La plage de Grand-Village (la Giraudière) a bien changé avec les années. Elle recule inexorablement, les hautes dunes sont devenues de basses dunes, les cailloux sont arrivés comme des intrus sur le sable fin... mais malgré cette évolution, elle reste belle et sauvage... sur des kilomètres (3 km pour la commune de Grand-Village).
Pendant l'été, elle se fait désirer et ne s'offre qu'à ceux qui font l'effort d'aller jusqu'à elle, à pieds ou à vélo. Oubliez les voitures! Pas de parking, pas de stationnement possible à moins d'un km! Et encore!
L'espace est géré par l'ONF et comme dans les villes la voiture n'est pas la bienvenue! La seule route d'accès fait le plein dès le matin et les plus chanceux qui auront pu s garer devront parcourir encore quelques centaines de mètres avec enfants, bouées, pelles, seaux, belle-mère....
Le seul chien autorisé! le chien surfeur du moniteur!
Pas de chien! Le meilleur ami de l'homme n'a qu'à rester à la maison ou bien dans un refuge de la SPA si pour être tranquilles ses maîtres l'y abandonnent au début de l'été quand ils ne laissent pas attaché à un arbre dans une forêt....
Pourquoi ne pas prévoir une zone réservée aux familles à chien, où seraient distribués des sacs de ramassage ?
.... Pour l'instant ceux et celles qui veulent aller à la plage avec leur compagnon à 4 patounes le font en empruntant des chemins de traverse et en s'installant hors des plages surveillées.
Que je sache ces endroits restent propres, ce qui n'est pas toujours le cas des zones officielles où il n'est pas rare de trouver le soir canettes de bière, mégots, couches....
Les vélos sont les rois et une belle piste cyclable les conduit jusqu'aux barres de stationnement. Mais là aussi le civisme est roi! Sur le bout de route piétonnier où les cylistes doivent mettre "pieds à terre", ils ne le font pas et slaloment entre les familles, les porteurs de bouées, les enfants. Nombreux sont les accrochages et si par malheur vous faites une réflexion aux contrevenants, ils réagissent violemment le plus souvent!
Un coup d'oeil en se pinçant le nez sur les seules toilettes de la plage. Toilettes sèches bien entendu. Une seule pour les quelques milliers d'estivants.
Bon! Vous voilà enfin sur la plage! Une zone étroite de surveillance des bains pousse les familles avec jeunes enfants à se regrouper au même endroit malgré les règles de distanciation que cette réjouissante période coronesque nous impose. Sur le panneau on peut voir que la zone de bains s'étend sur 300 mètres et les zones réservées au surf sur 2000 mètres!
Fuyez vers la droite plutôt que vers la gauche où l'école de surf occupe presque tout le terrain jusqu'à la Grande Plage de Saint-Trojan. Il suffit de franchir à peine deux cents mètres pour être au large!
A droite la plage surveillée et à gauche loin de la foule!
Un peu plus loin se trouve la plage naturiste où les adeptes de la nudité auront pour eux seuls un coin de paradis!
Les Alassins
Au-delà encore, c'est la plage des Allassins. Les habitués qui apprécient sa tranquillité peuvent la rejoindre en se garant sur la route côtière et en empruntant le chemin et la piste qui courent à travers dunes.
Voilà! Une belle plage, un océan qui joue le plus souvent avec les vagues, un ciel immense, des dunes où s'accrochent les oyats et les onagres et au loin la forêt...
Ne croyez pas la présentation officielle donnée par la mairie et le syndicat d'initiative : "3 km de sable blond... cerf-volant autorisé de 8 à 10 h... zones de surf, kite surf et char à voile délimitées..."
Depuis quelques années le sable blond est parsemé de cailloux... le cerf-volant virevolte toute la journée... les surfeurs vont partout sauf dans les 300 mètres surveillés (et encore)!
A marée basse les chars à voile font leur apparition et grâce au vent dominant qui est de noroît font des tours et des tours en évitant d'écraser un baignassout' imprudent! (un baignassout' est en patois local un touriste venu faire trempette dans la mer).
Le sport roi est le surf. Le matin les adeptes mijotent en attendant la bonne vague. Quand on les voit pour la première fois, on a l'impression que des phoques noirs et luisants sont alignés parallèlement au rivage.
la vague les métamorphose en funambules, en acrobates, en maîtres du monde avant de les envoyer bouler et de les ramener à leur dure condition de bipède à planche.
Pour terminer notre visite de la plage de la Giraudière, voici quelques photos de cet été 2020, comme une parenthèse entre déconfinement et reconfinement!
Sur la plage de la Giraudière à Grand-Village, les hautes marées apportent des épaves, branchages, arbres morts... des forêts déracinées qui ont perdu le chant de leurs feuillages.
Cette saison, un tronc couché a été redressé comme un totem et un estivant de passage y a mis des dessins. Art éphémère, art brut qui transforme pour quelques jours un arbre mort en poteau de couleurs.
Une pensée pour le Bateau ivre de Rimbaud :
"Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs."
Côté sud le visage est abstrait et fait penser à un masque africain, les yeux ronds et ouverts, comme une chouette.
Côté nord notre chef indien et une lointaine cousine de Betty Boop.
Entre les deux une figure mystérieuse de femme avec un arbre enraciné sur le crâne et une tête d'oiseau, entre aigle et goéland
Ainsi l'arbre s'anime, porteur de formes et de rêves : l'enfance des jeux d'indiens, le mystère du masque aux yeux de chouette, la sensualité de la femme aux lèvres rouges, la familiarité de l'oiseau qui fait de l'oeil ....
Et puis... renouvelant le feuillages, des plumes de goélands et de mouettes prennent naissance au sommet du tronc.
Soyez en sûr, elles se multiplieront
Deviendront des ailes
Emporteront l'arbre échoué dans les nuages où il reprendra racine et continuera son voyage....
Dans l'église Notre Dame de la Mer qui domine le port et les chalutiers de La Cotinière, une chapelle est consacrée aux gens de mer.
Les couleurs égaient l'église sombre un peu écrasée par une charpente, remarquable certes, mais lourde.
Les vitraux sont dus au maître verrier Jean Lesquibe (1910-1995) qui a créé des murs de lumière dans plus de 75 églises, chapelles ou oratoires en France et à l'étranger.
Un premier vitrail rappelle la prière bretonne : "Protège-moi mon Seigneur. Ma barque est si petite et ta mer est si grande"
Le deuxième commémore en 1966 le centenaire de la création d'une station de sauvetage (une des premières de France) à La Cotinière.
… ll rend hommage aux Péris en mer et à ceux qui tentent au péril de leur vie de les sauver.
Sur les murs des croix sont alignées. C'est la seule église de l'île où le nom des morts sont inscrits sur des croix et non sur des plaques de cuivre.
Il y aurait là l'influence des marins bretons venus à La Cotinière au XIXème siècle pour apprendre aux pêcheurs oléronnais l'art de piéger les sardines. Dans les îles de Sein et d'Ouessant ces croix qui sont courantes portent le nom de proellas.
Deux maquettes de bateaux naviguent immobiles au-dessus des croix. La première maquette est celle de la Muiron.
Elle a été offerte par un marin pêcheur de La Cotinière, Etienne Tétaud. Il a voulu par cette offrande, remercier le Ciel de l'avoir protégé pendant les tempêtes et les épreuves.
La Muiron au Musée de la Marine
La Muiron est une frégate capturée par Bonaparte pendant la Campagne d'Egypte. Une maquette en a été faite sur demande de l'Empereur pour commémorer l'acte héroïque du colonel Muiron qui lui avait sauvé la vie. Sur le pont d'Arcole il s'était jeté devant lui pour le protéger et recevoir en pleine poitrine la balle qui lui était destinée.
La maquette est exposée au musée de la Marine et c'est elle que copia le marin pêcheur de La Cotinière...
La 2ème maquette est celle du Père Emile. Son origine est mystérieuse, son donateur n'a pas voulu qu'on le connaisse quand il a offert l'ex voto au curé de la paroisse qui s'appelait Emile.
Une croix plus grande porte le nom des dix victimes du naufrage de l'Essor lors de la Fête de la Mer, le 11 août 1996.
Comme chaque année, en mémoire des péris en mer et des disparus, une grande fête avait lieu à La Cotinière. Le port et les bateaux étaient pavoisés, l'ambiance était au sourire… Le patron de l'Essor avait embarqué sa famille et des passagers sans doute trop nombreux (son navire n'avait droit selon le certificat de l'Inspection maritime qu'à une vingtaine de personnes.)
Quand le curé jeta la gerbe de fleurs à la mer après l'avoir bénie, tout le monde se précipita du même côté, une vague prit le bateau par l'arrière et précipita le naufrage.
Loïc Riou patron du bateau perdit 7 membres de sa famille.
En quittant l'église j'ai rencontré sur le port celle que j'appelle "la mère des goélands".
Malgré les interdictions et les remontrances, elle est chaque jour sur le quai où elle nourrit les goélands voraces qui l'entourent...
J'ai pensé, alors que je venais de lire les noms des péris et des disparus en mer dans l'église, à la chanson écrite par Lucien Boyer pour Damia :
Ier août. Je ne fais que passer. Grande Plage de St-Trojan.
"Je ne fais que passer"... comme ce surfeur, comme chacun de nous, passants sur la terre, conscients ou non de sa fragilité. Un mois encore, un beau mois d'été s'achève au moment où je publie ces photos comme autant de grains de sable encore imprégnés de soleil et d'écume...
2 août. Deux amis dans l'écume! Plage de Grand-Village.
3 août. Les cyclistes et leur reflet. Port des Salines. Petit-Village.
4 août. Le paradis des oiseaux. Marais de Petit-Village. Hélas une réserve de chasse où bientôt les chasseurs canarderont et abattront des espèces en voie de disparition en toute légalité...
4 août : l'arbre aux aigrettes. Marais de Petit-Village.
Le chenal de la Baudissière à marée basse. Un côté "Brel" : "avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu… avec un ciel si bas qu'un canal s'est pendu…"
7 août. La leçon. Surtout ne va pas sur la plage surveillée interdite aux chiens!
8 août. A la queue leu leu… Plage des Allassins.
9 août. Les nuages comme une bombe atomique sur les dunes!
10 août. Champions du monde sur plage!
11 août. ciel gris. Mer démontée. T'es sûr qu'on se baigne? (les Allassins)
12 août. Le chef d'orchestre des nuages.
13 août. Assouplissement avant la vague.
14 août. Le rameur et la dormeuse. Port des Salines.
15 août. La vague verte.
16 août. La forteresse submergée.
17 août. Allez les petits, on se met en rang!
18 août. Le jugement de Pâris!
19 septembre. Nuage-Narcisse. Port des Salines.
20 août. D'une princesse à l'autre. Place de Verdun, La Rochelle.
22 août. Fauteuil d'orchestre!
23 août. A l'heure au rendez-vous!
24 août. Les noces marines.
25 août. Morituri te salutant
26 août. "Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes sont projetés" (Gibran. Le prophète)
27 août. Jumeaux surfeurs!
28 août. La Liberté version volleyball.
29 août. La famille casquette.
30 août. Nicole infidèle à sa Méditerranée.
30 août. Créature des sables.
31 août. Fin des vacances. On se reverra l'année prochaine?
Le Grand-Village attire chaque été les amoureux des plages immenses où l'on ne se bat pas pour un mètre carré de serviette et où les surfeurs de tout gabarit s'en donnent à vague joie….
On oublierait qu'à l'origine, il y avait là un hameau, entre marais et forêt. Si modeste qu'il n'avait aucune indépendance et faisait partie de la commune de Saint-Trojan les Bains.
Une fronde des habitants des différents bourgs situés au nord de St-Trojan (Les Allassins, Petit-Village, Grand-village, Trillou, le Maine) entraîna une quasi sécession qui aboutit à l'indépendance, le 14 décembre 1949.
C'est donc la date de naissance officielle de Grand-Village et de ses hameaux environnants.
Passage des îles. Gd Village.
Le magazine de la Communauté de communes de l'île en parle dans son numéro d'août 2018 :
"La légende raconte que , furibarde, la municipalité de Saint-Trojan offrit à Grand-Village en cadeau de rupture un ...corbillard."
le symbole funèbre tomba fans l'eau puisque la population du Grand-Village croît plus vite que celle de St-Trojan et l'égalera bientôt si la tendance persiste (1300 habitants à St Trojan, 1050 au Grand-Village)….
Aujourd'hui la commune est entièrement vouée au tourisme avec terrain de camping, meublés, commerces, concentrés dans la partie "moderne" dont l'architecture n'a rien d'éblouissant ni même d'harmonieux si l'on excepte le musée qui sera inauguré le 15 septembre 2018.
La chatte Plume sur les toits du vieux village;
C'est à l'ancien bourg que nous consacrons cette première visite (prochains articles : le centre, la forêt et la plage, Petit-Village, le musée et la maison paysanne.)
Le vieux village était un regroupement modeste de maisons construites, comme presque toujours dans l'île autour d'un lacis de venelles et d'allées.
Si l'on remonte dans le passé, nous trouvons au coeur du vilage quelques maisons typiques avec leur escalier extérieur. Assurément les plus belles.
Les plus vieilles maisons du vieux bourg. Pierres et escalier extérieur.
Belle maison faisant partie du même groupe central.
Une rue (celle où j'habite) porte le nom des saulniers, en souvenir de ceux qui travaillaient dans les marais salants de Saint-Trojan.
Rue des Saulniers.
Notre petite maison et son laurier rouge rue des saulniers.
Une maison pour contes de fées charentaises, rue des saulniers.
Les marais salants s'étendaient de Grand-Village à Saint-Trojan. Nous verrons que pour les touristes, certains ont été recréés au Petit-Village, avec écomusée et vente de sel à la salorge (entrepôt réservé au sel).
D'autres habitants avaient des métiers liés à la vigne, à la silviculture ou à la mer...
Une maison du village, récemment restaurée rappelle la présence d'un résinier qui exploitait la forêt voisine.
On trouvait également quelques viticulteurs et quelques ostréiculteurs:
Un palmier s'épanouit par-dessus les maisons basses. Il est le roi du village , au centre géographique. Il est comme une fontaine végétale, un jeu de palmes qui s'élèvent et retombent avec des éclats de soleil.
Le seul "monument historique" du village, indiqué par un panneau trompeur est la petite chapelle.
Le "monument" en effet n'a pas un poil du XVIIIème!
Le hameau dépendant jadis de Saint-Trojan, c'est l'église de ce village qui servait de clocher aux grands villageois. Mais, par goût de l'indépendance, ces derniers voulurent avoir leur petit clocher bien à eux!
Une chapelle fut donc construite entre bourg et marais au début du XIXème. Elle tomba en ruines et fut reconstruite vaille que vaille mais il fallut attendre la fin du siècle pour qu'elle soit remaniée de fond en comble avec un petit clocher fiérot et la cloche que les enfants n'essayèrent plus d'atteindre avec des cailloux pour la faire tinter. Ce jeu innocent avait provoqué l'effondrement de la toiture sous l'amoncellement des projectiles !
Elle est aujourd'hui bien entretenue et régulièrement restaurée par des habitants du village. Elle n'est plus isolée mais au bord d'une route entre les nouveaux lotissements qui la cernent.
En 1990, un peintre qui habitait rue du Canton la recouvrit de fresques qui représentaient la commune et ses hameaux environnants: les Allassins, Trillou, le Maine, le Chaudron...
Il s'agit d'Elie Murat (1914-1999) qui sans esbrouffe, à sa manière simple et réaliste, réalisa cette œuvre, comme on illustre un livre pour enfants...
Les animaux domestiques ou sauvages parcourent l'espace librement et les goélands s'envolent dans le ciel...
Un ex voto se balance sous les voutes. Il a été offert par un ancien marin qui naviguait sur le porte-missiles, le Duquesne, dans les eaux minées pendant la guerre du golfe et qui vit sauter devant lui un remorqueur américain. A cent mètres près c'est lui qui sautait avec sa cargaison explosive et ses deux cents hommes.
Il a construit cette maquette en souvenir des 2 Américains tués et des 200 Français préservés!
Il y a rue du canton, dans le jardin de la maison qui fut celle d'Elie Murat une fresque de coquillages et de pierres qui témoigne de la créativité et de l'esprit d'enfance du peintre qui repose aujourd'hui dans le petit cimetière de la forêt.
Si vous vous promenez dans le vieux village, vous découvrirez encore quelques jolies rues paisibles comme la rue du Four banal (souvenir du temps où il y avait un four que tous les villageois pouvaient utiliser)
Belle maison rue du Four Banal
D'autres rues sont bordées de maisons qui se ressemblent, comme la rue du puits neuf ou de maisons plus anciennes comme la grande rue où se cache l'ancien four à pain de la vieille boulangerie.
Mais nous aurons vite fait le tour du vieux village qui tourne le dos à la partie plus riche et plus récente de la commune et qui lézarde au soleil avec ses vieilles pierres et ses roses trémières….
Il y a dans l'île d'Oléron un endroit unique où l'on a l'impression de marcher dans un paysage de début du monde, fait de sable et de ciel, d'eau et de forêt. C'est la plage qui va de Saint-Trojan à la baie de Gatseau.
Pas une maison, pas un pylône, pas une trace de présence humaine. La mer parcourue de courants violents n'en fait qu'à sa tête et nul ne s'est avisé de la dompter. Les imprudents qui se sont aventurés à s'y baigner ont parfois été avalés....
C'est sur cette plage que l'été, des amoureux de la nature viennent s'installer pour la journée, loin des foules et des cris des baignassoutes (comme on appelle ici les touristes balnéaires)!
Pour se protéger du soleil et du vent, ils ont construit des cabanes de bric et de broc, élevées avec le bois flotté et les branches des arbres morts. En effet à cet endroit, la dune a été attaquée et la forêt trop proche de la côte a péri peu à peu.
Une de ces cabanes plus grande que les autres ne manque pas d'attirer l'attention. Amoncellement de bois, bazar de troncs et de branches, improbable construction foutraque et pourtant solide. On peut parler à son sujet d'art brut....
Le toit de serviettes ou de branches qui la couvre pendant l'été a disparu mais il reviendra, espérons-le, l'année prochaine.
Les promeneurs qui s'y sont arrêtés y ont laissé une trace de leur passage, faisant de ce refuge un lieu de rencontre et de partage...
Les cabanes sont souvent, pour nous, liées à l'enfance, à ces jours où l'on aimait se construire une maison à soi, à l'abri des adultes, une maison où l'on se réfugiait quand on avait le cœur gros et où on refaisait le monde afin qu'il nous soit plus doux.
Avant de reprendre ma marche je m'y suis arrêté. J'y ai entendu des rires, des chansons, mêlés au rythme des vagues...
J'ai retrouvé l'enfant qui se cachait dans les dunes de Berck dans une hutte de branches et d'oyats...
C'est le pouvoir magique de la cabane du rêve... chacun y retrouve, mélancolique, des instants de sa jeunesse... douceur et solitude... soleil et pluie...
Après les tempêtes de l'hiver, il se peut que la cabane parte à la mer....
Le rêve, lui, reviendra, mouillé d'écume et de sel et il conduira d'autres architectes de l'éphémère à lui construire une nouvelle cabane....
Septembre! Un côté nostalgique, la fin d'une saison insouciante...
Septembre d'habitude si beau, à la fois chaud et doux, comme un amour idéal!
Septembre cette année tourmenté, frais, pluvieux, éteint.... dans sa première quinzaine...
Lumineux par la suite
J'y ai guetté les éclats de soleil, les derniers adeptes des vagues et des jeux, les inconditionnels de la nature....
1er septembre. Soldes à Saint-Pierre.
2 septembre. Plage de Grand-Village. Retour des chiens interdits pendant Juillet et août!
3 septembre. La balle verte.
3 septembre. Un petit chat retrouvé dans un carton posé devant la marée montante.
4 septembre. Les vagues sans la foule!
5 septembre. Sur la Grande Côte près de Royan.
5 septembre. Cinéma ABC à Royan.
6 septembre. L'éducation à la mer! Grand-Village.
7 septembre. Sur le dos du dragon. Grand-Village.
8 septembre. Plage de Grand-Village. Les trois sœurs?... et... les trois frères?
9 septembre. Plage de la Giraudière. Le bonheur des chiens! En juillet et août, la plage pourtant immense leur est interdite. Septembre est leur revanche!
9 septembre. Jeunes acrobates sur le port de La Cotinière.
10 septembre. Pour s'abriter du vent du Nord, la "serviette de plage intégrale"!
11 septembre. Le pêcheur remplace le baigneur!
12 septembre. Pêche aux tellines dans la tempête!
14 septembre. Dans un trou à l'abri du vent.
15 septembre. Seuls les sportifs se jettent à l'eau!
16 septembre. Découverte d'une nouvelle planète?.... deux astronautes dans les dunes de Grand-Village!
17 septembre. Port des Salines le matin.
18 septembre. Le chien assiste au cours de surf...
Après la leçon!
19 septembre. Figure mystérieuse?
Les moniteurs de surf apprennent à leurs élèves à "mouliner".
20 septembre. Retour des chars à voile à leur base. Plage de Grand-Village.
21 septembre. Dernier jour de l'été... qui ne veut pas mourir. Plage de Grand-Village.
22 septembre. Paddle à Saint-Trojan.
23 septembre. De Goa à Grand-Village...
24 septembre. Les chevaux de la mer. Les Allassins.
25 septembre. En rang dans l'eau!
26 septembre. Plage des Allassins... La course des vahinés
27 septembre... Le surf vert... Grand-Village
28 septembre. Seuls sur la plage...
29 septembre. La mer appartient désormais aux surfeurs qui glissent sur les nuages!
30 septembre. Au revoir ou adieu la saison....
Voilà! Les jours de l'été disparaissent au loin, happés par l'horizon de brume. L'automne est là avec la brutalité de ses chasseurs et ses brouillards qui dissimulent leurs forfaits.
Entre reconnaissance pour les jours de soleil et mélancolie devant l'impitoyable marche du temps...