Mercredi 29 avril 2009
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La ville de Saint-Pierre ne manque pas de charme. Pierre Loti, enfant, aimait y flâner et la maison des aïeules est restée, telle qu'il l'a connue, dans la
rue qui aujourd'hui porte son nom. Son corps est enterré dans le jardin protégé de hauts murs :"Ici, dans le jardin de la maison des aïeules, Pierre Loti repose sous le lierre et les lauriers."
L'église se dresse non loin de là.
Elle n'a rien de bouleversant et semble plutôt ingrate dans une région où l'art roman s'est épanoui dans la blondeur des pierres et la fantaisie des décors. Son histoire est tourmentée et le
bâtiment que vous voyez aujourd'hui ne date que du XVIIème. Le clocher que les visiteurs aiment escalader pour jouir d'une vue imprenable sur la petite ville ne date que de la fin du XVIIIème!
Quant aux nefs latérales...elles sentent bon leur XIXème! La tribune cependant et le buffet d'orgue ne manquent pas d'une certaine élégance.
Dans la chapelle du transept gauche, subsistent quelques vestiges romans, comme des bribes de mémoire qui nous permettent d'imaginer et de reconstruire...
Un vitrail conventionnel montre l'apparition du Sacré-Coeur à Marguerite-Marie. Comme j'habite à l'ombre de la Basilique, je ne peux
m'empêcher de lui faire un petit clin d'oeil!
Dans la chapellle de la Vierge, une fresque de Nicolas Greschny se détériore lentement. Greschny est pourtant un grand peintre méconnu. Il est né en Estonie et a dû s'exiler lors de la révolution
russe. Il s'est réfugié en Allemagne et a dû fuir devant les nazis... Il est allé en Belgique (université théologique de Louvain) et a dû fuir devant les troupes allemandes...Il est allé en france
et...il a été arrêté et interné au camp d'Argelès sur mer!
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Sans rancune, il est resté dans notre beau pays où il a peint de nombreuses fresques, essentiellement dans le sud et le sud-ouest. Il était avant tout peintre d'icônes, dans la tradition orientale
et il a donné aux figures des gens les plus simples, une grande noblesse et une grande dignité. Comme ici, ces paysans de l'île d'Oléron, devant la mer et les moulins sous un ciel remué par les
vents ou les anges.
Comme ces enfant qui joignent les mains, émerveillés par la mer où naissent les étoiles. L'un d'entre eux est peut-être le petit Julien Viaud, futur Pierre Loti, qui rêve de grands voyages devant
les bateaux....
Si vous visitez cette église, ne manquez pas d'aller regarder cette fresque. Vous y découvrirez parmi les artisans, le peintre lui même qui d'une main tient son pinceau comme un cierge et de
l'autre, paume ouverte, vous invite à entrer dans la beauté du monde
lien : La lanterne des morts. Saint Pierre, Oléron.
Par chriswac
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Mardi 28 avril 2009
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15:12
La Chatte iranienne ou les cinq piliers de l'amour
Quand j'étais un enfant je caressais les chats
Depuis que je suis grand je préfère les chattes
Quand j'ai dû voyager
Partout j'ai recherché
Le petit animal
Excité par les mâles
Pour Téhéran j'ai fait mes malles
Et j'ai trouvé sous un tchador
La plus adorable des chattes
Elle a dit : Je t'adore
Tu es mon shah-in-chatte
Beaucoup plus amusant
Et surtout plus savant
Que les tristes imams
Souvent dans la journée
Elle aimait m'entraîner
Sur son tapis persan
Et dès qu'elle entendait
Le chant du muezzin
Elle attrapait ma pine
L'appelait "mon pilier"
Or j'ai entendu dire
Par un barbu notoire
Qui ne savait pas lire
Mais connaissait l'histoire
Que dans sa religion
On comptait cinq piliers
Un soir après baiser
J'ai questionné ma chatte
Et je l'ai accusée
D'ouvrir en grand les pattes
A quatre autres amants
Elle m'a regardé
L'oeil luisant et riant
"Enfin mon gros balourd
N'as-tu pas remarqué
Que nous faisions l'amour
Cinq fois dans la journée?"
Poème érotique : Le lapin.
Par chriswac
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Lundi 27 avril 2009
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16:54
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L'île d'Oléron par un jour gris...
J'espère trouver un peu de lumière en m'approchant de la Lanterne. Elle est plantée en pleine ville de Saint-Pierre depuis bientôt neuf cents ans. Elle est un des rares vestiges romans d'une île
qui fut en proie aux incursions anglaises et aux joyeuses destructions fratricides des guerres de religion.
Elle est là, comme un cierge de pierre, comme un phare en pleine terre... Elle est svelte et nerveuse et je la
crois capable, dans les nuits d'hiver, quand tous les volets sont fermés, de jouer les fusées et d'aller se balader dans les étoiles...
Un oeil averti vous dira qu'elle n'est en réalité
qu'une tour octogonale d'une vingtaine de mètres de haut et que ses faisceaux de fines colonnes se terminent par des chapiteaux réunis par des arcades. Mais l'oeil averti n'aura rien vu de son
mystère. Pourquoi cette élégance? Cette harmonie de pierres vivantes?
Son mystère et sa beauté viennent-elles de sa fonction
de Lanterne des Morts?
A l'interieur de la tour, un escalier permet d'accéder
à la petite terrasse sous le lanternon. Il faudrait aujourd'hui être médaillé d'or du saut à la perche pour accéder à la porte d'entrée. Mais comme nous sommes au centre d'un ancien cimetière, il y
a fort à parier que les revenants n'éprouvent aucune difficulté pour voleter jusque là!
Chaque fois que quelqu'un mourait dans la commune, un
feu était allumé au sommet de la tour, dans le lanternon. Et le feu brûlait jusqu'à l'inhumation du défunt. Il brillait dans la nuit pour que les vivants pensent à celui qui s'en allait, celui qui
avait déjà pris de la hauteur et dont l'âme etait devenue flamme et lumière.
Un autel, au pied de la tour permettait au prêtre de
célébrer la messe avant que le corps ne soit porté en terre. Etrange et double mouvement : le corps qu'on enfouit et le feu qu'on élève...
Pour dire à ceux qui pleurent que ce n'est pas en baissant les yeux mais en les levant vers le ciel qu'on peut apercevoir encore ceux que nous aimons.
Quelques signes gravés dans la pierre... Une croix, un coeur, un cercle, des seins peut-être...J'avoue ne pas savoir déchiffrer ces hiéroglyphes. Mais est-ce bien nécessaire?
Aujourd'hui le cimetière a disparu. Vous pensez que la municipalité, pour mettre en valeur ce monument unique a dessiné à ses pieds un jardin de fleurs et de lauriers. Vous vous méprenez. La
lanterne des morts veille aujourd'hui sur.....UN PARKING!!!
LIEN : Oléron plage de Grand-Village
Par chriswac
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Dimanche 26 avril 2009
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13:22
Ta déprime
Quand tu souffres
Tu fermes ta porte à ceux qui souffrent
Et n'osent pas sonner une deuxième fois
Quand tu as peur
Tu fermes tes fenêtres à ceux qui ont peur
Et cognent du bout de l'ongle contre tes vitres
Quand tu ne t'aimes pas
Tu détestes les autres
Et fouilles sans te lasser dans les valises
Qu'ils ont depuis longtemps égarées sur les quais
Quand tu n'acceptes plus le regard des miroirs
Tu repousses les autres
Dans la nuit sans barreaux où ils perdent leurs yeux
Quand tu ne veux plus vivre
Tu enfermes les autres
Dans les wagons plombés
Qui arrêtent leur
course au pied des cheminées
Quand un jour par hasard tu te réveilles
Avec le désir clair de parler et de rire
Tu ouvres tes fenêtres et tu ne comprends pas
Pourquoi plus rien ne bouge
Pourquoi plus rien ne vit
...Tes chats avant de fuir te regardent crier...
Par chriswac
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Mercredi 22 avril 2009
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19:49
FEMME
Femme sable
Femme mousse
Femme douce
Femme harpe
Sable la dune où je me couche
Mousse l'écume que j'embrasse
Douce la mer où je m'efface
Harpe la corde que je touche
Femme rouge
Femme lave
Femme soie
Femme mort
Rouge la grotte où je pénètre
Lave le flot qui se déverse
Soie les étoiles que j'émaille
Mort le plaisir où je défaille.
Lien : un poème d'amour
....
Par chriswac
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