Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 11:20


La plage de la Giraudière à Grand-Village est sans doute la plus fréquentée de l'île. Dès le matin, le petit parking est saturé. Les voitures stationnent tout au long de la route d'accès (un km) et le plus souvent, vous devez marcher sous le soleil, sur le sentier piétonnier étroit et caillouteux pour atteindre l'océan. A moins que vous ne préfériez le petit train touristique... Je vous conseille de venir avec votre vélo, la
 piste cyclable, refaite, est très agréable quand ne s'y aventurent pas les familles avec bouées, canots, parasols et autres ustensiles...



Vous arrivez sur la plage par la dune qui chaque année recule. 





Le drapeau est orange. Au moindre rouleau, il remplace la flamme verte. Il faut reconnaître que la plage est dangereuse à cause des courants de baïnes et que les sauveteurs préfèrent prévenir les "baignassous" (comme les gens du pays les appellent si gentiment.)







Les dunes, les pauvres dunes que les vents de tempête malmènent, ne se reposent guère en été. Malgré les panneaux d'information qui demandent qu'on les respecte en n'y grimpant pas et en ne piétinant pas la flore fragile, elles sont immanquablement envahies par des jeunes et des moins jeunes (qui votent peut-être écolo...)
Les parents émus regardent leurs petits sauter dans les oyats et provoquer en riant l'écroulement de murailles de sable.
 


Les anges de la plage sont perchés sur leurs chaises. Ils ont délimité un espace minimal, une centaine de mètres, entre deux fanions bleus. C'est là que vous êtes autorisés à vous baigner.
Hors des fanions, c'est à vos risques et périls!





A l'entrée de la plage se massent donc les familles et les baigneurs. En cet endroit, la foule est telle qu'il faut slalomer entre les serviettes de bain et les parasols.





Mais si vous marchez quelques centaines de mètres, vous parvenez à la plage naturiste et à l'espace... Malheureusement, depuis quelques années, l'étendue de sable blond est envahi de cailloux. Le phénomène s'aggrave de saison en saison. Il paraît que les travaux d'extension du port de la Cotinière, plus au nord, en sont responsables. C'est dommage car en certains endroits, on a l'impression d'être sur une plage de galets. Les bains peuvent se révéler dangereux à cause de ces pierres que la force des vagues peut vous envoyer sur la tête!





Encore quelques pas après la plage naturiste, et c'est le bonheur! 



Le bonheur aussi pour les chiens... Ils sont en effet interdits de plage à Grand Village. Cette décision stupide ne peut se comprendre sur des espaces balayés par les marées et par les vents. Si vous avez un chien, je vous conseille la Grande Plage de Saint-Trojan, non loin de là (où ils sont les bienvenus).
Ou bien, accédez à la Giraudière en passant par la dune, vers les Allassins.



Bonnes vacances! Et surtout, éloignez-vous de l'entrée de plage pour jouir de la liberté d'un rivage d'écume et de soleil!

Lien Oléron plage de Grand-Village


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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 08:48


Il y avait à Saint-Trojan une église romane assez importante puisqu'elle comportait cinq autels. Elle fut en partie saccagée par les réformés et totalement recouverte par les sables qui firent disparaître le village dont les fondations subsistent sans doute sous les dunes de la maison forestière.

 

 La première pierre de l'église actuelle dont la façade plate s'élève à peine au-dessus des maisons, fut posée en 1660. L'édifice tel que nous le voyons aujourd'hui fut achevé au milieu du XIXème siècle.



L'intérieur, comme l'extérieur ne vous bouleversera pas... Pourtant, je vous engage à y faire quelques pas. De belles surprises vous y attendent.



Vous y rencontrerez d'abord le patron du lieu, un certain Trojan... On ne sait pas grand chose de lui, sinon qu'il fut évêque de Saintes au VIème siècle et qu'on lui attribue de nombreux miracles.



La proue d'un navire naufragé, l'Espérance, a été offerte en ex-voto par le capitaine Allard de Toulon et son second, Levilain, sauvés avec deux de leurs matelots le 2 novembre 1863. On peut avoir une petite pensée pour les autres matelots disparus dans la tempête...

 

Les vitraux se reflètent sur la vitre qui protège la maquette impressionnante d'un navire ennemi. Il s'agit, non pas, comme on pourrait le penser, d'un ex-voto mais de la reproduction du Vistary que commanda l'amiral Nelson! La maquette est l'oeuvre d'un saint-trojanais qui y consacra quelques années de sa vie.



 Et voilà Une des surprises annoncées... Notre-Dame de la mer. Le tableau est dû à Omer Charlet peintre oléronnais de la deuxième moitié du XIXème.
La vierge semble faire partie des éléments qui lui donnent naissance : la mer qui se confond avec les vagues de sa robe et les nuages qui la voilent. Un naufragé, au premier plan, à droite voit la main qui lui montre le salut, là-bas, dans un rayon de lumière... ce petit point sur l'océan.  La femme sourit doucement et semble porter vers la vie, comme elle porte son enfant, cet homme qui se croyait perdu.
Cette belle toile se détériore lentement et mériterait que notre Mitterrand, ministre de la culture, apparaisse au-dessus des flots de l'indifférence pour montrer d'un doigt auguste, un petit point à l'horizon : l'atelier de restauration.



Une autre surprise : cette toile un peu naïve peinte en 1872 par A. Gaboriaux. La tempête apaisée, Jésus marche sur les flots et demande à Pierre de venir vers lui. Pierre se lance mais après quelques pas, il doute et s'enfonce dans les eaux... Jésus lui saisit la main et le remet debout. Le tableau est étonnant, avec à l'arrière plan, la barque surchargée comme le radeau de la Méduse et, au premier plan, le Christ bien droit dans la tempête, les cheveux et la tunique dans le vent, devant Pierre, théâtral et excessif, comme il l'est si souvent!



Et maintenant, retour à Grand Village, en passant par le marché derrière l'église et en regrettant un peu le sanctuaire roman enfoui sous les sables!

Lien :
Eglise Notre-Dame Le Château d'Oléron. Le retable.

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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 08:15



Elle avait pour mari un beau barbu
dont le sexe en action était fin comme un doigt
Et qui bien entendu
N'avait jamais rien lu dans le Kama Sutra

Il faisait sa prière avant l'amour
Et suppliait Allah de lui venir en aide
Car son sexe trop court
Ignorait le secret de tenir droit et raide

Dieu est grand disait-il, sans aucun doute
Il lui serait facile de gonfler ma biroute
Pour que dans moins d'un an
Je sois l'heureux papa d'un petit taliban

Sa femme lui répond: si Dieu t'entend
Il prendra en pitié ton petit bout de zan
Et te conseillera
De te raser la barbe et porter la burka. 



Lien : poème. L'orgasme.  

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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 09:05
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Sur la plage de la Giraudière de Grand Village, un peu avant Saint-Trojan
, les touristes s'interrogent sur une épave imposante dont le squelette d'acier se couvre d'une colonie de moules que l'on vient cueillir à marée basse.
 
 

Dans une nuit de novembre 1916, la tempête fait rage sur les côtes. Un vapeur américain en provenance de Montevideo et jaugeant 14 000 tonneaux, le Presidente Viera, est victime d'une avarie et s'échoue sur la plage où il se casse en deux.



L'équipage de 25 hommes est sauvé. Pour le renflouement du navire, on fait appel aux prisonniers allemands internés dans la citadelle du Château d'Oléron.
Et depuis cette nuit de novembre, le navire échoué attend que peu à peu les vagues rouillent et effacent son souvenir...

 

.. Lien :
Oléron plage de Grand-Village  
Par chriswac - Publié dans : oléron - Communauté : oléron
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 09:30


Par un jour d'été un peu gris, pourquoi ne pas se promener dans les vieilles rues de Saint-Pierre? Les maisons y ont souvent gardé leur authenticité malgré la tendance irrésistible des propriétaires à remplacer les vieilles portes de bois par des portes de plastique blanc, pratique et consternant.
Je commence la balade par la rue Pierre Loti où l'écrivain est enterré, dans le jardin de la maison familiale : "Ici, dans le jardin de la maison des aïeules, Pierre Loti repose sous le lierre et le laurier."

 

Derrière cette porte, datée de 1739, nous savons, sans pouvoir entrer, que l'écrivain, tant attaché à son île, passe son éternité avec quelques uns des chats qu'il aimait.
Derrière les autres portes, nous ignorerons quelles joies ou quelles peines se réfugient... Nous resterons à la surface des apparences...

 

 

 

Comme presque partout dans l'île, les roses trémières grimpent vers le ciel. Celle-ci a choisi sa couleur rose pour être assortie au bleu de la porte.






 
Une de mes portes préférées... J'imagine derrière les murs, un bassin entre les palmiers...Un air d'Orient, une odeur de jasmin...



 

 

 

A vous de découvrir d'autres portes dans les ruelles et les impasses de la capitale de l'île! Mais avant de vous lancer, jetez un oeil sur cette porte en trompe-l'oeil  qui ne s'ouvrira jamais que sur le rêve et admirez ce chat qui ne tuera jamais les oiseaux bleus et insouciants...

 

 

Lien : Eglise Saint-Pierre. Oléron. Nicolas Greschny.  

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Par chriswac - Publié dans : oléron - Communauté : oléron
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