OLERON

Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 13:15


Au nord de l'île subsistent encore quelques vieux moulins. Les mieux conservés peuvent se voir non loin de Saint-Pierre. Il s'agit de ceux de Pierre- Levée et de La Brée.
A Saint-Denis se dresse, à l'entrée de la petite ville ce beau moulin, bien appareillé dont la toiture et les ailes ont depuis longtemps disparu.





Sans doute est-il désolé de ne plus pouvoir déployer ses ailes. Je suis sûr qu'il aimerait prendre son envol et aller se poser dans les champs ou dans les vignes.
Il pense parfois à son cousin du Château, le moulin de la Quille du Chien qui, comme lui a perdu ses ailes et comme lui se trouve planté au milieu d'un parking.



Mais ne soyons pas grincheux... Il aurait pu être détruit ou transformé en pissotières le bon vieux Moulin Neuf!
Et puis, lui qui en a vu d'autres, ne doit pas ignorer qu'un jour les voitures disparaîtront et que les roses trémières reviendront...

Lien  :
Oléron. Le Château. Moulin.


... 
Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 08:40



Au XVIème siècle, le Château d'Oléron regroupait un ensemble de demeures de pierres, protégées par les remparts. La ville était alors une seigneurie maritime soumise à un Prévôt qui assurait la double fonction de maire et de juge.



La maison du prévôt, située à l'angle des rues Gambetta et Marceau (anciennement rue Marchande et rue du Paradis) abrite un étonnant four à pain datant du XVIème.
La visite est une vraie surprise. Surprise du lieu, Surprise de la rencontre avec une femme artiste et érudite qui vous parlera amoureusement de sa maison.

 

 Un chat blanc, installé dans le jardin, bien décidé à ne pas se laisser expulser de sa rêverie, feint d'ignorer la présence des visiteurs.
Il se sent bien chez lui. Il sait que sa maîtresse a recouvert les murs de l'ancienne demeure de dessins et de tableaux qui lui rendent hommage ainsi qu'à ceux qui l'ont précédé. 





Un escalier raide comme une échelle vous conduit dans la cave où un autre chat dénommé Tilleul vous précède.



Un petit musée qui sent bon le vieux bois ciré expose des meubles charentais comme ce banc où s'asseyait l'aïeule quand les contrôleurs de la Gabelle venaient vérifier qu'il n'y avait pas de réserve cachée dans la maison. Evidemment le sel était dissimulé dans le coffre, sous les augustes fesses qu'il eût été inconvenant de déranger...
 


Vous aurez tout loisir d'apprendre à quoi servait tel ou tel instrument... Vous subirez un test d'intelligence : parviendrez-vous à ouvrir un collier de chèvre, apparemment cadenassé?



Et vous verrez enfin ce fameux four...



Derrière la lourde porte de fonte, l'assemblage harmonieux des briques fait penser à une voûte romane. C'est là que flambent pendant trois jours les ceps de vigne. Quand les briques blanchissent, que la température est à point, le boulanger peut alors se mettre au travail.
Une fois par an, la fête se renouvelle et réunit des amis heureux de partager un pain chaud au goût d'antan...  




La cheminée d'évacuation est surprenante. Elle ne part pas à la verticale mais presque à l'horizontale. Et pourtant, elle tire parfaitement.



A la fin de la visite, Tilleul reprend possession de son domaine et vérifie que vous fermez bien la porte...



Renseignements pratiques :  Visites guidées le mardi à 11h et le vendredi à 15h pendant la saison touristique. Réservation à l'office de tourisme (Place de la République). Attention l'endroit n'est pas accessible aux personnes handicapées. Les marches de l'escalier sont très hautes et très raides.
( Un petit film vidéo montre la fabrication du pain dans le four de la maison du prévôt.)



Lien : Eglise Notre-Dame Le Château d'Oléron. Le retable.





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Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 08:35


Il y avait sur la commune du Château 15 moulins à vent. Il n'en subsiste que 4 aujourd'hui. Restauré il y a quelques années, voici le moulin de la Quille du chien, rue des Romains.

 

La maison du meunier avec son puits est toujours blottie à l'ombre du moulin qui a perdu ses ailes. Ii y avait là un grand terrain sauvage envahi de roses trémières et d'herbes folles. Il y avait là, solide sur ses vieilles jambes, Mimile, toujours d'accord pour bavarder et partager...

 

Un jour, la porte est restée fermée. Mimile est mort. Les fleurs et les herbes folles lui ont rendu hommage en poussant plus haut et plus éclatant, comme pour l'accompagner vers les nuages.

J'ai revu la vieille maison.
J'ai revu le vieux moulin.
Ils ont été restaurés et repeints.

Et devinez ce qu'est devenu le jardin extraordinaire...
Faîtes un effort. Pensez à la Place de la République au Château, pensez à la lanterne des morts à Saint-Pierre... Pensez à cette spécialité des municipalités oléronnaises d'aujourd'hui...



Mais oui! Vous ne rêvez pas (enfin, vous ne cauchemardez pas).... C'est un PARKING!!!




Un parking de super marché.
Il faut bien vivre avec son temps, ma bonne dame!


Lien : Oléron. Mur peint. Le Château.  
Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 08:05


Voilà un endroit étonnant et qui lentement s'efface... Au coeur de la ville du Château, là où des ruelles fleuries de roses trémières se croisent, un vieil hôtel a fermé ses volets depuis des années et lentement perd la mémoire...


 
A la fenêtre une femme qui pleure peut-être, regarde s'éloigner son amant. Ou bien fixe-t-elle le vide et l'absence ?

 

Ou bien encore ne parvient-elle pas, comme si elle restait sur le quai, à détacher son regard de ces rails qui fuient vers la forêt et la nuit.
Etonnante composition. De l'intérieur vers l'extérieur : la femme à sa fenêtre. De l'extérieur vers l'intérieur : la voie ferrée qui entre dans l'hôtel avec le sable, la forêt de Saint-Trojan, les dunes et l'océan. 



Si vous êtes réaliste, vous comprendrez qu'il ne s'agit là que de panneaux touristiques... Une charentaise en quichenote à l'étage et la reproduction de l'affiche publicitaire du petit train de Saint-Trojan au rez-de-chaussée. Mais le réalisme réduit la réalité comme un Jivaro réduit la tête coupée de son ennemi...

Quoi qu'il en soit, le mur ne racontera bientôt plus rien. Il sera nettoyé et crépi. Il sera repeint de blanc, comme la banalité, comme l'amnésie...



Lien :
Saint-Pierre Oléron. Portes.

Merci à Frédérique qui a dirigé mes pas vers ce mur! 
Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 08:32

        Si vous désirez voir des femmes "coiffées", vous sillonnerez en vain les routes et les chemins oléronnais. Plus une coiffe à l'horizon. Vous n'en rencontrerez quelques-unes en action que si vous acceptez de subir les groupes folkloriques locaux ou si vous visitez les deux musées qui en exposent : le musée de Saint-Pierre et celui de la maison paysanne de Grand-village.
Celles que j'ai photographiées sont dans une vitrine du musée de Saint-Pierre, petit musée assez pédago, conçu essentiellement pour les enfants.





La plus connue est la quichenote ou le quichenot. Le féminin l'emporte aujourd'hui alors que le masculin était d'usage au XIXème siècle. Elle existe depuis la fin du XVIIIème. La plus courante (1ère photo) était simple et formée d'un cylindre de tissu. Peu à peu, il a été remplacé par des bandes qui servaient d'étuis dans lesquels étaient glissés des rectangles de carton (2ème photo).



D'où vient ce nom de quichenote? La belle histoire voudrait qu'il évoquât la résistance des belles Charentaises aux avances britanniques, grâce à cette protection de tissu rigide et dissuasif : "Kiss not"!
La réalité est plus prosaïque. Le quichon en patois charentais est un tas de foin. Le quichenot serait simplement la coiffe de la faneuse.

 

Et voici la coiffe de deuil. Elle abrite peut-être
le fantôme invisible de la veuve qui le porta...

 

Le ballet est la coiffe la plus rustique. Il date lui aussi de la fin du XVIIIème siècle et doit son nom à l'appentis qui servait à remiser le matériel agricole en Saintonge.

 

Le grand ballet ressemble à une mitre!

 

Modèle plus courant...

 

Cette photo de Pierre Loti (à gauche) prise lors d'une fête paysanne permet de reconnaître, au premier rang, à gauche, Samuel, le fils de l'écrivain et Blanche Franc de Ferrière, sa femme. Elle permet également de voir comment se portaient les coiffes et notamment le ballet...

 

Le ballon était la coiffe de cérémonie, celle des mariages...

 



A l'arrière de la coiffe, un noeud fantaisie et sur la coiffe elle-même, il était d'usage d'accrocher les bijoux en or... On donnait déjà à cette époque dans le bling bling!

 

La coiffe de dentelle se fixait sur la calotte.

Mentionnons pour terminer le bonnet :



Et la coiffette :



Coiffes moins spécifiques de la région et qu'on rencontrait dans de nombreuses provinces...

Et voilà... Fin de la visite. Oléron ne se coiffe plus depuis longtemps.

Comme dirait le poète : "Mais où sont les coiffes d'antan...?" 


Lien : Eglise de Saint-Trojan. Oléron.  

Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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