Jeudi 2 juillet 2009
Je vous propose sept destinations, avec embarquement immédiat si vous le voulez.

I  MONTMARTRE

 

Des balades dans un quartier où je vis et que j'aime. J'espère vous en faire découvrir des aspects plus secrets ou plus surprenants.

ex :
La maison l'Escalopier. Impasse Marie-Blanche.  

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II ASIE 

 

Des échappées vers les pays les plus fascinants de notre planète : Indonésie, Laos, Vietnam, Sri Lanka, Inde....
ex :
Le nouvel an hindouiste à Bali, les ogoh ogoh.

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III OLERON

 

Découverte d'une île qui malgré le tourisme envahissant et le pont qui l'enchaîne, reste magique et capable d'entraîner ses amoureux au grand large. 

ex :balade à vélo Oléron  

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IV  MES POEMES

 

 Des instants de vie, de peine, de joie, de révolte. Je les ai classés : Poèmes- Enfants- Erotisme.

poèmes :
un poème d'amour
Enfants : Poème pour un enfant. Marchand de sable.
erotisme :
Poème érotique: La chatte de l'île de Man.

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V CHATS



Quelques hommages au plus mystérieux et au plus élégant des animaux de la Création.
ex :
Poème à mon chat.

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VI WACRENIER



Une rencontre plus intime avec les indiens de ma drôle de tribu.
ex : Ma mère. Une visite (2)
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VII   MES ROMANS

 

Du besoin d'écrire, de reprendre possession de sa vie... 



Lien : Lucie et Nino. Roman. Deux amoureux à Montmartre.



Voilà! Bienvenue à bord! N'hésitez pas à me donner vos impressions de voyage!

 
Par chriswac - Publié dans : wacrenier - Communauté : Les amoureux de Paris
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Jeudi 2 juillet 2009





Je ne peux me détacher de ma tristesse
Elle est sur moi comme un manteau de cuir
Si je m'en dévêtais
ma chair serait à vif

Tristesse lourde tristesse
Crachin sans fin sur les semaines
Sur les mois sur les années peut-être
Que je ne veux pas vivre

Endors-toi, mon père, dans le brouillard
Eloigne-toi, ma mère, dans la pluie de satin
Arrache-toi de toi, mon amie cancéreuse
Et laisse dans ton lit la tumeur qui te dévore

Partez tous loin de moi
Je veux rester dans le sommeil
Je n'ai rien à donner
De mes poings fermés
De mon moignon de coeur
Qui bat dans son terrier

Reste avec moi tristesse
Baisse un rideau de fer sur la fenêtre
Embrasse-moi comme une mère
Enlace-moi comme un noyé
Garde-moi comme un enfant
Dans ton ventre de morte.



Lien : Poème pour Elisabeth (cancer)


 
Par chriswac - Publié dans : poèmes - Communauté : vos poèmes
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Vendredi 26 juin 2009


Quand je suis arrivé, elle dormait dans le jardin. Elle savait que je venais et voulait m'accueillir à l'entrée. Je me suis approché d'elle sans faire un bruit. J'ai caressé sa tête, ses cheveux drus. Comme ils ont blanchi en moins d'une semaine! Elle a ouvert les yeux et m'a souri. 
Elle a voulu que nous sortions, que nous nous mêlions à la vie de la rue.
J'ai poussé son fauteuil sur l'avenue. En face de nous, dès la sortie, deux magasins de pompes funèbres, avec plaques de marbre gravé, couronnes mortuaires et grandes affiches : conservation des corps, toilette (!), grand choix de cercueils, transport en province...
Je suis allé aussi vite que possible vers le métro. Nous sommes passés devant deux autres vitrines funéraires. "Je vais mourir. Tu ne me verras plus quand tu rentreras de vacances."
Je ne trouve rien à répondre. Je suis foudroyé. Je pousse machinalement le fauteuil. Nous passons enfin devant des vrais commerces de vivants. Des terrasses de café, des tables de restaurant. Il fait beau, les gens mangent dehors. "j'ai envie d'un gâteau. Un éclair au café..."



J'entre dans une pâtisserie. J'achète un éclair. Nous allons sur la petite place Dreyfus, près du bronze d'Emile Zola. Malgré moi je regarde les dates. Il est mort assassiné en 1902. Il était bien plus âgé qu'elle. Dans ma tête les noms se mélangent: Dreyfus, Zola, les Juifs... C'est la première fois que me frappe la coïncidence... Celui qui a défendu Dreyfus est mort "gazé" si on peut dire... asphyxié par une cheminée sciemment bouchée. 
Elisabeth mange son éclair. elle se régale. Elle ne sait comment me remercier.
Dix minutes plus tard, je l'aiderai à vomir tout ce qu'elle aura avalé.  Elle est désolée. Elle veut me payer son éclair!
Elle me dit qu'il faut revenir dans sa chambre parce qu'elle a comme un os dans la gorge. elle a du mal à respirer.



Je pousse le fauteuil sous les plafonds de la maison de soins palliatifs. Le jour, la nuit, l'été, l'hiver, un faux ciel bleu avec quelques nuages, installe un beau temps inaltérable dans les couloirs de la mort. Je me rappelle, il y a dix ans, lorsqu'Annie est venue mourir ici même, mon désir de briser ces plaques de verre...
Philippe est venu la veille avec le chat d'Elisabeth. Son toto qu'elle avait tiré d'un sac plastique dans une poubelle et qui depuis des années se postait à côté d'elle dans l'escalier du métro où elle mendiait.



Il paraît qu'il ne lui a pas fait fête. Il s'est roulé dans l'herbe du jardin. Il a joué sans s'occuper d'elle. Elle m'a dit qu'elle comprenait et qu'il avait peut-être peur de retourner avec elle dans son minuscule studio. Moi je crois qu'il a compris. Il a joué à côté d'elle. Et puis, il s'est redressé, bien droit, comme dans le métro. Et ce n'est pas les passants pressés qu'il regardait, non, c'est la mort qu'il regardait, en espérant qu'elle passerait elle aussi, sans se pencher vers sa maîtresse.







Lien : Poème pour Elisabeth (cancer)

Lien : Une amie en soins palliatifs  


...
 
Par chriswac - Publié dans : les chats. Poèmes, photos, histoires. - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Jeudi 25 juin 2009


La dernière partie du roman fait écho à la première mais le chemin s'inverse. Alors que l'enfant s'éloignait de son père, l'adulte va se rapprocher de lui. Lou, la soeur de Léo retrouve la trace de son frère grâce à la maison d'édition qui publie ses livres. elle lui apprend que leur père est atteint par la maladie d'Alzheimer et que la progression du mal est telle que s'il veut le revoir, il doit venir au plus vite. Léo qui n'a pas abandonné son désir de vengeance, tient à revoir son père pour s'expliquer avec lui avant qu'il ne perde tout souvenir. Il retrouve un homme affaibli et perdu. Il tente de lui parler. Il découvre des aspects inconnus de cet homme. Il reçoit des révélations sur sa propre enfance. Peu à peu, sans lui pardonner vraiment, il se rapproche de lui jusqu'au jour où il se rend compte que malgré lui, il l'appelle "papa", mot qu'il n'avait jamais pu prononcer. Quand le mal est trop insupportable, quand tout espoir est perdu, Léo vient la nuit embrasser son père qui attend son fils. Il le serre contre lui et l'étouffe. 


3ème partie

L'autre

extrait : le rendez-vous

"(...)   Comme il a froid pense Léo. Pourquoi l'a-t-on laissé avec ce seul drap sur le corps? pourquoi les couvertures inaccessibles, sont-elles pliées sur une chaise près de la fenêtre? Il se penche, prend son père dans les bras, le soulève et tente de l'asseoir. Il provoque un court gémissement suivi d'un râle. Il lit la souffrance sur son visage émacié. Il n'insiste pas, le laisse repartir en arrière en soutenant son dos et sa tête. Il écarte l'oreiller afin qu'il puisse reposer, bien à plat, comme il en a l'habitude. Il passe la main sur son visage, suit du doigt les cernes mauves, s'attarde sous le menton, comme il l'a vu faire avec son chat. Il caresse la pomme d'Adam, le cou si fragile. Il descend vers la poitrine aux côtes saillantes, pose la main sur le coeur qui bat sourdement. Son père essaye de lever les bras, d'attirer à lui son fils. Léo pose la tête sur sa poitrine, contre son coeur. Il ferme les yeux. Il est bien. Il sent dans ses cheveux une main légère, sur sa tempe, sur sa joue. elle reste là, sur sa joue. Léo garde les yeux bien clos. Il est à l'abri entre le coeur et la main de son père. Il ne bouge pas. Il ne veut pas bouger. Pour la première fois, si proche, pour la première fois contre la poitrine nue de son père. Contre le coeur de son père.
Des mots à peine audibles. Non, il ne rêve pas. Il entend des mots qui se précisent. Une fois, deux fois, trois fois...Aide-moi. Oui, son père prononce ces mots, en appuyant la main sur le visage de son fils : Aide-moi...
Léo se redresse. Il le regarde. Quelques centimètres les séparent : "Papa, je veux t'aider. Je suis venu t'aider.
- Aime-moi..."
Léo sursaute. il n'est pas sûr d'avoir compris. Il passe la main derrière la tête de son père et la soulève à peine : Papa... Oui... Je t'aime.
Il reçoit en réponse une légère pression sur le bras. Il serre contre lui le visage de son père. C'est contre son coeur qu'il tient maintenant son père. Il reste ainsi, les yeux fermés avec son père qui a fermé les siens.
La suite, Léo la vit comme dans un rêve. Des nuages assombrissent le ciel. La lumière du jour faiblit. La chambre s'obscurcit. Ses gestes se font lents, comme s'il évoluait dans les profondeurs. Il prend l'oreiller et le glisse entre sa poitrine et le visage de son père. Il passe les deux mains derrière son crâne et il serre. Les yeux, le nez, la bouche contre le duvet, son père esquisse un timide mouvement de recul. Puis il s'abandonne. Il se laisse faire. Il laisse s'enfoncer sa tête dans l'épaisseur de l'oreiller. Il entend battre son sang. Ou peut-être est-ce celui de son fils dont il est si proche maintenant? Léo continue de serrer. Il serre de plus en plus fort. Il n'arrête pas quand il sent les mains de son père s'agripper à ses bras. Il n'arrête pas quand il sent tressaillir les jambes de son père sous le drap. Il pose les lèvres sur les cheveux de son père. Il attend que tout se calme. Il attend longtemps après le dernier sursaut. Il tient son père contre lui, fermement, comme un noyé qu'il ramènerait au rivage. Il tire l'oreiller chiffonné qui tombe à côté du lit. Il regarde son père. Ses yeux sont ouverts. Sa bouche est ouverte. Il l'étend. Il ramène ses bras le long de son corps. Il remonte le drap. il se relève.
Il voit, debout contre le mur, sous la croix noire, Suzie qui n'a pas bougé : Laissez-moi seule avec lui. Je vais m'asseoir près de lui. C'est mon tour maintenant. Dépêchez-vous de rentrer avant l'orage."







Lien : Alzheimer. Un poème. (2)

 
Par chriswac - Publié dans : Mes romans - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Jeudi 25 juin 2009




D'un père l'autre    (2ème partie)

Entre deux

La deuxième partie du roman couvre presque trente ans. Elle est courte et ne comprend que trois chapitres.
Le bac en poche, Léo est parti de chez lui. Il est allé aussi loin qu'il a pu pour oublier son enfance. Mais sa haine reste bien ancrée en lui malgré sa vie voyageuse et l'amour qu'il trouvera enfin. Il se mariera avec Faranak, une belle Iranienne avec laquelle il partagera une vie insouciante d'étudiant prolongé...
 Avant de la rencontrer, il est guidé guidé vers sa vie d'homme par Chloé, étudiante comme lui à la fac d'Aix.


Extrait :

Chloé

"...Ce que vécut Léo, ses amours, ses réussites, ses échecs, ses lâchetés, il les consigna dans son journal. Il raconta comment il trichait avec les sentiments. Comment persistait en lui ce besoin d'être aimé et cette incapacité d'aimer. Il exposa sans complaisance ses ambigüités et ses fuites. Il eut avec quelques hommes des amours qui durèrent une saison et puis un jour, il fut choisi par une jenne fille un peu folle qui l'aima dès le premier regard, le dragua, le coucha dans son lit et le fit entrer dans l'amour des femmes. Elle avait jeté son dévolu sur l'étudiant mélancolique qui suivait les mêmes cours de littérature comparée. elle s'était assise à côté de lui, ava
it étalé sur la table en empiétant sur son espace, un gros classeur à spirale, une trousse de cuir rouge, une petite bouteille d'eau minérale, un paquet de chewing-gum, un miroir de poche, la reproduction d'un tableau de Klee, un couteau corse à cran d'arrêt... Elle avait attendu sa réaction. Il avait souri et lui avait demandé si elle avait l'intention d'utiliser son arme. A la fin du cours, elle lui avait proposé d'aller boire un café. D'accord pour gazouiller, avait-il répondu. Il avait reconnu le tableau de Kleee, la machine à gazouiller et n'avait pu s'empêcher d'étaler sa science. Qu'importe, Chloé dont il avait lu le nom gravé sur le manche de corne, n'avait qu'une envie : coucher le garçon ténébreux dans son lit. Après le café, elle l'avait invité à monter chez elle. Léo aurait parlé pendant des heures si Chloé qui avait bien compris qu'il fuyait dans le labyrinthe des mots, ne s'était approchée de lui et n'avait posé les lèvres sur sa bouche. Chloé était une grande amoureuse des hommes. Elle sut entraîner celui-là, si peu expérimenté et si peu audacieux, dans les caresses les plus sensuelles et dans la découverte du corps de l'autre. Léo, guidé par elle, connut enfin ce qu'était l'amour partagé, le plaisir donné et reçu dans la même étreinte. Il découvrit la jouissance de la femme. Il comprit qu'il pouvait en être l'artisan. Il en fut si bouleversé qu'il voulut plusieurs fois faire l'amour. Chloé, amusée et ravie avait fini par le calmer en posant les lèvres sur son sexe, comme elle les avait posées sur sa bouche bavarde pour la faire taire. (...)



Lien : D'un père l'autre. La mort du père. 3ème roman (3ème partie)


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Par chriswac - Publié dans : Mes romans - Communauté : Les amoureux de Paris
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