Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 09:00


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La rue Saint-André en 1880. (Pour la rue aujourd'hui voir : rue André Del Sarte Montmartre. )

      Le Bulletin du Vieux Montmartre  nous donne de précieux renseignements sur notre rue du temps où elle s'appelait rue Saint-André.
La gravure ci-dessus nous montre l'escalier Sainte-Marie (aujourd'hui rue Paul Albert) avec à droite, au niveau de l'arbre, la rue Saint André qui se prolongeait tout au long de l'actuelle rue Ronsard pour arriver Place Saint-Pierre.

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                                          La rue André Del Sarte au moment où elle change de nom pour s'appeler rue Ronsard. 

    Pour redonner vie à la rue du 19ème siècle, je cite le texte écrit par Eugène Gaignette dans le Bulletin du Vieux Montmartre de 1922.

"Mes parents sont venus, un peu avant la guerre de 1870, habiter  le logement que j'occupe actuellement. C'est vous dire que j'ai connu toutes les transformations de l'ancienne rue Saint-André, d'abord simple sentier aboutissant à la Butte, ensuite rue finissant en impasse, aboutissant ensuite à la place Saint-Pierre, par un retour en équerre, qui englobait alors les rues actuelles Charles Nodier, Cazotte, le marché couvert, la rue Ronsard et de l'autre côté, la rue Foyatier."


Ière surprise : Gaignette écrit :

" Au numéro 15, Benjamin Constant eut son atelier. Il ne reste personne pour parler de lui."

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                                           Le 15 aujourd'hui. 
 
         Benjamin Constant, une des grandes figures politiques et littéraires de la  fin du 18ème et de la 1ère moitié du 19ème, aurait travaillé dans notre rue!
         L'amant de Mme de Staël, l'auteur d'Adolphe, aurait respiré l'air rupestre de Montmartre!

  Eh bien non!
 Il ne s'agit pas de lui mais d'un peintre qui eut un grand renom en son temps : Jean-Joseph Benjamin Constant(1845-1902). Il fut élève de Cabanel avant d'être influencé par Delacroix et de s'inspirer de l'Orient. On lui doit entre autres oeuvres, le plafond de l'Hôtel de ville de Paris, celui de l'Opéra Comique et quelques fresques murales de la Sorbonne. C'est lui qui aurait milité pour que la rue porte le nom du peintre florentin.

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                        "Entrée de Mohamed II à Constantinople" Benjamin Constant (1876).
 
 "La rue Saint-André prit le nom de Luc-Lambin, à l'époque de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat et quelques années après celui d'André Del Sarte, à l'instigation, je crois de Benjamin Constant."

 Poursuivons la lecture de Gaignette :

 " La poste, peu familiarisée avec le grand peintre italien, dirigeait nos lettres rue Saint-André-des-Arts, d'autant plus que le public les adressait souvent rue Saint André-del-Sarthe!"
 
   Les habitants de la rue souriront, eux qui reçoivent si souvent des enveloppes libellées rue "André del Sarthe" quand ce n'est pas "André del Sartre"!

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               Le 2 et le 4, modestes immeubles qui sont restés tels que Gaignette les a connus. Le 2, comme le 10 sont protégés. Le 2 date du tout début du 19ème puisqu'il figure sur le cadastre de 1810.Il est très caractéristique de l'ancien village de Montmartre.

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                                 Le 6 où a vécu Gaignette.


"Quand nous sommes venus là, les numéros 2, 4 et 6 étaient ce qu'ils sont aujourd'hui. Le 8 était un petit pavillon séparé du 6 par un jardin tonnelle où l'on venait banqueter "à la campagne". Lisbonne était mon voisin au numéro 8. Il avait acquis une voiture ayant appartenu au duc de Brunswick, et qu'il avait peinte en rouge. Dans cet équipage, attelé de deux chevaux étiques, adornés de grelots, le colonel revenait se coucher à 2 ou 3 heures du matin et réveillait toute la rue par le bruit de ferraille de son véhicule."

Deuxième surprise : Maxime Lisbonne, un des héros de la Commune dont il fut surnommé le d'Artagnan, l'homme de théâtre, le créateur de cabarets, le combattant infatigable pour la justice et la mémoire... Cet homme exceptionnel a vécu, de retour du bagne en 1880, dans notre rue qu'il n'a quittée que dans les dernières années de sa vie pour aller mourir à la Ferté Allais, en mai 1905, quelques mois après sa vieille amie, Louise Michel!


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                       Le 8 aujourd'hui. Un immeuble de briques a remplacé la maison du colonel Lisbonne et la tonnelle qui abrita des repas champêtres! Même le café, le Del Sarte qui s'y était installé a fermé ses portes il y a une dizaine d'années!

   Il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage hors du commun, patriote, républicain qui s'éleva contre le silence, l'indifférence et le mépris des radicocos et des saucissialistes (dixit Willette) sur le sort fait aux fédérés traités comme des criminels et envoyés au bagne.

  Il créa plusieurs journaux : l'Ami du Peuple et plus tard, le Citoyen de Montmartre.
  Il dirigea les Bouffes du Nord où il monta Nadine, une pièce de Louise Michel. 
  Il ouvrit sur le boulevard Clichy, la Taverne du Bagne, décorée de fresques dénonçant les horreurs de la déportation.
  Plus tard, il créa la Brasserie des Frites Révolutionnaires où les frites étaient servies par une voiture cellulaire. C'est là que Marcel Legay chanta "Ecoute ô mon coeur", la chanson qui fait toujours monter aux yeux des Artésiens, quelques larmes!

Chapeau l'artiste! Nous sommes fiers d'être, à quelques générations près, tes voisins!

Revenons à notre Gaignette :

"Il y avait deux puits dans la rue. L'un au numéro 4, partie de la boutique où le marchand de vin serre maintenant son charbon, un autre entre le 17 et le 19 affectant une forme circulaire au-dessus de l'échoppe".

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Le puits cadenassé au 17 bis. C'est l'ancienne échoppe dont parle Gaignette.


Ce dernier puits existe toujours, c'est celui que les habitants du quartier nomment le puits des insurgés et qui aurait permis aux combattants de la Commune de se désaltérer.

"Au 12 était une vacherie qui disparut peu avant celle de la rue Carrière, aujourd'hui Seveste, et attenante au bureau de tabac au coin de la rue d'Orsel."

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                        Le 12. Plus de vaches mais un marchand de BD pour bédéphiles éclairés et un cabinet d'infirmières!


   "Après le 12, des petites cabanes, comme aux deux côtés de l'escalier Sainte-Marie de si curieux aspect. (...) derrière les cabanes de gauche, une chaumière occupée par la Mère aux Chèvres dont les élèves étaient les libres occupants."

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           Cabanes du maquis (peuvent donner une idée des cabanes de la rue Saint-André)



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                                              cabanes du maquis de Montmartre


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                Un des immeubles bâtis à l'emplacement des cabanes.


Ultime précision donnée par Gaignette sur la dernière maison au 24:

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"Au 24 actuel, maison avec statuette en terre cuite entre deux jardins dont le second était limité par la rue pierre Picard. A la suite petit monticule, au tournant de la rue (...) Sur cet emplacement un hôtel borgne et une masure d'un étage, le tout au lieu-dit la Butte aux Cochons."

Et voilà! Ne manquaient que les cochons!

Et la panthère... qui surveille la rue, depuis son appui de fenêtre, au numéro 13...

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Je tiens à remercier Hélène G., qui m'a fait parvenir ce document exceptionnel qui m'a permis d'écrire cette page.  

Liens :  rue André Del Sarte Montmartre.

Autres rues à proximité :


Montmartre. Rue Feutrier.


rue Ronsard Montmartre.



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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 08:14
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                         J'ai bu où ta bouche avait bu
           Et depuis
           Je vous aime

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           Dors-tu en cet instant
           Sens-tu que je te regarde
           Et que j'embrasse tes paupières fragiles



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          Comme un petit animal
          Nicole en boule sur son lit
          Ne pense à rien
          Et puis pour s'échapper du banal
          D'un battement de ses longs cils
          Très doucement devient coussin


___________________________________________


          Avant toi
          Je ne le savais pas
          Que tu étais pour moi
          Comme la main pour l'eau
          Le ventre chaud pour les chatons
          Le ciel pour les orages
          Avant toi
          Je ne le savais pas
          Que tu étais la femme où je serais un homme
          Qu'au minuit de ma nuit
          Tu serais mon Noël


___________________________________________


Laisse peser la tête sur mon épaule
 Laisse peser la tête jusqu'à cette douleur
 Qui me fait me tourner vers un autre sommeil
 Qui me fait doucement me détacher de toi
Comme on laisse un soleil pour se coucher à l'ombre

Laisse peser la tête jusqu'à cette prière :
Mon Dieu gardez toujours ma femme auprès de moi
Ne me laissez jamais tendre les mains dans le vide
Comme un aveugle
Comme un mort

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Lien : poème d'amour.
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 08:00



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Dans le Kâma Sûtra, la fellation est appelée "coït supérieur". Ce n'est pas une question de hiérarchie des plaisirs mais de géographie!

"Ils font, dans la bouche, l'acte de l'entrecuisse,
C'est pourquoi on appelle cela le coït supérieur."

       (Kâma Sûtra 2.9.3)

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La fellation se pratique en huit étapes :
1-L'inauguration (nimita)
2-Le mordillement latéral (parshvatodahta)
3-La pression extérieure (bahisandamsha)
4-La pression intérieure (antahsandamsha)
5-Le baiser du pénis (chumbitaka)
6-L'astiquage (parimrshtaka)
7-La succion de la mangue (amrachushitaka)
8-La grande goulée (sangara)


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Fellation à l'indienne

1- D'une main ferme et douce
     Elle empoigne mon sexe
     Elle en pose le bout sur le bord de sa bouche
     Et le promène en rond tout autour de ses lèvres

2- Elle a bien dégagé le gland qu'elle mordille
     A légers coups de dents aussi frais qu'une brise
     Qui frôlerait la peau brûlante d'une mangue

3-  Ses lèvres se referment
      Sur le fruit désiré
      Elle en presse la chair qu'elle attire et aspire
      Comme pour l'allonger et en boire le jus

4- Elle écarte un instant le pénis impatient
     Puis l'avale à demi et le fait ressortir
     Dans un aller retour qui me rend fou d'amour

5- Puis pour renouveler les règles de son jeu
     Elle embrase ma queue de ses baisers de feu
     Qui vont en crépitant tout au long de la hampe

6- De haut en bas, de bas en haut, sa langue va et vient
     Elle excite le frein que sa salive mouille
     Et tourne avidement à la base du gland

7- Sa main me ressaisit, me remet dans sa bouche
     Et m'avale à moitié en suçant de plus belle
     Tandis qu'avec ses doigts elle excite mes couilles 

8- Elle engloutit mon sexe au profond de sa gorge
     Avec des mouvements de pression et d'étreinte
     Qui font jaillir mon sperme en un torrent de lait



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Poème érotique. A cheval.

Poème érotique : Amour de ta bite.




.....

 


 
Par chriswac - Publié dans : poèmes érotiques
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 07:50


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   A l'écart du flot touristique, la rue Feutrier dévale la pente Est de Montmartre, entre la rue Paul Albert et la rue André Del Sarte (
rue André Del Sarte Montmartre. )


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   Elle s'ouvre sur le ciel et les arbres du square Louise Michel.
  
      Mais qui était ce Feutrier dont elle porte le nom?
 
      Il y a bien à Beauvais une artère à la gloire de François-Jean-Hyacinthe Feutrier, évêque de cette bonne ville...
   Mais il ne s'agit pas de lui, non, notre Feutrier n'est autre que le propriétaire des terrains qui furent lotis dans la première moitié du XIXème et dont la partie basse faisait partie de la commune de Montmartre.

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    Le dernier immeuble abrite au numéro 40, un lieu convivial qui porte un nom exotique (le français est ringard paraît-il). Ce n'est pas une école d'art mais une Art school. Précisément : Paglieri Art School. 
 On y "customise des fringues, crée des accessoires, apprend la peinture, achète des créations..."

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    On y apprend peut-être à consolider les immeubles de la rue qui ont une fâcheuse tendance à se disloquer, comme tant d'autres dans ce quartier construit sur les carrières.


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   Mais je vous invite à descendre la rue et à vous arrêter un instant devant le 21.

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   Petit immeuble montmartrois à la porte bleue que des touristes allemands viennent photographier.
  De 1894 à 1896, il abrita Rosa Luxembourg. Elle y reçut quelques amis engagés dans la rédaction du journal social-démocrate : La Cause Ouvrière.

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    Si j'en crois les délibérations des élus parisiens, une plaque commémorative devrait être apposée sur la façade :
"Lors de son exil parisien, Rosa Luxembourg (1871-1919) militante internationaliste, a résidé ici."
Cette inauguration est prévue le 8 mars 2010, journée de la femme.

Voir : inauguration du 8 mars : Rue Feutrier. Rosa Luxembourg.

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Quelques jolies portes de fonte...

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Un tournant d'où l'on aperçoit le Sacré-Coeur...

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   Et au croisement avec la rue Müller, le Blue Note, bar musical, ancien Jazz'O'Brasil, venu de la rue Mouffetard, pour s'installer en 2001 sur les pentes de la Butte.

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Une brocante...

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Un bar et un hôtel meublé (il faut payer très cher quand on est pauvre pour pouvoir habiter Paris).

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Un immeuble pittoresque comme on dit...

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Quelques couleurs dans le gris dominant...

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Et puis un pincement au coeur devant la devanture des Editions Sindbad, liquidées en 1994. Elles faisaient un travail remarquable en traduisant la littérature arabe et persane. Aujourd'hui, le nom s'efface peu à peu... Un bon génie sortira-t-il de la lampe pour lui redonner vie?

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Une boulangerie dont l'entrée donne sur la rue André Del sarte... Elle existe depuis la création de la rue.

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Peut-être Rosa Luxembourg y acheta-t-elle son pain quotidien... 

En quittant cette rue de Montmartre, pourquoi ne pas souhaiter la voir changer de nom? Que le propriétaire Feutrier laisse la place à Rosa Luxembourg qui pourrait ainsi dialoguer avec Louise Michel dont le square n'est qu'à quelques pas...


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            Non ce ne sont pas nos deux révolutionnaires mais des passantes insolites, rue Feutrier...



.. rue Ronsard Montmartre.


... 

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 08:15



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Pour ma petite soeur Sylvie qui prit le TGV de Montpellier pour venir voir son père mourant et qui arriva trop tard. Apparemment.




Entre Montpellier et Paris




Galopez chevaux noirs
Galopez chevaux blancs
Que vos sabots frappent les rails
Qu'ils soulèvent le train
sur le tapis des étincelles

Mon père va mourir
Et je sais qu'il m'attend

Volez crinières noires
Volez crinières blanches
Que vos drapeaux prennent le vent
Qu'ils emportent le train
dans le battement de leurs ailes

Mon père va mourir
Et je sais qu'il m'attend

Hennissez bouches noires
Hennissez bouches blanches
Que vos cris dégagent la route
qu'ils libèrent le train
Et pulvérisent les barrières

Mon père va mourir 
Et je sais qu'il m'attend

Couchez-vous chevaux noirs
Couchez-vous chevaux blancs
Que vos genoux se ploient 
Et que le train s'arrête
Je vois descendre un cheval d'or

Mon père est mort
Il vient me bénir en passant


...


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Lien :  Poème.Dernier Visage de mon père.




...




 
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