Mercredi 17 juin 2009
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18:35
Je viens de voir Elisabeth. Elle a été transportée lundi dernier à Jeanne Garnier, maison de soins palliatifs, avenue Emile Zola, à Paris. A l'entrée, une
plaque rappelle que Jean-Marie Lustiger a posé la première pierre de cette institution en 1994. Aucune plaque n'indique qu'il y est mort il y a moins de deux ans.
Quand on entre dans le bâtiment, tout est paisible et clair. Le plafond est un ciel bleu avec quelques nuages, les fenêtres donnent sur un jardin de fleurs. Dans les chambres, des femmes, des
hommes, des enfants attendent. Ils ont un sursis de trois semaines en moyenne avant de devenir cadavres.
Je l'ai rencontrée il y a plus de dix ans. Elle était assise dans un escalier de la station de métro Strasbourg-Saint-Denis. On voyait d'abord son chat. Un imposant chat blanc, bien droit, posé
devant une petite corbeille dans laquelle les gens pressés laissaient parfois tomber une pièce de monnaie. J'ai vu le chat et j'ai croisé le regard d'Elisabeth. Alors a commencé une amitié que la
mort seule interrompra.
Comme je milite (enfin, c'est un grand mot) disons que je fais partie d'une association qui essaye d'apporter un peu d'aide à ceux qui le désirent, je lui ai parlé, j'ai parlé à son chat, Toto.
Nous avons réussi à lui redonner une identité perdue car elle n'avait plus un seul papier et vivotait grâce à la mendicité dans des hôtels sordides, propriétés de tenanciers aussi sordides. Nous
avons réussi à lui trouver un petit appartement rue oberkampf. Mais ce que nous avons fait n'est rien par rapport à ce qu'elle nous a donné. Son goût de vivre, sa gentillesse, son regard toujours
généreux porté sur les autres. Une sacrée leçon de vie! quand elle touchait ses aides sociales, il fallait veiller à ce qu'elle ne les distribue pas le premier jour à "plus pauvre qu'elle".
Elle avait un compagnon de galère venu du Cameroun. Un soir d'ivresse, il s'est battu sur le quai de la station et il est tombé au moment où arrivait la rame. Il est mort sur le coup. Elle avait
des parents qu'elle aimait plus qu'elle. Un soir, alors qu'elle vivait encore chez eux, on est venu la prévenir qu'ils avaient eu un accident et qu'ils avaient brûlé dans leur voiture.
Tous ces malheurs... Elisabeth ne se plaignait jamais. Elle parlait aux animaux, elle nourrissait les oiseaux, elle distribuait son argent aux mendiants du Richard-lenoir. Peut-être pour évacuer
ses angoisses fumait-elle sans mesure. Le cancer s'est accroché à ses poumons. elle ne peut plus manger. Elle est en soins palliatifs.
Je l'ai vue aujourd'hui. Elle ne pèse presque plus rien. Une enfant, une plume, un chat. Les anges n'auront pas à se fatiguer pour la transporter et pour la poser doucement près de ses parents
retrouvés, de son compagnon relevé et des animaux sans malice qui lui ressemblent.
Lien : Poème pour un enfant malade.
Lien : Poème pour Elisabeth (cancer)
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Par chriswac
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Publié dans : WACRENIER
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disant qu'elle était battue, maltraité, que je lui ai cassez le nez, il suffit d'être juste un peu observateur
pour voir que jamais elle n'a eu le nez cassé heureusement
Elle devrait lire cela, elle qui s'invente des histoires, et ment détruisant les êtres sur son passage,
elle jette ses mensonges à la face du monde sur son blog et me détruit petit à petit elle devrait lire cela
oh oui elle devrait ! Elle a qui l'oncologue un jour a téléphoné en disant que je ne pouvais pas rester seule, que
j'étais mal, "elle a répondu, je ne fais pas 1h de route, alors qu'elle était à 30 mn de chez moi et avec une voiture"
enfin bref, des personnes comme Elisabeth sont rares, et si précieuses, que l'on a envie de crier POURQUOI ??
Je suis née à Paris, je connais bien, comment va Elisabeth aujourd'hui 23 Juin ?
Amitiés très sincèrement
Lili