montmartre

Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /2010 07:59

 

rue Utrillo 002

 

rue Utrillo (Muller) 009 

 Voici donc la rue Utrillo aujourd'hui et telle qu'elle était en 1890 alors qu'elle faisait partie de la rue Muller.

Ce n'est qu'en 1963 qu'elle fut rebaptisée et que Muller, propriétaire foncier des terrains sur lesquels avaient été construits des immeubles de rapport, fut supplanté, dans cette partie de voie en escaliers, par le peintre qui illustra si bien Montmartre.

 

 

caf-

Il y avait au début de la rue, un restaurant aujourd'hui disparu, Le Phare de la Butte.

rue Utrillo (Muller) 007

Sur cette carte postale de la fin du 19ème siècle, les jeunes arbres du jardin Saint-Pierre (aujourd'hui Louise Michel) ne dissimulent pas encore les quatre immeubles de la rue.    

rue-Utrillo-019.JPG

 Les escaliers prennent leur envol sur la placette où confluent les rues Paul Albert, Muller et Feutrier. 

 La boulangerie fin de siècle a été transformée en restaurant branchouille qui a gardé les plafonds de verre peint : l'été en pente douce.

Terrasse.jpg 

 

savoyarde.jpg

Quand ce bout de rue portait encore le nom de Muller, il  a connu une certaine célébrité grâce au tableau d'Utrillo...

 Le peintre a posé son chevalet, rue Lamarck, sur la terrasse du restaurant La savoyarde et a représenté la rue Muller jusqu'à l'immeuble qui ferme sa perspective, rue de Clignancourt.

 

 Francis Carco, dans La légende et la vie d'Utrillo", évoque à deux reprises cette rue :

 "...Utrillo a toujours montré pour ces roides perspectives et ces étagements de marches (dont celui de la rue Muller constitue un obstacle insurmontable à la bonne volonté des pochards) une vive prédilection."

 "...Utrillo n'a jamais eu d'orgueil. S'il s'est arrêté quelquefois rue Lamarck et approché du terrain vague dont on a fait le square Saint-Pierre, pour regarder Paris, c'est avec la seule ambition d'en dégager le caractère. Il n'est point, grâce à Dieu! le Rastignac de la peinture et, même à ses débuts, je suis certain qu'au lieu de se promettre de conquérir le monde il devait s'appliquer plutôt à calculer du haut des marches de la rue Muller leur nombre si pénible à gravir, après qu'on a trop bu."

 

rue Muller Willy Ronis 1934

                                  Willy Ronis. Rue Muller. 1934

 Le fameux cliché de Willy Ronis et son atmosphère de polar bruineux a également participé au renom de la rue... 

 

 Sans lendemain Edwige Feuillère

                            Tournage... Photo de François Gabriel.

 

Comme ce tournage du film de Max Ophuls "Sans lendemain" avec Edwige Feuillère en 1939, et aux nombreux cinéastes qui la choisirent pour y tourner des scènes "typiquement" montmartroises. On peut citer par exemple "Moulin rouge" dans sa version hollywoodienne et "Amélie Poulain", so frenchy!

   La photo  du tournage est due à François Gabriel, photographe et artiste dont l'atelier était établi au 36 (aujourd'hui 2 rue Utrillo). 

 

rue Utrillo 007

Le 2 se protège aujourd'hui derrière ses grilles fermées qui du temps de François Gabriel,  étaient ouvertes sur la ville et ses habitants.

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      Les clichés que sa petite fille a retrouvés et fait connaître, en plus de leur valeur artistique évidente, sont un témoignage précieux.  Des visages préservés... Des souvenirs simples et émouvants...

    De 1914 à 1959, François Gabriel a photographié des passants, des voisins, des membres de sa famille...  Le décor de la rue avec le jardin et les escaliers confèrent une poésie particulière aux photos. Le passage des saisons... Les marches que l'on monte ou descend année après année...

 

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                                         Photo de François Gabriel (1928) avec au premier plan son propre fils. Voir le site dixhuitinfo.com.

 

 Il n'y a que des numéros pairs dans cette rue puisque le jardin occupe le côté sud :

 

rue Utrillo 008

                                                Le 4 rue utrillo...

 

rue Utrillo 009

                                                          Le 6...

 

rue Utrillo 011

                                                       Et le 8...

 

rue Utrillo 013

  

 L'immeuble, un des plus hauts de la Butte, donne également sur la rue Lamarck. Le rez de chaussée (2ème étage rue Utrillo) présente un aspect particulier avec son surplomb de zinc. C'est qu'il y avait là un restaurant : La Savoyarde,  aujourd'hui transformé en appartement avec vue sur le jardin et sur Paris. 

 

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On peut voir sur cette carte postale, le restaurant en surplomb, en haut de la rue. 


 

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La rue Utrillo s'arrête là. Vous n'avez plus qu'à traverser la rue Lamarck, gravir un dernier escalier et atteindre la terrasse de la Basilique d'où vous découvrirez la houle des toits de Paris. 

 

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 Jean.L-Photos-008.jpg

 

Dans un petit appartement que j'ai habité quelques années, rue Muller, je voyais ces escaliers, toujours parcourus de passants qui semblaient y glisser.

Sur une porte, je les avais peints avec des anges qui allaient et venaient comme sur l'échelle de Jacob. Ils reliaient le ciel et le terre. Ils continuent de le faire avec toutes ces ombres souriantes que François Gabriel, le bien nommé, a saisies un instant avant qu'elles ne poursuivent leur chemin.

 

 link : http://www.dixhuitinfo.com/


 

 

(P.S : Sans savoir, évidemment que sa rue porterait un jour le nom de maurice Utrillo, François Gabriel a rencontré le peintre dont il a fait une photo d'une rare intensité... Ce sera l'objet d'un prochain article... 

P.S bis : Les amoureux de Montmartre qui souhaitent mieux connaître les photos de François Gabriel, peuvent se rendre sur dixhuitinfo.com. Ils ne le regretteront pas!)

 

 

 

 

Lien :Montmartre. Rue Chappe.

 

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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Voyages
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 08:03

 

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     La rue Chappe est une rue typique de Montmartre.
Elle grimpe à l'assaut de la Butte à grand renfort de pavés, d'escaliers et de réverbères.
   Elle prend naissance au confluent des rues Tardieu, Yvonne le Tac et des Trois Frères et vient se jeter rue Saint-Eleuthère, devant la statue du Chevalier de la Barre (voir 
Chevalier de la Barre à Montmartre )

Et tout d'abord, pourquoi ce nom de Chappe?


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     C'est qu'il y eut sur l'église Saint-Pierre, à quelques pas de là, installé sur une tour construite à l'emplacement d'un ancien clocher, un télégraphe de ce nom.
   Le système de communication mis au point par Chappe, permettait de recevoir rapidement des nouvelles du front.  
 Le relais de Montmartre, établi en 1794, était la première station de la ligne Paris-Lille. Il fut aussi le dernier à être désaffecté.
 Chappe, déprimé et blessé par les accusations de plagiat que lancèrent contre lui quelques jaloux détracteurs, se jeta dans un puits, en 1805.  Aujourd'hui, cette rue ascendante, une des plus hautes de Paris, contribue à en faire émerger sa mémoire!

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   La rue commence avec deux restaurants. Côté pair une brasserie-crêperie-pizzeria-salon de thé-cocktails-raton laveur... Côté impair le Café Chappe (l'imagination est au pouvoir!)

rue Chappe 009 

    Il n'est pas assuré que les gourmets y puissent trouver satisfaction mais peu importe puisque les troupeaux touristiques se contentent de mangeoires bien situées, sur le chemin des transhumances. 

Si l'on en croit la Protection Patrimoniale de l'arrondissement, quelques immeubles sont protégés : les 4, 6, 8, 11, 13 et 24.

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                                                                         Le 4.

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                                                            Le 6.

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                                                        Le 8.

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                                                    Le 11.

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                                                      Le 13.

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    Ce sont de petits immeubles de rapport, comme on dit, construits dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Ils n'ont rien d'exceptionnel mais contribuent au charme discret de la Butte d'avant les opulents immeubles en pierres de taille. 
Une mention pour le 13 et son bistrot à vins, hélas fermé lors de mon passage et son échoppe Chappe où rien n'échappe à Marie qui vous chope...(phrase idiote et qui n'a rien à voir avec les poteries en vitrine qui  peuvent, malgré tout, être des choppes).

    D'autres immeubles me semblent intéressants et appelés à faire partie un jour du plan de protection :

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                                                   Le 16.

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                                                Le 23.

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    Au croisement avec la rue Barsacq (voir  Montmartre. Rue Barsacq. ), la Galerie Chappe (quelle imagination! (bis)) "agrémente" les escaliers de fresques ou de tags selon la saison.

 

Echelle de Jacob

Une carte ancienne permet de voir  les immeubles de la rue, pris depuis la rue Foyatier et l'escalier qui faisait alors partie de la rue Berthe. On peut y voir également une guinguette, A l'Echelle de Jacob, remplacée au début du XXème siècle par des immeubles bourgeois.
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Encore un effort et nous arrivons dans le dernier escalier.

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          Les arènes de Montmartre. (depuis la rue Saint-Eleuthère)

    A gauche s'ouvrent les arènes de Montmartre où de nombreux spectacles sont donnés contre vents et marées, ou plutôt contre pluies et vents frisquets, lors du festival de Montmartre qui a lieu au printemps et au début de l'été... 
    S'il est vrai qu'on ne peut douter de la présence de temples romains sur la Butte, il est plus difficile de prendre au sérieux ce petit théâtre de quelques gradins, charmant certes mais suspect quant à ses origines! En réalité, c'est l'Oeuvre des P'tits Poulbots qui les aménagea en 1941. (Hélène, montmartroise de naissance et de coeur m'a confié, qu'étant enfant, elle y a assisté à des séances de cinéma en plein air).


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    Sur la droite, avant d'arriver rue Saint-Eleuthère, un bâtiment classé qui abrite aujourd'hui une salle de réception et un magasin de souvenirs, est un ancien restaurant où les pélerins pouvaient reprendre des forces... Au repos de Béthanie. Ce restaurant a été inauguré pour l'exposition universelle de 1900.
En 1929 il céda la place à l'atelier de Roger Lacourière qui y mit au point le tirage des eaux fortes de Matisse pour les Poésies de Mallarmé, de Dali pour les Chants de Maldoror, de Derain pour Pantagruel. 
En 1954, Jean Grémillon y tourna un documentaire : "la maison des images". 

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   Il existait également, devant les arènes, un Panorama aujourd'hui disparu  et qui était alors très populaire. C'était le Panorama de Jerusalem, construit en partie sur le terrain des arènes actuelles.


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    Le Panorama. On reconnaît à gauche le restaurant sur la rue Chappe.


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   Et maintenant... Je redescends... et je rentre chez moi, en bas, rue André Del Sarte... en saluant au passage la Basilique que des japonais s'apprêtent à prendre d'assaut.





... Montmartre.La rue Andre Del Sarte (rue Saint-André) au 19ème siècle.


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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 17:57

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     8 mars, rue Feutrier...Pourquoi ces parisiens stationnent-ils malgré le froid dans la rue Feutrier, devant le 21?

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     Que vois-je? Pourquoi ces agents de police barrent-ils la rue? Mais est-ce possible? Le maire du 18ème sort d'une voiture noire, ventre en avant....

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     Il prend place derrière un lutrin transparent et il parle... avec à ses côtés de belles personnes ornées d'une écharpe tricolore.

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    Il parle de... de... mais oui, il parle de Rosa Luxembourg. Dès le début de son discours, il met les choses au point, au cas où l'on aurait risqué de le soupçonner de dérive extrémiste (!) : "On peut ne pas être d'accord avec toutes ses idées, mais..."

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On appréciera... L'adjointe de Delanoé sera plus directe en rappelant l'assassinat de celle qu'on honore aujourd'hui. Forfait perpétré sous le commandement de Noske, un des responsables de la SPD (parti socialiste allemand) qui réprima l'insurrection spartakiste de Berlin (la Semaine Sanglante) et donna l'ordre d'exécuter Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg : "Il faut que quelqu'un fasse le chien sanglant: je n'ai pas peur de mes responsabilités". 

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On écoute avec attention.  Après tout, ces histoires sont si éloignées... Quoique...

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Joël, le chanteur-poète qui habite l'immeuble même où vécut Rosa Luxembourg, semble nous rappeler derrière ses grilles que la dame aujourd'hui honorée passa de nombreuses années derrière les barreaux.

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Le maire dévoile enfin la plaque...

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     Et maintenant, nul ne pourra ignorer que dans notre Montmartre, cette femme exceptionnelle a passé quelques semaines et qu'elle y a croisé quelques Communards de retour du bagne. 



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Annexe : Monument de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht à Berlin :



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Liens

Chateau Rouge historique
 Montmartre. Rue Feutrier.








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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Les amoureux de Paris
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 00:00
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    Un choc au musée de l'érotisme.
    Les peintures de Bernhart.
    Elles couvrent les murs de leur cauchemar.
    Vous entrez dans un cauchemar.
    Tortures, mutilation, décapitation, pénétration, fellation... tout est au même niveau : le sexe et le crime.

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       Etonnement du spectateur qui vient dans ce musée pour jouir et se réjouir devant les représentations sensuelles ou spirituelles de la sexualité et qui se trouve propulsé en enfer. 
      Il a été prévenu par le titre de l'expo : l'enfer des enfers.

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 Un enfer bien différent de celui de Bosch ou de celui des fresques gothiques.
 Un enfer sans Dieu, sans diable, sans hommes.
 Un monde de poupées, de mannequins, de robots.
 Un meccano de l'horreur.
 Il faut pour que l'on se sente concerné, un minimum de ressemblance avec nous-mêmes.
 Il y a là une accumulation de bouches carnivores, de fellations blessantes, de sodomie mutilantes, de caresses assassines.
 Une répétition mécanique des crimes et des agressions.

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 Mais au fond le titre ne serait-il pas trompeur?
 L'enfer a souvent été peint dans les églises.
 On y voyait des flammes et des diables, on y voyait des hommes et des femmes entraînés dans un supplice sans fin.
 Jérôme Bosch est sans doute un des plus grands visionnaires de l'enfer.  Mais son enfer a quelque chose de naïf.
 Il n'est pas sans rapport avec une imagination de poète, un mélange de couleurs, de surréalisme et de folie.
L'enfer de Bernhart est triste. Il est sans couleurs. Ou plutôt les couleurs dominantes sont le noir, le blanc et le rouge de sinistre mémoire.

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La femme, être faible par excellence est l'objet privilégié de toutes les tortures.
 Elle est là sexe ouvert au sexe masculin turgescent et répugnant, toujours démesuré, fantasme de tous les mâles soucieux de la taille de leur instrument viril.

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L'homosexualité toujours présente n'échappe pas à la tristesse et à la menace.

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Le peintre a choisi de représenter ce déchaînement de sexe et de tortures par des scènes "jouées" par des poupées à grosses têtes et aux yeux démesurés.
 C'est une manière de mettre à distance ces cauchemars en demandant à des poupons de les incarner.

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Il y a dans ces tableaux une accumulation de symboles.
 Où il y a sexe, il y a arme.
 Le couteau n'est jamais loin.
 Le plaisir est absent.
 Et ce ce qui frappe le plus le spectateur, c'est l'absence de sensualité.

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Vous voyez un, deux, cent tableaux...
 vous voyez apparaître des chiens, des chevaux, des grenades... mais c'est toujours le même tableau. La même négation de l'érotisme.

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Alors... Il vaut mieux ne pas trop s'attarder, chercher ailleurs le trouble et la jouissance!
Je n'ai trouvé pour essayer de comprendre cette exposition qu'une interprétation "morale" qui déplairait à son auteur.
Les yeux ouverts devant la violence... Les yeux des enfants qui reçoivent les images du monde... Images de guerre, de mort, de catastrophes... L'impuissance devant un monde d'exploitation et de mort... Un monde qui ignore la tendresse et l'amour...


lien : Musée de l'érotisme. Montmartre. Tarzan.
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Musée de l'érotisme. Pigalle.


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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Poetes Maudits
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 07:42

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                               Début de la rue. Les arbres du square Louise Michel et le toit du funiculaire.

       Les courageux qui empruntent les escaliers de la rue Foyatier plutôt que le funiculaire, ne peuvent manquer de découvrir cette rue typique du quartier... elle n'a rien d'exceptionnel sinon son charme dû à la diversité de ses immeubles et au relief du terrain.

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                                                        Porte du 2 (où vécut A. Barsacq)


     Le premier immeuble, le 2 et le 2bis est une opulente construction édifiée vers 1925. On ne craignait pas alors d'écraser le village de Montmartre, comme le regrettait Fréhel : "Des maisons d'six étages, ascenseur et chauffage, ont r'couvert les anciens talus"...

 

Il y  avait au numéro deux, alors que cette partie de rue portait encore le nom de Berthe, une chapelle protestante. Elle fut désaffectée et à son emplacement fut construite, à la fin du XIXème, une guinguette au nom pertinent : L'Echelle de Jacob.Echelle-de-Jacob.JPG

 

Ce document rare montre l'escalier de la rue Barsacq depuis la rue Foyatier, la guinguette et les immeubles de la rue Chappe.

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                        Entrée du 2bis. Belle composition inspirée par le style art déco.


 

 

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                              L'immeuble imposant à l'angle avec la rue Chappe.

     Cette rue, depuis 1879, prolongeait la rue Berthe. Et puis, un beau jour du mois d'août 1978, elle a été rebaptisée. La pauvre Berthe, fille d'un propriétaire foncier, se trouva amputée de 140 mètres au profit d'André.


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                                                           Immeuble du 3.

    Est-ce pour cette raison que le 3, indigné, s'est mis à tanguer et rouler? Le restaurant italien qui s'y est installé, le Michelangelo n'en attire que mieux les affamés qui ont la dalle en pente!

   André Barsacq, donc, fut choisi et à juste titre puisqu'il habita pendant des années le numéro 2.
   Il rejoignit Charles Dullin au théâtre de l'Atelier, à trois cents mètres plus bas. Il y travailla avec Antonin Artaud, J.L. Barrault ou Roger Blin. En 1940, Dullin lui confia son théâtre...
  André Barsacq travailla également avec des grands cinéastes comme L'Herbier, Grémillon ou Max Ophuls.
  Il participa à de mémorables spectacles d'opéra,
 notamment avec Callas dans Médée et La Tebaldi dans Tosca. 
 
  Il est, à ma connaissance, le seul hôte illustre de cette rue!


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                                     La Galerie Chappe, à l'angle avec la rue du même nom, au 4.


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     La galerie est très active et ses murs sur l'escalier de la rue Chappe se décorent de fresques souvent renouvelées.

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        A l'angle de la rue, côté pair, une clinique pour porcelaines et faïences cassées.

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Dans la vitrine, quelques éclopés attendent leur résurrection...


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                                                          Le 6.

     Le petit immeuble au n° 6 ne présente aucun intérêt architectural mais il a été le théâtre d'un fait divers sanglant  qui émut tout le quartier et la presse spécialisée, en 1899.
    Le Petit Journal nous raconte comment on découvrit la tenancière de cet hôtel meublé de modeste apparence, baignant dans son sang, au pied de son lit, la tête fracassée. La brave femme, Mme Bertrand, honnête veuve dont le frère était curé en Belgique, avait été sauvagement assassinée par des voleurs qui ne trouvèrent que quelques sous. Le Petit Journal affirme que les auteurs auront du mal à échapper au châtiment qu'ils méritent.
Plus d'un siècle plus tard, ils courent toujours!!!


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                    Couverture du supplément illustré du Petit Journal du 5 novembre 1899. (document de "La vie secrète de Montmartre" de Philippe Mellot).




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      Le 11 est une maison, jolie comme un décor de théâtre.


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     Les rideaux rouges vont s'ouvrir et Colombine va se pencher à la fenêtre...


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     Le 15 a gardé les grandes baies vitrées d'un atelier d'artiste, Montmartre oblige. J'ignore si un peintre y habite. Il est loin le temps où les rues de la Butte abritaient des artistes venus de toute l'Europe... Le Bateau lavoir, situé à 250 mètres de là, a replié ses voiles et ses toiles depuis longtemps.


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     Des amours batifolent sur la façade. On espère qu'ils sont aussi actifs à l'intérieur...

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                                           La rue en descente vers l'Est.


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                                                                   Le 17

                Petit immeuble de rapport de la seconde moitié du 19ème. Une certaine harmonie due au rythme des trois fenêtres et des pilastres.


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                                                          Le 19



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                                                         Luturlu...suite

Une devanture  désaffectée qui a gardé son nom rigolo. Elle me fait penser à une chanson du 17ème siècle sur les amours de Monsieur :

                   Vous êtes un gentil Luturlu
                     Tutaine tonton tutaine
                               Tu tu
                         Pour faire cocu
                              Ton ton
                      Monsieur Ribaudon
                      Tutaine tuton tutu


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           Côté pair, quelques immeubles avec jardinets qui fleurissent au printemps et donnent à Montmartre son air campagnard.


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                La porte du 27, petit immeuble typique du Montmartre de la 1ère moitié du 19ème siècle, construit lors de l'ouverture de la rue Drevet, en 1840.


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        La fin de la rue avec les traces de son ancien nom et une lanterne dans le ciel...






lien : Montmartre.La rue Andre Del Sarte (rue Saint-André) au 19ème siècle.


Montmartre. Rue Feutrier.





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Par chriswac - Publié dans : montmartre - Communauté : Les amoureux de Paris
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