Partager l'article ! Poème. Cancer. La ronde des cancers.: La ronde Lourd si lourd j'ai ...
La ronde
Lourd si lourd j'ai sur le dos le soleil
C'est moi qui porte le soleil
D'un bout à l'autre de ma rue
Avant de passer le relais
Au nain de la rue Paul Albert
On me dit que c'est un cancer
Mais c'est le soleil je vous dis
Il me couvre de ses rayons
Chaque matin à l'hôpital
Il me transforme en hérisson
Avec ses picots de métal
Je rentre seul à la maison
Avec mon chargement de feu
Mon chariot des quatre saisons
Dont pas un seul passant ne veut
Et quand l'ombre envahit ma rue
Et remplit à ras bord l'espace
De mon allure de tortue
J'abandonne ma carapace
C'est le nain de la rue Paul Albert
Qui près de l'escalier m'attend
Il rentre de Lariboisière
Avec son sac incandescent
Lourd si lourd il a sur le dos le soleil
C'est lui qui porte le soleil
D'un bout à l'autre de sa rue
Avant de passer le relais
Au vieux de la rue Feutrier
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PS: Merci à ceux qui se sont inquiétés pour moi. Ce texte est purement imaginaire et métaphorique de la condition humaine! (rien de plus!)
En attendant..............
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Liens : Poème. S'il est un Dieu. (cancer).
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Un poème impressionnant. Très beau
J'aime votre manière d'écrire sur un rythme de chanson ce qui est la destinée humaine, tragique. Il ne faut pas la prendre trop au sérieux.
Des images impressionnantes
C'est une autre version du mythe de Sisyphe. Interminable manège de la vie blessée. Pour briser le karma est-il besoin d'être bouddhiste ou hindouiste?
Ou comme le préconise Schopenhauer, refuser d'avoir des enfants, dire non à la chaîne des souffrances... Mais l'humanité n'a pas choisi cette voie! Et dire qu'on prétend égoïstes ceux qui n'ont pas d'enfants!
C'est comme une chanson. Une ronde infinie. Avec un peu de bonheur peut-être entre deux séances de thérapie. Beau poème.