Jeudi 4 mars 2010
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Voilà, il est là ce troisième bouquin.
Il paraît dans le mois qui a vu s'ouvrir le caveau où l'on a descendu le cercueil de mon père.
Mon vrai père.
Celui que j'ai parfois détesté enfant et adolescent et que j'ai retrouvé, adulte.
Celui dont je me suis senti si proche que parfois j'en ai été bouleversé.
J'ai reconnu mes défauts dans ses défauts, et quelques fois mes qualités dans les siennes.
Je l'ai aimé de plus en plus profondément avec le temps.
Il me manque
Le vrai roman de mon père, je l'écrirai.
Un roman d'ombres et de lumières.
Un roman d'amour.
Ce livre est disponible pour l'instant chez Edilivres mais il se trouvera dans quelques jours à la Fnac, Amazon.... et chez les libraires sur demande.
Il ne m'appartient plus.

Première maquette de couverture
Lien D'un père l'autre. La mort du père. 3ème roman (3ème partie)
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Par chriswac
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Jeudi 25 juin 2009
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16:00
La dernière partie du roman fait écho à la première mais le chemin s'inverse. Alors que l'enfant s'éloignait de son père, l'adulte va se rapprocher de lui. Lou, la soeur de Léo retrouve la trace de
son frère grâce à la maison d'édition qui publie ses livres. elle lui apprend que leur père est atteint par la maladie d'Alzheimer et que la progression du mal est telle que s'il veut le revoir, il
doit venir au plus vite. Léo qui n'a pas abandonné son désir de vengeance, tient à revoir son père pour s'expliquer avec lui avant qu'il ne perde tout souvenir. Il retrouve un homme affaibli et
perdu. Il tente de lui parler. Il découvre des aspects inconnus de cet homme. Il reçoit des révélations sur sa propre enfance. Peu à peu, sans lui pardonner vraiment, il se rapproche de lui
jusqu'au jour où il se rend compte que malgré lui, il l'appelle "papa", mot qu'il n'avait jamais pu prononcer. Quand le mal est trop insupportable, quand tout espoir est perdu, Léo vient la nuit
embrasser son père qui attend son fils. Il le serre contre lui et l'étouffe.
3ème partie
L'autre
extrait : le rendez-vous
"(...) Comme il a froid pense Léo. Pourquoi l'a-t-on laissé avec ce seul drap sur le corps? pourquoi les couvertures inaccessibles, sont-elles pliées sur une chaise près de la fenêtre? Il se
penche, prend son père dans les bras, le soulève et tente de l'asseoir. Il provoque un court gémissement suivi d'un râle. Il lit la souffrance sur son visage émacié. Il n'insiste pas, le laisse
repartir en arrière en soutenant son dos et sa tête. Il écarte l'oreiller afin qu'il puisse reposer, bien à plat, comme il en a l'habitude. Il passe la main sur son visage, suit du doigt les cernes
mauves, s'attarde sous le menton, comme il l'a vu faire avec son chat. Il caresse la pomme d'Adam, le cou si fragile. Il descend vers la poitrine aux côtes saillantes, pose la main sur le coeur qui
bat sourdement. Son père essaye de lever les bras, d'attirer à lui son fils. Léo pose la tête sur sa poitrine, contre son coeur. Il ferme les yeux. Il est bien. Il sent dans ses cheveux une main
légère, sur sa tempe, sur sa joue. elle reste là, sur sa joue. Léo garde les yeux bien clos. Il est à l'abri entre le coeur et la main de son père. Il ne bouge pas. Il ne veut pas bouger. Pour la
première fois, si proche, pour la première fois contre la poitrine nue de son père. Contre le coeur de son père.
Des mots à peine audibles. Non, il ne rêve pas. Il entend des mots qui se précisent. Une fois, deux fois, trois fois...Aide-moi. Oui, son père prononce ces mots, en appuyant la main sur le visage
de son fils : Aide-moi...
Léo se redresse. Il le regarde. Quelques centimètres les séparent : "Papa, je veux t'aider. Je suis venu t'aider.
- Aime-moi..."
Léo sursaute. il n'est pas sûr d'avoir compris. Il passe la main derrière la tête de son père et la soulève à peine : Papa... Oui... Je t'aime.
Il reçoit en réponse une légère pression sur le bras. Il serre contre lui le visage de son père. C'est contre son coeur qu'il tient maintenant son père. Il reste ainsi, les yeux fermés avec son
père qui a fermé les siens.
La suite, Léo la vit comme dans un rêve. Des nuages assombrissent le ciel. La lumière du jour faiblit. La chambre s'obscurcit. Ses gestes se font lents, comme s'il évoluait dans les profondeurs. Il
prend l'oreiller et le glisse entre sa poitrine et le visage de son père. Il passe les deux mains derrière son crâne et il serre. Les yeux, le nez, la bouche contre le duvet, son père esquisse un
timide mouvement de recul. Puis il s'abandonne. Il se laisse faire. Il laisse s'enfoncer sa tête dans l'épaisseur de l'oreiller. Il entend battre son sang. Ou peut-être est-ce celui de son fils
dont il est si proche maintenant? Léo continue de serrer. Il serre de plus en plus fort. Il n'arrête pas quand il sent les mains de son père s'agripper à ses bras. Il n'arrête pas quand il sent
tressaillir les jambes de son père sous le drap. Il pose les lèvres sur les cheveux de son père. Il attend que tout se calme. Il attend longtemps après le dernier sursaut. Il tient son père contre
lui, fermement, comme un noyé qu'il ramènerait au rivage. Il tire l'oreiller chiffonné qui tombe à côté du lit. Il regarde son père. Ses yeux sont ouverts. Sa bouche est ouverte. Il l'étend. Il
ramène ses bras le long de son corps. Il remonte le drap. il se relève.
Il voit, debout contre le mur, sous la croix noire, Suzie qui n'a pas bougé : Laissez-moi seule avec lui. Je vais m'asseoir près de lui. C'est mon tour maintenant. Dépêchez-vous de rentrer avant
l'orage."
Lien : Alzheimer. Un poème. (2)
Par chriswac
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Jeudi 25 juin 2009
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09:06
D'un père l'autre (2ème partie)
Entre deux
La deuxième partie du roman couvre presque trente ans. Elle est courte et ne comprend que trois chapitres.
Le bac en poche, Léo est parti de chez lui. Il est allé aussi loin qu'il a pu pour oublier son enfance. Mais sa haine reste bien ancrée en lui malgré sa vie voyageuse et l'amour qu'il trouvera
enfin. Il se mariera avec Faranak, une belle Iranienne avec laquelle il partagera une vie insouciante d'étudiant prolongé...
Avant de la rencontrer, il est guidé guidé vers sa vie d'homme par Chloé, étudiante comme lui à la fac d'Aix.
Extrait :
Chloé
"...Ce que vécut Léo, ses amours, ses réussites, ses échecs, ses lâchetés, il les consigna dans son journal. Il raconta comment il trichait avec les sentiments. Comment persistait en lui ce besoin
d'être aimé et cette incapacité d'aimer. Il exposa sans complaisance ses ambigüités et ses fuites. Il eut avec quelques hommes des amours qui durèrent une saison et puis un jour, il fut choisi par
une jeune fille un peu folle qui l'aima dès le premier regard, le dragua, le coucha dans son lit et le fit entrer dans l'amour des femmes. Elle avait jeté son dévolu sur l'étudiant mélancolique qui
suivait les mêmes cours de littérature comparée. elle s'était assise à côté de lui, avait étalé sur la table en empiétant sur son
espace, un gros classeur à spirale, une trousse de cuir rouge, une petite bouteille d'eau minérale, un paquet de chewing-gum, un miroir de poche, la reproduction d'un tableau de Klee, un couteau
corse à cran d'arrêt... Elle avait attendu sa réaction. Il avait souri et lui avait demandé si elle avait l'intention d'utiliser son arme. A la fin du cours, elle lui avait proposé d'aller boire un
café. D'accord pour gazouiller, avait-il répondu. Il avait reconnu le tableau de Klee, la machine à gazouiller
et n'avait pu s'empêcher d'étaler sa science. Qu'importe, Chloé dont il avait lu le nom gravé sur le manche de corne, n'avait qu'une envie : coucher le garçon
ténébreux dans son lit. Après le café, elle l'avait invité à monter chez elle. Léo aurait parlé pendant des heures si Chloé qui avait bien compris qu'il fuyait dans le labyrinthe des mots, ne
s'était approchée de lui et n'avait posé les lèvres sur sa bouche. Chloé était une grande amoureuse des hommes. Elle sut entraîner celui-là, si peu expérimenté et si peu audacieux, dans les
caresses les plus sensuelles et dans la découverte du corps de l'autre. Léo, guidé par elle, connut enfin ce qu'était l'amour partagé, le plaisir donné et reçu dans la même étreinte. Il découvrit
la jouissance de la femme. Il comprit qu'il pouvait en être l'artisan. Il en fut si bouleversé qu'il voulut plusieurs fois faire l'amour. Chloé, amusée et ravie avait fini par le calmer en posant
les lèvres sur son sexe, comme elle les avait posées sur sa bouche bavarde pour la faire taire. (...)
Lien : D'un père l'autre. La mort du père. 3ème roman (3ème partie)
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Par chriswac
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Mercredi 24 juin 2009
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09:15
Roman : D'un père l'autre.
Avant qu'il ne paraisse en février 2010, je vous présente mon troisième roman. Il se compose de trois parties. La première est celle de l'enfance. Un garçon tue son père. enfin, il rêve de le tuer
tant sa haine est forte. Il n' a pas reçu d'amour. Il n'a reçu que du mépris et de la violence. Il raconte son enfance et la mort de sa mère dont il rend son père responsable.
Le roman s'ouvre sur un parricide. Le père est étranglé dans son lit par son fils. Le roman se ferme sur un parricide. Le père, malade et condamné, se laisse étrangler par son fils, dans un acte
d'amour partagé. C'est donc l'histoire d'un parcours qui va de la haine à l'amour. Du crime de haine au crime d'amour.
Ière partie : D'un père.
Extrait : les poupées.
" C'est bien souvent que Léo se sent rejeté par ses frères. Il n'en souffre pas vraiment. Il n'aime pas leurs jeux. Les pistolets, les sabres, les ballons de foot le laissent indifférent. Il ne
sort jamais de leur boîte à chaussures les petits soldats que son père lui a offerts. Il préfère les poupons de celluloïd qu'il habille et déshabille sans se lasser. il a pour eux une garde-robe
complète qu'il a rangée dans un grand tiroir de la commode de bois sombre. les petits pulls de laine tricotée, les pantalons de coton, les bonnets de couleurs vives sont soigneusement pliés par
tailles. Sur la droite, les vêtements minuscules destinés aux baigneurs roses, sur la gauche, les plus grandes tailles, celles qui conviennent à Boubou, le géant de la bande, un enfant noir de
quarante centimètres. C'est le préféré de Léo qui s'est mis en tête d'organiser un orphelinat dont sa soeur, Lou, est l'infirmière et lui le médecin. Pas question de jouer au papa et à la maman.
Léo ne supporte pas l'idée de ressembler à son père, à n'importe quel père. Il recueille les malheureux, les abandonnés, les enfants victimes de parents tortionnaires. David se moque de lui quand
il le surprend, dans la chambre de Lou, occupé à parler à des poupées. Son père s'en irrite et accuse sa femme de mal élever ce garçon qui ressemble à une fille. Un jour, alors qu'il cherche Léo
pour l'emmener avec ses deux frères à un match de foot de l'équipe locale, il le trouve, assis sur le lit de sa soeur, avec sur les genoux, le poupon noir auquel il fredonne une berceuse. Il se
précipite sur lui, arrache le négrillon qu'il saisit par un bras et balance par la fenêtre avec une telle force que le membre détaché lui reste dans la main. Léo bondit à la fenêtre. Il voit, à
côté de la bordure de grès du trottoir, Boubou, sur le dos, le bras levé comme pour un appel. Il ferme les yeux quand passe une camionnette. Quand il les rouvre, la petite main est toujours tendue
vers le ciel, le corps est aplati et au-dessus de l'écharpe de laine rouge, la tête a explosé, projetant de tous côtés des écailles noires. Léo se précipite sur son père. Il s'acharne contre lui, à
coups de pied, à coups de poing. Il ne peut s'arrêter. Il ne le veut pas. Il veut faire reculer cet homme sans coeur. Il veut frapper et frapper encore. Une gifle magistrale, un aller-retour
violent l'arrête net, l'envoie en arrière. Il gardera jusqu'au lendemain la trace rouge de la main de son père sur le visage. Mais il n'a pas eu mal. Il n'a rien senti."
...
Lien : D'un père l'autre. La mort du père. 3ème roman (2ème partie)
Par chriswac
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Vendredi 5 juin 2009
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19:25
Il a été publié en décembre 2008. Il raconte une histoire en grande partie auto biographique, une histoire que je portais depuis plus de vingt ans sans
pouvoir la dire. C'est l'histoire d'un amour et d'une trahison. Une histoire banale au fond, comme en connaissent bien des terriens.
Comme il ne m'était pas possible de la raconter à la première personne, j'ai demandé à mon chat, mon petit compagnon de ces années tragiques de prendre la plume... C'est donc lui le témoin de la
catastrophe, lui qui porte un jugement juste sur les êtres.
Le voilà au Liban, sur la terrasse. Tout ce qu'il raconte, ma chienne massacrée, les cigognes dégommées comme au casse-pipe, son incursion dans une famille intégriste qui a voulu le tuer... tout
cela est vrai.
Sur cette photo il est en Bulgarie. J'aurais dû le garder avec moi et ne pas le confier à l'être que je croyais digne d'amour et de confiance.
Il est mort de mon histoire, à cause de mon aveuglement. Je l'ai tenu contre moi quand l'aiguille a transpercé sa veine.
Après, c'est toujours lui qui raconte... Un chat ne meurt jamais tout à fait... Il me voit rentrer chez moi, il me voit aligner les somnifères et les avaler un à un, à grandes rasades de
whisky...
Quand je l'entends à ma porte, il fait tout pour me dissuader de le suivre. Il sait qu'il habite de l'autre côté, chez les morts et que si je le rejoins, c'est que je serai mort à mon tour. Je ne
peux résister, je le suis, je le saisis, nous ronronnons tous les deux, bien loin de la réalité blessée. Nous nous retrouvons tous les deux dans notre jardin volé. Morts mais libres!
Evidemment je n'ai pas réussi mon suicide. Il a dû prévenir avec ses pouvoirs de chat, mon amie, devenue ma femme, de forcer ma porte et d'appeler le SAMU.
Je ne l'ai jamais oublié. 20 ans après, c'est à lui que je dois d'avoir pu écrire ce roman. C'est à lui que je dois de m'être libéré.
J'ai écrit des poèmes pour lui. Je le retrouverai, je le sais. Il m'attend sans impatience.
Lien :
poèmes pour mon chat. Mort.
lien : les chats. Poèmes, photos, histoires.
Par chriswac
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