Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 07:45

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              Portrait d'Emily Crane Chadbourne. Tempera sur toile 89,5 x 146. 1922. Art Institute of Chicago.

Il n'est pas étonnant de voir dans les oeuvres de Foujita la femme associée au chat. Pour les nus, cela allait de soi. La sensualité du chat est féminine...

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                                           Le chat (et non pas un "détail") de la toile précédente.

Pour les portraits "habillés", cela va toujours de soi, de soie...

Le chat se pose sur les tissus pour leur douceur ou leur soyeux et pour la chaleur féminine qui à travers eux se mêle à leur chaleur féline...

Sur ce beau tableau d'une femme un peu austère, un peu triste, le chat laisse pressentir un secret, un désir sommeillant sous l'apparence....

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                          Jeune Femme à la robe bleue. Huile 57,5 x 71. 1939. Coll. Part.

le petit tigré qui resemble à Miké, le chat adopté par Foujita, dort sur les cuisses et contre le ventre de la jeune femme.

Le plus souvent les chats de Foujita sont des "Gouttière". 

 

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                                                       Petit gouttière sur la robe bleue

Le plaisir de sentir un petit museau contre sa main, ne le comprendront que les amoureux des chats!

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                  Femme étendue. Madame Hélène Berthelot. Huile 63,5 x 98,5. 1927. Coll. Part.

Deux chats sur le canapé de Madame Berthelot... Un angora surveille le gouttière qui pionce de toutes ses forces à l'abri des mains caressantes...

 

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                                                   Un chat de Madame Berthelot

"On imagine sans peine que Foujita aime s'identifier au chat. Comme lui, il a le sens de la mesure et cette indépendance qui lui font éviter tout débordement malsain. Tous deux ont horreur du négligé et des situations fausses, négligé du corps, de la présentation et du milieu en général...


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                                                    Un autre chat de madame Berthelot

... Pour eux il ne peut y avoir de vie, de repos de l'esprit et donc de concentration et de création dans le désordre. (...) Le chat est le double de Foujita"      (Sylvie Buisson in "Foujita" editions ACR)


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                          Fillette au chat. Eau-forte sur Chine appliqué. 34,5 x 26,5. 1929. Coll. part.

Le chat est présent dans de nombreux portraits de fillettes.

 Ce qu'a fait ressortir et ressentir le peintre en associant ces deux êtres, c'est ce mélange qu'il y a en chacun d'eux de détermination et de fragilité, de force et de vulnérabilité...

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                                    Jeune Fille avec son chat sur la plage. Huile 33 x 24. 1950. Coll. part.

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                                                                     Le chat 

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                                    Petite Fille au chat. Aquarelle 23 x 29. 1952. Coll. part.

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                                        Fillette au chat. Aquarelle 30 x 25. 1952. Coll. part.

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                                                              Chat à la fillette!

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                                              Fillette au chat. Aquarelle. 1951. Coll. part.

Si le chat a accès au monde de la femme et à l'univers des fillettes, c'est qu'il est lui-même gamin et adulte, rêveur et réaliste.

Puisqu'il est le double de Foujita, nul doute que le peintre-chat avait accès à l'univers félin.

Que les mâles ne désespèrent pas !

 A condition de laisser vivre en eux leur part sensuelle et féminine, ils parviendront, comme Foujita à entrer dans cet univers d'"ordre et beauté, luxe, calme et volupté" !

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Lien :

FOUJITA. Les Chats autoportraits-femmes nues (1).

FOUJITA. Femmes fillettes et chats. (2)

 

Steinlen. (1) Les affiches et les chats.


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Par chriswac - Publié dans : POEMES Chats.. photos..articles - Communauté : Chat alors !
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 07:30

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Noël en Palestine

 

 

A deux pas du mur  il est né

Derrière un rideau de ferraille

Dans un camp pour les réfugiés

Sur le ciment couvert de paille


Les couteaux blancs des projecteurs

Découpaient le ciel en morceaux

Le ciel appartient aux vainqueurs

Et les murs ne vont pas si haut

 

Dehors on entendait courir

On entendait des coups de feu

Cris de la haine appel à Dieu

Dans la nuit si lente à mourir


A deux pas du mur il est né

Ce n'était pas du bon côté

Il faut s'attendre à des problèmes

Lorsque l'on naît à Bethléem


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Liens 

Palestine. Le mur. Deheishe. Bethleem.

  Poème. Ma petite soeur de Noël.

 

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Par chriswac - Publié dans : POEMES...Divers - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:00

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C'est une des photos que je préfère.

Celle de l'âge des possibles, de tous les rêves, de tous les amours...

Et pourtant un de ces amours, présent sur la photo, va bientôt disparaître.

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Hiris, la petite chienne.

Mon grand-père l'avait choisie pour l'accompagner à la chasse. Malgré tous les dressages, elle a toujours refusé de se prêter au jeu. Au moindre coup de fusil, elle détalait et s'aplatissait sous les buissons.

Hiris aimait ma mère. Elle avait choisi son camp. Quand ma mère a commencé à fréquenter mon père, elle est devenue triste.

Quelques jours avant le mariage, elle a profité d'une porte ouverte pour s'enfuir.

Un char allemand l'a écrasée.

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il y avait aussi un chat, Frimousset.

Il avait une spécialité... Il se perchait sur une armoire, sous un fauteuil, derrière les rideaux, à l'heure où l'on fermait portes et fenêtres pour la nuit.

On l'appelait, on le recherchait dans le jardin, on insistait, on s'inquiétait.

Frimousset, heureux d'être le centre du monde, ronronnait d'aise.

C'est ce ronron qui a fini par le trahir.

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Dans le jardin de la maison d'Arras...

La grande maison du boulevard Vauban. Pendant la guerre la famille en a été chassée et les Allemands y ont installé leurs officiers.

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Dans l'exode vers le sud, ma mère n'a eu le droit d'emporter qu'une seule valise. Une valise si lourde que chacun s'en est étonné.

Arrivés à Marseille, on l'a ouverte et on n'y a trouvé que des lettres !

Le garçon que ma mère fréquentait alors était poète et un peu baratineur.

Il avait la plume prolixe!

Je devrais me méfier, c'était mon père.

 

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Chez ses grands parents... Elle ignore alors que plus tard, elle vivra à Paris.

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Le goût des plages immenses et de la mer...

 Bien que fille d'un Marseillais, elle est née à Calais, elle a passé tous ses étés d'enfant et de jeune fille sur la Côte d'Opale... et elle nous a transmis cette attirance pour les mers sans limites et pour les marées... 

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La photo est trouble, ce n'est pas Doisneau qui l'a faite... Heureusement d'ailleurs, car comme chacun sait, le fameux "baiser de l'Hôtel de Ville" est un faux. Un baiser de comédiens.

Les années sont passées sur ce baiser-là.

Lourdement.

Avec leurs souliers ferrés.

Mais aujourd'hui, ce baiser tremblant, je veux penser que c'est de lui que nous sommes nés, mes trois soeurs, mes trois frères et moi...

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Liens :

Anniversaire Mère 90 ans.

Maman. Photos d'enfance...

Poème. mère. anniversaire.

Poème. Mère. Quatre-vingt-dix ans.

Anniversaire maman. 89 ans.

Poème. Ma mère (3) Anniversaire.

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Par chriswac - Publié dans : WACRENIER - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 07:00

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Steinlen était bien contraint de gagner un peu d'argent pour nourrir sa famille et assurer la survie des chats qui s'étaient donné le mot et se rassemblaient à l'heure du repas dans le jardinet du "Cat's Cottage" où habitait le dessinateur...

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Il accepta donc des commandes "alimentaires" et il dessina, parfois sans grand enthousiasme des affiches publicitaires ...

Il laissa malgré tout quelques chefs d'oeuvre (notamment lorsqu'il fit entrer des chats dans ses compositions, voir :  Steinlen Les affiches et les chats.)

Il faut bien reconnaître que beaucoup de ses affiches n'ont pas la même originalité ni la même poésie. Elles nous paraissent banales, alors que Lautrec avait déjà révolutionné cet art.

Dans cette pub pour une boulangerie, apparaît, bien avant l'icône du Cabaret de Salis, un chat noir, victime du mitron qui accroche à sa queue une casserole.

Garnement qui mériterait qu'on agisse de même avec lui !

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Une affiche assez conventionnelle pour Vernet-les-Bains. Seules les silhouettes du premier plan échappent à la banalité... Le casino, maladroitement dessiné (il n'est pas, paraît-il, de la main de Steinlen) apparaît dans le lointain comme un Palais de Contes de Fées.

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Une scène légère pour vanter le mérite des tablettes adoucissantes pour les gosiers irrités.

Le garde-champêtre grivois s'approche de la jolie cueilleuse et grâce aux tablettes Brunet, il ne risque pas d'être dénoncé par une toux intempestive!

J'entends tousser des féministes!

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                                                            Affiche de Chéret.

On peut reconnaître dans certaines affiches de la jeunesse de Steinlen l'influence de Chéret qu'il admirait beaucoup.

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Une représentation conventionnelle de petits bourgeois bien éloignés des gosses de Montmartre tels que les peindra Poulbot.

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Pour cette pub, Steinlen ne peut s'empêcher de montrer à côté de la bande gourmande des rats qui mangent la mort, un pauvre esseulé qui a sorti son mouchoir et se lamente.

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Steinlen n'ignorait pas que son ami Courteline avait un rat familier qui l'attendait quand il revenait du théâtre.... et qui un soir, inquiet du retard de son maître, sauta avec un tel élan lorsqu'il l'entendit rentrer qu'il se brisa la colonne vertébrale.  Courteline en eut un immense chagrin....

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On dirait une illustration pour Jules Verne! 

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Sur une route bretonne, le motocycle pétarade avec sa cavalière...

Belle composition, avec le rouge "Steinlen" que l'on retrouve sur ses plus belles affiches (Clinique Chéron, Lait de la Vingeanne, le Petit Sou).

La jeune femme est comme emportée par des coursiers caquetants, un attelage d'oies effrayées qui devance la mobylette comme les chevaux précédaient le char d'Apollon!

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Une mère à l'enfant pour vanter le Racahout des Arabes.

Voilà une bouillie bien oubliée et qui fut un temps à la mode!

Il s'agit d'un mélange de farine de glands, de fécules, de cacao et de sucre. ...

Si le coeur ou l'estomac vous en dit !

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Liens Steinlen :

Steinlen. (1) Les affiches et les chats.

Steinlen. (2) Les affiches (journal, théâtre, roman)

Steinlen. (3) Les affiches. La Guerre.

Steinlen. Dessins de chats. (5)

 

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Par chriswac - Publié dans : MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités - Communauté : Les amoureux de Paris
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 14:30

 

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                    Mon père. Deux ans après. 


 

Le peu que tu avais gardé

Pesait moins lourd que ton cercueil

Un livre ou deux et quelques feuilles

Des photos d'étés oubliés

 

Tu ne savais plus rien du monde

Depuis qu'il neigeait sur l'écran

Depuis qu'il neigeait à la ronde

Sur les chiens et sur les enfants

 

Tu ne connaissais plus le dieu

Qui ouvrait ses bras sur ton mur

L'oiseau cloué sur le bois dur

Ne pouvait plus monter aux cieux

 

La femme aux gestes d'aquarelle

Ne veillait plus à tes côtés

On t'avait séparé de celle

Qui était dernière à t'aimer

 

Tu avais si peur de tomber

Qu'un jour tes os se sont brisés

Pourtant qu'avaient-ils à porter

Tu étais si doux si léger

 

Voilà deux ans que tu es mort

Et qu'on t'a recouvert de terre

Deux ans dans les brouillards du nord

Où tu as disparu mon père

 

Faut-il que je perde mémoire

Pour espérer te retrouver

Faut-il que je crie dans le noir

Pour sentir au front ton baiser


neige2 019

                                                

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Liens. Poèmes à mon père :

Poème. La Baie des Trépassés.

Poème. 30 janvier. Un an après la mort.

Poème. Alzheimer. Perdu dans les couloirs.

Poème. Père. cimetière.

Poème : Vendredi Saint. Mort de mon père.

Poème. Alzheimer (3). Mon père, mon disparu.

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La musique qu'il préférait : Le Laudate Dominum (Mozart K 339)

 

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Par chriswac - Publié dans : POEMES. ALZHEIMER PERE - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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