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Montmartre secret

Montmartre secret

Pour les Amoureux de Montmartre sans oublier les voyages lointains, l'île d'Oléron, les chats de tous les jours. Pour les amis inconnus et les poètes.

poemes...divers

Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers




Ta déprime

Quand tu souffres
 Tu fermes ta porte à ceux qui souffrent
 Et n'osent pas sonner une deuxième fois

Quand tu as peur
 Tu fermes tes fenêtres à ceux qui ont peur
 Et cognent du bout de l'ongle contre tes vitres

Quand tu ne t'aimes pas
 Tu détestes les autres
 Et fouilles sans te lasser dans les valises
 Qu'ils ont depuis longtemps égarées sur les quais

Quand tu n'acceptes plus le regard des miroirs
 Tu repousses les autres                                                                              Dans la nuit sans barreaux où ils perdent leurs yeux

 


Quand tu ne veux plus vivre
                                                                Tu enfermes les autres                                                                                     Dans les wagons plombés                                                                                 Qui arrêtent leur course au pied des cheminées

 


Quand un jour par hasard tu te réveilles
                                        Avec le désir clair de parler et de rire                                                        Tu ouvres tes fenêtres et tu ne comprends pas                                    Pourquoi plus rien ne bouge                                                              Pourquoi plus rien ne vit

 

...Tes chats avant de fuir te regardent crier...

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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers

 



Le Cri du Nouveau-né



Nouveau-né qui hurle dans la nuit

Et t'accroches de tes mains de papier

A ta mère épuisée


Pardon pour tes parents qui n'ont pensé qu'à eux

Pardon pour le ciel sans poumons

Pour la mer sans poissons

Pardon pour la terre où fermentent les cancers mal enfouis

Pour le sang des abattoirs


Pardon pour cette foule où tu vas prendre place

Enserrant de tes mains ton visage

La bouche ouverte

Sur un cri.

































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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers

 


















A  Toi, Annie.


Décrochez les horloges, arrachez les aiguilles

Clouez au sol tous les avions

Elevez des barrages sur les fleuves

Retenez l'Océan sur les plages de sable

Déchirez les voiles des bateaux

Bloquez les pales des éoliennes

Brisez les ailes des oiseaux

Fermez à double-tour les grilles du métro

Crevez les pneus, videz les réservoirs

Cassez les pattes des chevaux



Barrez la route à l'ambulance

Coupez les fils du téléphone

Blindez les portes

Doublez les murs

Mettez un oreiller de plume sous sa tête

Posez un chat contre son ventre

Couchez-vous à côté d'elle

Couvrez de votre main le sein que le cancer déforme



Et dîtes-lui que pour quelques secondes encore

Votre amour est plus fort que la mort.



Lien : Poème pour un enfant malade.


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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers


 

 

 

 

 

 

 



J'ai peur de l'hiver qui vient avec ses oiseaux morts et ses arbres sans feuilles

J'ai peur du mal qui progresse dans le corps de ceux que j'aime

J'ai peur de la paralysie qui se pend aux jambes de ma mère et la tire vers la terre

J'ai peur de la démence qui danse avec ses grelots dans le crâne de mon père

J'ai peur des caresses bleues de la mort sous tes yeux

J'ai peur des cauchemars qui font hurler mes chats

J'ai peur de l'inconnu qu'est devenu mon frère

J'ai peur des faire-part et de leurs lettres noires

J'ai peur du temps qui glisse sur tes joues ses lames de rasoir

Et j'ai peur de te perdre mon amour

De n'avoir plus au ciel pour me guider

Que tes yeux morts.




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Publié le par chriswac
Publié dans : #POEMES...Divers
     Ainsi donc on peut haïr avec force, avec passion, avec désespoir. J'ai retrouvé ces encres noires écrites pour quelqu'un qui ne les a jamais lues.  Je les jette à la mer de l'internet qui les engloutira ou qui sait les fera naviguer comme une bouteille d'un mauvais millésime vers une plage où un vieux promeneur se baissera, l'ouvrira, se reconnaîtra, aura envie de pleurer ou de se moucher et utilisera le papier naufragé pour s'essuyer les yeux ou se vider le nez...






                                       I


                  Arracher la haine
                     Herbe mauvaise
                     Vivace avec ses veines noires
                     Et ses racines accrocheuses

                     Arracher la haine
                     Et voir s'éparpiller des milliers de fourmis
                     A la lumière criarde
                     Des oiseaux.
 


                                       II


                  C'est fait
                  Je t'ai perdu avec mon sang
                  Cette nuit d'eau tiède et de rasoir

                  Tu es parti de moi
                  Avec ce qui me restait de jeunesse
                  Avec mon jardin sous le ciel
                  Avec mon chat qui ne veut pas mourir
                  Mais ne peut résister à ta main qui l'entraîne

                  C'est fait
                  Je t'ai perdu avec mon sang
                  Et je m'éveille dans le matin blanc
                  Mort peut-être
               Mais libéré de toi.





                                                 III

             Remise tes mensonges
             Range-les au fond de ta gorge
             Tu devrais bien savoir
             Depuis juillet
             Que je vois sur ta langue
             Chaque fois que tu parles
             Des taches noires
             Comme le cancer de Kaposi.


                                                 IV

                    Tiens, ça vit là-bas dans les cailloux
                    Un rien, une zébrure, un éclat

                    Tiens, ça vit au delà des murets
                    Que tu as détruits
                    Au-delà des jardins
                    Que tu as asséchés

                     Tiens, ça vit, ça vit encore
                     ça bouge encore
                     Sous ton talon.

           
                                              V

                  Crains
                  Le quai désert et plus désert d'être secoué
                  Du grondement qui s'éloigne

                  Crains la méchante nuit et plus méchante
                  d'être imbibée de jour

                   Crains le silence et plus silence
                   De résonner des dernières syllabes

                   Crains la mort et plus mort
                   D'être à côté de la cigarette qui fume

                   Et crains-moi qui n'ai plus rien de moi
                   Que ce ricanement.





                                                    VI

              
                                          Vivre ?


               Il y en avait du sang dans cette bête noire

                Encore et encore et encore
                Cette mise à mort
                Dans une arène blanche
                Où les ombres remuent comme les algues

                Il y en avait du sang dans cette bête noire

                Tu as serré les mains sur ton coeur
                Quand elle a levé les yeux
                Tu as serré ton coeur
                Quand le soleil et l'épée l'ont traversée

                Il y en avait du sang dans cette bête noire

                Encore et encore et encore
                Cette porte qui bat
                Ce fauve aux senteurs d'herbes sèches
                Qui entre en dansant
                Fou de liberté et d'espérance. 


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