Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /Déc /2008 15:08


Comme chaque année, à minuit j'ai posé devant le boeuf et l'âne le bébé qui vient de naître. Réalité ou légende peu importe... L'histoire est belle et vient vivre en nous comme une petite flamme.

Je me rappelle les Noëls de l'enfance, dans la maison du nord. Ma grand mère avait gardé les santons de Provence que lui avait donnés sa belle famille marseillaise et chaque année, dans la cheminée, elle les disposait avec nous qui étions si maladroits que nous en cassions parfois et qu'il fallait les recoller. Au fil des ans ils furent presque tous estropiés et sans doute en attente du miracle de minuit qui leur rendrait leur intégrité!

Je ne sais pas si aujourd'hui le miracle a eu lieu car tout ce petit monde a été abandonné dans la maison de Réveillon (un nom prédestiné) lorsqu'elle fut vendue. L'ange lourdaud et amateur de charcutaille me chuchote lorsque j'approche l'oreille de sa bouche gourmande que les santons ne meurent jamais car ils sont faits de terre et retournent à la terre. J'ai déjà lu ça quelque part...

Saint François est venu avec ses frères animaux, comme il les appelle. Il y a là frère ours en voie de disparition, frère sanglier gaiment massacré par les viandards, frère lapin écorché vif pour être accommodé à la moutarde, frère renard l'ami du Petit Prince gazé dans son terrier avec ses renardeaux, frère chien toujours fidèle même au pire des cons. Saint François fait confiance à Isaïe qui nous promet des temps messianiques : Le loup et l'agneau iront paître ensemble, le lion comme le boeuf mangera de la paille, il n'y aura plus de violence sur la montagne sainte...."
Mais quand ce jour viendra le problème sera réglé depuis longtemps et François sera bien déçu car il ne restera plus sur terre une seule créature sauvage et libre.

Peut-être quelques taureaux à l'odeur de camargue subsisteront-ils pour faire bander les amateurs de corrida. Il paraît que certaines femme aiment ça aussi... Elles qui ont si longtemps lutté pour être égales aux hommes, elles ont donc réussi au-delà de leurs espérances et se sont abaissées à leur niveau. Bravo. Ce taureau de la crèche ne se fait pas trop d'illusions et se détourne avant d'être remarqué par un torero de passage.

Bon! Chassons les tristes pensées et considérons que cette nuit tout est différent. Le boeuf et l'âne ne seront pas mangés ou exploités jusqu'à la mort. Ils recevront du bébé qu'ils réchauffent de leur haleine une force invincible qui les ménera tout droit, le jour venu en Paradis.
D'ailleurs si ce curé lui aussi est admis un jour en Paradis, c'est d'abord parce qu'il soigne bien son âne et ensuite parce qu'il a un parapluie rouge. Ces deux choses l'absoudront de bien des fautes!

Au loin, une biquette blanche se demande si elle va quitter son Monsieur Seguin qui fume la pipe et sa Madame Seguine qui file la laine.

Le cheval qui vous regarde et se détourne de son bandit des grands chemins vous rappelle que le rêve est possible. Vous montez sur son dos et vous vous laissez entraîner vers les étoiles. Vous verrez, ça marche... ça galope même...

Les rois mages sont encore loin. Ils arriveront le 6 janvier. Mince alors, c'est le jour de mon anniversaire et les cadeaux ne seront pas pour moi!

Mais... Des chats... Curieux et à l'écart... Il a fallu qu'ils viennent mettre leur grain de sel dans ma crèche.  

Je confie donc à leur miaulement, à leur ronron, à leur douceur le soin de vous souhaiter à tous de belles fêtes.
 
  
Par chriswac - Publié dans : WACRENIER
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 09:18

Je gravis les trois cents marches pour trouver refuge un instant dans ma vieille église. Dans le choeur, à droite, le tableau de José Ribéra : La descente de Croix  jette une tache blafarde sur les murs de pierre. C'est un tableau ténébreux qui nous fait entrer dans la nuit de la mort. Le lourd cadavre pèse de tout son poids inerte et les bras décloués semblent se replier comme les ailes d'un oiseau de mer mazouté. Il évoque le corps blafard des cours de dissection ou les animaux depecés pendus au crochet des abattoirs. La femme sur laquelle il s'appuie un instant avant de s'écrouler apparaît sur l'encre du ciel, comme un masque blanc qui exprime sans espoir la douleur et l'interrogation. Les yeux sans vie du supplicié sont tournés vers lui comme vers un astre mort.
 




















En face de Ribéra, de l'autre côté du choeur, s'élève vers les voûtes l'immense toile de Parrocel : Jésus au mont des Oliviers. Elle est divisée en trois parties et comme emportée par la diagonale des deux personnages du centre de l'oeuvre.















En bas les apôtres endormis. Ils ont la lourdeur en eux du sommeil qui vous entraîne malgré vous et vous colle à la terre. Ils savent que leur ami est seul et qu'il prie dans l'angoisse et la terreur de la torture promise et de la mise à mort; ils étaient certains de l'accompagner dans cette dernière nuit et les voilà affaissés sur eux-mêmes, collés au rocher comme au ventre maternel. Ils sont seuls dans leur nuit comme est seul celui qui attend sa mort. "Quiconque meurt, meurt à douleur"  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au centre du tableau, l'ange de l'agonie. Il vient dans le gris et le bleu qui dissipent les ombres. Il montre le chemin de l'apaisement. Il ne ment pas, il ne dit pas que le passage sera facile mais il tend la main comme dans les air un trapéziste veut saisir celui qu'il désire entraîner vers les hauteurs.

 

 



















Le Christ, les bras encore tournés vers le sol et vers ses compagnons endormis, se tourne lentement vers lui et se détache de cette terre qu'il aime et dont il connaît chaque senteur et chaque vibration. Le ciel d'orage succède à la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En haut du tableau apparaît l'or du monde promis, la clarté de la demeure céleste. La croix et les instruments du supplice sont portés par des angelots qui semblent jouer. Etrange apothéose que cette bande de bébés grassouillets qui manient la couronne d'épines, la lance, le fouet, l'éponge imbibée de vinaigre comme des garnements s'amuseraient avec un insecte capturé, un animal piégé... Ils sont censés représenter l'innocence et me donnent l'envie furieuse de leur botter les fesses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous la Descente de Croix de Ribéra, une grande toile met en scène Le Christ aux outrages. Elle est due à un anonyme qui ne perd rien à le rester. Il y a là-dedans beaucoup de théâtre et de gesticulation. Le Christ lui-même se demande ce qu'il fait dans ce tableau. Il semble attendre comme un modèle attend la fin de la pose pour toucher son salaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la petite chapelle de gauche, sur le mur de droite au-dessus des pierres tombales des abbesses, une toile du Guerchin illustre Le reniement de Saint Pierre. Pierre se chauffe les mains à un braséro. Son corps se dirige vers la chaleur, vers la vie mais sa tête est déjà tournée vers cette femme qui l'invective : "Toi aussi tu étais avec le Nazaréen Jésus". Elle insistera trois fois et trois fois, il niera : "Je ne connais pas cet homme dont vous parlez".

 

















Etrange visage que celui de cette servante. Pas de haine, pas de violence mais un étonnement douloureux devant la lâcheté et l'abandon. Derrière elle le soldat qui a compris a déjà posé la main sur l'épaule de Pierre. Il est curieux et rassurant que cet homme qui a renié par trois fois au mépris de l'amour ait joué un tel rôle par la suite au point d'être le premier d'une longue lignée de papes. Ne nous étonnons plus des errances et des manquements de la hiérarchie écclésiastique et ne souhaitons pas à tous les prélats, les prêtres, les responsables qui ont trahi le Christ de finir comme Pierre sur une croix renversée, la tête en bas.






















Et pour terminer la visite, jetons un oeil rapide aux deux grands tableaux, dans le transept sud. Ils représentent Geneviève patronne de Paris et bergère à ses heures. Ils sont dans le plus pur style saint sulpicien et d'une sucrerie un peu écoeurante. Pourtant, je les considère avec tendresse. Le nom de Geneviève a été porté par une amie qui est morte il y a moins d'un an. C'était une femme remarquable, douce et humble, toujours préoccupée des autres au point de ne pas s'inquiéter de sa propre santé et de laisser en elle progresser un sale cancer qui l'emporta.









 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Geneviève,que la vie te soit douce comme une caresse.

Lien : Les vitraux de Saint Pierre de Montmartre (Max Ingrand)  

Par chriswac - Publié dans : MONTMARTRE Monuments. Cabarets. Lieux - Communauté : Les amoureux de Paris
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 15:19

                                

 

       

Hier était le 1er dimanche de l'avent, la première marche vers Noël et la naissance au plus froid de l'hiver d'un amour qui est promis à chacun.

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière...

Et c'est dans la nuit la plus interminable qu'une petite flamme fragile a tremblé, menacée par les vents et la violence.

 Que tu sois croyant ou non, prends cette flamme, elle est pour toi. Elle vient dans ta solitude, dans ton angoisse, dans ta difficulté de vivre.

                           

      Quand j'ai peint ce tableau, je n'étais pas loin de plonger dans les eaux noires. C'était  en décembre, dans  l'île d'Oléron. L'hiver était terrible et cette année-là neige et verglas s'étaient invités sur les rivages atlantiques comme dans ma vie.

 

                                   

L'âne et le boeuf n'ont pas l'honneur de faire partie des Evangiles. On ne parle pas d'eux. On ne parle pas des animaux. Ou quand on leur ouvre les versets, c'est pour les égorger ou les saigner.

 Mais je ne suis pas tout à fait juste!

Lorsque Jésus va entrer à Jérusalem pour y vivre sa passion, c'est un ânon qu'il choisit pour le porter vers son supplice.

 Je pense à la prière de Francis Jammes pour aller au Paradis avec les ânes :

 

"Que je vous apparaisse au milieu de ces bêtes

que j'aime tant parce qu'elles baissent la tête

doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds

d'une façon bien douce et qui vous fait pitié. 

 

                                        

  Il paraît que l'âne et le boeuf ont été rajoutés dans la crèche vers le VIème siècle, dans un Evangile apocryphe attribué au pseudo Matthieu. Le gaillard a dû être inspiré par l'Esprit pour mettre aux premières loges ces animaux taillables et corvéables à merci.

 Si l'on en croit Isaïe qui écrit de fort belles choses, un jour viendra où l'homme cessera de bouffer des animaux et de les exploiter pour leur piquer viande et peaux...

L'espoir fait vivre!

J'ai écrit en bas du tableau les mots de l'Evangile de Jean : "La lumière a brillé dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée"

Mon interprétation de ces mots n'est pas orthodoxe. Le sens admis est le suivant :

La lumière est venue avec Jésus dans un monde nocturne mais les ombres ne l'ont pas acceptée. Elles sont restées ombres. On peut ajouter que Juif, venant parmi les Juifs, il a été rejeté par eux.

Chouraqui traduit : "La lumière brille dans la ténèbre mais la ténèbre ne l'a pas saisie."

Florence Delay dans la Bible des écrivains traduit : "La lumière a été dans le monde et le monde ne l'a pas reconnue".

Le sens paraît donc clair : Jésus est venu parmi les siens mais les siens ne l'ont pas accepté.

Je dois avouer que j'ai toujours interprété différemment ces versets. J'ai d'ailleurs peint à droite la ménorah de Hanouka, la fête juive des Lumières qui est célébrée dans les mêmes jours que Noël. Pour moi, la lumière qui brille pour chacun n'a pas été "arrêtée" par nos souffrances, nos nuits, l'épaisseur de nos angoisses et de nos refus. Arrêtée voulant dire stoppée, interdite de passage. Ce n'est pas une question de Juif ou de non-Juif. Non, cet amour est pour chacun de nous et plus notre nuit est grande plus il forcera le passage, à sa manière, en douceur, comme une source souterraine. Alors j'assume... La lumière est venue en ce monde et la ténèbre ne l'a pas empêché de passer...

Voili-voilà! Est-ce que je risque l'excommunication?

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon en attendant, un petit regard sur ma crèche et sur les cadeaux de l'avent qui vont commencer à dévoiler leurs trésors dès ce soir à Nicole qui piaffe d'impatience depuis plusieurs jours.

 

Par chriswac - Publié dans : WACRENIER
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 13:58

 

                                           

 

Montmartre abrite derrière ses façades bien des jardins et des royaumes. C'est un de ces royaumes que j'ai visité aujourd'hui et d'où je reviens avec des images de terre et de turquoise.

 

                                        

 

 Certains reconnaîtront ce masque conçu par Hélène pour un spectacle de son frère Claude Nougaro, plus précisément pour l'une de ses chansons : L'Amour Sorcier :

 

     "Venez à moi par milliers

       La terre et le ciel on va les marier"...  

                                            

 

 C'est encore pour Claude qu'Hélène donna naissance à cette statue.

                                                                      

 La terre enceinte d'elle-même plonge ses racines au plus profond du mystère et fait remonter la sève jusqu'aux étoiles. Le squelette des côtes s'ouvre sur le souffle qui donnera vie aux cuivres du Jazz.

 

                                    

      La femme est coiffée d'une corne qui griffe le ciel, comme "la trompette de Miles, épine de la lune".

 

"Avec un J de joie dans un D de détresse

Un A comme Amérique et l'Afrique au milieu

Et deux Z pour que les cuivres glissent mieux

Ouvrez les gaz, voici l'Altesse

Laissez passer Sa Majesté le Jazz"

 

                                        

 

                        

         Après la mort de Liette sa mère, Hélène sculpta cette femme en prière en  pensant à Marie que sa mère aimait;  Le visage aux yeux clos évoque les longs masques africains en même temps que la sérénité de Bouddha endormi. Il dit la gravité de vivre. Il dit la douceur et la fragilité.

 

                          Encore la terre et le ciel avec cette femme Dinka dont le corps de liane s'élève à n'en plus finir mais dont le visage se penche vers le sol. Regard inquiet et inquiétant avec en lui le rayonnement de forces magiques.

                                            

 

                                                

      
Adolescente, Hélène aimait modeler des personnages. Elle retrouva ce goût bien plus tard. Il était resté ancré au plus secret d'elle-même et quand elle réalisa sa première oeuvre il s'exprima avec force et désir. Il fit naître cette femme libérée qui danse et s'ouvre aux vents qui girouettent sur son corps.

  

                                      

 

 

                                          

              Le tourbillon qui jette le pied vers le ciel et pointe les seins vers le monde comme des obus de vie ne peut dissimuler la gravité du visage qui interroge. Les yeux noirs un jour seront creux, les os se débarrasseront de la peau tendue sur le crâne et les mâchoires. Il y a dans cette femme qui tourne et danse en portant ses offrandes comme un flambeau de liberté, la volonté impuissante de tenir la mort à distance.

 

                        

 Non loin de là, est assis un poète égaré parmi nous. C'est le berger qui compte et recompte ses nuages pour n'en perdre aucun. Ils lui appartiennent et sont ses brebis à féconder....

 

 

                               

      Voici la Nouba au regard de chasseresse, prête à tuer ou à atteindre au coeur un passant inattentif.

  Il ne faudrait pas s'attarder trop longtemps. Je sens que la magie opère et que je risque d'être happé par cet univers magique. Une étrange créature se détache des murs et me met en garde...

 

 

 

                        

 

  Je m'en vais sur la pointe des pieds, très ému d'avoir fait connaissance de ce peuple sorcier qui vit à deux pas de chez moi. Je jette un dernier coup d'oeil à ma préférée, celle qui veille en silence comme une flamme.

 

 

Liens : Liste et liens: Peintres et personnages de Montmartre. Classement alphabetique.

 

 

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Par chriswac - Publié dans : MONTMARTRE Peintres.Artistes.Clébrités - Communauté : Les amoureux de Paris
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 16:39

   Rue  Ramey, par ce jour gris et froid je découvre, à l'angle de la rue du baigneur, un marin qui met soudain du rouge dans l'uniformité du paysage. Il tient contre vents et marées sur le mur d'une ancienne poissonnerie des années trente.

 

 

 

 

 

 

 Il est venu dans cet océan de pierres et de pavés avec le ciel et les nuages de sa Bretagne idéale, avec le phare et les oiseaux.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Un goéland guette sa proie 

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le pêcheur est vigilant et surveille son poisson. Pas question de le laisser emporter dans le ciel. Il est destiné aux braves gens du quartier.

....Mais le quartier a changé. Les vieilles boutiques disparaissent au profit de grandes surfaces  et leur saumon d'élevage. Les poissons sauvages se font rares; ils sont comme cette mosaïque  qui peu à peu se dégrade et perd ses écailles une à une. 

 

Un jour il ne restera plus rien du pêcheur et de son décor.  Paris perd peu à peu sa mémoire.

  

 

 

 

 

 

 

Dans la boutique, des chats ont élu domicile. Sans doute ont-ils été attirés par la poissonnerie et l'espoir de proies bien fraîches. Mais ils n'ont rien trouvé et se sont vitrifiés sous les caresses de leur amie Agathe qui a offert à certains d'entre eux des "charcophages" multicolores.  

 

 

 

 

 

 Alors tout espoir n'est pas perdu. Si une artiste a pris possession de la poissonnerie avec ses animaux fantaisistes et sérieux, le pêcheur au ciré rouge et le goéland criard seront peut-être protégés et continueront de mettre des couleurs dans la grise rue Ramey!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par chriswac - Publié dans : MONTMARTRE. Rues et places. - Communauté : Les amoureux de Paris
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