Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 07:30
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Les cygnes blancs battent des ailes
Il neige
Les voiles des bateaux se mêlent
Il neige

Maman tricote des gants rouges
Et moi je tourne en rond je bouge
Je veux sortir dans le jardin
Je veux courir avec mon chien

Le ciel tamise les nuages
Il neige
Les diamants couvrent les rois mages
Il neige

Maman tricote un bonnet rouge
Et moi je tourne en rond je bouge
Je veux sortir de la maison
Je veux attraper des flocons

Les anges lissent leur plumage
Il neige
Un cheval blanc court sur la plage
Il neige

Maman finit l'écharpe rouge
Et moi je tourne en rond je bouge
Je veux me rouler sur le sol
Avant de partir à l'école

La mort ne trouve plus ses tombes
Il neige
Les arbres portent des colombes
Il neige

Je mets le bonnet et les gant
s
Je mets l'écharpe évidemment
Je vais dehors je ris je bouge

Avec ma main de laine rouge
J'écris sur la neige un poème
"Maman chérie c'est toi que j'aime"



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                                                        Peintures  de Bruno Epple




Lien :   Poème enfant. Dormir. Peur du noir.



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Par chriswac - Publié dans : poèmes enfants - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 08:10

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    Camille Bombois dont le nom est déjà promesse de partage et de chaleur a aimé sa femme et l'a peinte de nombreuses fois. Chair opulente, chair attirante, femme accueillante... Le grain de la toile est grain de la peau.
 Les mains de l'homme sont faites pour se poser en coupe sous les mamelles opulentes.
 Le téton appelle le baiser.


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Le peintre est fasciné par les femmes, fasciné par ce qu'elles révèlent sans toujours le vouloir, de leur intimité.
 Fesses des femmes, jambes des femmes...
 Nature bienfaisante
 Mère primitive
 Femme première
 Epouse inépuisée...

Musee Maillol 024

    Et cette cachette-là
    refuge de mousse où le temps s'abolit, où la peur disparaît, où l'éternité devient un instant concevable...
 Origine du monde pour Courbet.
 Permanence du monde pour Bombois.
 Brahma pour l'un,
 Vishnu pour l'autre.
 Shiva le destructeur sera plus à l'aise avec Schiele par exemple, mais il n'a rien à voir avec notre Bombois pour qui la nature est permanence, avec ses saisons et ses rythmes, pour qui la femme est présence rassurante et désirée.


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  Certes il aime regarder les jeunes filles. Mais son regard ne recèle aucune perversité.
  Elles sont les femmes que d'autres auront la chance d'aimer plus tard.
 Il voit en elles les promesses de l'amour.
 Elles sont cueilleuses de cerises, ces fruits que l'on prend entre les lèvres...
  Les cerises posées sur la jupe, entre les jambes, comme une toison, comme l'annonce en cet endroit d'un autre fruit...


Musee Maillol 029

Et ce regard rieur... et cette main qui semble découvrir le plaisir...


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Fille encore qui tombe, jambes ouvertes, au pied de l'arbre et parmi les pommes qu'elle essayait de gauler.
Fruits défendus
Fruits désirés


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Tandis que son amie ne peut s'empêcher de rire et de conjurer, les mains sur le ventre et le sexe, l'envie pressante que suscite son hilarité.


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   Plus tard, devenue femme, elle sera entourée des enfants de l'amour. Mère et épouse, ses mains tricoteront la laine chaleureuse
Ses jambes écartées et paisibles resteront le refuge
Douceur de la laine aux couleurs de cerise
Douceur du sexe


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 Les paysages pour Bombois sont femmes.
 Il peint des rivières nonchalantes qui se glissent sous les ponts
 Il peint des confluents comme des jambes 
 Il peint le ciel et le château dans l'ouverture touffue des feuillages


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Il peint sur ce vase au ventre fécond le sexe de la femme
 La possibilité de tous les bouquets, tous les feuillages, tous les rêves...





Lien : Camille Bombois peintre à Montmartre  







Vous pouvez voir les tableaux de Camille Bombois (la plupart de ceux reproduits dans cet article) au musée Maillol, 59 rue de Grenelle.
Tel : 01 42 22 59 58
Fax : 01 42 84 14 44
Email : contact@museemaillol.com
Métro : Rue du Bac
Autobus : 63--68--69--83--84--94

Ouverture :
Tous les jours de 11 h à 18 h sauf mardi et jours fériés 


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Par chriswac - Publié dans : Coups de coeur - Communauté : Les amoureux de Paris
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 08:38
Bernhardt 119

     Le musée de l'érotisme à Pigalle, propose de nombreuses expositions
 Musée de l'érotisme. Pigalle. qui permettent au visiteur régulier, qui a épuisé la collection permanente (ou que la collection permanente a épuisé) de faire de nouvelles découvertes. 

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    L'une de ces expositions nous propose de voir Tarzan qui "s'envoie en l'air", avec ou sans liane...


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  Vu par HONORE

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Par CABU



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Par WOLINSKI 


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Par CHARB


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Par TIGNOUS

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Par SCHWARTZ qui prête aux gorilles des propos qui ne peuvent appartenir qu'aux humains et plus précisément aux Hortefeux.


Bernhardt 116

Bernhardt 099

Par Riss. La grande tribu des machos en manque de femelles...



Bernhardt 087 Bernhardt 088
Bernhardt 089

Et par MAURY...

Bref, une exposition plutôt marrante et sans prétention, très agréable en ces temps hivernaux, idéale pour se changer les idées...



Lien :
Musée de l'érotisme. Pigalle.






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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 07:02

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      Dans la maison de Gustave Moreau, il vous faudra des heures et des heures pour découvrir les milliers de dessins, esquisses et tableaux du peintre et voyager de l'orient fabuleux surchargé de bijoux et d'effluves, au dépouillement quasi abstrait de certaines de ses oeuvres.
   Voyager aussi de la sensualité à l'inquiétude et au questionnement.


    Le Christ entre les deux larrons fait partie de cette interrogation et de cette recherche.
 
    La grande toile nous donne à voir  les trois suppliciés sur un fond de ciel menaçant.
    Les ténèbres vont bientôt recouvrir la terre. Les nuées s'accumulent déjà, à droite, du côté du "mauvais larron".

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    Ce qui frappe tout d'abord, c'est la composition qui décentre le Christ pour le rapprocher du "bon larron" sur la gauche du tableau, et qui isole l'autre supplicié dont le visage se détourne.
   Le Christ, aérien, ne montre aucun signe de souffrance, malgré la plaie ouverte sur son flanc.
   Ses bras étendus comme des ailes, le portent comme s'ils n'étaient pas cloués sur le bois qui s'efface.
Il penche la tête et regarde celui qui lui parle et se tend vers lui...



christ et larrons

    Un dessin préparatoire montre à quel point le peintre voulait projeter en avant l'homme, qui au dernier moment de sa vie, au plus douloureux, se détachait de lui-même pour avoir compassion devant l'innocent :
"Pour nous c'est justice, mais lui n'a rien fait d'injuste.
Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu seras dans ton règne".

2009 1205Moreau0074

     L'homme semble en mouvement, comme décollé du bois du supplice. Tout son visage est tendu, le regard intense, la bouche ouverte pour la dernière supplique avant de mourir.

     Il va recevoir en réponse, les paroles de la vie :

"Crois-moi, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis."


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    L'autre supplicié consacre ses dernières forces à se détourner, le corps noueux et douloureux.
   Ce n'est pas son refus de croire en la divinité du Christ qui l'isole mais son manque de compassion pour l'innocent, son manque de "fraternité" dans l'épreuve partagée.
   Il n'est préoccupé que de lui même et s'il s'adresse au Christ c'est pour le provoquer et l'insulter :
"C'est toi le messie!
Viens à ta rescousse et à la nôtre!"

   C'est sur cet homme que les couleurs sont les plus vives. C'est lui dont le corps est le plus sensuel, bassin en avant, sexe à peine caché par un linge qui glisse...
Il ne croit pas à un après. Il se réfugie dans la chaleur vivante de ses bras, comme s'il cherchait une caresse humaine.

Le linge vole autour de lui comme des flammes blanches.
Son visage semble recevoir les derniers feux d'un astre qui disparaît. 

2009 1205Moreau0071

    Au pied des arbres du supplice dont le tronc est parcouru de filets sanglants, se presse une foule indistincte et confuse. N'en émergent que les têtes des chevaux blancs.

   Les condamnés sont élevés très au-dessus... Ils sont déjà dans le ciel ou contre le ciel, pour celui qui refuse un au-delà mais qui, par l'expérience terrible qu'il est en train de vivre, s'est dégagé du magma humain. 


2009 1205Moreau0045

    Cette élévation est encore plus manifeste dans un autre tableau qui projette les croix dans le ciel comme des fusées. Dali s'en souviendra peut-être quand il représentera le Christ penché, depuis sa croix sur la planète entière...


2009 1205Moreau0076


Lien : Gustave Moreau. Les rois mages.


Musée Gustave Moreau
14 rue de La Rochefoucauld
75009 Paris
Tel : 01 48 74 38 50
Lundi et mercredi de 11 h à 17 h 15
Autres jours de 10 h à 12 h 45 et de 14 h à 17 h 15


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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 07:55

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L'enfant qui ne voulait pas dormir et avait peur du noir


Dans un pays très loin d'ici
Quand il fallait se mettre au lit
Le petit roi tapait des pieds
Et refusait de se coucher

J'ai trop peur, je suis malheureux
Vite allumez-moi de grands feux
Au sommet des plus hauts clochers
Sur les tours et sur les rochers

Alors les flammes s'élevaient 
Mangeant la nuit au coeur du ciel
Et les étoiles se perdaient
Dans le volcan des étincelles 

Les oiseaux chantaient dans les haies
Les renards quittaient leur terrier
Les ours oubliaient d'hiberner
Et les fleurs de se refermer

Les gamins restaient à l'école
Ils ne voyaient plus leurs parents
Et les hiboux et leurs enfants
N'osaient plus prendre leur envol

Mon petit si tu ne dors pas
Si la nuit tu veux la lumière
Pas une fleur ne survivra
Pas un tigre ou une panthère
 
Oui j'ai compris, je sais mon père
Que si je ferme les paupières
Demain matin sera plus beau
Pour les habitants de la Terre
Pour les fleurs et les animaux

Tu peux éteindre la lumière

2010_0119enfantpoeme0001.JPG



.... Poème enfant. Peur de la nuit.




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Par chriswac - Publié dans : poèmes enfants - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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