Jeudi 23 juillet 2009
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Disparaître
Je suis loin je suis bien
Sous le ciel sans mensonge
Je flotte à la face des eaux
Comme un requin blessé
Et sur mon ventre blanc
Se posent les oiseaux
Les portables peuvent sonner
de leurs mélodies ridicules
Le courrier peut s'entasser
Dans la boîte inutile
Avec les nouvelles abominables
Avec les plaies et les cancers
Avec les mots gantés de blanc
Précis comme des chirurgiens
Je suis si loin déjà
Où le courant m'entraîne
Je glisse en souriant
Vers ce point qui m'aspire
Vers cette mer sans fond
Où je vais redescendre
Déjà me paralyse
Le froid délicieux
Déjà les algues noires
passent devant mes yeux
Je me prends les chevilles
Je me love sur moi
Comme une pierre fossile
Je m'engloutis
Dans l'argile des eaux
Rien ne parviendra plus
Des rumeurs du rivage
Je ne saurai plus rien
Des saisons et de l'âge
Et jamais
Non jamais
Je n'apprendrai la mort
De ceux que j'aime.
Lien : Poème. Tristesse.
...
Par chriswac
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Publié dans : poèmes
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Disparaître Vivre
Je suis bien Je suis bien
Sous le ciel sans nuage Sous le ciel sans nuage
Je flotte à la face des eaux Je flotte à la face des eaux
Comme un requin blessé Comme un Moïse sauvé
Et sur mon ventre blanc Et sur mon berceau blanc
Se posent les oiseaux Se posent les oiseaux
Les portables peuvent sonner Les portables sonnent
De leurs mélodies ridicules Ils m'apportent des nouvelles de ceux que j'aime
Le courrier peut s'entasser Le courrier dans ma boîte
Dans la boîte inutile M'apporte des échos
Avec des nouvelles abominables Tantôt bons, tantôt moins bons
Avec les plaies et les cancers Avec des mots gantés de blancs
Avec les mots gantés de blanc Précis comme des rapports
Précis comme des chirurgiens D'autopsie
A bientôt.