Le blog de chriswac
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J'ai bu où ta bouche avait bu
Et depuis
Je vous aime
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Dors-tu en cet instant
Sens-tu que je te regarde
Et que j'embrasse tes paupières fragiles
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Comme un petit animal
Nicole en boule sur son lit
Ne pense à rien
Et puis pour s'échapper du banal
D'un battement de ses longs cils
Très doucement devient coussin
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Avant toi
Je ne le savais pas
Que tu étais pour moi
Comme la main pour l'eau
Le ventre chaud pour les chatons
Le ciel pour les orages
Avant toi
Je ne le savais pas
Que tu étais la femme où je serais un homme
Qu'au minuit de ma nuit
Tu serais mon Noël
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Laisse peser la tête sur mon épaule
Laisse peser la tête jusqu'à cette douleur
Qui me fait me tourner vers un autre sommeil
Qui me fait doucement me détacher de toi
Comme on laisse un soleil pour se coucher à l'ombre
Laisse peser la tête jusqu'à cette prière :
Mon Dieu gardez toujours ma femme auprès de moi
Ne me laissez jamais tendre les mains dans le vide
Comme un aveugle
Comme un mort
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Lien : poème d'amour.
Dim 14 fév 2010
2 commentaires
Monsieur,
Je viens d'achever "chat gris et encre noire"
Je viens de lire quelques poèmes dédiés à votre épouse et en particulier ceux de la Saint Valentin...
Je vous connais, Christian, vous êtes celui que j'aurais voulu être ! Vous êtes celui que je déteste !
Je vous connais, Christian, vous êtes la mémoire de ceux qui sont "partis" Jean-Loup et Marianne"...
Je vous connais Christian, vous êtes le chantre de vos parents "décadents" : votre Mère de plus en plus penchée vers la terre, votre Père de plus en plus immergé dans le Léthée...
Je vous connais, Christian, vous êtes l'âme écorchée que je suis et que j'aimerais tant ne pas être !
Je vous connais Christian, vous êtes le poète qui a composé le plus grand et le plus bel hymne à la femme : "Mon Dieu"...."comme un aveugle"
Sachant qui vous êtes, ce que vous avez été et d'où vous venez, je crois, Christian, que l'on peut quand même et malgré tout avoir de l'espoir en l'homme. Et votre père, je pense serais du même avis...
Bon voyage au Laos.
Peut-être lirez-vous ce message avant votre départ. Peut-être me répondrez-vous... C'est du moins ce que je souhaite.
Castelego - le 07/02/2009 à 20h29
Je reçois votre message. C'est celui d'un ami, "un semblable, un frère". Je le garde comme un caillou blanc qui me permettra de retrouver le chemin qui mène vers vous.
chriswac
de bien tendres poèmes. Je trouve le dernier magnifique.
Nivose - le 14/02/2010 à 20h25