Lundi 13 octobre 2008
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J'ai peur de l'hiver qui vient avec ses oiseaux morts et ses arbres sans feuilles
J'ai peur du mal qui progresse dans le corps de ceux que j'aime
J'ai peur de la paralysie qui se pend aux jambes de ma mère et la tire vers la terre
J'ai peur de la démence qui danse avec ses grelots dans le crâne de mon père
J'ai peur des caresses bleues de la mort sous tes yeux
J'ai peur des cauchemars qui font hurler mes chats
J'ai peur de l'inconnu qu'est devenu mon frère
J'ai peur des faire-part et de leurs lettres noires
J'ai peur du temps qui glisse sur tes joues ses lames de rasoir
Et j'ai peur de te perdre mon amour
De n'avoir plus au ciel pour me guider
Que tes yeux morts.
Par chriswac
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Publié dans : POEMES...Divers
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Vendredi 4 juillet 2008
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16:54
Ainsi donc on peut haïr avec force, avec passion, avec désespoir. J'ai retrouvé ces encres noires écrites pour
quelqu'un qui ne les a jamais lues. Je les jette à la mer de l'internet qui les engloutira ou qui sait les fera naviguer comme une bouteille d'un mauvais millésime vers une plage où un
vieux promeneur se baissera, l'ouvrira, se reconnaîtra, aura envie de pleurer ou de se moucher et utilisera le papier naufragé pour s'essuyer les yeux ou se vider le nez...
I
Arracher la haine
Herbe mauvaise
Vivace avec ses veines noires
Et ses racines accrocheuses
Arracher la haine
Et voir s'éparpiller des milliers de fourmis
A la lumière criarde
Des oiseaux.
II
C'est fait
Je t'ai perdu avec mon sang
Cette nuit d'eau tiède et de rasoir
Tu es parti de moi
Avec ce qui me restait de jeunesse
Avec mon jardin sous le ciel
Avec mon chat qui ne veut pas mourir
Mais ne peut résister à ta main qui l'entraîne
C'est fait
Je t'ai perdu avec mon sang
Et je m'éveille dans le matin blanc
Mort
peut-être
Mais libéré de toi.
III
Remise tes mensonges
Range-les au fond de ta gorge
Tu devrais bien savoir
Depuis juillet
Que je vois sur ta langue
Chaque fois que tu parles
Des taches noires
Comme le cancer de Kaposi.
IV
Tiens, ça vit là-bas dans les cailloux
Un rien, une zébrure, un éclat
Tiens, ça vit au delà des murets
Que tu as détruits
Au-delà des jardins
Que tu as asséchés
Tiens, ça vit, ça vit encore
ça bouge encore
Sous ton talon.
V
Crains
Le quai désert et plus désert d'être secoué
Du grondement qui s'éloigne
Crains la méchante nuit et plus méchante
d'être imbibée de jour
Crains le silence et plus silence
De résonner des dernières syllabes
Crains la mort et plus mort
D'être à côté de la cigarette qui fume
Et crains-moi qui n'ai plus rien de moi
Que ce ricanement.
VI
Vivre ?
Il y en avait du sang dans cette bête noire
Encore et encore et encore
Cette mise à mort
Dans une arène blanche
Où les ombres remuent comme les algues
Il y en avait du sang dans cette bête noire
Tu as serré les mains sur ton coeur
Quand elle a levé les yeux
Tu as serré ton coeur
Quand le soleil et l'épée l'ont traversée
Il y en avait du sang dans cette bête noire
Encore et encore et encore
Cette porte qui bat
Ce fauve aux senteurs d'herbes sèches
Qui entre en dansant
Fou de liberté et d'espérance.
Par chriswac
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Publié dans : POEMES...Divers
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