Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

oleron

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON

                                                        Port des Salines.

Vous partez du port des Salines,  point d'arrivée de la dernière balade (voir lien en bas de page
) et continuez jusqu'à la route. Vous prenez la direction de Saint-Trojan et traversez la forêt sur deux kilomètres.


                                             Piste cyclable dans la forêt de Saint-Trojan. 

Deux directions s'offrent alors à vous :  St-Trojan-Gatseau et la grande plage. Sutout choisir la grande plage et ne pas se laisser tromper par l'indication Gatseau.


                                                          Piste vers la grande plage.

Ce n'est qu'après 800 mètres que vous tournerez sur la gauche, traverserez la route et emprunterez la piste dite de la Soulasserie. Le nom n'est pas beau mais la forêt est somptueuse, la lumière et les senteurs sauvages vous y feront escorte.




Le chemin vous emmène jusquà une route que vous traverserez pour continuer sur la piste vers Gatseau. En 10 mn, vous arrivez au marais des Bris.


                                                                 Le marais des Bris. 

Vous abandonnerez un instant votre monture pour vous balader dans le marais et admirer les oiseaux.

 



L'aigrette qui est l'oiseau de l'île comme l'ibis est celui de l'Egypte! On la voit, toujours élégante et affairée se promener dans les marais. A votre approche,elle vous fera cadeau de son envol léger et presque transparent dans le soleil.



Un regard sur cette bande de mouettes qui se prélasse sur son îlot et vous reprenez la piste jusqu'à Gatseau (vous laissez sur votre gauche la plage du soleil).


                                                           Plage de Gatseau.

Profitez de l'heure matinale. Gatseau est à vous. Les familles y viendront plus tard avec armes et enfants! La plage est appréciée pour sa mer sans vagues (mais attention aux parcs à huîtres!) et pour sa situation privilégiée, à l'abri des vents dominants.

 


                                                                   Dunes à Gatseau.



Vous y ferez d'agréables rencontres, comme celle de cette jeune femme échappée d'une toile de Gauguin...



Ou, qui sait? vous dénicherez (désensablerez) un trésor, avant de repartir par la même piste qui vous a amenés ici. Cette fois, au niveau des Bris, vous prendrez la direction de la plage du soleil.


                                                       Chemin piétonnier, plage du soleil. 

 Vous n'irez pas à droite, sur le chemin piétonnier qui la longe. Même si immanquablement vous y voyez des cyclistes, respectez les gens qui s'y promènent et les handicapés de Lannelongue qui y ont leur accés à la mer. Non, vous prendrez à gauche, sur la digue Pacaud et roulerez entre mer et marais.


                                                                  La digue Pacaud. 

Au bout de la digue vous passez devant les villas et descendez de votre fidèle vélo pour emprunter sur deux cents mètres un chemin piétonnier qui passe devant la terrasse de l'Albatros (hôtel-restaurant plutôt sympa) et vous pose sur la route de front de mer.


                                                                      Chemin piétonnier.


                                                               Terrasse de l'Albatros. 

Sur votre gauche vous pourrez vous voir ce qu'était l'architecture balnéaire dans cette station, la plus réputée et la plus fréquentée de l'île. Le long de la plage et dans les rues adjacentes, de nombreuses maisons  présentent des caractéristiques communes : toit débordant, décor de briques aux encadrements de fenêtres, avant-corps...)

 



Sur votre droite, la plage où vous ne pourrez vous baigner qu'à marée haute et au-delà, le viaduc et Fort Louvois.

 

Maintenant vous retrouvez la piste protégée et vous filez jusqu'au port de Saint-Trojan.


                                                                Port de Saint-Trojan.

De là, vous rentrez par la forêt et revenez à votre point de départ : le port des salines.
La balade aura duré entre 1heure 30 et deux heures trente selon que vous aurez ou non flâné dans les Bris avec les oiseaux.  Et peut-être aurez-vous envie de rapporter un peu de fleur de sel ?




                                                             






Lien :
Balade à vélo. Oléron. Du Château à Grand Village. (1)

...



...
 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON






     Vue d'avion, c'est une étoile. Trois branches dans la mer et les autres sur terre. Elle enserre la petite ville dans ses remparts comme une mère protectrice.
    Si vous la parcourez à pieds, c'est un labyrinthe... Des murailles de tous les côtés, des portes sur le ciel, des éboulis chaotiques. Vous l'avez reconnue, c'est la citadelle du Château d'Oléron! 

    Vous pouvez vous y promener en vous laissant guider par un éclat de soleil ou des ombres sur les murailles ou vous pouvez suivre le chemin balisé qui est éclairé la nuit et vous guide dans un monde étrange sous la lune.







 Les remparts de la ville (plage du Château).

        Il y avait, à cette pointe de l'île un important château des Ducs d'Aquitaine. C'est à son emplacement qu'est commencée la construction d'une citadelle sous Louis XIII. Sur ordre de Richelieu, Dargencourt édifie un ouvrage bastionné qui défend le pertuis d'Antioche.
        Vauban le complète par deux ouvrages à cornes. Celui du marais s'effondrera et sera remplacé par la demi-lune actuelle.
        A la fin du XVIIème, Vauban prévoit une nouvelle enceinte qui entraîne la destructiuon d'une partie du village et le déplacement de la population. Les travaux seront menés par Ferry. L'enceinte qui enferme le village prend alors l'aspect qu'elle a de nos jours.

 




    Votre promenade vous permettra de passer de la citadelle au glacis qui la sépare du village, et du glacis aux premières maisons et aux remparts qui les enserrent.



    Un pont autrefois à tablier de bois, franchit le fossé et mène à la Porte Royale.



    La porte est ornée de bossages et de pilastres toscans.



    Un tableau sculpté représente un écu aux armes de France surmonté d'une couronne royale avec une croix de la légion d'honneur (au-dessous) et des drapeaux et des étendards. Ces motifs ont sans doute été exécutés vers 1830.

 

Le passage voûté conduit à la cour.



     De ce côté, la porte à bossages a gardé sur son fronton des armoiries sur les quelles on peut reconnaître une ancre marine et un chapeau de cardinal. Ce sont sans doute, les attributs de Richelieu.



    Les bombardements de 1945 par l'aviation française libre ont détruit plusieurs bâtiments qui donnaient sur la cour. L'arsenal subsiste cependant avec les magasins et le logement du gouverneur.

 

     Subsiste également le magasin à poudres. Il est, je pense le plus beau vestige de la citadelle. Ses contreforts puissants, son architecture robuste qui l'enracinent à la terre, lui donnent une allure de chapelle romane.



      Entre la citadelle et les ouvrages à corne, la demi-lune abritait le corps de garde. Aujourd'hui, c'est la troupe des ânes pacifiques qui l'a investi!
     Et maintenant, partez à l'aventure entre ces murs; faites le tour de la ville sur les remparts... entre mer et marais...





 



 







lien :
Omer Charlet à Oléron.   

... 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON
     Au coeur de Grand Village, un ensemble de vieux bâtiments remontés pierre à pierre, rappellent ce qu'était la vie d'une famille de petits cultivateurs oléronnais dans un passé qui n'est pas si lointain.

 

     La maison paysanne est simple et comporte peu d'ouvertures. De ce côté, on peut voir l'escalier qui conduit au grenier. Remarquez la perche qui se dresse contre le mur. C'est le parour qui servait à pendre le poisson afin de le faire sécher au soleil et au vent marin. En vous promenant dans l'île, vous aurez l'occasion de voir sur quelques vieilles maisons, les pierres de maintien.

 




Il n'y a qu'une pièce dans la maison. On l'appelle la thieuzine
(ce qui signifie cuisine en patois charentais).



Une seule fenêtre....



Avec, juste au-dessous, une pierre creusée en son centre par une gorge qui permet l'évacuation des eaux usées de l'évier (  crouéssée ou  lavrasse) installé de manière à recevoir la lumière et à permettre aux femmes de faire la vaisselle tout en épiant ce qui se passe à l'extérieur!

 

Un seau est posé sur l'évier. On y puisait l'eau à l'aide d'une louche de métal, la cassotte.
A côté de l'évier, l'égouttoir (la vaissié
) qui ressemble à un lit d'enfant. 



Le coeur de la pièce est la grande cheminée près de laquelle l'aïeule reste assise, occupée à entretenir le foyer et à réchauffer sa carcasse, tout en jetant un oeil sur les petits, les drôles
comme on les appelle encore aujourd'hui... ce qui ne leur convient pas toujours!





Dans l'âtre, il était d'usage de poser de gros galets de granit, les grisons
qui, les nuits d'hiver réchauffaient les lits glacés. Ils étaient utilisés pour servir de lest aux navires venus chercher le sel avant d'être récupérés par les Oléronnais.

 

A côté de la cheminée, le pothager
, astucieusement conçu pour recevoir dans ses niches les braises qui permettaient de cuisiner et de garder les plats au chaud.



Accrochée aux poutres, la planche permet de maintenir le pain hors de portée des rongeurs et des drôles...



Le lit à quenouilles
(les colonnes supportent le ciel de lit et les tentures) peut paraître court. les Oléronnais n'étaient pas particulièrement petits, mais, comme dans les autres provinces, on avait l'habitude de dormir presque assis, appuyés contre de gros oreillers. On pensait sans doute que la position allongée pouvait porter malheur, évoquant les morts et les gisants.

 

Non loin du lit la coulisse
qui permettait au jeune enfant d'apprendre à marcher. Il était maintenu dans la planche trouée qu'il faisait aller et venir en tricotant de ses petites gambettes.


Bien des objets encore sont exposés dans la thieuzine
. Ils se couvrent de poussière et meurent doucement de n'être plus touchés par des mains vivantes. 

Jouxtant la thieuzine
, vous pourrez visiter le chai puis la forge et le ballet (hangar qui a donné son nom à une coiffe oléronnaise). Vous terminerez par le musée du costume et de la coiffe, plus riche et mieux présenté que celui de Saint-Pierre.

Avant de partir, jetez un regard sur le travail
. C'est là qu'on maintenait les animaux rétifs pour les ferrer en les sanglant et en les soulevant... Je pense à l'origine même du mot travail : tripalium, pieux de bois qui servaient justement à l'immobilisation et éventuellement à la torture! 



Bon! Il est temps de partir!
Un dernier regard à la maison paysanne... Et vivent les vacances!




lien : Plage de Grand Village. La Giraudière.

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON



Mais... Je rêve!
Que se passe-t-il?
Que font ces ânes dans la citadelle?
Aurais-je découvert le pays de Cocagne où Pinocchio a été transformé en âne avec tous ses copains? 

 

"Ne sois-pas stupide... Tu mériterais le bonnet d'humain avec tes sornettes!
Nous sommes les ânes de Nicolas. Enfin, c'est ce qu'il croit. Disons plutôt que Nicolas est notre homme. Nous nous laissons bichonner par lui dans l'asinerie de Cheray, près de Saint-Georges. Nous ne sommes ici, dans cette citadelle un peu austère que pour divertir les touristes en les promenant sur les sentiers. Ils adorent ça, surtout les enfants.
Nous aussi on préfère les enfants parce que parfois, d'énormes individus bedonnants exigent qu'on les balade et c'est galère!



Bon, je ne t'ai pas dit le nom de mon Nicolas. Il s'appelle Seguier. C'est drôle non? Mon fils me dit en riant : Je suis le petit âne de MonsieurS
eguier comme la petite chèvre était celle de Monsieur Seguin...
Mais lui, mon fiston, il n'a aucune envie de s'enfuir parce que s'il n'y a plus de loups, il existe toujours des charcutiers qui font du saucisson d'âne....

Je te laisse un instant; je vois venir mon âne à moi....



Quoi?   Il exagère! En public et devant le jeunot!
 Si tu ne te détournes pas, au moins reconnais que vous êtes ridicules, vous les mâles humains, question proportions!
Je vous ai vus sur la plage naturiste de Saint-Trojan et je dois t'avouer que j'ai eu pitié!

 

Bien! C'est fini!   Ce n'était pas si mal. Maintenant, il me remercie en me faisant des mamours sur la croupe.

 

Celui-là c'est un baudet du Poitou.
Il paraît qu'il a failli disparaître. Après la guerre, ils n'étaient plus qu'une quarantaine...
Grâce au travail de l'Asinerie nationale de Dampierre où notre Nicolas a passé plusieurs années, sa race est sauvée aujourd'hui.

 

D'ailleurs, tu vois qu'il n'y a pas de souci à se faire!



Quand la saison touristique est terminée, nous allons dans les écoles ou les collèges et les enfants apprennent à nous connaître.
L'hiver dernier, à la fin de la journée, il y en a un qui m'a murmuré à l'oreille qu'il était fier, depuis qu'il m'avait rencontré, d'être traité d'âne par son professeur...

 

Je vois arriver Nicolas! il va falloir se mettre au boulot.
je suis ravi d'avoir fait ta connaissance.
Salue pour moi ton ânesse et tes ânons!
Euh! Pardon c'est un lapsus...
Je veux dire ta femme et tes enfants!"


Balade à vélo. Oléron. Du Château à Grand Village. (1)  

... 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Il est impossible de donner en un article tous les itinéraires cyclables de l'île. Je vais donc les suivre un à un, comme des étapes qu'il vous sera facile de relier...

Au départ du Château, rue de la Libération, la piste serpente dans les marais.



Et les rencontres n'y manquent pas!

 

 

Les oies sauvages. On les appelle bernaches chez nous mais leur nom le plus commun est outardes. Ce sont des oiseaux très solidaires qui protègent les plus faibles pendant les migrations. Quand un couple se forme, il reste uni pour la vie et fidèle! Les petits ne quittent leurs parents qu'à la couvée suivante et quand par malheur, ils s'égarent, ils sont aussitôt recueillis par une autre famille.

Je pense à la chanson d'amour de Félix Leclerc :

Plus fragile que la feuille à l'arbre
LA VIE
Plus lourde que montagne au large
LA VIE
Légère comme plume d'outarde si
Tu la lies à une autre vie
 TA VIE. 

 

Une rencontre improbable entre un ragondin et une cane...

Le myocastor devrait se méfier des humains qui après l'avoir introduit en Europe ont décidé de l'éliminer (piégeage, déterrage, empoisonnement, tir au fusil...) à cause des dégâts qu'il provoque en creusant son terrier sur les berges. Parfois, les mêmes humains l'élèvent pour lui prendre sa peau et préparer des pâtés avec sa chair!
On comprend que notre ami préfère la compagnie des palmipèdes...

 

C'est l'heure où les chevaux du domaine de Montravail se promènent presque librement...



La piste continue dans la nature et bientôt vous rencontrez le berger et ses moutons :



Image du Bon Pasteur et de ses brebis... Sauf que, me semble-t-il, le Bon pasteur évangélique ne destine pas ses animaux à la tonte et à la boucherie!



La piste s'interrompt sur près d'un km pour suivre la route de La Chevalerie, village qui dépend du Château et où vous découvrez quelques jolies maisons...



Vous traversez ensuite la route du viaduc et le chenal d'Ors avec ses cabanes ostréicoles :



La route continue sur quelques centaines de mètres et franchit le chenal du Nicot. Vous retrouvez ensuite la piste protégée :



Et vous arriverez bientôt au port des Salines à Petit Village :



Le restaurant sur pilotis un tantinet snobinard et qui prévient les prolos : "Nous ne servons pas de moules-frites" n'est pas encore ouvert. Passez votre chemin et laissez vous glisser vers Grand-Village et la plage de la Giraudière. Vous aurez le choix de prendre une autre direction, vers Saint-Trojan, Gatseau, les Bris... Mais nous nous y aventurerons une prochaine fois!



Parce que moi, je remise ma monture au garage et je vais déguster un petit pineau bien frais...
A votre santé!

Si vous préférez continuer vers Saint-Trojan, faites la balade n°2 :




Lien : balade à vélo Oléron

...


 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Au nord de l'île subsistent encore quelques vieux moulins. Les mieux conservés peuvent se voir non loin de Saint-Pierre. Il s'agit de ceux de Pierre- Levée et de La Brée.
A Saint-Denis se dresse, à l'entrée de la petite ville ce beau moulin, bien appareillé dont la toiture et les ailes ont depuis longtemps disparu.





Sans doute est-il désolé de ne plus pouvoir déployer ses ailes. Je suis sûr qu'il aimerait prendre son envol et aller se poser dans les champs ou dans les vignes.
Il pense parfois à son cousin du Château, le moulin de la Quille du Chien qui, comme lui a perdu ses ailes et comme lui se trouve planté au milieu d'un parking.



Mais ne soyons pas grincheux... Il aurait pu être détruit ou transformé en pissotières le bon vieux Moulin Neuf!
Et puis, lui qui en a vu d'autres, ne doit pas ignorer qu'un jour les voitures disparaîtront et que les roses trémières reviendront...

Lien  :
Oléron. Le Château. Moulin.


... 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON



Au XVIème siècle, le Château d'Oléron regroupait un ensemble de demeures de pierres, protégées par les remparts. La ville était alors une seigneurie maritime soumise à un Prévôt qui assurait la double fonction de maire et de juge.



La maison du prévôt, située à l'angle des rues Gambetta et Marceau (anciennement rue Marchande et rue du Paradis) abrite un étonnant four à pain datant du XVIème.
La visite est une vraie surprise. Surprise du lieu, Surprise de la rencontre avec une femme artiste et érudite qui vous parlera amoureusement de sa maison.

 

 Un chat blanc, installé dans le jardin, bien décidé à ne pas se laisser expulser de sa rêverie, feint d'ignorer la présence des visiteurs.
Il se sent bien chez lui. Il sait que sa maîtresse a recouvert les murs de l'ancienne demeure de dessins et de tableaux qui lui rendent hommage ainsi qu'à ceux qui l'ont précédé. 





Un escalier raide comme une échelle vous conduit dans la cave où un autre chat dénommé Tilleul vous précède.



Un petit musée qui sent bon le vieux bois ciré expose des meubles charentais comme ce banc où s'asseyait l'aïeule quand les contrôleurs de la Gabelle venaient vérifier qu'il n'y avait pas de réserve cachée dans la maison. Evidemment le sel était dissimulé dans le coffre, sous les augustes fesses qu'il eût été inconvenant de déranger...
 


Vous aurez tout loisir d'apprendre à quoi servait tel ou tel instrument... Vous subirez un test d'intelligence : parviendrez-vous à ouvrir un collier de chèvre, apparemment cadenassé?



Et vous verrez enfin ce fameux four...



Derrière la lourde porte de fonte, l'assemblage harmonieux des briques fait penser à une voûte romane. C'est là que flambent pendant trois jours les ceps de vigne. Quand les briques blanchissent, que la température est à point, le boulanger peut alors se mettre au travail.
Une fois par an, la fête se renouvelle et réunit des amis heureux de partager un pain chaud au goût d'antan...  




La cheminée d'évacuation est surprenante. Elle ne part pas à la verticale mais presque à l'horizontale. Et pourtant, elle tire parfaitement.



A la fin de la visite, Tilleul reprend possession de son domaine et vérifie que vous fermez bien la porte...



Renseignements pratiques :  Visites guidées le mardi à 11h et le vendredi à 15h pendant la saison touristique. Réservation à l'office de tourisme (Place de la République). Attention l'endroit n'est pas accessible aux personnes handicapées. Les marches de l'escalier sont très hautes et très raides.
( Un petit film vidéo montre la fabrication du pain dans le four de la maison du prévôt.)



Lien : Eglise Notre-Dame Le Château d'Oléron. Le retable.





...

 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Il y avait sur la commune du Château 15 moulins à vent. Il n'en subsiste que 4 aujourd'hui. Restauré il y a quelques années, voici le moulin de la Quille du chien, rue des Romains.

 

La maison du meunier avec son puits est toujours blottie à l'ombre du moulin qui a perdu ses ailes. Ii y avait là un grand terrain sauvage envahi de roses trémières et d'herbes folles. Il y avait là, solide sur ses vieilles jambes, Mimile, toujours d'accord pour bavarder et partager...

 

Un jour, la porte est restée fermée. Mimile est mort. Les fleurs et les herbes folles lui ont rendu hommage en poussant plus haut et plus éclatant, comme pour l'accompagner vers les nuages.

J'ai revu la vieille maison.
J'ai revu le vieux moulin.
Ils ont été restaurés et repeints.

Et devinez ce qu'est devenu le jardin extraordinaire...
Faîtes un effort. Pensez à la Place de la République au Château, pensez à la lanterne des morts à Saint-Pierre... Pensez à cette spécialité des municipalités oléronnaises d'aujourd'hui...



Mais oui! Vous ne rêvez pas (enfin, vous ne cauchemardez pas).... C'est un PARKING!!!




Un parking de super marché.
Il faut bien vivre avec son temps, ma bonne dame!


Lien : Oléron. Mur peint. Le Château.  

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON


Voilà un endroit étonnant et qui lentement s'efface... Au coeur de la ville du Château, là où des ruelles fleuries de roses trémières se croisent, un vieil hôtel a fermé ses volets depuis des années et lentement perd la mémoire...


 
A la fenêtre une femme qui pleure peut-être, regarde s'éloigner son amant. Ou bien fixe-t-elle le vide et l'absence ?

 

Ou bien encore ne parvient-elle pas, comme si elle restait sur le quai, à détacher son regard de ces rails qui fuient vers la forêt et la nuit.
Etonnante composition. De l'intérieur vers l'extérieur : la femme à sa fenêtre. De l'extérieur vers l'intérieur : la voie ferrée qui entre dans l'hôtel avec le sable, la forêt de Saint-Trojan, les dunes et l'océan. 



Si vous êtes réaliste, vous comprendrez qu'il ne s'agit là que de panneaux touristiques... Une charentaise en quichenote à l'étage et la reproduction de l'affiche publicitaire du petit train de Saint-Trojan au rez-de-chaussée. Mais le réalisme réduit la réalité comme un Jivaro réduit la tête coupée de son ennemi...

Quoi qu'il en soit, le mur ne racontera bientôt plus rien. Il sera nettoyé et crépi. Il sera repeint de blanc, comme la banalité, comme l'amnésie...



Lien :
Saint-Pierre Oléron. Portes.

Merci à Frédérique qui a dirigé mes pas vers ce mur! 

Voir les commentaires

Publié le par chriswac
Publié dans : #OLERON

        Si vous désirez voir des femmes "coiffées", vous sillonnerez en vain les routes et les chemins oléronnais. Plus une coiffe à l'horizon. Vous n'en rencontrerez quelques-unes en action que si vous acceptez de subir les groupes folkloriques locaux ou si vous visitez les deux musées qui en exposent : le musée de Saint-Pierre et celui de la maison paysanne de Grand-village.
Celles que j'ai photographiées sont dans une vitrine du musée de Saint-Pierre, petit musée assez pédago, conçu essentiellement pour les enfants.





La plus connue est la quichenote ou le quichenot. Le féminin l'emporte aujourd'hui alors que le masculin était d'usage au XIXème siècle. Elle existe depuis la fin du XVIIIème. La plus courante (1ère photo) était simple et formée d'un cylindre de tissu. Peu à peu, il a été remplacé par des bandes qui servaient d'étuis dans lesquels étaient glissés des rectangles de carton (2ème photo).



D'où vient ce nom de quichenote? La belle histoire voudrait qu'il évoquât la résistance des belles Charentaises aux avances britanniques, grâce à cette protection de tissu rigide et dissuasif : "Kiss not"!
La réalité est plus prosaïque. Le quichon en patois charentais est un tas de foin. Le quichenot serait simplement la coiffe de la faneuse.

 

Et voici la coiffe de deuil. Elle abrite peut-être
le fantôme invisible de la veuve qui le porta...

 

Le ballet est la coiffe la plus rustique. Il date lui aussi de la fin du XVIIIème siècle et doit son nom à l'appentis qui servait à remiser le matériel agricole en Saintonge.

 

Le grand ballet ressemble à une mitre!

 

Modèle plus courant...

 

Cette photo de Pierre Loti (à gauche) prise lors d'une fête paysanne permet de reconnaître, au premier rang, à gauche, Samuel, le fils de l'écrivain et Blanche Franc de Ferrière, sa femme. Elle permet également de voir comment se portaient les coiffes et notamment le ballet...

 

Le ballon était la coiffe de cérémonie, celle des mariages...

 



A l'arrière de la coiffe, un noeud fantaisie et sur la coiffe elle-même, il était d'usage d'accrocher les bijoux en or... On donnait déjà à cette époque dans le bling bling!

 

La coiffe de dentelle se fixait sur la calotte.

Mentionnons pour terminer le bonnet :



Et la coiffette :



Coiffes moins spécifiques de la région et qu'on rencontrait dans de nombreuses provinces...

Et voilà... Fin de la visite. Oléron ne se coiffe plus depuis longtemps.

Comme dirait le poète : "Mais où sont les coiffes d'antan...?" 


Lien : Eglise de Saint-Trojan. Oléron.  

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog