Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 07:02

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      Dans la maison de Gustave Moreau, il vous faudra des heures et des heures pour découvrir les milliers de dessins, esquisses et tableaux du peintre et voyager de l'orient fabuleux surchargé de bijoux et d'effluves, au dépouillement quasi abstrait de certaines de ses oeuvres.
   Voyager aussi de la sensualité à l'inquiétude et au questionnement.


    Le Christ entre les deux larrons fait partie de cette interrogation et de cette recherche.
 
    La grande toile nous donne à voir  les trois suppliciés sur un fond de ciel menaçant.
    Les ténèbres vont bientôt recouvrir la terre. Les nuées s'accumulent déjà, à droite, du côté du "mauvais larron".

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    Ce qui frappe tout d'abord, c'est la composition qui décentre le Christ pour le rapprocher du "bon larron" sur la gauche du tableau, et qui isole l'autre supplicié dont le visage se détourne.
   Le Christ, aérien, ne montre aucun signe de souffrance, malgré la plaie ouverte sur son flanc.
   Ses bras étendus comme des ailes, le portent comme s'ils n'étaient pas cloués sur le bois qui s'efface.
Il penche la tête et regarde celui qui lui parle et se tend vers lui...



christ et larrons

    Un dessin préparatoire montre à quel point le peintre voulait projeter en avant l'homme, qui au dernier moment de sa vie, au plus douloureux, se détachait de lui-même pour avoir compassion devant l'innocent :
"Pour nous c'est justice, mais lui n'a rien fait d'injuste.
Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu seras dans ton règne".

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     L'homme semble en mouvement, comme décollé du bois du supplice. Tout son visage est tendu, le regard intense, la bouche ouverte pour la dernière supplique avant de mourir.

     Il va recevoir en réponse, les paroles de la vie :

"Crois-moi, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis."


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    L'autre supplicié consacre ses dernières forces à se détourner, le corps noueux et douloureux.
   Ce n'est pas son refus de croire en la divinité du Christ qui l'isole mais son manque de compassion pour l'innocent, son manque de "fraternité" dans l'épreuve partagée.
   Il n'est préoccupé que de lui même et s'il s'adresse au Christ c'est pour le provoquer et l'insulter :
"C'est toi le messie!
Viens à ta rescousse et à la nôtre!"

   C'est sur cet homme que les couleurs sont les plus vives. C'est lui dont le corps est le plus sensuel, bassin en avant, sexe à peine caché par un linge qui glisse...
Il ne croit pas à un après. Il se réfugie dans la chaleur vivante de ses bras, comme s'il cherchait une caresse humaine.

Le linge vole autour de lui comme des flammes blanches.
Son visage semble recevoir les derniers feux d'un astre qui disparaît. 

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    Au pied des arbres du supplice dont le tronc est parcouru de filets sanglants, se presse une foule indistincte et confuse. N'en émergent que les têtes des chevaux blancs.

   Les condamnés sont élevés très au-dessus... Ils sont déjà dans le ciel ou contre le ciel, pour celui qui refuse un au-delà mais qui, par l'expérience terrible qu'il est en train de vivre, s'est dégagé du magma humain. 


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    Cette élévation est encore plus manifeste dans un autre tableau qui projette les croix dans le ciel comme des fusées. Dali s'en souviendra peut-être quand il représentera le Christ penché, depuis sa croix sur la planète entière...


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Lien : Gustave Moreau. Les rois mages.


Musée Gustave Moreau
14 rue de La Rochefoucauld
75009 Paris
Tel : 01 48 74 38 50
Lundi et mercredi de 11 h à 17 h 15
Autres jours de 10 h à 12 h 45 et de 14 h à 17 h 15


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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Voyages
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 07:55

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L'enfant qui ne voulait pas dormir et avait peur du noir


Dans un pays très loin d'ici
Quand il fallait se mettre au lit
Le petit roi tapait des pieds
Et refusait de se coucher

J'ai trop peur, je suis malheureux
Vite allumez-moi de grands feux
Au sommet des plus hauts clochers
Sur les tours et sur les rochers

Alors les flammes s'élevaient 
Mangeant la nuit au coeur du ciel
Et les étoiles se perdaient
Dans le volcan des étincelles 

Les oiseaux chantaient dans les haies
Les renards quittaient leur terrier
Les ours oubliaient d'hiberner
Et les fleurs de se refermer

Les gamins restaient à l'école
Ils ne voyaient plus leurs parents
Et les hiboux et leurs enfants
N'osaient plus prendre leur envol

Mon petit si tu ne dors pas
Si la nuit tu veux la lumière
Pas une fleur ne survivra
Pas un tigre ou une panthère
 
Oui j'ai compris, je sais mon père
Que si je ferme les paupières
Demain matin sera plus beau
Pour les habitants de la Terre
Pour les fleurs et les animaux

Tu peux éteindre la lumière

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.... Poème enfant. Peur de la nuit.




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Par chriswac - Publié dans : poèmes enfants - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 08:35
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    Elisabeth est morte le 12 janvier. La femme qui mendiait dans le métro et qui un matin d'hiver a ramassé un chaton qu'on avait jeté dans une poubelle, ne parlera plus à son chat, ne l'accueillera plus la nuit dans le creux de son bras.


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    Toto le chat, pendant des années l'a accompagnée, station Strasbourg-Saint-Denis. Il se dressait, bien droit devant la coupelle où des passants parfois laissaient tomber une pièce de monnaie.


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        Un jour, le hasard des rencontres mit un peu de soleil dans la vie d'Elisabeth et de son chat. Ce ne fut certes pas une vie de cocagne mais ce fut la vie, tout simplement. Un petit studio, quelques aides. On oublia le métro.


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    Et puis, le 4 Janvier, alors que le monde entier échangeait encore des voeux de bonheur et de réussite, l'ambulance est venue chercher Elisabeth. Elle l'a emmenée dans une maison de soins palliatifs. Une maison sans espoir, même si jusqu'au bout Elisabeth a gardé l'Espérance.




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    J'ai pris Toto quelques jours chez moi. Je l'aurais gardé si ma chatte Titiche n'avait hurlé chaque nuit, désemparée de ne plus dormir contre moi et si elle n'avait cessé de manger.


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    Des amis ont recueilli Toto. Des amis formidables qu'Elisabeth aimait. Toto vit maintenant à Montmartre et il regarde par la fenêtre les vignes de la rue Saint-Vincent.

Le 12 janvier, jour de la mort de sa maîtresse,  il n'a pas bougé. Il est resté contre la porte jusqu'à la nuit. Il n'a pas mangé.




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Le chat contre le cancer


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Par chriswac - Publié dans : les chats. Poèmes, photos, histoires. - Communauté : Chat alors !
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 07:40
rue Ronsard 004

      La rue Ronsard longe les rochers du jardin du Sacré-Coeur. Elle porte le nom du poète des Amours mais les jardiniers n'ont pas planté un seul rosier dans les massifs que l'on découvre à travers les grilles. 
     Pas un montmartrois n'habite cette rue.
     Pas un seul!
     En effet, aucun immeuble n'y a sa porte d'entrée!
Les seules adresses de la rue sont celles de la Halle Saint-Pierre, le musée d'art naïf, du gymnase et de l'atelier du tapissier, Elie. 

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       Au début du XXème siècle, la grotte permettait aux promeneurs d'entrer dans le jardin. Elle est aujourd'hui condamnée et sert de remise à outils aux jardiniers.
      Dommage! On se demande ce qui a poussé nos têtes d'oeuf, responsables du site, à condamner cette curiosité, comme a été condamnée également la cascade qui donnait aux falaises un air alpestre.

 
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    La rue Ronsard vient se terminer sur les escaliers de la rue Paul Albert, appelés autrefois escaliers Sainte-Marie. (voir : les escaliers de Montmartre côté est. (1)

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On aperçoit sur la gauche, avant les escaliers le chemin qui passait sous la grotte.



rue Ronsard 025

     Le bel immeuble de pierres, le seul de la rue, n'ouvre ses portes que sur la rue Cazotte (voir  rue Cazotte.)
 et sur la rue Charles Nodier, mais les plus heureux locataires et propriétaires ont leurs fenêtres sur les jardins, plein ouest. 

rue Ronsard 007

     La Halle Saint-Pierre, édifiée en 1868 par un élève de Baltard, plus heureux que son maître puisque son oeuvre a survécu à la bêtise et à l'appétit des promoteurs et des élus (merci Pompidou!) abrite aujourd'hui le musée d'Art naïf.
     La collection de max Fourny, remarquable, laisse souvent  place à des artistes divers et variés...représentants de l'art brut ou de l'art naïf. Drôle de classification d'ailleurs, comme si l'on pouvait saucissonner la création, comme si l'acte, le geste de créer pouvait se mettre dans des casiers.
 

rue Ronsard 015

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     La Halle, les jardins, la rue avec ses passants...
    C'est presque la même image à plus d'un siècle de distance, les voitures en plus et l'espace Velib, sur la gauche, presque toujours vide... Les vélos descendent le matin mais ne remontent pas! Les cyclistes seraient-ils paresseux? Qu'ils aillent s'entraîner dans le gymnase et muscler leurs mollets déficients!


2010_0102Ronsard0015.JPG


rue Ronsard 020



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     Les jardins au pied du Sacré-Coeur.
     Les arbres se sont élevés et leur feuillage cache en partie la Basilique.        Quelques chats se font les griffes sur leur tronc. Ils nous rappellent Louise Michel, revenue de Nouvelle Calédonie avec quelques vieux matous qu'elle ne pouvait abandonner et qui fut raillée en chanson pour son amour des félins :  
            "C'est la Mère Michel qui a perdu son chat..."



rue Ronsard 027

       Une grotte et un maigre filet d'eau en abrite quelques uns que de braves femmes viennent nourrir.

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      C'est en passant devant cette grotte que nous quittons la rue Ronsard, avec un clin d'oeil au poète qui aimait la grotte de Meudon et les rochers du Vendômois. 
       Un peu plus haut, rue Paul Albert habitait la grande Monique Morelli qui consacra au poète un de ses plus beaux albums. ( Monique Morelli n'a pas quitté Montmartre


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lien : Montmartre. Neige de décembre.





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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Voyages
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 09:14

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Montrez-moi votre cul petite
J'ai appris par un de mes potes
Que vous n'aviez pas de culotte
Et que vous adoriez les bites

Qu'il est beau votre cul ma douce
Je suis adepte de Sodome
Et croyez-moi je suis un homme
Qui sait pénétrer sans secousse

Qu'il est doux votre cul princesse
Laissez-moi écarter vos fesses
Et humecter votre orifice
Pour que sans mal ma queue s'y glisse

Qu'il est chaud votre cul ma belle
Je vais je viens ma joie est telle
Que trop vite un torrent de sperme
Déborde sur vos cuisses fermes.




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Lien : poème érotique. Amour dans les dunes.  




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Par chriswac - Publié dans : poèmes érotiques
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