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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 08:53
Femme au perroquet. Musée d'Orsay. Georges Bottini.

Femme au perroquet. Musée d'Orsay. Georges Bottini.

Une demoiselle au Moulin Rouge. (Bottini)

Une demoiselle au Moulin Rouge. (Bottini)

     Montmartre aurait-il oublié un de ses enfants les plus authentiques et les plus doués? Aucune plaque, aucune rue, aucun escalier (à ma connaissance) ne rappelle à notre souvenir un peintre éminent qui fut Montmartrois plus que tout autre : Georges Bottini.

                                                         (Autoportrait au turban. Bottini)

Georges Bottini. Autoportrait.

Georges Bottini. Autoportrait.

     Il est, comme Degas, né dans le IXème arrondissement, mais contrairement à ce dernier, dans un milieu modeste. Son père est coiffeur rue Pierre Fontaine où la famille habite et sa mère est blanchisseuse rue Joseph de Maistre.

 

Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.

     La photo de la mère de Georges Bottini, Léontine Laure Bazin m' a été communiquée par un neveu (à la 4ème génération) du peintre. Elle est sans doute rarissime et je remercie Pierre C. de nous donner cette image qui lui redonne vie et sourire.

Femme allongée (Bottini)

Femme allongée (Bottini)

     Georges Bottini quitte l'école prématurément, comme beaucoup d'enfants dont la famille ne peut assurer les frais scolaires. Il passe de petit boulot en petit boulot mais il se passionne pour la peinture et il se forme lui même en fréquentant les musées. Il ne voit pas passer le temps quand il visite le Louvre.

"Il passait des heures à méditer Goya, Watteau, Rembrandt, Velasquez." (Bouhelier)

 

     Parti de chez lui, il habite une petite chambre rue d'Amsterdam, qu'il partage avec Pawlowsky né la même année que lui et qui fera une carrière d'écrivain, de critique, de cycliste inconditionnel! (Est-ce sous son influence que Bottini dessine une affiche vélocipédique?)

Le roman le plus connu de Pawlowsky reste "le voyage au pays de la quatrième dimension" illustré par Sarluis. Bottini n'aura pas l'occasion de le lire car il sera publié trois ans après sa mort.

 

     Les deux amis sont inséparables d'un troisième, Fabien Launay qui est peintre. Ensemble ils fréquentent les cabarets montmartrois et notamment l'Âne Rouge, avenue Trudaine. Launay mourra plus jeune encore que Bottini, à 26 ans.

"Nous étions trois amis intimes qui avions vingt ans aux alentours de 1897, Bottini, Launay et moi." (Pawlowski)

                                       (Peinture de Launay : Portrait d'une jeune femme)

                                           (La femme au renard. Bottini)

   

     C'est dans l'atelier libre de Cormon sur le boulevard de Clichy que Bottini apprend du maître l'exigence de la composition et c'est au contact d'élèves exceptionnels comme Van Gogh ou Toulouse Lautrec qu'il pressent les chemins nouveaux et se passionne pour les nouvelles recherches...

 

                 

La fonderie. (Cormon)

La fonderie. (Cormon)

     C'est encore chez Cormon qu'il rencontre celui qui allait devenir un véritable ami et qui habite près de chez lui, rue Clauzel : Louis Anquetin (1831-1932)

                                         (Au bar. Louis Anquetin 1891)

     C'est avec lui dont il partage le goût pour les estampes japonaises, comme Lautrec, qu'il s'intéresse aux nouveaux courants qu'on appellera divisionnisme puis cloisonnisme. Mais ce qui étonne c'est la facilité et le talent avec lesquels il illustre ces courants.

                                                (Danseuse espagnole et musciens. Bottini)

    

On pense aux symbolistes, aux nabis, aux impressionnistes...  On reconnaît une parenté avec Lautrec, avec Van Dongen, avec Van Gogh mais en réalité, c'est Bottini que l'on rencontre et sa formidable liberté. Il est capable de créer des dessins de mode, des affiches, des paysages urbains, des scènes de cabaret, des intérieurs... tantôt critiques, ironiques, tantôt tendres et attentifs.

Scène de la vie parisienne. Bottini.

Scène de la vie parisienne. Bottini.

     Il  sympathise avec Jean Lorrain avec qui il partage le goût des lieux interlopes, les cabarets et les bordels.

"Petit coq de village, tôt éveillé à la sensualité, il aimait la compagnie des filles faciles et ses bonnes fortunes ne se comptaient plus." (Bouhelier)

Au bar. La femme en blanc. (Bottini)

Au bar. La femme en blanc. (Bottini)

     C'est pour Jean Lorrain qu'il illustre un roman qui a pour cadre une maison close où se côtoient différents mondes et différents vices. Bottini comme Lorrain connaissait le sujet!

 

     Comme Lautrec, il aime représenter des Lesbiennes, mais alors que chez Lautrec, la tristesse et la lassitude dominent, chez Bottini c'est plutôt le naturel et l'insouciance.

 

     Sa première exposition avait pour titre : "Bars et maisons closes" et faisait la part belle aux prostituées, aux lesbiennes, aux "insexuées" ou aux  pierreuses (prostituées des rues).

     C'est ce monde-là qui le fascine et le hante. Il est un oiseau de nuit, un observateur au regard amical ou aiguisé qui oublie sa misère chronique en se réfugiant dans les bordels. 

     Saint-Georges de Bouhelier (fondateur de revues littéraires, romancier, auteur de nombreuses pièces, proche de Zola) peut écrire à son sujet :

"A trente ans il avait approfondi son art au point qu'il pouvait s'exprimer avec de simples pinceaux d'une façon aussi expressive qu'Edgar Poe l'a fait au moyen d'une plume."

 

     Picasso qui arrive à Paris est impressionné par cet artiste incandescent dont le critique Arsène Alexandre dit  qu'il est "le Goya de Montmartre, le Guys de notre époque"

 

Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.

    Mais Bottini vit si intensément, de nuit blanche en nuit blanche, accompagnées de la fée verte (l'absinthe) qu'il consume sa jeunesse. Comme tant d'artistes de sa génération, il est contaminé par la syphilis et de plus en plus souvent il est sujet à de graves crises qui le terrassent.

 

    Celui qui était en train de devenir un des grands peintres de sa génération et dont l'avenir était béni des muses doit être interné à l'asile de Villejuif.

     C'est après une crise terrible au cours de laquelle il tente de tuer sa mère qu'il est emmené, sous camisole, loin de Montmartre. Il mourra parmi les fous, à lâge de 33 ans.

 

Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.
Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.

     Il y a en lui quelque chose de rimbaldien, un désir de brûler sa vie, de créer avec intensité et audace.... 

Ce grand peintre méconnu reviendra un jour dans la lumière, avec sa fièvre et son énergie, frottées l'une à l'autre comme des silex.

Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.
Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.Georges Bottini. Grand peintre méconnu de Montmartre.

Pierre, un authentique Montmartrois m'a envoyé cet article du critique Alexandre sur Bottini. Il me semble juste, à la fois amical, presque tendre, et lucide sur les qualités du peintre. 

 

     C'est encore Pierre qui m'informe que la mère de Bottini est morte "dans le plus grand dénuement, le 14 février 1931, à l'hôpital de Villejuif, soit au même endroit que son fils".

 

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commentaires

Pierre 16/05/2020 06:40

Non hélas cette carte n'est pas datée ! Je te l'envoie

pierre 12/05/2020 17:42

En examinant une carte de visite de G. Bottini en vente à Drouot, je découvre que celui ci demeurait au 6 rue de l'Abreuvoir ,soit la maison située juste à côté de celle de Henry Lachouque , officier militaire et historien du 1er Empire. (voir article dans ce blog)

chriswac 13/05/2020 08:11

C'est une information qui m'a échappé! Y a t-il une date sur la carte de visite ?

Pierre 08/02/2019 17:54

Aujourd'hui est un jour particulier : ma cousine Michèle m'apprend que Léontine Laure Bazin, la mère de Georges Bottini , est morte dans le plus grand dénuement le 14 février 1931 à l'Hôpital de Villejuif, soit au même endroit que son fils! Voilà plus d'un an que je recherchais cette info ...

christian 09/02/2019 13:10

Pierre c'est une information émouvante. Je vais l'ajouter à l'article aux documents que tu m'as déjà donnés, au cas où certains lecteurs pourraient ne pas lire ton commentaire.

Pierre 22/05/2018 18:42

Merci à Michèle de cette précieuse info. J'en ai trouvé confirmation dans une biographie de N***. Elle aurait quitté le domicile conjugal en 1909 après la naissance de ses quatre enfants : Suzanne (née en 1898), Marthe (1901), Jean (1904) et Pierre (1906). Rappelons qu'en 1912, année durant laquelle N*** rencontre Germaine de S..., Suzanne et Marthe entrent à l'Orphelinat des arts de Courbevoie, Jean et Pierre à la Fraternité artistique.

MICHELE BOURDEAU LEMOU 02/05/2018 18:58

Je tiens à faire une rectification à propos du commentaire de Pierre sur la vie de N°°°. Ce n'est pas lui qui a quitté Marguerite, c'est elle qui est partie en 1909, à son grand regret ! et il n'a rencontré GERMAINE de S. qu'en 1913 !

Pierre 11/02/2018 22:36

J'ai pu reconstituer toute la vie de N***, en ménage avec Marguerite, la soeur de Georges Bottini. Né en province en 1876, il s'installe à Paris en 1892 où il suit les cours de l' Ecole des Beaux-Arts. Mais c'est la sculpture qui va capter son intérêt .Il va rencontrer le sculpteur Alfred Boucher (lauréat du grand prix de sculpture de l'Exposition universelle de 1900) et travailler dans son atelier. Il se met en ménage en 1896 avec la sœur du peintre Georges Bottini, Marguerite, avec qui il a quatre enfants qu'il reconnaîtra certes, mais qu'il abandonnera en 1912 pour suivre une musicienne Germaine de S***. Ses filles entrent à l'Orphelinat des arts de Courbevoie, ses fils à la Fraternité artistique. Il épouse Germaine en 1913 et devient écrivain et éditeur en 1916 en créant une revue d'avant garde SIC, synthèse des arts modernistes.Puis sa rencontre avec Guillaume Apollinaire va le faire entrer dans la vie artistique parisienne où il occupera le devant de la scène pendant la première moitié du XXème siècle.Une histoire qui ne peut être racontée dans un commentaire ...

chriswac 13/02/2018 12:31

Passionnant. Formidable de redécouvrir et de rendre vivant un passage sur la terre avec ses ombres et ses lumières. Apollinaire est mon poète de cœur. Je ne suis que plus intéressé par cet homme.
Amitié

Pierre 01/02/2018 16:01

Remarque intéressante ; comme je n'ai trouvé aucun Bottini dans les actes de naissance du 9ème après 1880, j'en conclus qu'ils ont nécessairement changé d'adresse. Je vais donc chercher dans les archives du 18ème et vous dirais ce que j'ai trouvé ce soir au téléphone à 18h ci cela vous convient.

Michèle 01/02/2018 11:25

Attention ! les 4 enfants de Marguerite, sœur de Georges, ont tous été déclarés à l'état civil par leur père !!!

Pierre 30/01/2018 15:55

Je poursuis avec le témoignage de "ma cousine" Michèle B., petite fille de Marguerite Bottini.
Non, Ludovic n'est pas mort naturellement au cimetière du Nord , il s'y est suicidé. Le poids des ses soucis était devenu trop lourd. Après le décès de son père , Georges fera venir rue Fontaine un ami N*** ,peintre aussi désargenté que lui et qui bien évidemment se mettra en ménage avec sa soeur Marguerite.De cette union naîtra quatre enfants, tous de père non dénommé, car N*** refuse tout mariage à la grande douleur de Léontine. Il faudra attendre 1909 pour que Marguerite fasse un vrai mariage d'amour . Mais là encore le destin ne sera pas propice et Léontine et Laure vivront encore des moments difficiles

Pierre 30/01/2018 15:16

je poursuis mon écrit du 29/1 10:17 concernant l'époux de Léontine Laure, Vincent Ludovic BOTTINI. En 1880, il ne lui reste plus que deux enfants, Georges et Marguerite. Tous les autres enfants sont morts en bas âge. Son magasin de coiffure ne se porte pas bien. Il a beau avoir dans sa clientèle Victor HUGO (qui habite à proximité , voir article de Christian rue Pigalle), les clients se font rares.En 1892 c'est la faillite! La même année, le 8 avril à 9h du matin, le gardien du cimetière du Nord (actuel cimetière Montmartre) découvre le corps de Ludovic, décédé (lecture de l'acte de transcription de la mairie du 18e à la mairie du 9e n°584). Le corps est ramené à son domicile au 4 rue Fontaine . Léontine et Laure deviennent alors deux femmes sans aucune ressource pour vivre car les tableaux de Georges ne se vendent pas.

Pierre 29/01/2018 12:46

Mille sabords mon message a été tronqué par overblog ! Pas banal ça aussi !!! . je le récrirai quand Michèle aura répondu ▀

chriswac 29/01/2018 12:53

J'espère que le lien va se renouer!
Merci pour tes informations. Tu es un fin limier! J'imagine qu'il te faut pas mal de temps pour ces recherches! J'ose à peine te demander de me renvoyer l'article d'Alexandre sur Bottini. Je ne sais si c'est moi ou mon ordi, ou overblog, mais certains de mes messges disparaissent! Je voulais citer une partie de cet article pertinent.
Je crois avoir mentionné l'anecdote dont tu me parles au sujet de la Nouvelle Athènes. Je crois pour ma part que l'odeur de rat crevé venait plutôt du bassin de la place.
Amitié
Christian

Pierre 29/01/2018 10:17

Toujours à la recherche de l'acte de décès de Léontine Laure (voir remarque de Christian ci dessous :), j'ai trouvé celui de son époux Vincent Ludovic. Histoire peu banale : il a été découvert le 8 avril 1892 > (actuel Pierre Fontaine). (transcription Mairie 18e vers Mairie 9e n°584)

Pierre 27/01/2018 17:20

message à Michèle : Christian ayant supprimé votre numéro (que je n'avais pas noté) difficile dans ces conditions de vous appeler !! Si vous lisez ces lignes , remettez le provisoirement sur le site , Christian le détruira ensuite Merci . Je pourrai vous parler des deux frères de Georges BOTTINI , Georges Louis né en 1870 et Emile né en 1872. Décidement les BOTTINI étaient une famille nombreuse !

CAUDRON 26/01/2018 22:17

J'ai trouvé que ,Georges BOTTINI avait non pas une mais deux soeurs !
la première, ainée de Georges : Louise Clémence Joachime BOTTINI née en 1869 PARIS 9
la dernière cadette : Marguerite Louise née en 1880 qui épouse en 1909 un médecin militaire Paul Marius Georges N. Je vous appelle demain vers 18h si cela ne vous dérange pas.
Note à Christian : j'ai cru, un instant, que ces nouvelles recherches allaient enfin me donner la date du décès de Léontine ( Marguerite Louise étant, avant son mariage, domiciliée chez sa mère rue des Carmes). Mes recherches dans les tables du 5ème sont hélas restées vaines.

chriswac 28/01/2018 09:58

Michèle
Croyant bien faire, j'ai supprimé votre message qui indiquait votre numéro de tel dont Pierre avait besoin pour vous contacter. Je suis désolé et j'espère que vous lirez cette réponse à votre commentaire afin que cette bévue puisse être réparée.
Cordialement
Christian

chriswac 27/01/2018 12:00

C'est quand même une belle aventure que provoque Bottini! Te connaissant un peu dans ta perspicacité et ta motivation je suis sûr que tu vas trouver la réponse que tu cherches!
Mon amitié.
Christian

Michèle 27/01/2018 10:05

Je découvre la deuxième sœur !!! j'attends votre appel aujourd’hui vers 18 h .A tout à l'heure !

Pierre 26/01/2018 18:05

Je découvre que Georges Bottini avait une soeur ! Elle est inconnue dans mon arbre généalogique. Je serai donc content de prendre contact avec vous. Quel moyen vous convient ? ( De ce site je n'ai pas accès à votre adresse mail )

chriswac 27/01/2018 11:58

bonjour Michèle! Je suis très fier d'avoir permis cette découverte! Je me permets de supprimer votre réponse afin que votre numéro de tel ne soit plus visible par tous.
Cordialement

Pierre 20/01/2018 14:33

Il s'agit de Jean d'Esparbès (né à Verneuil en 1899 et mort à Montmartre en 1968). Son atelier était au 36 rue Saint Vincent et il exposait dans la galerie du 102 rue Lepic ( au pied de mon immeuble) Ami de Carco, Dorgelès, Gen Paul, Marcel Aymé , il expose au Salon des Indépendants dès 1920. A ne pas confondre comme tu le soulignes avec Georges d'Esparbès, écrivain, ami de Bloy et assidu du Chat Noir Amitié ( nota :je t'envoie une photo de Léontine Laure BAZIN )

michèle 26/01/2018 17:11

Pierre ! nous sommes cousins ! prenez contact avec moi svp ! j'ai une aquarelle de G.Bottini qui représente sa soeur, ma grand'mère ......

Pierre 19/01/2018 12:42

Je ne suis plus sûr de la date de 1884 ,décès de Léontine BAZIN , mère de Georges (1874-1907). D'ailleurs elle ne cadre pas avec la crise de démence signalée ici ,l'amenant à vouloir tuer sa mère , il n'aurait eu que dix ans en effet en 1884. Le problème reste que je ne trouve aucune trace de son décès dans les tables décennales du 9è et 18è. Aurait-elle changé d'arrondissement après le décès de son fils?

chriswac 19/01/2018 19:48

Tiens-moi au courant de tes recherches. Existe t-il une photo de la mère de Georges B ?

Modigliani 18/01/2018 23:41

Talentuoso,bravo, sfortunato e misconosciuto il pittore Bottini ! Quel dommage, il est mort si jeune s'il avait
vecu sûrement il serait devenu célèbre...sono sicura
Bonne nuit Christian .
Modi

Pierre 18/01/2018 12:22

Oui Christian, j'aurais du hériter comme tu le dis d'une ,voire plusieurs toiles de Bottini. Léontine BAZIN avait donné en héritage à son décès en 1884 plusieurs tableaux à ses deux nièces Clémentine V. et Cécile V. (sa soeur Marie BAZIN étant décédée en 1859). Clémentine V. a transmis à son tour en 1947 à sa fille Marcelle G.. Cette dernière était une grande collectionneuse : outre les toiles de Bottini ,elle possédait un Watteau et un Corot,et ,plus récents, des tableaux de Jean d'Esparbès qu'elle avait acheté à la galerie du 102 rue Lepic (au pied de l'immeuble ou j'habitais à Montmartre) Hélas à son décès , mes parents ont trouvé l'appartement totalement vidé . Je n'ai même pas hérité de son Pierrot de d'Esparbès qui m' était pourtant promis !

Michèle 26/01/2018 16:08

Pierre, nous sommes cousins ! prenez contact avec moi svp !

chriswac 19/01/2018 19:43

Quel dommage! Je suis sûr qu'il devait y avoir de nombreuses toiles car Bottini a peu vendu malheureusement. quant au Watteau j'en suis éberlué! D'Esparbès est-il l'écrivain, ami de Bloy? Ou bien s'agit-il d'un peintre ?
Amitié

Pierre 16/01/2018 18:20

Voilà un sujet qui tombe à pic dans ma généalogie ! En effet la mère de Georges BOTTINI , Léontine BAZIN était la soeur de mon arrière-arrière grand père maternel Théodore Louis BAZIN. Inutile de te préciser qu'il était considéré comme le mauvais grain de la famille. Mais grâce à ton article , je peux enfin en connaître un peu plus sur lui ,merci et amitié.

chriswac 17/01/2018 09:35

Décidément tu as de nombreuses attaches et non des moindres dans ce quartier! Tu aurais pu hériter d'une toile de Bottini! Je suis sûr qu'un jour, un conservateur ou un passionné aura l'idée de lui consacrer une exposition qui lui donnera sa véritable place.
Mon amitié

Guinet 16/01/2018 17:42

Superbe j ai partage

chriswac 17/01/2018 09:33

Merci! Et moi j'ai eu l'occasion de voir Gy grâce à vous! et de voyager....

Guinet 16/01/2018 17:40

Superbe j ai partage

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