OLERON

Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 09:30


     Les journées du patrimoine permettent parfois de belles rencontres comme celle de Frederic Nobili dont l'atelier de sculpture est installé dans une ancienne cabane ostréicole du Château.



    La commune, bien inspirée (tout arrive) a fait appel à cet artiste pour concevoir  entièrement un manège mécanique dont le plateau sera entraîné par un vélo.




     Le premier animal qui nous accueille à l'entrée de l'atelier est un petit âne des saulniers.
    Il porte les pantalons protège-mouches et son regard vif rappelle à tous ceux qui en douteraient encore que la réputation qu'on lui a faite est d'une stupidité très humaine!



     Le poisson rouge s'apprête à vous envoyer une bulle en guise de baiser...

     Ce qui caractérise l'art du sculpteur, c'est sans doute, cette sensualité des formes et des couleurs. Ses créatures donnent envie de les toucher, de les caresser.
    Les enfants, plus  naturels que les adultes, ne manqueraont pas d'être séduits par ce bestiaire...




    Le dauphin couleur de ciel...





     Le cygne aux ailes protectrices, comme les mains maternelles...



     Le crabe amoureux qui en pince déjà pour l'enfant qui le choisira...



     Le poisson en bas résille et l'escargot chanteur...




    La mouette qui a encore son plumage d'été sur sa tête qui blanchira avec l'automne...



     Les chevaux qui semblent regretter de n'être pas conviés à faire partie du manège...



     Ils regardent avec envie la sirène, sortie des flots pour un tour de bateau...  charmée par la musique du petit orgue.



     Je crois que les enfants comme leurs parents sont impatients de voir le manège prendre vie. Il est l'oeuvre d'un authentique créateur  qui a  su lui insuffler  son goût de vivre et  sa générosité

  Espérons que le manège trouvera une place digne de lui, appelé qu'il est à devenir un des atouts touristiques du Château.




    J'ai promis au petit âne de revenir dans quelques mois fêter l'inauguration ...



Lien :Cabanes ostréicoles. Saint-Trojan. Oléron. Photos. (I)
Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 09:15


Il suffit de passer le pont...
Le vieux Chapus, connu pour le Fort Louvois, construit entre Oléron et le continent, vous accueille avec ses ruelles et ses maison basses. Un circuit balisé vous permet d'emprunter les ruelles étroites.

 

En septembre, les roses trémières ne font plus les folles contre les murs blancs. Leurs graines éparpillées aux quatre vents préparent déjà le printemps prochain.

 

Le charme et la simplicité de ce village charentais attirent les rêveurs et les artistes qui parfois peignent les murs.

 



Ou, comme celui de la villa Loulou, laisse son imagination jeter des couleurs jusqu'au coq qui girouette dans le ciel.



 



Parfois, derrière une vitre, un petit être de bois ou de chair vous regarde passer :






Vous vous arrêtez devant un bateau dans une brouette ou un balcon à quelques centimètres du sol!





Et puis, vous vous laissez entraîner dans le village silencieux... Vous passez devant un temple, des volets aux poissons, des puits...









Et après avoir salué quelques chats, vous reprenez le pont, jetez un regard sur le Fort Louvois et vous demandez pourquoi, depuis une quinzaine d'années que vous passez l'été dans l'île d'Oléron, vous n'aviez jamais traîné dans les ruelles du Vieux Chapus... entre volets bleus et poésie...







lien :
Le Château. Oléron. La citadelle.





... 

 
Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : Voyages
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 07:38
     Les petites maisons paysannes de l'île sont le plus souvent serrées les unes contre les autres dans de modestes villages ou hameaux.
    Les plus originales, les plus oléronnaises sont les maisons à escalier extérieur (presque inexistantes dans l'île de Ré voisine).
    Elles sont une partie de la mémoire et du charme de cette île si malmenée par le tourisme et les implantations envahissantes de zones commerciales.


                                                     Grand Village: maison paysanne.


                                                     Grand Village: maison paysanne

    Il faut se hâter d'aller leur rendre visite... Trop souvent, elles sont restaurées brutalement, quand elles ne sont pas tout simplement détruites. Le hameau de la Chefmalière qui en compte le plus grand nombre aujourd'hui, en possédait cependant deux fois plus au début du siècle.


                                                                   La Chefmalière.

    C'est pourtant dans ce village, près de Saint-Pierre, que je vous conseille de vous balader si vous voulez en rencontrer quelques unes. Vous ne regretterez pas votre escapade car cet endroit est un des plus authentiques d'Oléron. Un peu à l'écart des grands axes, il a gardé un aspect paisible et modeste, malgré l'inéluctable disparition des ruraux, remplacés par des vacanciers   secondaires. 


                                                               La Chefmalière

   La plupart des maisons ont une superficie réduite, d'une façade excédant rarement les 7 mètres. leur plan est souvent carré. Le rez de chaussée était habituellement l'habitation proprement dite, la thieuzine (voir :
La maison paysanne. La thieuzine. Grand Village. Oléron.


                                                                 La Chefmalière

    L'escalier qui menait au grenier ou à l'atelier, peut être perpendiculaire ou parrallèle au mur. Il peut être droit ou en équerre.



                                                               La Chefmalière

Les maisons sont construites avec des moellons de calcaire qui étaient souvent enduits à la chaux. 



                                                                La Chefmalière

    Aujourd'hui, la mode veut qu'on laisse apparaître les pierres. Les villages n'ont plus cette blancheur éclatante qui permettait à Pierre Loti de les comparer à des villages arabes.



                                                                 La Chefmalière

   En réalité, pour des raisons économiques, bien des ruraux ne badigeonnaient à la chaux que la partie habitée de leur demeure. 




                                                                         Matha


                                                                     La Cotinière
                                                                    

                                                                     La Cotinière


                                                                       Trillou


                                                                     Trillou


                                                                  Trillou

La plupart de ces maisons ferment leurs volets à la fin de l'été.
Leurs escaliers butent sur des portes fermées.
Et pourtant...
les marches gardent mémoire des anciens de l'île...
C'est une mémoire de pierre fragile qu'il convient de respecter...




Elle nous invite à voyager dans le passé
Ou comme cet escalier de la Cotinière, à nous rapprocher du ciel! 




Lien : Promenade dans Saint-Georges. Oléron.



 
Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 07:12



     Au coeur de la petite ville, la fontaine Renaissance est assurément une des "cartes postales" du Château. Elle ne manque pas d'allure avec ses colonnes torsadées et ses dauphins sculptés.



   Bien que classée, elle n'est pas née au XVIème siècle mais au milieu du XIXème. Il est rare qu'une belle dame triche sur son âge en se vieillissant pour paraître plus belle! 
C'est donc en 1851 qu'elle commença à vivre sous le ciseau d'un tailleur de pierres de talent, Jean Paillé, dit Perrin (Compagnon du Devoir du tour de France).




     Sur une des faces, deux dauphins enroulent leur queue autour d'un trident, attribut de Neptune.

 

     Mais c'est un lion de bronze qui au-dessous crachait une eau aujourd'hui tarie.



     Chaque face est sculptée dans le goût Renaissance.  Le toit est couvert d'écailles et de feuilles de pierre.



    Le tailleur de pierres dort maintenant dans le cimetière de la ville à quelques centaines de mètres de son oeuvre élégante et modeste, un sourire qu'il adresse par-delà la mort à tous ceux qui viennent ici  faire leur marché...




...dans la halle construite en 1891par Joseph Sylvestre, un autre enfant du Château dont on a enlaidi la construction par des adjonctions mal adaptées et inesthétiques.
     C'est d'ailleurs une des spécialités de la ville que cet acharnement à "faire djeune et moderne" en dépit du bon sens.  allez voir à deux pas de là, le kiosque et le syndicat d'initiative, beaux exemples de laideur et de lourdeur, aussi charmants qu'une verrue poilue sur le visage d'une jolie femme! 



     Post scriptum (!) : ne soyez pas surpris par les dates gravées sur une des façades de la halle. Si 1891 est bien la date d'édification, 1772 rappelle qu'elle a pris la place d'une première halle construite au XVIIIème par Barthélémy Michel, Baron de Saint-Dizant, Seigneur du Château... (n'en jetez plus!)....



Lien : Le Château. Oléron. La citadelle.


...

 

Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 08:20


     Les touristes viennent à Saint-Georges pour visiter son église (voir :
Oléron. Eglise de Saint-Georges. ) mais ils sont souvent charmés par la petite ville, un peu à l'écart des ruées vers les plages. Pourquoi ne pas y passer quelques instants, en flanant, nez au vent, guidé par les roses trémières?



      Près de l'église, se dresse une petite halle contemporaine de celles de Baltard à Paris. Elle a eu plus de chance puisqu'elle est encore debout. C'est un charpentier de Saint-Pierre, Louis Vignal qui l'a construite, sur les plans d'Espaillac. En-dehors des jours de marché, elle sert de rendez-vous aux bandes de jeunes du coin (enfin, disons plutôt aux cinq ou six jeunes du village!)

 

     Au bout de la place, s'élève une opulente demeure qui se donne des allures de château de contes de fées. Il s'agit du "Château Fournier", que de riches viticulteurs ont commandé sur catalogue en 1877! La pratique était alors courante et explique que l'on retrouve dans toutes les provinces de France de nombreux clones du même bâtiment. Aujourd'hui, la façade cache une extension moderne qui sert de maison de retraite...



    Un autre château donne sur la même place. C'est le "Château Briquet", lui aussi choisi sur catalogue par un éleveur-boucher, en 1881. On raconte que la dame Briquet économisa pendant des décennies, pièce d'or après pièce d'or pour réaliser son rêve.



     Loin des fastes bourgeois, une ancienne maison aux volets clos sur son histoire.



   Un des passages voûtés derrière l'église...



    Un fenêtre romane dans une maison qui faisait partie des dépendances de l'église...






Maison ancienne rue de la Seigneurie.






  Dans une ruelle, une fenêtre aux volets de ciel. J'imagine qu'il ne peut y avoir de l'autre côté du miroir des vitres qu'une femme douce et des chats.









 

    A vous de vous égarer dans les rues calmes et ombragées. A vous de découvrir la ville en prenant votre temps et en respectant sa longue sieste!

Eglise Saint-André. Dolus. Oléron.


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Par chriswac - Publié dans : OLERON - Communauté : oléron
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