Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 09:30

 

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La ronde 

 

Lourd si lourd j'ai sur le dos le soleil

C'est moi qui porte le soleil

D'un bout à l'autre de ma rue

Avant de passer le relais

Au nain de la rue Paul Albert


On me dit que c'est un cancer

Mais c'est le soleil je vous dis


Il me couvre de ses rayons

Chaque matin à l'hôpital

Il me transforme en hérisson

Avec ses picots de métal


Je rentre seul à la maison

Avec mon chargement de feu

Mon chariot des quatre saisons

Dont pas un seul passant ne veut


Et quand l'ombre envahit ma rue

Et remplit à ras bord l'espace

De mon allure de tortue

J'abandonne ma carapace  


C'est le nain de la rue Paul Albert

Qui près de l'escalier m'attend

Il rentre de Lariboisière

Avec son sac incandescent


Lourd si lourd il a sur le dos le soleil

C'est lui qui porte le soleil

D'un bout à l'autre de sa rue

Avant de passer le relais

Au vieux de la rue Feutrier 


 

..........................................................................................................

PS: Merci à ceux qui se sont inquiétés pour moi. Ce texte est purement imaginaire  et métaphorique de la condition humaine! (rien de plus!)

En attendant..............

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Liens : Poème. S'il est un Dieu. (cancer).

Poème pour Elisabeth (cancer)

Un poème du Cancer

 

 

 

...

 

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Par chriswac - Publié dans : POEMES...Divers - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Commentaires

Un poème impressionnant. Très beau

Commentaire n°1 posté par linette le 11/07/2010 à 10h33

J'aime votre manière d'écrire sur un rythme de chanson ce qui est la destinée humaine, tragique. Il ne faut pas la prendre trop au sérieux.

Commentaire n°2 posté par oural le 09/07/2010 à 08h00

Des images impressionnantes

Commentaire n°3 posté par alain le 06/07/2010 à 09h17

C'est une autre version du mythe de Sisyphe. Interminable manège de la vie blessée. Pour briser le karma est-il besoin d'être bouddhiste ou hindouiste?

Commentaire n°4 posté par titane le 27/06/2010 à 15h11

Ou comme le préconise Schopenhauer, refuser d'avoir des enfants, dire non à la chaîne des souffrances... Mais l'humanité n'a pas choisi cette voie! Et dire qu'on prétend égoïstes ceux qui n'ont pas d'enfants!

Réponse de chriswac le 01/07/2010 à 12h15

C'est comme une chanson. Une ronde infinie. Avec un peu de bonheur peut-être entre deux séances de thérapie. Beau poème.

Commentaire n°5 posté par nicéphore le 26/06/2010 à 11h46

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