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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

oleron

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


    La côte de Charente offre de nombreux exemples d'architecture militaire.
   Il était vital au XVIIème siècle de protéger le port de Rochefort.
   Le Fort Louvois permettait, face à la citadelle du Château d'Oléron d'en interdire l'accès méridional.






     On aperçoit ici les remparts du Château...
     Le fort apparaît à marée haute comme une île de pierres, un fer à cheval jeté sur les courants marins.
     Louvois, ministre de Louis XIV en ordonna la construction sur un rocher appelé "le Chapus". 
     Ferry, déjà architecte du Château en dressa les plans, mais c'est Vauban qui à la mort de Louvois, reprit le projet qu'il réduisit presque de moitié. L'ovale prévu par Ferry devint ainsi ce demi-cercle dominé par un donjon.





     A marée basse l'accès se fait par une chaussée empierrée de 400 mètres .
     La base est recouverte de coquillages et d'algues qui la transforment en pierres vivantes.
    Le donjon, haut de 24 mètres vous accueille à l'entrée.



    Le blason sculpté en 1694 rappelle le pouvoir du roi.
    On y voit les fleurs de lys, la couronne et le sceptre.
    La religion catholique est symbolisée par le collier de l'ordre du Saint-Esprit avec ses coquilles Saint-Jacques (histoire de se rappeler au bon souvenir des protestants)...



    Le campanile au sommet de la tour et la batterie haute



  L'entrée du donjon, le pont levis au-desssus des douves...



 Les latrines, côté extérieur... 
 Les déjections tombaient directement dans la mer...




Côté intérieur...
La porte a disparu mais l'endroit est assez spacieux, bien éclairé, bien aéré et bien plus agréable que beaucoup de "toilettes" publiques!






La batterie haute...
Au loin apparaît le pont qui a enchaîné Oléron au continent.
L'île est désormais en laisse et a perdu toute chance de s'échapper au grand large!




La caserne qui abritait jusquà 35 hommes...
 On y peut voir les appartements, la cantine, la halle aux vivres avec sa citerne d'eau douce.






Le magasin à poudre avec son toit en dalles de pierres...
Il a résisté aux bombardements allemands qui ont endommagé le fort. Il est impressionnant et ressemble comme celui du château à une chapelle romane.
 


La batterie basse, de forme semi-circulaire pouvait recevoir 16 canons.






Une élégante échauguette,  poste de guet avancé, suspendu au-dessus des flots.



    L'intérieur du donjon et de la caserne ne présente pas un très grand intérêt. Pour justifier le prix d'entrée, un musée de l'huître y a été installé, de quoi vous dégoûter de cet animalcule), ainsi qu'un historique du fort, avec gravures fastidieuses.
La maquette de la région est plus réussie;  elle vous montre clairement le dispositif de défense.



Appartement du commandant...



La voûte du magasin à poudre...



Le corps de garde...
Au rez de chaussée, l'intendance et au-dessus la chambre des gardes...



  L'intérêt de la visite tient à la magie du lieu, à la couleur des pierres, à l'odeur de la mer, au cri des mouettes.
Le temps s'immobilise; on entend tonner les canons. On imagine les voiliers...

 Un fantôme d'anneau qui a cogné pendant des siècles contre le rempart vous regarde repartir...


Lien :Le Château. Oléron. La citadelle.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON



     Sur le port du Château, cohabitent en bonne intelligence des cabanes ostréicoles et des  cabanes reconverties en ateliers de création. Aujourd'hui, j'ai voulu privilégier les premières .



    Les couleurs sont souvent étonnantes. Elles sont la plupart du temps dues au hasard des fonds de pots de peinture utilisés pour les bateaux.



     J'ai parfois pensé devant l'audace des rapprochements de couleurs aux saris des femmes du Rajasthan...
     Vous voyez qu'Oléron peut nous emmener  vers des rivages inattendus!











































...Et je quitte le port avec cette cabane et cette barque fantômes, couleur de la cendre et du passé. Quelques traces tenaces sur la porte violentée... comme une nostalgie, un adieu.
Les cabanes meurent aussi...







Lien : Cabanes ostréicoles. Saint-Trojan. Oléron. Photos. (I)

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


     Les journées du patrimoine permettent parfois de belles rencontres comme celle de Frederic Nobili dont l'atelier de sculpture est installé dans une ancienne cabane ostréicole du Château.



    La commune, bien inspirée (tout arrive) a fait appel à cet artiste pour concevoir  entièrement un manège mécanique dont le plateau sera entraîné par un vélo.




     Le premier animal qui nous accueille à l'entrée de l'atelier est un petit âne des saulniers.
    Il porte les pantalons protège-mouches et son regard vif rappelle à tous ceux qui en douteraient encore que la réputation qu'on lui a faite est d'une stupidité très humaine!



     Le poisson rouge s'apprête à vous envoyer une bulle en guise de baiser...

     Ce qui caractérise l'art du sculpteur, c'est sans doute, cette sensualité des formes et des couleurs. Ses créatures donnent envie de les toucher, de les caresser.
    Les enfants, plus  naturels que les adultes, ne manqueraont pas d'être séduits par ce bestiaire...




    Le dauphin couleur de ciel...





     Le cygne aux ailes protectrices, comme les mains maternelles...



     Le crabe amoureux qui en pince déjà pour l'enfant qui le choisira...



     Le poisson en bas résille et l'escargot chanteur...




    La mouette qui a encore son plumage d'été sur sa tête qui blanchira avec l'automne...



     Les chevaux qui semblent regretter de n'être pas conviés à faire partie du manège...



     Ils regardent avec envie la sirène, sortie des flots pour un tour de bateau...  charmée par la musique du petit orgue.



     Je crois que les enfants comme leurs parents sont impatients de voir le manège prendre vie. Il est l'oeuvre d'un authentique créateur  qui a  su lui insuffler  son goût de vivre et  sa générosité

  Espérons que le manège trouvera une place digne de lui, appelé qu'il est à devenir un des atouts touristiques du Château.




    J'ai promis au petit âne de revenir dans quelques mois fêter l'inauguration ...



Lien :Cabanes ostréicoles. Saint-Trojan. Oléron. Photos. (I)

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Il suffit de passer le pont...
Le vieux Chapus, connu pour le Fort Louvois, construit entre Oléron et le continent, vous accueille avec ses ruelles et ses maison basses. Un circuit balisé vous permet d'emprunter les ruelles étroites.

 

En septembre, les roses trémières ne font plus les folles contre les murs blancs. Leurs graines éparpillées aux quatre vents préparent déjà le printemps prochain.

 

Le charme et la simplicité de ce village charentais attirent les rêveurs et les artistes qui parfois peignent les murs.

 



Ou, comme celui de la villa Loulou, laisse son imagination jeter des couleurs jusqu'au coq qui girouette dans le ciel.



 



Parfois, derrière une vitre, un petit être de bois ou de chair vous regarde passer :






Vous vous arrêtez devant un bateau dans une brouette ou un balcon à quelques centimètres du sol!





Et puis, vous vous laissez entraîner dans le village silencieux... Vous passez devant un temple, des volets aux poissons, des puits...









Et après avoir salué quelques chats, vous reprenez le pont, jetez un regard sur le Fort Louvois et vous demandez pourquoi, depuis une quinzaine d'années que vous passez l'été dans l'île d'Oléron, vous n'aviez jamais traîné dans les ruelles du Vieux Chapus... entre volets bleus et poésie...







lien :
Le Château. Oléron. La citadelle.





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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON
     Les petites maisons paysannes de l'île sont le plus souvent serrées les unes contre les autres dans de modestes villages ou hameaux.
    Les plus originales, les plus oléronnaises sont les maisons à escalier extérieur (presque inexistantes dans l'île de Ré voisine).
    Elles sont une partie de la mémoire et du charme de cette île si malmenée par le tourisme et les implantations envahissantes de zones commerciales.


                                                     Grand Village: maison paysanne.


                                                     Grand Village: maison paysanne

    Il faut se hâter d'aller leur rendre visite... Trop souvent, elles sont restaurées brutalement, quand elles ne sont pas tout simplement détruites. Le hameau de la Chefmalière qui en compte le plus grand nombre aujourd'hui, en possédait cependant deux fois plus au début du siècle.


                                                                   La Chefmalière.

    C'est pourtant dans ce village, près de Saint-Pierre, que je vous conseille de vous balader si vous voulez en rencontrer quelques unes. Vous ne regretterez pas votre escapade car cet endroit est un des plus authentiques d'Oléron. Un peu à l'écart des grands axes, il a gardé un aspect paisible et modeste, malgré l'inéluctable disparition des ruraux, remplacés par des vacanciers   secondaires. 


                                                               La Chefmalière

   La plupart des maisons ont une superficie réduite, d'une façade excédant rarement les 7 mètres. leur plan est souvent carré. Le rez de chaussée était habituellement l'habitation proprement dite, la thieuzine (voir :
La maison paysanne. La thieuzine. Grand Village. Oléron.


                                                                 La Chefmalière

    L'escalier qui menait au grenier ou à l'atelier, peut être perpendiculaire ou parrallèle au mur. Il peut être droit ou en équerre.



                                                               La Chefmalière

Les maisons sont construites avec des moellons de calcaire qui étaient souvent enduits à la chaux. 



                                                                La Chefmalière

    Aujourd'hui, la mode veut qu'on laisse apparaître les pierres. Les villages n'ont plus cette blancheur éclatante qui permettait à Pierre Loti de les comparer à des villages arabes.



                                                                 La Chefmalière

   En réalité, pour des raisons économiques, bien des ruraux ne badigeonnaient à la chaux que la partie habitée de leur demeure. 




                                                                         Matha


                                                                     La Cotinière
                                                                    

                                                                     La Cotinière


                                                                       Trillou


                                                                     Trillou


                                                                  Trillou

La plupart de ces maisons ferment leurs volets à la fin de l'été.
Leurs escaliers butent sur des portes fermées.
Et pourtant...
les marches gardent mémoire des anciens de l'île...
C'est une mémoire de pierre fragile qu'il convient de respecter...




Elle nous invite à voyager dans le passé
Ou comme cet escalier de la Cotinière, à nous rapprocher du ciel! 




Lien : Promenade dans Saint-Georges. Oléron.



 

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON



     Au coeur de la petite ville, la fontaine Renaissance est assurément une des "cartes postales" du Château. Elle ne manque pas d'allure avec ses colonnes torsadées et ses dauphins sculptés.



   Bien que classée, elle n'est pas née au XVIème siècle mais au milieu du XIXème. Il est rare qu'une belle dame triche sur son âge en se vieillissant pour paraître plus belle! 
C'est donc en 1851 qu'elle commença à vivre sous le ciseau d'un tailleur de pierres de talent, Jean Paillé, dit Perrin (Compagnon du Devoir du tour de France).




     Sur une des faces, deux dauphins enroulent leur queue autour d'un trident, attribut de Neptune.

 

     Mais c'est un lion de bronze qui au-dessous crachait une eau aujourd'hui tarie.



     Chaque face est sculptée dans le goût Renaissance.  Le toit est couvert d'écailles et de feuilles de pierre.



    Le tailleur de pierres dort maintenant dans le cimetière de la ville à quelques centaines de mètres de son oeuvre élégante et modeste, un sourire qu'il adresse par-delà la mort à tous ceux qui viennent ici  faire leur marché...




...dans la halle construite en 1891par Joseph Sylvestre, un autre enfant du Château dont on a enlaidi la construction par des adjonctions mal adaptées et inesthétiques.
     C'est d'ailleurs une des spécialités de la ville que cet acharnement à "faire djeune et moderne" en dépit du bon sens.  allez voir à deux pas de là, le kiosque et le syndicat d'initiative, beaux exemples de laideur et de lourdeur, aussi charmants qu'une verrue poilue sur le visage d'une jolie femme! 



     Post scriptum (!) : ne soyez pas surpris par les dates gravées sur une des façades de la halle. Si 1891 est bien la date d'édification, 1772 rappelle qu'elle a pris la place d'une première halle construite au XVIIIème par Barthélémy Michel, Baron de Saint-Dizant, Seigneur du Château... (n'en jetez plus!)....



Lien : Le Château. Oléron. La citadelle.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


     Les touristes viennent à Saint-Georges pour visiter son église (voir :
Oléron. Eglise de Saint-Georges. ) mais ils sont souvent charmés par la petite ville, un peu à l'écart des ruées vers les plages. Pourquoi ne pas y passer quelques instants, en flanant, nez au vent, guidé par les roses trémières?



      Près de l'église, se dresse une petite halle contemporaine de celles de Baltard à Paris. Elle a eu plus de chance puisqu'elle est encore debout. C'est un charpentier de Saint-Pierre, Louis Vignal qui l'a construite, sur les plans d'Espaillac. En-dehors des jours de marché, elle sert de rendez-vous aux bandes de jeunes du coin (enfin, disons plutôt aux cinq ou six jeunes du village!)

 

     Au bout de la place, s'élève une opulente demeure qui se donne des allures de château de contes de fées. Il s'agit du "Château Fournier", que de riches viticulteurs ont commandé sur catalogue en 1877! La pratique était alors courante et explique que l'on retrouve dans toutes les provinces de France de nombreux clones du même bâtiment. Aujourd'hui, la façade cache une extension moderne qui sert de maison de retraite...



    Un autre château donne sur la même place. C'est le "Château Briquet", lui aussi choisi sur catalogue par un éleveur-boucher, en 1881. On raconte que la dame Briquet économisa pendant des décennies, pièce d'or après pièce d'or pour réaliser son rêve.



     Loin des fastes bourgeois, une ancienne maison aux volets clos sur son histoire.



   Un des passages voûtés derrière l'église...



    Un fenêtre romane dans une maison qui faisait partie des dépendances de l'église...






Maison ancienne rue de la Seigneurie.






  Dans une ruelle, une fenêtre aux volets de ciel. J'imagine qu'il ne peut y avoir de l'autre côté du miroir des vitres qu'une femme douce et des chats.









 

    A vous de vous égarer dans les rues calmes et ombragées. A vous de découvrir la ville en prenant votre temps et en respectant sa longue sieste!

Eglise Saint-André. Dolus. Oléron.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON

                                                        Port des Salines.

Vous partez du port des Salines,  point d'arrivée de la dernière balade (voir lien en bas de page
) et continuez jusqu'à la route. Vous prenez la direction de Saint-Trojan et traversez la forêt sur deux kilomètres.


                                             Piste cyclable dans la forêt de Saint-Trojan. 

Deux directions s'offrent alors à vous :  St-Trojan-Gatseau et la grande plage. Sutout choisir la grande plage et ne pas se laisser tromper par l'indication Gatseau.


                                                          Piste vers la grande plage.

Ce n'est qu'après 800 mètres que vous tournerez sur la gauche, traverserez la route et emprunterez la piste dite de la Soulasserie. Le nom n'est pas beau mais la forêt est somptueuse, la lumière et les senteurs sauvages vous y feront escorte.




Le chemin vous emmène jusquà une route que vous traverserez pour continuer sur la piste vers Gatseau. En 10 mn, vous arrivez au marais des Bris.


                                                                 Le marais des Bris. 

Vous abandonnerez un instant votre monture pour vous balader dans le marais et admirer les oiseaux.

 



L'aigrette qui est l'oiseau de l'île comme l'ibis est celui de l'Egypte! On la voit, toujours élégante et affairée se promener dans les marais. A votre approche,elle vous fera cadeau de son envol léger et presque transparent dans le soleil.



Un regard sur cette bande de mouettes qui se prélasse sur son îlot et vous reprenez la piste jusqu'à Gatseau (vous laissez sur votre gauche la plage du soleil).


                                                           Plage de Gatseau.

Profitez de l'heure matinale. Gatseau est à vous. Les familles y viendront plus tard avec armes et enfants! La plage est appréciée pour sa mer sans vagues (mais attention aux parcs à huîtres!) et pour sa situation privilégiée, à l'abri des vents dominants.

 


                                                                   Dunes à Gatseau.



Vous y ferez d'agréables rencontres, comme celle de cette jeune femme échappée d'une toile de Gauguin...



Ou, qui sait? vous dénicherez (désensablerez) un trésor, avant de repartir par la même piste qui vous a amenés ici. Cette fois, au niveau des Bris, vous prendrez la direction de la plage du soleil.


                                                       Chemin piétonnier, plage du soleil. 

 Vous n'irez pas à droite, sur le chemin piétonnier qui la longe. Même si immanquablement vous y voyez des cyclistes, respectez les gens qui s'y promènent et les handicapés de Lannelongue qui y ont leur accés à la mer. Non, vous prendrez à gauche, sur la digue Pacaud et roulerez entre mer et marais.


                                                                  La digue Pacaud. 

Au bout de la digue vous passez devant les villas et descendez de votre fidèle vélo pour emprunter sur deux cents mètres un chemin piétonnier qui passe devant la terrasse de l'Albatros (hôtel-restaurant plutôt sympa) et vous pose sur la route de front de mer.


                                                                      Chemin piétonnier.


                                                               Terrasse de l'Albatros. 

Sur votre gauche vous pourrez vous voir ce qu'était l'architecture balnéaire dans cette station, la plus réputée et la plus fréquentée de l'île. Le long de la plage et dans les rues adjacentes, de nombreuses maisons  présentent des caractéristiques communes : toit débordant, décor de briques aux encadrements de fenêtres, avant-corps...)

 



Sur votre droite, la plage où vous ne pourrez vous baigner qu'à marée haute et au-delà, le viaduc et Fort Louvois.

 

Maintenant vous retrouvez la piste protégée et vous filez jusqu'au port de Saint-Trojan.


                                                                Port de Saint-Trojan.

De là, vous rentrez par la forêt et revenez à votre point de départ : le port des salines.
La balade aura duré entre 1heure 30 et deux heures trente selon que vous aurez ou non flâné dans les Bris avec les oiseaux.  Et peut-être aurez-vous envie de rapporter un peu de fleur de sel ?




                                                             






Lien :
Balade à vélo. Oléron. Du Château à Grand Village. (1)

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON






     Vue d'avion, c'est une étoile. Trois branches dans la mer et les autres sur terre. Elle enserre la petite ville dans ses remparts comme une mère protectrice.
    Si vous la parcourez à pieds, c'est un labyrinthe... Des murailles de tous les côtés, des portes sur le ciel, des éboulis chaotiques. Vous l'avez reconnue, c'est la citadelle du Château d'Oléron! 

    Vous pouvez vous y promener en vous laissant guider par un éclat de soleil ou des ombres sur les murailles ou vous pouvez suivre le chemin balisé qui est éclairé la nuit et vous guide dans un monde étrange sous la lune.







 Les remparts de la ville (plage du Château).

        Il y avait, à cette pointe de l'île un important château des Ducs d'Aquitaine. C'est à son emplacement qu'est commencée la construction d'une citadelle sous Louis XIII. Sur ordre de Richelieu, Dargencourt édifie un ouvrage bastionné qui défend le pertuis d'Antioche.
        Vauban le complète par deux ouvrages à cornes. Celui du marais s'effondrera et sera remplacé par la demi-lune actuelle.
        A la fin du XVIIème, Vauban prévoit une nouvelle enceinte qui entraîne la destructiuon d'une partie du village et le déplacement de la population. Les travaux seront menés par Ferry. L'enceinte qui enferme le village prend alors l'aspect qu'elle a de nos jours.

 




    Votre promenade vous permettra de passer de la citadelle au glacis qui la sépare du village, et du glacis aux premières maisons et aux remparts qui les enserrent.



    Un pont autrefois à tablier de bois, franchit le fossé et mène à la Porte Royale.



    La porte est ornée de bossages et de pilastres toscans.



    Un tableau sculpté représente un écu aux armes de France surmonté d'une couronne royale avec une croix de la légion d'honneur (au-dessous) et des drapeaux et des étendards. Ces motifs ont sans doute été exécutés vers 1830.

 

Le passage voûté conduit à la cour.



     De ce côté, la porte à bossages a gardé sur son fronton des armoiries sur les quelles on peut reconnaître une ancre marine et un chapeau de cardinal. Ce sont sans doute, les attributs de Richelieu.



    Les bombardements de 1945 par l'aviation française libre ont détruit plusieurs bâtiments qui donnaient sur la cour. L'arsenal subsiste cependant avec les magasins et le logement du gouverneur.

 

     Subsiste également le magasin à poudres. Il est, je pense le plus beau vestige de la citadelle. Ses contreforts puissants, son architecture robuste qui l'enracinent à la terre, lui donnent une allure de chapelle romane.



      Entre la citadelle et les ouvrages à corne, la demi-lune abritait le corps de garde. Aujourd'hui, c'est la troupe des ânes pacifiques qui l'a investi!
     Et maintenant, partez à l'aventure entre ces murs; faites le tour de la ville sur les remparts... entre mer et marais...





 



 







lien :
Omer Charlet à Oléron.   

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Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON
     Au coeur de Grand Village, un ensemble de vieux bâtiments remontés pierre à pierre, rappellent ce qu'était la vie d'une famille de petits cultivateurs oléronnais dans un passé qui n'est pas si lointain.

 

     La maison paysanne est simple et comporte peu d'ouvertures. De ce côté, on peut voir l'escalier qui conduit au grenier. Remarquez la perche qui se dresse contre le mur. C'est le parour qui servait à pendre le poisson afin de le faire sécher au soleil et au vent marin. En vous promenant dans l'île, vous aurez l'occasion de voir sur quelques vieilles maisons, les pierres de maintien.

 




Il n'y a qu'une pièce dans la maison. On l'appelle la thieuzine
(ce qui signifie cuisine en patois charentais).



Une seule fenêtre....



Avec, juste au-dessous, une pierre creusée en son centre par une gorge qui permet l'évacuation des eaux usées de l'évier (  crouéssée ou  lavrasse) installé de manière à recevoir la lumière et à permettre aux femmes de faire la vaisselle tout en épiant ce qui se passe à l'extérieur!

 

Un seau est posé sur l'évier. On y puisait l'eau à l'aide d'une louche de métal, la cassotte.
A côté de l'évier, l'égouttoir (la vaissié
) qui ressemble à un lit d'enfant. 



Le coeur de la pièce est la grande cheminée près de laquelle l'aïeule reste assise, occupée à entretenir le foyer et à réchauffer sa carcasse, tout en jetant un oeil sur les petits, les drôles
comme on les appelle encore aujourd'hui... ce qui ne leur convient pas toujours!





Dans l'âtre, il était d'usage de poser de gros galets de granit, les grisons
qui, les nuits d'hiver réchauffaient les lits glacés. Ils étaient utilisés pour servir de lest aux navires venus chercher le sel avant d'être récupérés par les Oléronnais.

 

A côté de la cheminée, le pothager
, astucieusement conçu pour recevoir dans ses niches les braises qui permettaient de cuisiner et de garder les plats au chaud.



Accrochée aux poutres, la planche permet de maintenir le pain hors de portée des rongeurs et des drôles...



Le lit à quenouilles
(les colonnes supportent le ciel de lit et les tentures) peut paraître court. les Oléronnais n'étaient pas particulièrement petits, mais, comme dans les autres provinces, on avait l'habitude de dormir presque assis, appuyés contre de gros oreillers. On pensait sans doute que la position allongée pouvait porter malheur, évoquant les morts et les gisants.

 

Non loin du lit la coulisse
qui permettait au jeune enfant d'apprendre à marcher. Il était maintenu dans la planche trouée qu'il faisait aller et venir en tricotant de ses petites gambettes.


Bien des objets encore sont exposés dans la thieuzine
. Ils se couvrent de poussière et meurent doucement de n'être plus touchés par des mains vivantes. 

Jouxtant la thieuzine
, vous pourrez visiter le chai puis la forge et le ballet (hangar qui a donné son nom à une coiffe oléronnaise). Vous terminerez par le musée du costume et de la coiffe, plus riche et mieux présenté que celui de Saint-Pierre.

Avant de partir, jetez un regard sur le travail
. C'est là qu'on maintenait les animaux rétifs pour les ferrer en les sanglant et en les soulevant... Je pense à l'origine même du mot travail : tripalium, pieux de bois qui servaient justement à l'immobilisation et éventuellement à la torture! 



Bon! Il est temps de partir!
Un dernier regard à la maison paysanne... Et vivent les vacances!




lien : Plage de Grand Village. La Giraudière.

 

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