Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 16:54
,, L'île d'Oléron par un jour gris...
J'espère trouver un peu de lumière en m'approchant de la Lanterne. Elle est plantée en pleine ville de Saint-Pierre depuis bientôt neuf cents ans. Elle est un des rares vestiges romans d'une île qui fut en proie aux incursions anglaises et aux joyeuses destructions fratricides des guerres de religion.

Elle est là, comme un cierge de pierre, comme un phare en pleine terre... Elle est svelte et nerveuse et je la crois capable, dans les nuits d'hiver, quand tous les volets sont fermés, de jouer les fusées et d'aller se balader dans les étoiles...
Un oeil averti vous dira qu'elle n'est en réalité qu'une tour octogonale d'une vingtaine de mètres de haut et que ses faisceaux de fines colonnes se terminent par des chapiteaux réunis par des arcades. Mais l'oeil averti n'aura rien vu de son mystère. Pourquoi cette élégance? Cette harmonie de pierres vivantes?
Son mystère et sa beauté viennent-elles de sa fonction de Lanterne des Morts?
A l'interieur de la tour, un escalier permet d'accéder à la petite terrasse sous le lanternon. Il faudrait aujourd'hui être médaillé d'or du saut à la perche pour accéder à la porte d'entrée. Mais comme nous sommes au centre d'un ancien cimetière, il y a fort à parier que les revenants n'éprouvent aucune difficulté pour voleter jusque là!
Chaque fois que quelqu'un mourait dans la commune, un feu était allumé au sommet de la tour, dans le lanternon. Et le feu brûlait jusqu'à l'inhumation du défunt. Il brillait dans la nuit pour que les vivants pensent à celui qui s'en allait, celui qui avait déjà pris de la hauteur et dont l'âme etait devenue flamme et lumière.
Un autel, au pied de la tour permettait au prêtre de célébrer la messe avant que le corps ne soit porté en terre. Etrange et double mouvement : le corps qu'on enfouit et le feu qu'on élève...
Pour dire à ceux qui pleurent que ce n'est pas en baissant les yeux mais en les levant vers le ciel qu'on peut apercevoir encore ceux que nous aimons.

Quelques signes gravés dans la pierre... Une croix, un coeur, un cercle, des seins peut-être...J'avoue ne pas savoir déchiffrer ces hiéroglyphes. Mais est-ce bien nécessaire?
Aujourd'hui le cimetière a disparu. Vous pensez que la municipalité, pour mettre en valeur ce monument unique a dessiné à ses pieds un jardin de fleurs et de lauriers. Vous vous méprenez. La lanterne des morts veille aujourd'hui sur.....UN PARKING!!!

LIEN : Oléron plage de Grand-Village  
Par chriswac - Publié dans : OLERON EGLISES Cimetières - Communauté : oléron
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 13:22




Ta déprime

Quand tu souffres
 Tu fermes ta porte à ceux qui souffrent
 Et n'osent pas sonner une deuxième fois

Quand tu as peur
 Tu fermes tes fenêtres à ceux qui ont peur
 Et cognent du bout de l'ongle contre tes vitres

Quand tu ne t'aimes pas
 Tu détestes les autres
 Et fouilles sans te lasser dans les valises
 Qu'ils ont depuis longtemps égarées sur les quais

Quand tu n'acceptes plus le regard des miroirs
 Tu repousses les autres                                                                              Dans la nuit sans barreaux où ils perdent leurs yeux

 


Quand tu ne veux plus vivre
                                                                Tu enfermes les autres                                                                                     Dans les wagons plombés                                                                                 Qui arrêtent leur course au pied des cheminées

 


Quand un jour par hasard tu te réveilles
                                        Avec le désir clair de parler et de rire                                                        Tu ouvres tes fenêtres et tu ne comprends pas                                    Pourquoi plus rien ne bouge                                                              Pourquoi plus rien ne vit

 

...Tes chats avant de fuir te regardent crier...

Par chriswac - Publié dans : POEMES...Divers - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 19:49



FEMME

Femme  sable
Femme  mousse
Femme  douce
Femme  harpe

Sable la dune où je me couche
Mousse l'écume que j'embrasse
Douce la mer où je m'efface
Harpe la corde que je touche

Femme  rouge
Femme  lave
Femme  soie
Femme  mort

Rouge la grotte où je pénètre
Lave le flot qui se déverse
Soie les étoiles que j'émaille
Mort le plaisir où je défaille







Lien :

Liens : poèmes d'amour de Christian Wacrenier.

un poème d'amour




.... 

Par chriswac - Publié dans : POEMES. AMOUR. - Communauté : Les amoureux de Paris
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 16:53


Le lapin

Je le connais bien le chemin
Qui mène à toi petit lapin
Je sais le terrier sous la mousse
Où tu te réfugies en douce
quand le chasseur sort son fusil

Tu crois que tu es à l'abri
Mais je vois remuer ton nez
Rose et humide de rosée
Entre les bords de ta cachette

Je viens, je viens petit lapin
Je n'appuie pas sur la gâchette
Je veux te saisir dans mes mains
Je veux te lécher le museau

Je veux te caresser la tête
Passer ma langue sur ta peau
Je veux sentir contre mes lèvres
Ton goût de sel et de genièvre

Je veux glisser mon pistolet
Par l'ouverture de ton terrier
Mais ne crains rien, c'est un jouet
Qui va t'arroser de bon lait...

 

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Poèmes érotiques de Chris Wac :

Liste et liens des Poèmes érotiques du blog. classement.

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Poème érotique (2) La régalade.

Poème érotique. Levrette. Caniche et Patou.

 

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Par chriswac - Publié dans : EROTISME Poèmes - Communauté : Les amoureux de Paris
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 16:17


                                   I

Ma puce
Si tu as peur la nuit
Tu peux sauter dans mes cheveux
Tu seras à l'abri du génie malicieux
Qui frappe les petits et leur crève les yeux

Mon lapin
Si tu as froid le soir
Tu peux te cacher dans ma poche
Tu y seras au chaud loin du mauvais regard
du marchand de fourrure qui tue et qui écorche

Mon poussin
Si tu es trempé par la pluie
Viens t'abriter dans mes deux mains
Je t'y ferai un nid et pour que tu sois bien
J'approcherai la bouche et soufflerai sur toi
Tu chanteras alors, bien plus heureux qu'un roi

Mon chaton
Si l'orage te fait trembler
Viens te blottir dans mon gilet
L'éclair ira se casser dans le bois
Où le tonnerre perdra la voix.





                                                                             II



-Si tu perds tes cheveux, où veux-tu que je me cache?
-Ma puce, tu sauteras dans ma moustache!

-Où veux-tu que je dorme si tu n'as plus de poches?

-Mon lapin, tu dormiras dans ma sacoche!

-Où veux-tu que je m'abrite si on coupe tes mains?

-Mon poussin, j'ai un ami indien qui en vend plus de vingt!

-Si on vole ton gilet, où veux-tu que je ronronne?
-Mon chaton, cette fois, ma langue je te donne!


 

Un poème d'amour. Pour les enfants. Petite.  

 

Par chriswac - Publié dans : POEMES ENFANTS - Communauté : Les amoureux de Paris
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