Mercredi 11 novembre 2009
 Je vous propose huit destinations, avec embarquement immédiat si vous le voulez.

I  MONTMARTRE

 

Des balades dans un quartier où je vis et que j'aime. J'espère vous en faire découvrir des aspects plus secrets ou plus surprenants.

ex :
La maison l'Escalopier. Impasse Marie-Blanche.  

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II ASIE 

 

Des échappées vers les pays les plus fascinants de notre planète : Indonésie, Laos, Vietnam, Sri Lanka, Inde....
ex :
Le nouvel an hindouiste à Bali, les ogoh ogoh.

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III OLERON

 

Découverte d'une île qui malgré le tourisme envahissant et le pont qui l'enchaîne, reste magique et capable d'entraîner ses amoureux au grand large. 

ex :balade à vélo Oléron  

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IV  MES POEMES

 

 Des instants de vie, de peine, de joie, de révolte. Je les ai classés : Poèmes- Enfants- Erotisme.

poèmes :
un poème d'amour
Enfants : Poème pour un enfant. Marchand de sable.
erotisme :
Poème érotique: La chatte de l'île de Man.

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V CHATS



Quelques hommages au plus mystérieux et au plus élégant des animaux de la Création.
ex :
Poème à mon chat.

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VI WACRENIER



Une rencontre plus intime avec les indiens de ma drôle de tribu.
ex : Ma mère. Une visite (2)
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VII   MES ROMANS

 

Du besoin d'écrire, de reprendre possession de sa vie... 



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VIII Coups de Coeur





Des rencontres inattendues avec des oeuvres, des artistes, des lieux...
ex :  Art forain (III) Animaux divers. Photos.

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Par chriswac - Publié dans : wacrenier
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Mercredi 11 novembre 2009


    La côte de Charente offre de nombreux exemples d'architecture militaire.
   Il était vital au XVIIème siècle de protéger le port de Rochefort.
   Le Fort Louvois permettait, face à la citadelle du Château d'Oléron d'en interdire l'accès méridional.






     On aperçoit ici les remparts du Château...
     Le fort apparaît à marée haute comme une île de pierres, un fer à cheval jeté sur les courants marins.
     Louvois, ministre de Louis XIV en ordonna la construction sur un rocher appelé "le Chapus". 
     Ferry, déjà architecte du Château en dressa les plans, mais c'est Vauban qui à la mort de Louvois, reprit le projet qu'il réduisit presque de moitié. L'ovale prévu par Ferry devint ainsi ce demi-cercle dominé par un donjon.





     A marée basse l'accès se fait par une chaussée empierrée de 400 mètres .
     La base est recouverte de coquillages et d'algues qui la transforment en pierres vivantes.
    Le donjon, haut de 24 mètres vous accueille à l'entrée.



    Le blason sculpté en 1694 rappelle le pouvoir du roi.
    On y voit les fleurs de lys, la couronne et le sceptre.
    La religion catholique est symbolisée par le collier de l'ordre du Saint-Esprit avec ses coquilles Saint-Jacques (histoire de se rappeler au bon souvenir des protestants)...



    Le campanile au sommet de la tour et la batterie haute



  L'entrée du donjon, le pont levis au-desssus des douves...



 Les latrines, côté extérieur... 
 Les déjections tombaient directement dans la mer...




Côté intérieur...
La porte a disparu mais l'endroit est assez spacieux, bien éclairé, bien aéré et bien plus agréable que beaucoup de "toilettes" publiques!






La batterie haute...
Au loin apparaît le pont qui a enchaîné Oléron au continent.
L'île est désormais en laisse et a perdu toute chance de s'échapper au grand large!




La caserne qui abritait jusquà 35 hommes...
 On y peut voir les appartements, la cantine, la halle aux vivres avec sa citerne d'eau douce.






Le magasin à poudre avec son toit en dalles de pierres...
Il a résisté aux bombardements allemands qui ont endommagé le fort. Il est impressionnant et ressemble comme celui du château à une chapelle romane.
 


La batterie basse, de forme semi-circulaire pouvait recevoir 16 canons.






Une élégante échauguette,  poste de guet avancé, suspendu au-dessus des flots.



    L'intérieur du donjon et de la caserne ne présente pas un très grand intérêt. Pour justifier le prix d'entrée, un musée de l'huître y a été installé, de quoi vous dégoûter de cet animalcule), ainsi qu'un historique du fort, avec gravures fastidieuses.
La maquette de la région est plus réussie;  elle vous montre clairement le dispositif de défense.



Appartement du commandant...



La voûte du magasin à poudre...



Le corps de garde...
Au rez de chaussée, l'intendance et au-dessus la chambre des gardes...



  L'intérêt de la visite tient à la magie du lieu, à la couleur des pierres, à l'odeur de la mer, au cri des mouettes.
Le temps s'immobilise; on entend tonner les canons. On imagine les voiliers...

 Un fantôme d'anneau qui a cogné pendant des siècles contre le rempart vous regarde repartir...


Lien :Le Château. Oléron. La citadelle.


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Par chriswac - Publié dans : oléron - Communauté : Voyages
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Mardi 10 novembre 2009



Le Kama Sutra est un livre saint
Qui classe les mâles
Selon leur engin
Si ton sexe est gros
Tu es un taureau
Ton sexe est normal
Tu es un cheval
S'il est court et fin
Tu es un lapin

Que fais-tu de moi
Cher kama Sutra
Sur mes testicules
Ma queue minuscule
Est une virgule
Sur des petits pois
Il faut une loupe
Pour voir ma biroute

Suis-je un petit rat
Un animalcule
Un pou ridicule
Une libellule
Suis-je un cancrelat
Un puceron nain
Un arachnéen
Un morpion chagrin

En pleine érection
Ma queue en action
A la dimension
D'un bout d'allumette
Et mes deux roustons
Dans leur contraction
Sont comme un bonbon
Une cacahuète

Un jour la putain
Qui scrutait mon cul
Pour pomper mon gland
M'a dit "C'est marrant
J'ai de la laitue
Entre mes implants
Tu tombes très bien
Avec ton cure-dents"

Mais c'est terminé
Les humiliations
J'ai enfin trouvé
Un parfait canon
Au forum des Halles
J'ai pu me payer
La femme idéale
Une vraie poupée

En voyant ma queue
Elle a dit mon Dieu
T'es mieux qu'un géant
T'es un éléphant
C'est fou tu m'excites
Mets-moi dans ton lit
Tout contre ta bite
Oh déjà je jouis

Nous faisons l'amour
La nuit et le jour
Elle est mon jouet
A la bouche experte
Elle est mon aimée 
A la chatte offerte
Elle est ma chérie
Son nom c'est Barbie.

























 
Par chriswac - Publié dans : poèmes érotiques - Communauté : vos poèmes
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Dimanche 8 novembre 2009


    La porte de la Résurrection de Gismondi, ne s'ouvre qu'une fois par an, le 1er novembre.
    Elle donne accès au petit cimetière, dit du Calvaire, un des plus secrets de Paris.

 

     Par un matin brumeux, un matin de fantômes et de souvenirs, j'ai donc gravi les trois cents marches qui me séparent de l'enclos funéraire.

 

    Je suis entré, presque seul, dans le cimetière.
    Ce qui surprend tout d'abord, c'est l'abandon...
    Des pierres tombales cassées, des morceaux de colonnes, de la mousse sur les inscriptions.      
    Tout semble en place pour un film d'épouvante, avec vampires et revenants. 



     Le cimetière date de 1688 et a été créé à l'emplacement d'une nécropole mérovingienne plus étendue.

     Au XVIIème siècle, Marie-Anne d'Harcourt, abbesse bénédictine de Montmartre cède une partie du verger de l'abbaye à la paroisse. L'enclos de 600m2 recevra des sépultures jusqu'à la Révolution.
     D'Artagnan n'en a jamais été l'hôte malgré la rumeur persistante, par contre Pigalle y fut réellement inhumé. Il ne reste rien de sa tombe, pillée à la Révolution, mais n'hésitez pas à entrer dans l'église pour contempler une de ses oeuvres : un Christ athlétique, prêt à s'envoler de l'étroite chapelle du baptistère où il a été exilé depuis peu par un curé qui ne le trouvait pas à son goût!

 

     Le cimetière a été réouvert en 1801 et a reçu jusqu'en 1835 les sépultures de familles aristocratiques qui avaient choisi d'habiter, sous la Restauration, le quartier à la mode, la Nouvelle Athènes, qui s'étend au pied de la Butte, dans le IXème arrondissement actuel.



     Edouard de Fitz James (1776-1838) jouit d'une tombe bien entretenue.
    C'est un personnage sans grande envergure, ultra royaliste, pair de France (...etc).
    En 1815, lors des procès conduits par les monarchistes contre ceux qui s'étaient ralliés à l'empereur, il réclame la mort du maréchal Ney, comme il le fait contre son propre beau frère, le général Bertrand, fidèle parmi les fidèles à Napoléon. Les journaux de l'époque fustigent sa conduite :

"Fitz-James de Judas renouvelant le crime
Vient de vendre son frère et de trahir sa foi...."



     Une simple colonne est le vestige de la tombe de louis Antoine Bougainville (1729-1811). Elle se dresse devant la stèle de son épouse, Marie Joséphine Flore qui passait pour une des plus jolies femmes de son temps.
   L'homme est bien connu pour ses expéditions, notamment en Océanie, la découverte d'îles nouvelles, sa participation à la guerre d'indépendance des Etats-Unis.
  Le botaniste Philibert Commerson embarqué avec lui, baptisera une fleur, inconnue jusque là en Europe, la bougainvillée.
 Le corps de Bougainville repose au Panthéon, et seul son coeur est resté à Montmartre...



  
    Bien des représentants des Montesquiou (famille d'ancienne noblesse dont l'origine remonte aux mérovingiens) sont regroupés ici, à l'ombre du clocher de Saint-Pierre. Le célèbre homme de lettres, Robert de Montesquiou qui inspira Huysmans (Des Esseintes de "A rebours") et Proust (le baron Charlus) n'est pas admis ici parmi ces gens bien! Il est enterré à Versailles dans une tombe anonyme surmontée de la statue de l'ange du silence.
  Notons que la légende de d'Artagnan inhumé dans ce cimetière, vient de ce que la famille des Montesquiou s'est divisée en deux branches dont l'une a fait la souche des seigneurs d'Artagnan. 




     La tombe du général Mathieu Dumas est en assez bon état. Elle a été restaurée par une association attachée à sauvegarder les monuments napoléoniens.
    Ce général a une longue carrière. Il a traversé bien des régimes, tout en restant fidèle à Napoléon. 
    Il a été aide de camp de Lafayette. C'est lui qui fut chargé de ramener à Paris, Louis XVI arrêté à Varennes. 
   Malgré ses diverses occupations, il trouva le temps d'écrire en 18 tomes (!) un Précis des Evènements militaires de 1799 à 1812.




   La curiosité du cimetière est assurément ce moulin, perché sur la tombe des Debray.



    Ces meuniers font partie de la grande histoire, en partie légendaire, de Montmartre.
    En 1814, les Russes veulent prendre position sur la Butte. Ils doivent affronter les habitants valeureux et notamment les 4 frères Debray qui défendent leur moulin. Trois frères sont tués. Le dernier qui a été artilleur dans les troupes napoléoniennes, parvient à récupérer des canons et à décimer une partie de la colonne russe.  Il est fait prisonnier, découpé en morceaux qui sont attachés aux ailes de son moulin!
   Son fils aîné est transpercé par une lance et laissé agonisant au pied du moulin. Il survivra cependant et restera invalide. Une cruelle invalidité puisque cet amateur de bon vin ne pourra plus jamais boire que du lait!
  C'est lui qui transformera plus tard son moulin en guinguette.
  C'est ainsi que le Blute-fin changera de nom pour devenir le moulin de la Galette.

   Notons que plusieurs centaines de soldats anonymes, tués lors des combats de 1814, furent jetés dans une fosse commune, creusée hâtivement dans ce cimetière.



     Une modeste stèle porte le nom de Louis Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil (1723-1802), officier de marine dont les parents sont nés au Québec. Il participe à la guerre d'indépendance des Etats-Unis et remporte plusieurs succès. C'est lui qui revient en France en 1783, avec la flotte victorieuse.



    Et voici une gloire locale bien de chez nous : Félix Desportes, premier maire de Montmartre, surnommé bien avant Kouchner et autres Besson, le caméléon politique!
Il se rallia au Directoire, au Ier Consul, à l'Empire, aux Bourbons et de nouveau à Napoléon.... (ouf!)



   Sophie Swetchine, née Sophia Petrovna Soïmonov, est la fille du conseiller le plus proche de l'impératrice Catherine II. Elle vient vivre à Paris après s'être convertie au catholicisme (à la lecture paraît-il des oeuvres de Joseph de Maistre). Elle tient un salon où se rencontrent et discutent Victor Cousin, Dupanloup, Lacordaire, Tocqueville...
   Elle poursuit avec ces deux derniers une correspondance suivie qui a été éditée et a provoqué une réaction très négative du héros de Huysmans, des Esseintes (rencontré plus haut à propos de Montesquiou) :

"Ses oeuvres avaient dégagé pour lui un inaltérable et accablant ennui ; elles étaient plus que mauvaises, elles étaient quelconques..."

    Parmi les gloires oubliées ou contestées du cimetière, on peut citer Monseigneur Bernier (1762-1806) évêque d'Orléans. Il est considéré comme un des chefs vendéens qui n'eut de cesse de combattre la République. Aujourd'hui, il est l'hôte d'une République bonne fille, celle de Montmartre et des poulbots!

   Antoine Portal (1742-1832), médecin anatomiste et biologiste qui est nommé premier médecin du roi Louis-Philippe puis de Charles X. Il contribue à la création de l'Académie de médecine qui regroupe les meilleurs médecins et chirurgiens français. Comme Desportes, il passe aisément d'un régime politique à un autre et se montre assez courtisan pour obtenir de chacun d'eux, titres, médailles et récompenses! Exercice qui le maintient en forme jusqu'à 90 ans!



   Jean Sébastien Calanis n'a pas eu le loisir d'atteindre un tel âge. Ce capitaine au long cours disparut en mer pendant la guerre, en novembre 1940. À sa mémoire quelques vers de Valéry :

Que la nuit s'éclaircisse ou que le jour succombe
Le tourment de la mer berce la mort sans tombe
                Et chante amèrement
D'une voix éternelle errante entre deux mondes
Un sacrifice sombre accompli sous les ondes



Quelques souvenirs encore...






Le calvaire qui a donné son nom au cimetière... 



     Et puis... J'ai compris que,poussant la porte de la Résurrection et filant entre les doigts de bronze, une petite fille avait brisé sa tombe et était passée à travers le miroir de la mort :




Lien :
le cimetière saint Vincent fin d'annee





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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Les amoureux de Paris
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Vendredi 6 novembre 2009


     Le vieux village de La Brée est un des plus pittoresques de l'île.
     Pierre Loti y a passé des vacances. Il en parle longuement dans Le roman d'un enfant:

     "Nous étions allés demeurer dans un village de pêcheurs absolument ignoré et perdu en ce temps-là...
...village aux maisonnettes basses, aussi blanches de chaux que des kasbah d'Algérie et entourées de certaines espèces de fleurs qui peuvent résister au vent marin..." 

      J'ai recherché en vain la maison décrite par sa soeur. De vieilles habitantes n'ont pu me renseigner. Il s'agit pourtant de la demeure du maire de Saint-Georges dont dépendait alors le village.




    J'ai donc visité l'église récente (1958).
    Beaucoup de brénais bénévoles ont participé à sa construction. Certains ont donné les vieilles pierres de leur chai pour les murs et le campanile.



                                    Saint Antoine
   

     D'autres ont offert les vitraux.
     Ils ont choisi leur saint patron dont ils ont confié au maître verrier Van Guy, la réalisation.




                              Saint-Eutrope (premier évêque de Saintes)...



                                           Sainte-Véronique...



                                                    Saint-Paul...



                                            Sainte-Marie


     La Vierge est représentée ici avec la bête de l'Apocalypse qui guette son enfant...

" ...Voici un grand dragon rouge feu avec sept têtes, dix cornes et sept diadèmes sur ses têtes. Sa queue entraîne le tiers des étoiles du ciel, et les jette sur la terre; et le dragon se tient devant la femme qui va enfanter, pour dévorer son enfant quand elle enfantera." 



                                             Le baptême du Christ...




                                           Saint Pierre...



                                             Sainte Anne...




     Et un petit salut à Jacqueline qui m'a accueilli avec son sourire et m'a raconté des histoires du passé.
     Elle a toujours vécu à La Brée dont elle est une partie de la mémoire.



lien
La Cotinière. Oléron. Eglise.



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Par chriswac - Publié dans : oléron - Communauté : Voyages
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