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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:26


Au premier étage de la maison, de nombreuses oeuvres du peintre sont exposées. Elles y sont à leur place puisque pour la plupart, elles ont été peintes dans l'atelier, à côté du pavillon.
Inspirée de la ballade de Bürger, traduite par nerval, la toile : Lénore, les morts vont vite, est tourmentée et ténébreuse à souhait. La touche nerveuse permet de regretter l'évolution ultérieure du peintre vers un classicisme plus froid. Lénore attend son bien-aimé parti à la guerre. Persuadée qu'il est mort, elle implore le ciel de lui permettre de le rejoindre. Un cavalier apparaît alors, la saisit et l'emporte au grand galop vers le lit nuptial, le lit de la mort. Etrange toile où ne brille que la chair blanche de la seule vivante, courbée et résignée, tenue par son amant revêtu d'acier, tandis que commencent à se rassembler les spectres de tous les amoureux défunts.

                                                                                                                                                                                                                     Autre figure romantique, Faust dans son cabinet. Dans une posture un peu théâtrale, le bon docteur songe avec tristesse à sa vie passée, au temps perdu.


Dans la vitrine, une petite toile, étude pour l'oeuvre exposée au salon de 1846, montre Marguerite tenant dans ses bras son enfant mort qui semble s'accrocher à elle et rechercher la chaleur du corps maternel à travers un drap aussi lourd qu'un linceul.


Romantique encore, le Giaour, inspiré de Byron... Les Turcs appellent ainsi avec mépris le non-musulman, le plus souvent chrétien. Le Giaour de Byron, désespéré d'avoir perdu Leïla, décide de se réfugier dans un monastère avant d'y mourir d'amour. Beau portrait sombre et vigoureux. L'homme nerveux semble entamer une danse de mort...
Les autre oeuvres exposées me paraissent plus froides, plus conventionnelles. parmi elles le portrait de la princesse de Joinville


Elle ressemble à une poupée de porcelaine, un peu boudeuse, un peu triste, avec pour seuls bijoux ces méchantres décorations, insectes de métal sur son sein et son épaule.


La reine Marie-Amélie en deuil me paraît moins convenue. Ary Scheffer est allée en Angleterre où la famille royale s'était exilée après la révolution de 1848. La reine tient dans ses mains le portrait du roi. Son visage est à la fois légèrement baissé vers lui et tourné vers une autre lumière.

 
Cornélia Scheffer, fille du peintre et admiratrice de ce père dont elle aime copier les oeuvres. C'est elle qui léguera la plus grande partie des toiles d'Ary Scheffer à Dordrecht (Pays-Bas) ville de sa naissance.


Cornélie Scheffer (décidément, l'imagination manque un peu pour les prénoms!), nièce du peintre.Elle épousera Ernest Renan. Noémie, la fille du couple habitera la maison qui restera dans la famille jusqu'au don qui en sera fait  à la ville de Paris.


Avant de quitter le musée, un petit coup d'oeil à Sophie Marin, future épouse du peintre.
Si l'envie vous prend d'aller rendre visite à toutes ces belles dames qui vous attendent patiemment, n'hésitez pas à vous rendre 16 rue Chaptal. Vous descendrez à Blanche ou à Pigalle et vous serez reçu gratuitement tous les jours de la semaine sauf le lundi, de 10h à 18H.....

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