province. Le bas du vitrail rappelle à travers les outils et les armes, la présence des premiers habitants de cette terre qui fut disputée entre Français et Anglais. Bien que les Français eussent été les premiers "découvreurs", les Anglais comme on le sait surent manoeuvrer et intriguer afin de les en chasser! Mais apparemment l'Ontario n'a pas tout à fait oublié son histoire!
D'autres vitraux viendront combler peu à peu les fenêtres blanches de cette église, mémorial de la Nouvelle France, dans la modeste cité qui s'endort en Charente mais a toujours la tête en Amérique...
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Liens Brouage : Brouage. Graffitis. 17
Brouage. Poudrières Saint Luc et de la Brèche. 17
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Récemment restaurée la poudrière Saint-Luc est un des joyaux architecturaux de Brouage.
Harmonie et puissance s'en dégagent. Elle ressemble dans sa rigueur et sa clarté à la poudrière construite à la même époque au Château d'Oléron.
Elle a été construite en 1627 et 1628 sur ordre de Richelieu qui s'intéresse alors à Brouage qu'il juge stratégique dans le siège qu'il entreprend de La Rochelle. Il est vrai qu'il y voyait aussi son intérêt car la cité assurait à son gouverneur une grande richesse grâce au commerce du sel. Une fortune qu'il fallait mettre à l'abri et défendre!
La façade Est de la poudrière est ornée d'un blason que les vents marins ont en partie érodé.
La première affectation de ce bâtiment reste discutée. Certains pensent qu'il fut à l'origine un lieu de culte. Il est vrai que fort souvent les poudrières resssemblent à des chapelles romanes!
Lorsque Ferry, l'architecte de Vauban remanie le Bastion Saint-Luc, il s'attache à mettre aux normes de l'époque ce lieu "explosif" en consolidant les murs et en édifiant ces arcs boutants qui viennent s'appuyer sur de puissants contreforts, dissimulés sur cette photo par le mur externe.
Les contreforts
On ne peut qu'admirer cette successions d'arcs lancés comme des passerelles... Ils évoquent les rames d'un navire... Ils donnent à la poudrière son élégance et son dynamisme.
60 000 livres de poudre pouvaient être stockées sous cette voûte parfaite. Le commerce de la poudre assura à Brouage une partie de sa richesse jusqu'au 18ème siècle.
La poudrière était certes utilisée pour approvisionner l'armée royale mais elle servait également à répondre aux demandes des frégates et des terre neuvas venus s'amarrer aux quais pour remplir leur soute avant de se lancer en pleine mer.
La soute aux poudres des navires était appelée "Sainte Barbe" en hommage à la Sainte patronne des artilleurs!
On voit ici le quai du port souterrain de la Brèche où l'on entreposait les tonneaux de poudre destinés à approvisionner les ouvrages avancés de la place forte (ouvrages dont il ne reste quasiment aucun vestige).
C'est dans le bastion de la Brèche que l'on trouve la deuxième poudrière de Brouage, la poudrière de la Brèche...
Elle est plus modeste de proportions que sa consoeur de Saint-Luc. Elle pouvait contenir 40 000 livres de poudre conditionnée dans des tonneaux posés sur des cadres de bois.
Elle a été construite en 1689 sur les plans de Vauban. Ses murs ont 2,50 mètres d'épaisseur, sa voûte puissante qui pouvait résister aux lourds projectiles est recouverte d'un toit de pierres.
Elle a un aspect de chapelle bretonne protégée par son enclos.
Elle n'a pas d'arcs boutants mais s'appuie directement sur ses contreforts.
elle n'eut pas une très grande utilité car un défaut de construction vint dès le début la fragiliser. Une lézarde apparut très tôt, parcourant tout l'édifice et la voûte, ce qui provoqua une humidité peu propice au stockage de la poudre.
Quand l'église paroissiale de Brouage devint dangereuse pour les paroissiens, au début du XXème siècle, la poudrière fut affectée au culte pendant la durée de la restauration de la toiture qui risquait de s'écrouler sur les paroissiens...
Décidément la poudre et Dieu semblent avoir partie liée!
Dieu-Jupiter ne brandit-il pas la foudre?
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A gauche, l'hôpital, à droite entrée des latrines
Si les hommes en faction sur les remparts de Brouage se soulageaient sans doute en pissant dans les fossés, il fallait bien qu'existât dans la cité un endroit plus propice (!) aux autres délestages...
A propos de délestage, voici l'entrée des latrines de la courtine Richelieu. Ironie du sort le mur de l'hôpital, à gauche a été édifié avec les pierres de lest des navires qui venaient chercher à Brouage leur cargaison de sel.
Ferry, l'architecte de Vauban, construit des lieux d'aisance particulièrement sinistres...
Un couloir de 12 mètres de long conduit au saint des saints.
Pour jouir d'un minimum d'intimité, dames et messieurs ont leur WC respectif.
Un trou dans la pierre permet l'évacuation vers le bras de mer. Espérons que les gabarres ne passaient pas trop près des remparts.
D'autres latrines avaient été édifiées plus tôt par d'Argencourt, l'architecte de la citadelle du Château d'Oléron et responsable de la reconstruction des fortifications de Brouage (1627-1637).
D'Argencourt fait preuve d'un sens esthétique plus développé que Ferry en concevant ces latrines auxquelles on accède non pas par un sinistre tunnel mais par des escaliers tournants (à droite et à gauche).
Une fenêtre à meneaux plus tardive éclaire les salles d'aisance.
Le système efficace assure l'évacuation vers les rigoles extérieures et les fossés.
Pour ménager la pudeur fémine à défaut de la pudeur individuelle, deux salles sont aménagées. Comme dans les cloaques antiques, on y voisine avec une dizaine de déféquants!
S'il est difficile de rêvasser en de tels lieux, peut-être y échange-t-on des nouvelles...
Certains trouvent même le temps de graver sur les murs, des navires, symboles d'évasion, voiles gonflées par les vents marins au parfum d'iode et de goémon...
Sur les murs des latrines
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C'est un des sites les plus romantiques de Charente Maritime...
La ville royale de Brouage, fortifiée par Richelieu, fait partie de la grande Histoire.....
Mais elle garde aussi les témoignages modestes des hommes qui y vécurent et gravèrent leur nom sur la pierre...
Il pouvait y avoir jusqu'à 5000 hommes dans la ville. Nous connaissons leur nom grâce aux "monstres", listes (de 1571 à 1861) destinées à l'appel et au paiement des soldes.
Ces listes nous renseignent également sur l'affectation des hommes et sur leurs sobriquets ou surnoms (le Blaireau, le Suisse...).
Ainsi connaît-on ce La Chapelle qui grava son nom à plusieurs reprises, notamment sur les murs de la porte d'Hiers où il montait la garde...
D'autres noms sont restés et sont venus jusqu'à nous, transformant la forteresse en pierres vivantes...
Parfois ils sont accompagnés d'un dessin qui évoque la belle laissée au pays et dont l'absence se fait cruellement sentir dans cet univers soldatesque.
Ci-dessus, profil féminin maladroit gravé par La Rivière...
Plus souvent c'est un un soulier qui symbolise la femme et son sexe...
Celui-là est particulièrement évocateur, tendu et ouvert...
On peut trouver d'autres dessins comme cette épée, elle aussi symbole sexuel. Une épée qui se tend vers son fourreau!
Plus rare est la représentation de la place forte où les compagnies sont cantonnées. Ici on devine devant les remparts, la mer et les batreaux...
Car Brouage est avant tout un port. Il faut beaucoup d'imagination aujourd'hui pour se le représenter.
Comme Aigues Mortes sous d'autres cieux, Brouage a été délaissé des flots qui baignaient ses murs. "Le plus beau hâvre de France" est aujourd'hui posé sur les marais.
Un étroit chenal sinue jusqu'à la mer distante de deux kilomètres!
Il faut imaginer la ville édifiée sur un bras de mer de plus de 400 mètres de large avec ses vaisseaux hauturiers et ses gabarres.
A l'intérieur des murs, les soldats pouvaient rêver devant les voiles en partance pour le Nouveau Monde.
Ils ont gravé leur rêve dans la pierre.
On peut découvrir ces bateaux en de nombreux endroits... et parfois même dans les latrines!
Les vaisseaux s'en sont allés... Le long de l'étroit chenal, les ruminants les ont remplacés...
Et il faut confier aux ailes des goélands qui volent dans le ciel de Brouage nos rêves d'évasion et de départ!
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Cet été à Saint-Trojan, les services culturels de la mairie ont pris une heureuse initiative, celle d'apposer sur les murs des commerces ou des maisons des cartes postales du début du XXème siècle. Ainsi le promeneur peut-il voir la rue de la République, telle qu'elle était hier et telle qu'elle est aujourd'hui.
Sortie de la messe. 1903.
Au centre de la rue l'église est toujours là! Elle ne risque pas comme celle qui l'a précédée dans le vieux village de disparaitre sous la dune!

Ce que l'on découvre en regardant ces clichés du passé, c'est que la rue était vivante, quelle que soit la saison. Elle était le centre de la vie d'un village authentique dont les habitants travaillaient durement. Aujourd'hui, la rue de la République est morte 9 mois sur douze. Elle ne redevient animée que l'été... Quand les maisons fermées ouvrent de nouveau leurs volets...
Après l'église, la rue faisait un coude. A gauche, la ruelle mène à la Petite Plage.
Aujourd'hui, une placette a été aménagée dans le tournant. Des arbres ont été plantés ainsi qu'un réverbère qui me rappelle incongrument Montmartre!
Au 24, l'ancien hôtel des Bains, construit en 1860 (classé) a perdu sa vocation originelle. Le beau bâtiment en pierres de taille ouvre sur un grand jardin qui donne sur la rue... La volière est bruissante de tourterelles...

Au 23, l'ancien hôtel Moderne est devenu hôtel de la Paix. Immeuble élégant avec balustres et colonnes, il a été édifié en 1903.
Au rez-de-chaussée, il y avait le Bazar Parisien où les vacanciers pouvaient trouver leur bonheur: chapeaux de paille, filets de pêche, maillots de bains...
Les dernières maisons de la rue, vers la forêt...
Les mêmes prises vers le nord...
Revenons au centre de la rue, à l'église... ne manquez pas d'y entrer et d'y admirer la très belle toile d'Omer Charlet, Notre Dame des Tempêtes et celle, forte et naïve de Gaboriau : Jésus marchant sur les eaux.
L'église plutôt austère offre une façade plate et sans charme. Elle a été construite à partir de 1660 et remaniée jusqu'à la fin du XIXème siècle.
Il y avait jadis un presbytère et un couvent qui la jouxtaient. Les deux bâtiments se ressemblaient. Le presbytère a été en partie détruit pour que soit percée la rue qui longe l'église et conduit au marché...
Le couvent a perdu son jardin et ses grilles. La mairie s'y est installée. La rue de la République est à cet endroit plus qu'à tout autre fidèle à son nom...
Juste avant l'église s'ouvre la rue De Gaulle.
On voit ici l'angle où il y a aujourd'hui une boulangerie-pâtisserie et en face le jardin de l'ancien couvent.
Aujourd'hui : la boulangerie à gauche et la mairie à droite
L'Epicerie Centrale Rousseau a laissé place à un commerce plus modeste....
Un salon de coiffure : Saint Tro' Coiffure...
L'hôtel du Coureau au 88. Les mariés de 1900 ne le reconnaîtraient pas... Un employé municipal avec sa drôle de machine fait disparaître tout ce qui traîne... La noce est peut-être passée avec les souvenirs ancien par le tube aspireur!

Dernière partie de la rue de la République... Les maisons ont peu changé... Ce sont les Charentais qui ont disparu...
C'est drôle comme la confrontation du passé populaire et simple et du présent touristique fait naître la nostalgie... La même que je ressens en regardant les vieilles cartes de Montmartre...
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Liens Saint-Trojan.
La forêt de Saint-Trojan. cartes anciennes et photos.
Villas anciennes. Saint-Trojan.
Cabanes ostréicoles. Saint-Trojan. Photos. (I)
Vélo De Grand Village à Gatseau. (2)
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Saintes est une ville lumineuse, étendue le long de la Charente, comme une belle, amoureuse de son reflet...
Saintes est aussi une fille de Rome... Le musée archéologique nous le rappelle...
Il a été installé dans les anciens abattoirs où il est à l'étroit. Des frises doriques de l'époque julio-claudienne semblent avoir toujours été là avec leurs têtes de boeuf...
Sculptures vigoureuses et expressives qui furent comme la plupart des fragments exposés ici, réemployés pour construire les remparts du Bas Empire, afin de résister aux hordes barbares...
Triste fin qui a permis cependant la sauvegarde de quelques oeuvres remarquables de ce petit musée de Saintes.
Comme ce cavalier et sa monture...
Ou cet autre qui a moins bien résisté aux outrages du temps...
Superbe et digne cette colossale tête de divinité surveille et domine ce monde de pierres. Elle est hiératique et vivante. elle évoque l'Orient qui tant fascinait Rome.
Non loin d'elle quelques dieux grimaçants tentent en vain de l'intimider. Aménagé dans le fût d'une colonne, ce visage monstrueux aux oreilles animales tire une double langue qui n'impressionne personne!
Celui -là a perdu de sa superbe depuis que la ronde des phallus qui l'entourait a été en partie détruite...
Enfin, cette tête qui date du 1er siècle ap. JC n'a plus le pouvoir de gueuler et il faut beaucoup d'attention pour deviner sur son crâne un phallus bien aplati!
Une stèle à quatre faces représente quatre personnages. Celui-là est habillé, col et longue toge...
Ces deux-là sont nus et représentés en position d'atlantes....
Ce dernier est le plus animé. Il semble danser avec un torque et une bourse.
Il s'agit d'un pilier-autel tel qu'on en trouvait souvent dans des lieux de spectacles, théâtres ou arènes.
Une stèle porte les inscriptions : "A Materna, Julius Amathustinus son mari a élevè cette stèle...
La femme tient un bouquet et un laurier symbole d'éternité. Témoignage d'amour qui nous parvient après presque deux millénaires...
Petits métiers...
Beaux mâles porteurs d'amphore...
La louve romaine et les deux nourrissons sacrés...
Un remarquable chapiteau avec dauphins affrontés. Il date de la 2ème moitié du 2ème siècle ap JC. Il provient de la riche villa des Pins à Saintes. Il est typique de la période antonine.
Enfin pour terminer la visite, cette superbe sculpture élégante et sensuelle. Un chef d'oeuvre venu droit des ateliers romains. Il représente Drusus Julius Cesar, mort en 33, victime de son grand oncle Tibère.
Son père Germanicus, sa mère et son frère ont connu le même sort... Le seul survivant fut le petit Caïus, futur Caligula qui une fois au pouvoir a voulu rendre justice à sa famille assassinée en couvrant l'Empire de statues à la gloire de ses membres.
Ce chef d'oeuvre venu de Rome est aujourd'hui comme l'Arc de Germanicus, un des symboles de Saintes...
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Saintes. Manège de Bayol. Art forain.
Saintes. Eglise Saint-Eutrope. La crypte.
Fontaine de Rochefort. Place Colbert.
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